Publié le vendredi 20 août 2010
Les poissons asphyxiés dans l'Arc avant-hier après un rejet accidentel.
Alerte! Eau pas catholique sur environ 4 kilomètres et centaine de poissons morts charriés par le courant.. Avant-hier au Milles, c'est ce qui avait motivé la venue de pompiers, policiers et les prélèvements pour analyse des techniciens de l'Onema.
Les pollutions de cours d'eau nécessitent parfois de longues enquêtes. Celle ci aura tourné court. Il n'aura pas fallu remonter plus loin que la station d'épuration située en amont des eaux sinistrées dans la zone de la Pioline. Explications de l'élu Helliot Brami, adjoint en charge de l'eau: "Veolia, qui gère cette station pour la ville, avait constaté qu'une canalisation d'eau chaude endommageait des gaines de câbles électriques enterrés. Depuis une semaine, des travaux étaient effectués pour réparer et un dispositif avait été mis en place pour prévenir tout dysfonctionnement de la station. Jusqu'à mercredi et une soudaine défaillance des alarmes, il n'y avait eu aucun souci. Le temps que l'alerte soit donnée, pendant trois heures, des eaux chargées en matière organique se sont répandues dans l'Arc. Elles ont provoqué la désoxygénation responsable de la mort des poissons."
CQFD, fin de l'incident et place à ses suites. Municipalité et Veolia sont forcément enquiquinés par cette eau de boudin venue troubler la cristalline amélioration de l'Arc, que les pêcheurs constatent depuis deux ans (voir notre édition d'hier). Notamment Veolia qui ne badine pas avec son image d'acteur de l'environnement lavant plus blanc que blanc.
Helliot Brami dixit: "Tout étant rentré dans l'ordre, je tiens à préciser que la ville d'Aix maintient son entière confiance à Veolia qui a nettement amélioré le traitement avec cette station." C'est fait En l'occurrence, l'élu va mettre en contact les associations de pêcheurs et la société qui déclarerait vouloir réparer à l'identique les dommages causés à la faune aquatique par ce fâcheux bug.
À ce jour, ils sont encore difficile à estimer. On ne connaît ni la quantité d'eau insalubre qui a pu s'échapper de la station, ni son délai de dilution, et encore moins le nombre de victimes collatérales chez les pauvres poissons.
Manu GROS