De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
Profession de foi
Vers l’Avenir
Cyril Di Méo
Conseiller municipal d’opposition à Aix
« Pour aimer son territoire, il faudra d’abord qu’il soit rendu habitable et non circulable : que le quartier ou la commune redevienne modelé par et pour toutes les activités humaines… »
Mon engagement à Aix et pour Aix.
Je vis dans le pays d’Aix depuis mon enfance et à Aix depuis mes années étudiantes. J’ai pendant plus de dix ans de milité chez les Verts d’Aix et d’y défendre les couleurs de l’écologie politique. Aujourd'hui je poursuit ce combat au sein de Génération aix- Gauche et ecologie. www.ga-ge.fr . Aix est une ville que j’aime. Elle est le symbole du dynamisme avec sa vie étudiante. C’est une ville qui n’est pas encore totalement déstructurée dans son centre ancien. Ville où il fait bon vivre, malgré une périphérie de moins en moins maîtrisée et un espace public de plus en plus marchandisé ou muséifié.
Aix une situation politique trouble.
Un système Joissains, autoritaire s’est emparé de notre ville : plainte contre les intermittents, plainte contre le Nouvel Observateur, retrait de certaines délégations à ses élus. Je refuse ce système surfant sur des idées d’extrême droite et sur les fantasmes d’insécurité : interdiction de la prostitution, projet de rétablissement de la peine de mort…(la liste serait trop longue). Je ferai tout mon possible pour battre cette équipe. Cependant, je constate, comme vous, les conflits permanents des socialistes aixois qui ne travaillent sur aucun projet et ne s’intéressent pas à la défense de l’environnement (défense des parkings en centre ville, bétonnage, refus Natura 2000..). J’observe qu’au sein de la Communauté du Pays d’Aix, le PS et l’UMP votent ensemble les mêmes politiques insuffisantes en matière de logement, transport, déménagement du territoire. Je constate aussi nombre de pratiques que je juge immorales. Je crois que l’écologie politique a l’occasion de développer un discours qui puisse être entendu par de nombreux aixois. Les écologistes et aixois rassemblés dans leur diversité ont une chance unique de modifier l’avenir de cette ville.
Aix 2030 la nécessaire refondation de notre cité.
La campagne municipale doit donc refuser une simple logique gestionnaire du devenir urbain d’Aix qui ne ferait qu’accompagner une exclusion des plus précaires de notre ville et une destruction de son territoire à cause d’un mitage croissant. Il faut proposer un Aix renouvelé pour 2030. Il faut pour cela construire massivement des logements dans les 25 ans sur le territoire de la commune d’Aix en Provence, avec priorité aux logements sociaux, intermédiaires et étudiants.
Aix mérite une vision d’avenir. Aix et le Pays d’Aix sont des territoires de plus en plus attractifs. On pourrait s’en réjouir si les modalités d’accueil et d’aide aux populations suivaient …ce n’est hélas pas le cas. La venue d’ITER est représentative de cette contradiction. A ce jour rien n’est prévu pour accueillir ce réacteur de recherche. Au nom d’une vision malthusienne l’équipe municipale en place a bloqué les modifications urbaines de notre ville. La conséquence est sans appel. Aix connaît un embourgeoisement très marqué et une diminution de la jeunesse non étudiante. Les disparités sociales sont donc de plus en plus fortes. Le centre ville est transformé en musée et se coupe de ses quartiers périphériques. La ville éclate en quartiers déconnectés les uns des autres. Aix va dans un sens bien éloigné des valeurs de l’écologie politique.
Il faut refuser le mitage du territoire et donc favoriser une ville « rassemblée » où la spécialisation (commerce, habitat, lieu de travail, lieux culturels ) sera réduite. Il faut refuser l’hyper-centralité du centre ville et relier l’ensemble des quartiers à la ville. Une politique ambitieuse en matière de transport est à adopter d’urgence pour éviter l’asphyxie d’Aix. Avec des procédures de participation citoyenne inspirées de la démocratie participative, il faut recréer des pôles urbains « intenses ». En s’inspirant des réussites européennes ( Malmö, Eco ZAC, eco-quartiers Grenoble, Fribourg...) de véritables éco-quartiers durables doivent être construits à Aix. Le tout en préservant les zones naturelles exceptionnelles qui restent dans le pays d’Aix. La décroissance de l’empreinte écologique de la ville doit inspirer un urbanisme repensé autour du déplacement, de la mixité sociale, de l’accès à tous de la ville et d’une culture partagée et non pas élitiste. Construire enfin en pensant que la ville doit être conçue en donnant une priorité au handicap. Il faut aménager l’espace pour le rendre accessible aux personnes qui sont les plus vulnérables ( piétons, cyclistes, personnes âgées, usagers du transport collectif ) qui sont systématiquement sacrifiées à la voiture. Faire une ville écologiste qui sorte du tout automobile tel est mon rêve.
J’espère que nous lui donnerons une réalité tous ensemble.
Cyril Di Méo Conseiller municipal et communautaire du Pays d’Aix 11 Avenue Jean Peytral Bat G 2 13100 Aix en Provence http://cyril-dimeo.over-blog.com/ cyril.di.meo@libertysurf.fr
André Gorz, , Ecologie et Politique, 1974