De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
C'est un des meilleurs bouquins d'économie que j'ai lu depuis longtemps. Isaac Joshua propose à partir de l'étude de séries statistiques longues d'étudier les cycles d'accumulation du capital. Avec une étude pointue des taux de profit l'auteur propose une relecture des 30 Glorieuses et une explication de la crise asiatique à partir de la loi de baisse tendantielle du taux de profit dans les cycles de Kondratieff. L'auteur explique comment la salarisation permet au capitalisme de se développer et de faciliter les crises d'ajustement en cas de sur-accumulation. Et il relit les 2 guerres dans un seul cycle économique, ce qui lui permet de décrire les 30 glorieuses non pas comme une période exceptionnelle mais un rattrapage des 30 années de guerre qui s'inscrit dans les cycles classiques d'accumulation du capital. La relecture des 30 glorieuses est super intéressante. La discussion entre cette conception marxiste et la théorie régulationniste est très féconde. Même si l'auteur n'interroge jamais les formes institutionnelles du fordisme car il refuse d'en faire un mode de régulation spécifique.
L'auteur re-explique avec pertinence les mécanismes de la financiarisation de l'économie, homogénéisation, différenciation et interconnexion. Il explique assez bien en quoi la mondialisation n'est pas celle des échanges contrairement à ce que pensent nombre de personnes mais c'est celle du capital productif. Il propose donc une critique du capitalisme présent dans la mondialisation et non pas des délocalisation ou de l'occidentalisation. Pour conclure l'auteur annonce une crise imminente au vu des cycles d'accumulation et montre que les limites géographiques, démographiques et naturelles du capitalisme sont imminentes. On ne peut que l'esperer et c'est un truc à devenir marxiste. Mais le bouquin parie que cette fois ci ce sera la bonne crise qui permettra d'en finir avec le capitalisme...c'est un peu trop optimiste..à mon avis.
