De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.

Le cousin du Vélib' peut passer la vitesse supérieure. Au point mort depuis plusieurs mois, après avoir essuyé au mois d'avril deux revers successifs l'un juridique, l'autre financier , Autolib', le projet de voitures en libre-service cher à Bertrand Delanoë, vient d'obtenir l'aval de la préfecture de Paris. D'abord refusée à cause de détails juridiques, la création du syndicat mixte a finalement été autorisée par le préfet. Une structure indispensable puisque sans elle, Autolib' aurait été strictement limité à Paris intra-muros, et aurait alors présenté beaucoup moins d'intérêt.
Une première séance de travail est prévue à la rentrée. Son principal intérêt sera de fixer un calendrier pour préparer le lancement, à l'automne, d'un appel d'offres pour la réalisation des quelque 1.400 stations (dont la moitié dans les rues de la capitale) et la livraison des 4.000 véhicules électriques mis à disposition des Franciliens. En dépit du retard pris depuis plusieurs mois, le tout devrait être opérationnel fin 2010.
La Région Ile-de-France, qui avait dans un premier temps refusé de soutenir le projet sur le plan budgétaire, devrait finalement débourser trois millions d'euros. Une aide qui lui permettra de siéger au syndicat mixte, aux côtés de la vingtaine de communes ayant déjà rallié les promoteurs d'Autolib'*.
Souhaité par le maire de Paris mais très rapidement pensé à l'échelle métropolitaine, Autolib' devrait permettre, aux côtés des transports collectifs, du vélo, de l'autopartage ou des taxis, «de limiter la possession de véhicules individuels tout en apportant une alternative crédible et écologique pour les déplacements nécessitant une voiture», affirme-t-on à l'Hôtel de Ville. Un projet qui continue cependant de diviser les socialistes et les Verts parisiens, qui rejettent ce projet «anti-écologiste», craignant qu'il «génère des déplacements inutiles».