De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
Lu dans libé un exemple qui devrait nous inspirer, si on ne veut pas laisser un boulevard à Sarkozy pendant 10 ans.
Ni rouge communiste, ni blanc démocrate-chrétien, ni même rose socialiste, le PD s’est converti au vert avec comme nouvel emblème, un pré. «Nous sommes la nouvelle politique», revendique Walter Veltroni qui débuta sa carrière dans les années 70 au sein des jeunes communistes avant de se convertir, en admirateur affiché de John Kennedy, au pragmatisme de la troisième voie blairiste.
Au sein des démocrates de gauche, l’évolution a fait grincer des dents. Certains dirigeants dont le ministre de la Recherche, Fabio Mussi, ont claqué la porte reprochant notamment au manifeste du PD de ne jamais prononcer le mot «gauche». Qu’importe, le très populaire maire de Rome et les promoteurs de la nouvelle formation misent sur la rupture et l’innovation. «Le parti démocrate est aux côtés des entreprises qui sont le moteur de la croissance du pays […], la culture d’entreprise doit être introduite dans l’administration publique», a insisté Veltroni, qui souhaite également révolutionner la pratique politique. Samedi, il y avait déjà 50 % de femmes parmi les délégués désignés au cours des primaires qui ont mobilisé plus de trois millions de sympathisants. L’ancien directeur de L’Unità veut aller plus loin dans la constitution d’une formation moderne et légère.«Nous discuterons sur la nécessité d’instituer des cartes d’adhérents, a expliqué Veltroni. En tout cas les décisions importantes devront être prises via des primaires ouvertes.»
Parti de supporters. Ceux qui critiquent craignent l’instauration d’un parti de supporters dévoués à Walter Veltroni avec, d’un côté, l’art du consensus en direction de l’opinion publique («Au sein du PD, il y aura de la place pour tout le monde, de John Kennedy à Lee Harvey Oswald» ironisent les humoristes), et de l’autre, un contrôle serré de la nouvelle créature politique. «La folie du parti démocrate nous plaît», note malgré tout Giuliano Ferrara, l’ancien porte-parole de Silvio Berluconi. En dépit de ses pesanteurs et de son flou idéologique, le PD et les primaires ont fait bougé les lignes dans une vie politique italienne fragmentée et sclérosée. En réaction, Berlusconi a assuré qu’à droite aussi le parti unique était en marche «pour offrir au pays un bipolarisme mûr et consolidé».