De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
La tribune d'opposition que la CPA refuse toujours de publier.
Une opposition contre les dérives d’un système. Une absence de démocratie La Communauté d’agglomération du Pays d’Aix (CPA) voit sans cesse ses compétences augmenter : sécurité, gestion des piscines, sport, culture, assainissement non collectif, transport, agriculture, action humanitaire, collecte des ordures ménagères, aménagement du territoire… L’action des petites communes se trouve, réduite à cause de ces transferts de compétence massifs. Ce pouvoir sans cesse grandissant exigerait démocratie et transparence or, nous ne pouvons que constater une dérive inverse. Ainsi les Conseils de communauté sont de moins en moins fréquents. On assiste à une délégation croissante de pouvoirs discrétionnaires à Mme la Présidente et la plupart des décisions sont prises en bureau où ne siègent qu’un quart des conseillers communautaires. Si la plupart des élu-e-s ne sont que des figurants dans un théâtre d’ombres, la population n’est pas davantage écoutée. Entre septembre 2003 et juin 2005, soit pendant un an et demi, le Plan de Déplacements Urbains a été soumis enquête publique. De nombreux commentaires pertinents ont été faits par les citoyens, les associations et les élus de la CPA. Mais lors de sa présentation au vote, le document n’avait pas été amendé d’une virgule. Mme Joissains a montré une fois de plus son incapacité à écouter les habitants du Pays d’Aix. Non, la CPA ne se comporte pas comme une institution transparente et démocratique Une gestion au coup par coup Loin de l’esprit initial de coopération présidant à l’établissement des communautés d’agglomération, la CPA tend de plus en plus à développer une logique de guichet, au service d’intérêts particuliers, au détriment d’un véritable projet cohérent de développement territorial.
Alors que le budget évolue dans des proportions inquiétantes, les initiatives en matière de logement, de transport, de culture ou d’action humanitaire sont prises sans qu’une politique commune soit définie, sans que l’intérêt général soit considéré. La CPA fait des catalogues de bonnes intentions, souvent insuffisantes, mais pour les habitants du Pays d’Aix bien peu de choses changent. Nous sommes refusons cette gestion autoritaire et désorganisée de la collectivité. Parce que trop d’imprévoyances apparaissent. Parce que tout est fait au coup par coup alors que notre territoire à besoin de politiques cohérentes et ambitieuses pour fédérer des territoires divers et inégaux, pour mener une réelle politique de développement durable. L’exemple d’ITER est à cet égard éloquent : l'euphorie générale causée par le choix de Cadarache masque l'impréparation de notre territoire à accueillir un tel investissement. Pour les nouveaux équipement collectifs seront nécessaire rien n’est prévu. Absence aussi de dispositif de solidarité financière pour aider les communes du Val de Durance qui supporteront le poids d’ITER . Et sur le plan foncier, alors que la spéculation bat son plein, aucune politique d'acquisition préventive n’est réalisée. Car à la direction actuelle de la CPA et de la Ville d'Aix en Provence, on pratique l'art de jeter de la poudre aux yeux sans mettre la main à la poche. Des politiques insuffisantes Transports, logement, environnement : la CPA fait des catalogues de bonnes intentions souvent insuffisantes. Mais pour les habitants du Pays d’Aix bien peu de choses changent. Et les difficultés de trouver un logement ou de circuler ne cessent de s’accroître. Logements. Alors que les difficultés de trouver un logement ne cessent de s’accroître, la CPA ne consacre que 0,3 % de son budget au logement. Lors du vote du PLH (programme local de l’habitat), le Conseil de développement a proposé que la planification du nombre de logements annuels (toutes formes confondues ) passe à 2300 (contre 2100 à l’heure actuelle). Cette demande a été repoussée. Plus grave encore, ce PLH ne sera pas contraignant pour les Plans Locaux d’Urbanisme des communes, ce qui revient à le vider complètement de son sens. Avec un budget insuffisant et un refus d’imposer de réelles contraintes d’urbanisme, la CPA se condamne à ne pas pouvoir mener la politique de l’habitat dont le Pays d’Aix a besoin. Transports. Pour les transports la CPA a voté un Plan de Déplacements Urbains (PDU) bien pâle. Parmi les trois scénarios possibles, la CPA a choisi un scénario de simple “ rattrapage ”. Le projet met l’accent sur le train sans aucun engagement financier pour améliorer et développer le réseau. Il entend favoriser les transports en commun et créer des parcs de dissuasion mais sans les connecter aux centres urbains, par des couloirs de bus en sites propres et en oubliant certaines communes ou quartiers comme le Jas de Bouffan. De plus ce PDU n’entend pas diminuer le trafic automobile, responsable d’importants pics de pollution, mais simplement réduire “ la croissance du trafic automobile ”.
De plus les premières réalisations sont inquiétantes : réalisation des pseudo couloirs de bus sur le périphérique d’Aix en Provence, renoncement lors de la renégociation de la délégation de service public de l’acquisition de bus au gaz pour les bus du pays d’Aix, la mise en place de parkings en centre ville désignés de manière totalement trompeuse “ parc de persuasion ” (parking Carcassonne), la non augmentation du Versement Transport (VT), le report de certaines réalisations qui touchent certaines communes comme Pertuis attendent encore la mise en place d'un réseau interne de bus ..… montrent qu’il n’y a aucune volonté réelle de modifier structurellement la situation des transports du Pays d’Aix. En matière de logement et transport, non la CPA n’est pas à la hauteur des problèmes que rencontrent au quotidien les habitants du pays d’Aix. Des finances menacées. Aujourd’hui une ville centre Aix se décharge de ses dossiers coûteux sur la CPA. Ainsi la salle de spectacle, le musée Granet, la gestion de la Fonderie, les entrées de ville, la gestion des piscines, viennent ponctionner le budget de la CPA. Et que penser quand le CPA s’apprête à verser 2,4 millions d’euros pour Cézanne 2006… Les petites communes se trouvent alors dans la position de devoir gérer les nuisances, les dossiers que la ville centre ne veut pas. De la même manière, Aix entend se décharger de la construction de logements qui font si cruellement défaut sur les petites communes. Le tout sans que les petites communes aient la capacité financière de gérer cette situation, tant les reversements de Taxe Professionnelle sont mal faits.
Des choix financiers orientés et une gestion financière à court terme de la CPA compromettent gravement les investissements nécessaires pour un développement durable du Pays d’Aix. Faisons vivre la démocratie. Face à une situation qui ne peut que renforcer l’incompréhension et la défiance des citoyens, nous appelons les élu-e-s de Gauche à se regrouper au sein d’un groupe d’opposition. La démocratie ne peut se satisfaire d’un consensus mou, habilement orchestré par la majorité de Droite de la CPA, pour développer une politique qui ne correspond ni à nos valeurs, ni à nos convictions. Il est important que celles et ceux élus ou citoyens qui souhaitent promouvoir la mise en œuvre de politiques cohérentes et ambitieuses au profit de l’ensemble du territoire, des communes, grandes ou petites qui le composent, des femmes et des hommes qui y vivent, se regroupent et unissent leurs énergies. Pour que la CPA fonctionne enfin de manière démocratique, pour que les dossiers centraux (transport, logement, culture) soient traités avec l’ambition que nécessite l’ampleur des problèmes de notre territoire, pour que soit réellement mise en œuvre une politique de développement durable.. les verts ont décidé de constituer un groupe d’opposition.