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Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

Marié, père de 2 enfants

 

Conseiler municipal d'opposition de 2001 à 2008

Militant socialiste

Engagé aux côtés d'Edouard Baldo

 

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Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 09:37


Joël Decarsin

samedi 12 avril 2014

"Le productivisme repose intégralement sur les ’nouvelles technologies’ et le mythe de l’innovation qu’elles colportent"


L’ensemble de la classe politique, « toutes sensibilités confondues », est productiviste : hors de la croissance, point de salut. Quoi de plus normal au fond, dès lors que les partis se font les relais de leurs électeurs et que la quasi-totalité de ceux-ci se rangent au fétichisme de la marchandise, pour reprendre la belle formule de Marx ?

Ce qui en revanche pose problème, c’est que la majorité des militants se disant désireux de « changer le système » ne semble nullement avoir intégré cette donne et – du coup – se perd dans une interprétation erronée dudit système.

L’idée que nos sociétés, sous couvert de démocratie, sont entièrement guidées par des chefs d’État eux-mêmes aux ordres d’une poignée d’oligarques est évidemment juste. Mais le drame est que cette idée tient lieu d’analyse exclusive et se réduit à un schéma manichéen : les bons à gauche (ou « à gauche de la gauche »), les autres en face.



Une chose pourtant ne colle pas dans cette équation, résumons-là au risque du simplisme : si les dominants sont numériquement ultra-minoritaires et les dominés ultra-majoritaires, comment se fait-il que les contestataires restent ultra-minoritaires et que révoltes et révolution se fassent éternellement attendre comme jadis on attendait Godot ?

Marx, encore lui, expliquait que si le capitalisme se maintient en place, c’est qu’il est plébiscité par une conscience fausse, la bourgeoisie dominante étant parvenue à faire croire au prolétariat qu’en capitalisme, tout le monde joue gagnant-gagnant et qu’en libéralisme, tout le monde est libre (les justifications de tous ordres servant à masquer la réalité du renard libre dans le poulailler libre).

La thèse de la conscience fausse n’ayant jamais été cultivée par les partis (car électoralement non porteuse), le capitalisme - tout comme jadis le communisme, qui n’était qu’un capitalisme d’Etat – est un arbre qui cache une immense forêt : le productivisme.

Hélas, plusieurs décennies d’indigence militante et de clientélisme politicien nous font aujourd’hui payer chèrement le prix de cette occultation, si bien qu’immanquablement, toutes les critiques contre le capitalisme sont étouffées dans l’œuf. Mort-nées.

Le productivisme est lui-même d’autant moins critiqué que, depuis Marx, le capitalisme a considérablement évolué : il est devenu « financier ». Mais il l’est devenu non pas par accroissement du goût du lucre (ce que beaucoup se plaisent à croire, manichéisme oblige), mais par le fait même qu’il repose intégralement sur les « nouvelles technologies », leur efficacité supposée et le mythe de l’innovation qu’elles colportent.

Il en est ainsi car, aujourd’hui, la valeur dominante est « la recherche de l’efficacité maximale en toutes choses », pour reprendre l’expression de Jacques Ellul. En clair, ce n’est plus le travail qui est générateur de valeur mais la technique. Quand les patrons se plaignent du coût du travail, il faudrait pouvoir comprendre qu’ils ne témoignent pas tant de cynisme que de pragmatisme dans une société d’autant plus démesurément marchande qu’elle est devenue technicienne.

Nous nous rangeons donc au diagnostic qu’Ellul formulait en 1981 : « le capitalisme est une réalité aujourd’hui historiquement dépassée. Il peut bien durer un siècle encore, cela n’a pas d’intérêt historique. Ce qui est nouveau, significatif et déterminant, c’est la technique ».

C’est en tout cas ce diagnostic que nous mettrons à l’épreuve du débat, lors des deux prochaines rencontres que notre association (Technologos) organise actuellement : ses ateliers d’été et ses assises nationales.


Ateliers d’été : Résister au productivisme sans « revenir à la bougie ». 
Un autre rapport à la technique, un autre rapport à la vie
 : 25-27 juillet, Vallée de Champoléon (Hautes-Alpes)
.

Assises nationales : Technique, croissance et décroissance.
 Le productivisme, idéologie subliminale
 : 12-13 septembre, EHESS, Paris
.


Source : Courriel à Reporterre de Joël Decarsin.


Joël Decarsin 
est coordinateur de l’association Technologos.

Photo : Lyon 3.

Lire aussi : Le problème n’est pas le capitalisme, mais l’empire de la technique.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 18:41

 

Achim velo

 

Merci Achim

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 09:01

Lettre de la LDH

samedi 22 décembre 2012 par administrateur

Au cours de la réunion du conseil municipal du 17 décembre, M Gérard Bramoullé, adjoint aux finances, a tenté de justifier la diminution de la subvention accordée à notre section avec des arguments contestables. Voici la lettre que Philippe Sénégas, président de la section, vient d’adresser à la maire d’Aix, Mme Joissains, et en pièce jointe l’écho qu’en a donné La Provence.

Madame le maire,

M’ont été rapportés par des conseillers municipaux et ont été cités dans la presse des propos tenus par votre adjoint, Gérard Bramoullé , au cours du conseil municipal du 17 décembre, au sujet de la subvention accordée à la section d’Aix-en-Provence de la Ligue des Droits de l’Homme, subvention déjà très faible jusqu’à présent (1000 €) et que vous avez décidé de diminuer cette année de 20 % pour l’établir à 800 €.

Pour justifier cette baisse M Bramoullé aurait utilisé plusieurs arguments :

-  La réduction des « flux budgétaires » conduisant à diminuer les subventions : sur un budget total de près de 13 millions € de subventions accordées aux associations (d’après le récapitulatif 2011) les 1000 € que nous demandions représentent peu de choses et situent la LDH parmi les associations les moins aidées, et de loin ; par ailleurs je n’ai pas constaté dans les subventions de 2012 beaucoup de diminutions.

M Bramoullé invoque, d’après La Provence, deux autres arguments :

-  « Le problème de cette ligue, ce n’est pas qu’elle ait adopté la déclaration (des Droits de l’Homme) de 1789, mais celle de 1948 ». Cette affirmation laisse perplexe : la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 (que certains s’accordent à trouver nettement moins "révolutionnaire" que la déclaration de 1789) a été votée à l’unanimité des membres de l’ONU ; seuls se sont abstenus l’Afrique du sud (au nom de l’apartheid), l’Arabie Saoudite (qui refusait l’égalité homme-femme) et quatre Etats d’Europe de l’Est (au motif d’un différend sur la définition de l’universalité) ; la France, bien sûr, l’a votée.

-  La "vraie" raison de M Bramoulé est donc la suivante : «  La LDH a eu des prises de position idéologiques, ouvertement politiques, regardez ce qu’ils font, écoutez ce qu’ils disent ». Je suis, Madame le Maire, extrêmement choqué, outré même, par de tels propos. Oui, la Ligue des Droits de l’Homme fait de la politique quand elle défend les droits civils, sociaux, économiques ; oui elle participe ainsi à la vie et à la gestion de la cité ; c’est notre honneur d’être auprès de ceux qui souffrent d’inégalité, d’injustice, de pauvreté ou de violences ; c’est notre honneur de combattre pour tous les droits reconnus par les déclarations des droits de l’Homme, qu’il s’agisse de celle de 1789 ou de celle de 1948, et par les instances internationales.

Dois-je comprendre dès lors que la municipalité module ses subventions sur des critères politiques ? Cela explique-t-il les subventions très élevées de certaines associations et la faiblesse d’autres ? Ou bien, plus précisément, s’agit-il de sanctionner ceux qui ont cherché tout au long de cette année à apporter aide et assistance aux populations Roms que vous vous êtes efforcée de bannir du territoire aixois ? Ces subventions ne sont-elles pas payées grâce à l’impôt de tous les citoyens ?

Je veux croire qu’il s’agit d’un malentendu et que vous accepterez de revenir sur les propos de votre adjoint et de rétablir la subvention de la LDH à son niveau antérieur, à défaut d’accepter l’augmentation demandée. Puisqu’il s’agissait lundi dernier d’un débat public vous comprendrez que je rende publique la demande que je vous adresse.

Je vous prie de croire, Madame le Maire, à l’assurance de ma considération citoyenne.

Philippe Sénégas

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:14
A lire sur le blog de Gilles Pipien

http://www.paix21.org/le-blog link




Vendredi, 10 Mai 2013 09:26

Aix-en-Provence, ville d’art, ville d’eau. On y entre notamment par le sud, en venant de l’autoroute, en oubliant vite le Mac Donald et ce bâtiment industriel, la chaufferie urbaine, en évitant le regard sur ce hangar industriel, le Pasino.

Mais, ainsi, vous oubliez un quartier, avec ses milliers d’habitants, Encagnane, ou la « ZUP ». Une extension des années 1960, vite investie par l’Algérie, des rapatriés aux harkis, puis aux travailleurs immigrés venus faire tourner notre économie. Des barres vite montées, gérées par divers organismes d’HLM, dont la qualité de gestion transparaît dans l’état d’entretien des espaces verts et des entrées d’immeubles.

Et ce quartier vous sert pourtant, d’immense parc de stationnement gratuit pour aller flâner au centre-ville, aux Allées Provençales. On se gare sur les trottoirs, sur les terre-pleins, on rentre même dans les parcs de stationnement de pied d’immeubles. On s’y gare pour faire du covoiturage vers Marseille, ou pour prendre le car. Pratique, … pour vous. Les habitants, eux, ne savent plus où mettre leurs propres voitures.

On y passe pour se rendre à la maison des associations, puis on en repart, vite.

Y avez-vous vu ces bennes à ordures qui dégorgent juste à côté du marché ? Y avez-vous vu ces escaliers en ruine au bout d’improbables impasses ? Y avez-vous vu ces forêts d’antennes relais qui décorent les toits d’immeubles ? Avec accès soudés pour que les locataires non consultés ne détériorent pas ce modeste revenu de l’organisme d’HLM. Et ces autres forêts de paraboles aux balcons, puisque le même organisme n’a pas su proposer une antenne collective.

Y avez-vous entendu parler de ce meurtre à l’été 2012, dans un des bars clandestins que les locataires dénonçaient en vain depuis des années ? Au beffroi, on préfère stigmatiser les quartiers nord de Marseille pour rejeter la métropole.

Savez-vous que c’est le quartier le plus pollué de notre bonne ville, avec un taux record d’asthme chez les enfants ? Pourtant, après un an d’étude d’une Zone d’Action Prioritaire pour l’Air, le beffroi n’a pas trouvé matière à agir. On parlait de piétonniser le centre-ville, mais Encagnane… ? Et pourtant on y trouve une école adossée au mur anti-bruit de l’autoroute.

Dans les broussailles des espaces verts délaissés, les habitants ont creusé des sentiers pour accéder aux arrêts de bus, ou rejoindre l’école. Au pied des immeubles, des flaques de parkings agrémentent le paysage.

Enjambant l’autoroute, et ses huit voies, une passerelle piétons porte le tout nouveau GR 2013, devant relier la Fondation Vasarelli au centre-ville. On y croise un campement de gens du voyage, on y surplombe le matelas et le tas de vêtements d’un sans-abri. Peu de tags ici, mais qui voudrait venir s’y exprimer, autrement que par cette voiture qui a brûlé il y a peu ?

Mais qui accompagne ces Aixois ? On y a fermé une crèche malgré la demande. On y refuse l’installation en pied d’immeubles de quatre assistantes gardant des enfants. Par de pistes cyclables, pas de continuités pour les piétons, et il ne fait pas bon être handicapé , avec les rares rampes débouchant sur des obstacles infranchissables. Les moindres places, parfois plantées, bordées de commerces, sont inaccessibles aux piétons, encore moins avec poussettes ou charrettes, tellement les voitures s’entassent.

Pourtant, la vie est partout, les associations fleurissent, le comité d’intérêt de quartier réfléchit, interpelle. Tout le monde vous dit : nous aimons notre quartier. Il pourrait être merveilleux si…

C’est à Aix, la ville qui s’enorgueillit que la capitale de la culture 2013 y commence, avec son prestigieux ballet ou son festival mondialement connu, sans parler de « son » Cézanne. A quelques centaines de mètres du Cours Mirabeau.

A l’heure où les recensements montrent que notre bonne ville perd des habitants, surtout des actifs entre 25 et 40 ans, pourquoi ne se penche-t-on pas sur la vie de ce quartier ? Pourquoi les solutions trouvées ailleurs à Aix ne s’y appliquent-elles pas ? Comme la couverture de l’autoroute, alors qu’on a bien couvert la voie ferrée. Comme la gestion du stationnement des forains les jours de marché, qu’on a su organiser place des Prêcheurs et Cours des Arts et Métiers. Comme le stationnement payant avec gratuité pour les riverains dans tout le centre-ville. Comme la création et la gestion de parcs comme le parc Jourdan ou le parc Rambot. Comme des traversées piétonnes surélevées et sécurisées, comme on vient d’en créer une dans le quartier du Pont de Béraud.

L’urbanisme, c’est d’abord de l’urbanité, un respect des habitants, de tous les habitants.

Cette urbanité on la trouve chez les habitants d’Encagnane, ou chez cette policière nationale qui va au devant d’eux pour comprendre, pour aider, ou chez ces femmes qui se battent au sein du comité d’intérêt de quartier.

Alors, on travaille à un projet d’urbanité avec les Encagnanais ? Ces Aixois ?

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 13:23

 

La blogosphère aixoise accueille depuis quelques mois un nouveau blog d'un camarade de Convergences.

 

http://stephanedelhaye.fr/

 

Bonne lecture

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 14:59

 

 

Une très bonne tribune de mon ami politologue Joel Gombin, publiée sur le monde.fr. Il y explique les dangers que prend la droite à se calquer sur l'idéologie du FN et ses valeurs. Le second tour et les exmples de Joissains, Morano, Guaino... etc lui donnent raison.

 

 

Face au Front national, quelle attitude la droite doit-elle adopter ? Voici bientôt trente ans que cette lancinante question lui est posée. En simplifiant, deux réponses s'opposent. Pour les uns, il faut ancrer plus à droite le positionnement politique de la droite dite « républicaine » (on sera d'ailleurs bientôt à court de mot pour désigner la droite non frontiste, depuis qu'Henri Guaino a adoubé le Front comme parti républicain). Pour les autres, il convient au contraire d'être fidèle aux valeurs d'une droite humaniste, en se gardant bien d'épouser les thèmes et les thèses de l'extrême droite.

 

Si la tentation de répondre à la pression frontiste par la droitisation est ancienne – qu'on se rappelle les régions cogérées par la droite et l'extrême-droite dès 1986, ainsi que les alliances électorales conclues localement, en PACA notamment, lors des législatives de 1988 –, elle s'exprime depuis quelques années par la voix d'un collectif de députés, la Droite populaire. Ce dernier, qui rassemble 43 députés UMP, espère contenir la poussée du Front et renforcer l'audience de l'UMP en infléchissant le discours de celui-ci vers la droite – tant sur le plan des « questions de société », dans un sens conservateur, voire réactionnaire, qu'en matière de libéralisme économique. On pourrait penser que cette tactique issue d'élus de terrain, confortée par l'exemple du Sarkozy en 2007 qui, en faisant campagne à droite toute, a réussi à siphonner une large part des électeurs du FN, est la bonne. Qu'en est-il réellement ?

 

L'observation, même rapide, des résultats du premier tour des élections législatives, et leur comparaison avec ceux de l'élection présidentielle, conduit à un bilan pour le moins mitigé de cette tactique.

En effet, si on mesure la droitisation locale de l'UMP à l'aune du nombre de députés membres de la Droite populaire, on constate que là où l'UMP est la plus droitisée, le FN résiste le mieux aux législatives, comparativement au score de Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle. Ainsi, dans le Gard, le Vaucluse, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Rhône, les Pyrénées-Orientales, les Yvelines ou encore l'Hérault, qui concentrent l'essentiel des députés de la Droite populaire, le Front national ne perd en moyenne qu'un tiers de ses voix entre le 22 avril et le 10 juin (contre plus de la moitié ailleurs). Et dans ces mêmes départements, la droite (UMP + Nouveau centre) recule légèrement plus qu'en moyenne nationale par rapport au vote Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle.

 

La tactique de la Droite populaire n'est pas nécessairement la (seule) cause de ces résultats. Elle en est aussi, partiellement, la résultante. Mais, à tout le moins, force est de constater que ce positionnement droitier ne porte guère ses fruits. Au contraire, il se retourne souvent contre ses tenants : les candidats du Front national peuvent se maintenir au second tour dans de très nombreuses circonscriptions du Sud. Jean-Michel Ferrand est ainsi en difficulté face à Marion Le Pen ; Bernard Reynès, Richard Mallié, Eric Diard et d'autres font face à des triangulaires qui pourraient leur coûter leur mandat. Roland Chassain, qui n'est certes pas membre de la Droite populaire mais qui avait choisi une tactique similaire de rapprochement du Front national, a été contraint de se désister en faveur du FN après avoir perdu une primaire des droites qu'il a, au final, organisée lui-même. D'autres candidats, pourtant implantés dans des circonscriptions où le FN réalise des scores modérés, se sont affaiblis en affichant leur positionnement droitier, à l'image de Maryse Joissains, arrivée derrière le candidat socialiste dans une circonscription pourtant sociologiquement et politiquement fortement ancrée à droite.

 

Au final, la droitisation de l'UMP impulsée par la Droite populaire (et largement relayée par un grand nombre de dirigeants de l'UMP) conduit à légitimer le Front national, à l'installer dans le paysage politique, et plus largement à redéfinir l'agenda politique autour des thèmes et des thèses qu'il porte. En voulant à court terme sauver leur siège – avec le succès que l'on voit –, ces élus creusent leur tombe à moyen terme, en mettant en place, en complicité objective avec le Front national, un piège dont ils ne pourront plus se tirer. La seule issue sera alors – à l'horizon 2014 ? - des alliances en bonne et due forme, dont il n'est pas certain que la droite non frontiste sortira toujours gagnante, comme l'exemple de l'évolution de la droite italienne ces dix dernières années l'a montré. Tel n'est sans doute pas l'objectif stratégique recherché par la plupart des membres de la Droite populaire. Mais le risque est qu'ils soient, du fait de calculs dont la simple observation empirique démontre qu'ils sont erronés, et parce qu'ils auront perdu de vue la stratégie au profit de la tactique, les idiots utiles de Marine Le Pen et Patrick Buisson.

 

J Gombin

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:59

 

Un blog aixois avec quelques coups de coeur sur la vie de note belle ville

 

www.carnetdusud.fr link

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 10:53

 

Vous pouvez prendre 2 mn pour aller signer cette pétition contre la disparition des Rased. Les enfants du primaire en difficulté en ont bien besoin..

Appel des rased

 


 

Signer la pétition - Voir les signataires

Actuellement 10521 signatures

 


 

Appel des RASED


Une politique à haut risque : Plus aucune aide spécialisée pour 250000 élèves d’école primaire dès la rentrée !
Année après année, les cartes scolaires révèlent un véritable abandon du service public d’éducation
- augmentation des effectifs par classe
- dégradation des formations initiale et continue des maîtres
- diminution des postes de remplaçants
- abandon de la scolarisation dès 2 ans
- conditions dégradées de scolarisation pour les élèves en situation de handicap
- démantèlement des RASED (Réseau d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté  - maîtres E, rééducateurs et psychologues)
L’école tout entière est touchée avec de lourdes conséquences pour les plus fragilisés de ses élèves.

Pour la rentrée 2012, une nouvelle vague de suppressions massives de postes de RASED est programmée, qui portera à près de 5000 le nombre de postes d'enseignants spécialisés de RASED détruits depuis 2008. Le ministère saborde ainsi le seul dispositif gratuit d’aides spécialisées et psychologiques à l’intérieur de l’école. Des milliers d’élèves sont sacrifiés, sous couvert d’une dette publique qui masque en réalité une vision ultralibérale de l’éducation.  

Attaquer les RASED :
-C’est supprimer le regard spécifique des enseignants spécialisés sur les élèves en difficulté. 
-C’est laisser des enfants, pour lesquels la réponse pédagogique du maître de la classe n’est pas suffisante, s’enfoncer résolument dans l’échec scolaire, la violence ou l’exclusion.
 -C’est ne plus accompagner les familles et laisser des enseignants désarmés par des enfants qui n’apprennent pas. 
-C’est externaliser la difficulté scolaire vers le secteur privé en renvoyant aux familles la responsabilité et la charge d’en supporter le coût. 
 L’aide personnalisée et les stages ne peuvent en aucun cas remplacer les RASED ; chacun le sait, depuis les enseignants, les parents, jusqu’à l’Inspection Générale qui l’a clairement exprimé dès 2009. La difficulté scolaire est complexe et multiforme. L’école a besoin de tous les professionnels spécialisés, pour croiser les regards et assurer l’accompagnement des élèves afin d’enrayer l’échec scolaire.
Toutes les ressources doivent pouvoir être mobilisées dans l’ensemble des dispositifs pour assurer la réussite de tous les élèves.

 

SAUVER ET DÉVELOPPER LES RASED, C’EST DÉFENDRE UNE ÉCOLE POUR TOUS !

A l'initiative des organisations du Collectif National Rased :
AFPEN, FNAME, FNAREN, ANCP,
FCPE
AGSAS
CGT Educ'action, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SIEN-UNSA, SNPI-FSU, SN PsyEN-UNSA, SNUipp-FSU, SUD-éducation

 

http://www.appeldesrased.fr/index.php?p=9

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 21:27

 

C'est donc prouvé ???

Lu dans le LEMONDE | 29.02.12

Dans un climat politique où il est tant question d'opposition entre les "élites" et le "peuple", voici une étude qui devrait faire couler beaucoup d'encre. Et pour cause : des chercheurs américains et canadiens documentent, dans l'édition du lundi 27 février de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), l'existence d'une relation inverse entre élévation dans la hiérarchie sociale et éthique du comportement individuel. C'est-à-dire, exprimé de manière un peu plus directe, que plus vous êtes riche, plus vous êtes susceptible de vous comporter de manière moralement lamentable.

L'équipe américano-canadienne menée par Paul Piff (université de Californie à Berkeley) a quelques arguments. Les chercheurs ont mené pas moins de sept protocoles expérimentaux différents, qui concluent tous dans le même sens.

 

"CUPIDITÉ"

Le premier est simple : il s'est simplement agi de se poster à un carrefour et d'observer les véhicules pris en flagrant délit de refus de priorité. La deuxième expérience, très semblable, a quant à elle consisté à relever les situations dans lesquelles un piéton engagé sur un passage ad hoc se fait couper la route par une voiture. Dans les deux cas, les chercheurs ont classé les véhicules en cinq catégories, des épaves roulantes (groupe 1) aux berlines de luxe (groupe 5). Résultat : près de 30 % des véhicules du groupe 5 forcent le passage aux voitures prioritaires, un taux quatre fois supérieur aux groupes 1 et 2, et trois fois supérieur aux groupes 3 et 4. Corrélation quasi identique pour le respect dû aux piétons...

Mais, direz-vous, ce n'est pas parce qu'on a une belle voiture qu'on est nécessairement riche. Ce qui n'est pas faux. Aussi, les chercheurs ont complété ces deux expériences par d'autres, menées en laboratoire. A chaque fois, une centaine d'individus ont été invités à prendre connaissance de divers scénarios ou situations : atteinte d'un objectif au prix d'une entorse à la morale, captation d'un bien de manière indue au détriment d'un tiers, mensonge au cours d'une négociation, caution d'une faute dans le cadre professionnel. Puis les participants ont rempli un questionnaire répondant à la question de savoir dans quelle mesure ils seraient prêts à reproduire ces comportements. A chaque fois, une corrélation entre le statut social des participants et leur capacité à enfreindre l'éthique est mise en évidence.

Une dernière expérience a consisté à placer près de 200 personnes devant un jeu informatique de lancer de dés : une somme d'argent leur était promise si le score atteint après cinq lancers était élevé. Mais, bien sûr, le jeu était pipé et le score ne pouvait excéder 12 points. Ceux qui ont rapporté des scores supérieurs aux expérimentateurs ont donc triché. Même en tenant compte de nombreux paramètres comme l'ethnie, le sexe, l'âge, la religiosité, l'orientation politique, il n'y a rien à faire, "la classe sociale prédit positivement le fait de tricher". A quoi tient ce lien entre hauteur sociale et bassesse morale ? En partie, répondent les chercheurs, "à une perception plus favorable de la cupidité".

Stéphane Foucart
ps : en meme temps une étude menée par  ou au Piff ça sent el 1er avril un début mars
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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 12:05

 

Un blog pour composer soi même son gouvernement.

 

http://www.dreamteam2012.fr/

 

faute de rêver un peu on peut s'amuser.

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