Copenhague : Cohn-Bendit s'affiche avec Bayrou et ironise sur l'absence du PS
Ce débat transpartisan organisé à l'initiative d'Europe-Ecologie en vue de préparer le sommet des Nations unies de Copenhague sur le climat a surtout été l'occasion pour les deux hommes de se réconcilier. Grand absent, le PS a pour sa part été copieusement critiqué.
Cohn-Bendit et Bayrou (AFP)
Les vieilles rancunes au placard
Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, "l'idée qu'on pourrait rester chacun chez soi et chacun pour soi en pensant qu'on peut prendre le pas et la domination sur les autres est une idée stupide".
Minimisant la portée de ces retrouvailles après leur algarade en juin - "ce n'est pas une révolution" -, François Bayrou qui a serré chaleureusement la main de "Dany" devant une nuée de caméras, a assuré que l'incident des européennes était "sans aucun doute" oublié.
Plus tôt, le coprésident des Verts au Parlement européen qui a reçu depuis coups de fils et "textos gentils" de François Bayrou, avait déclaré n'avoir "jamais été fâché, c'est lui qui s'était fâché avec moi".
Les absents ont toujours tort
Restée très discrète au fond de la salle à l'arrivée de François Bayrou, la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, pas très MoDem-compatible, a "regretté" que les partis de gauche, et notamment la numéro un socialiste Martine Aubry, n'aient pas participé au forum auxquels ont pris part les députés Eric Diard (UMP), Sophie Auconie (Nouveau centre) et Jacqueline Fraysse (PCF) venue à titre personnel.
"Au-delà des clivages", on peut avoir, "sans renier ses convictions mais en toute franchise, un débat sur des enjeux qui sont ceux de l'humanité", a-t-elle argumenté, ironisant sur la présence du PS dimanche au concert L'Ultimatum climatique au Zénith. "L'erreur, c'est qu'on n'a pas invité Yannick Noah aujourd'hui", a-t-elle persiflé.
Même son de cloche du côté de "Dany", qui a jugé "ridicule" la position du PS qui "dit 'on ne discute pas avec la droite'" et s'est amusé d'une hypothétique venue de Ségolène Royal à ce forum après son intervention à Dijon samedi dernier aux rencontres organisées par Vincent Peillon.
"Si pour que Copenhague réussisse, il faut attendre que la gauche revienne au pouvoir en France, on est mal barré", a-t-il encore persiflé en soirée sur France 2.
Et Copenhague dans tout ça ?
Jugeant le PS "malade", Michel Rocard a estimé de son côté que "le ballet de qui vient, qui ne vient pas" est "bien secondaire".
"Nous n'aurons qu'un mauvais accord" à Copenhague, mais il faudra "trouver un compromis", a dit l'ex-Premier ministre socialiste qui a par moment monopolisé la parole lors d'un débat parfois loin des enjeux de Copenhague.
"Pour un compromis le moins mauvais possible, il faut qu'on ait des ambitions", lui a rétorqué Daniel Cohn-Bendit. "Notre boulot est de mettre la pression sur les gouvernants", a conclu François Bayrou.
Plus tôt, Cécile Duflot a estimé que les dirigeants politiques n'avaient "pas le droit" de faire de Copenhague une "opération de communication", critiquant la "stratégie de bouc-émissaire" de Nicolas Sarkozy.
"C'est pas moi, c'est Obama, c'est pas nous c'est la Chine, (...) c'est toujours les autres", a-t-elle ironisé, soulignant que "la maladie sarkozienne de l'autosatisfaction est plus contagieuse que la grippe A".
"Certains tiennent un discours sur les marches du perron de l'Elysée et font le contraire dans les mandats qu'ils donnent à leurs négociateurs" pour Copenhague, a dénoncé la candidate Europe-Ecologie en Ile-de-France, appelant à une "mobilisation par les urnes" dès les régionales de mars.
(Nouvelobs.com)


Suite au décès de M Obino les éléctions cantonales vitrollaises se rejouent.
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