De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
Terrible. La réponse ne s'est pas faite attendre. Alexandre Medvedowsky porte plainte contre JF Picheral. Après le courrier de JF Picheral, voici le courrier d'Alexandre Medvedowsky. Il entend porter l'affaire devant les tribunaux. Le PS est on ne peut plus en feu. esperons que quelques uns à gauche seront raison garder et sauver l'unité. Je suis prêt à toutes les initiatives pour arrêter le carnage.
Car tremblez braves gens, c'est à peu près sur : "Joissains is Back".
Ps la réponse. Aix-en-Provence, le 5 juillet 2007
Aux militants du Parti Socialiste d’Aix-en-Provence
Cher(e) Camarade,
2001-2007, il est des défaites que l’on a peine à accepter… La lecture du courrier que Jean-François Picheral vient d’adresser à certains et certaines d’entre-vous me laisse, je dois dire, pantois. On peut mettre cela sur le compte de l’âge ou du refus d’accepter la réalité d’une situation. Il reste que les limites du respectable sont largement franchies, que la méthode me révulse et que cela nécessite de ma part, compte tenu des mensonges et des calomnies contenus dans ce courrier, une sévère mise au point.
Jean-Francois Picheral a disparu du jour au lendemain après notre défaite en 2001 : démission, abandon de poste, retrait volontaire, chacun emploiera les mots qui lui conviennent. Le fait est qu’il n’était plus là. Premier mensonge : personne et sûrement pas lui ne m’a mandaté pour faire un recours contre l’élection de Maryse Joissains. Je l’ai fait, dans la carence politique du moment et voyant le délai de recours arrivant à son terme, de ma propre initiative. J’avais proposé à d’autres élus de l’opposition à l’époque de se joindre à moi. Personne n’a souhaité le faire.
Je suis heureux d’apprendre de la plume de Jean-François Picheral que ce recours était solide. Il ne l’a pas vu et n’y a, à aucun moment, participé. Compte tenu de l’absence de temps pour le préparer et du peu d’irrégularités identifiées, je m’étais centré sur un sujet essentiel : le dépassement des comptes de campagne des listes de droite qui au premier tour concourraient séparément avant, on s’en souvient, de fusionner et de faire ensemble campagne commune au second tour.
Quelques temps plus tard la Commission Nationale des Comptes de Campagne qui siège au Conseil d’Etat, mon corps d’origine, m’a fait savoir qu’elle allait valider les comptes de campagne de Maryse Joissains (premier et deuxième tour). J’ai compris à cet instant que mon recours ne tenait plus puisqu’il n’était sérieusement motivé que sur ce terrain. Comme j’étais seul à porter cette contestation, j’ai décidé d’arrêter les frais… et de ne pas être seul à supporter solitairement le poids d’un échec.
Toute autre interprétation est mensongère. Je mets au défi Jean-François Picheral de faire la preuve que j’aurais reçu dans cette affaire un mandat de lui ou de toute autre personne.
Mais plus encore les allusions contenues dans ce courrier et ayant trait à la situation de mon épouse sont nauséabondes et me donne envie de vomir. Nous avons eu à subir la victoire de Maryse Joissains dans notre vie quotidienne. Michèle, qui n’était pas encore mon épouse, puisque nous nous sommes mariés le 20 octobre 2001, a été licenciée pour des raisons politiques, sans qu’aucun reproche ne puisse lui être fait sur le plan professionnel. Je rappelle qu’elle dirigeait alors Pays d’Aix développement et avait été embauchée en 1993 par la SEMEVA dont Jean-François Picheral était alors Président.
Et j’aurai pu, alors qu’elle perdait son travail, vouloir faire une fleur à ceux qui la licenciaient ? Que de malveillance. Michèle s’est battue pied à pied, sur la base de son contrat de travail et de sa convention collective, défendue à l’époque par le bâtonnier Cazères. Elle a obtenu les indemnités auxquelles elle avait droit, comme à la même époque Michel Courtin (Directeur Général de Pays d’Aix Habitat) et Jean-François Santiveil (Directeur à la SEMEVA) obtenaient les leurs. Tous les avocats consultés ont même dit que devant les prud’hommes elle aurait pu obtenir plus. Contrairement aux mensonges de Picheral, la Chambre Régionale des Comptes n’a fait qu’émettre des remarques, comme elle en a fait de nombreuses sur la gestion par lui-même du dossier des Thermes ou des relations avec la famille Partouche.
La concomitance ? Comment s’en étonner ? Evidemment le licenciement de ma compagne a suivi notre défaite aux élections et donc mon recours. La belle affaire !
Mon étonnement ? Tous ces évènements se sont déroulés en 2001. Depuis, en 2001, 2002, 2003, 2004, mes relations avec Jean-François Picheral ont été normales, affectueuses, faites de rencontres et de déjeuners à Paris ou à Aix. Pas un mot de tout cela. Il a suffi que surgisse Michel Pezet en 2004 pour que tout change. Comprenne qui pourra… Il est vrai que Pezet était l’avocat de ce recours.
Cela suffit maintenant ! Ce sont ces pratiques politiques, ces haines, ces mensonges qui tuent le Parti Socialiste aujourd’hui.
Pendant 12 ans, j’ai servi loyalement Jean-François Picheral et notre équipe. J’ai eu la charge des dossiers parmi les plus importants de notre ville. Je les ai menés à bien, en protégeant le maire dans le respect du droit et de la moralité. Pas un scandale, pas une affaire, alors que partout en France il y avait des municipalités qui y faisaient face.
Je suis redevable de cette équipe et de mon parti, comme Jean-François Picheral en est aussi redevable. Qui en a fait un Sénateur ? Qui a permis notre réélection en 1995 ? Ce fut un travail collectif et j’y ai largement pris ma part.
Depuis trois ans, je subis de la part d’une petite minorité dépassée et sans projet, des attaques insidieuses, des rumeurs malveillantes colportées et sans fondements. L’écœurement, c’est qu’elles soient venues essentiellement de socialistes ou de ceux qui se disent socialistes. Je n’y ai pas répondu, passant mon temps inlassablement à rassembler les socialistes, à me battre contre Maryse Joissains à la mairie, lors des élections présidentielles, ou plus encore lors de l’élection législative où les mêmes ont brillé par leur absence.
J’ai encore tendu la main il y a quelques semaines et je suis heureux qu’André Guinde l’ai saisie pour que nous unissions nos forces en vue du combat de l’année prochaine.
Tout le reste n’est que mesquinerie, petite action politique minable qui ne grandit pas son auteur qui nous a tous beaucoup déçus. Ma satisfaction, c’est le soutien d’une très large majorité des militants socialistes de notre ville, c’est aussi le soutien de la grande majorité des anciens élus de notre équipe, choqués des agressions, choqués des trahisons, choqués de l’absence de notre ancien maire durant les derniers combats politiques.
Je ne laisserai plus le moindre espace à ces comportements indignes. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de porter plainte contre Jean-François Picheral et que je tenais à vous le faire savoir.
Pour le reste, et c’est le plus important, nous allons tous ensemble, avec le soutien de la Fédération du Parti Socialiste, d’Eugène Caselli et de Jean-Noël Guérini, continuer le combat contre Maryse Joissains et contre la droite à Aix et dans le Pays d’Aix. C’est le seul objectif que je vous propose et qui mérite notre engagement à tous.
Avec toute mon amitié, Alexandre Medvedowsky