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Désamiantage du Clemenceau: deux dirigeants d'entreprise écroués Reuters
MARSEILLE (Reuters) : Deux dirigeants d'entreprise liés au chantier de la première tranche du désamiantage de l'ancien porte-avion Clemenceau, réalisé par la société Technopure entre octobre 2004 et mars 2005 dans le port militaire de Toulon, ont été mis en examen et écroués dans la nuit de jeudi à vendredi, apprend-on de source judiciaire. La justice reproche aux quatre hommes des surfacturations de 600.000 euros sur le chantier de la première tranche du désamiantage du Clemenceau, réalisé par la société Technopure entre octobre 2004 et mars 2005 dans le port militaire de Toulon.
Jean-Claude Giannino, gérant de la société Technopure, a été mis en examen pour "faux et usage de faux en récidive et corruption" par le juge d'instruction Charles Duchaine, de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) en matière financière de Marseille et a été écroué à la maison d'arrêt des Baumettes. Marc Belvert, responsable d'une société de droit panaméen, la SDIC (Ship Decomissioning Industries Corporation), a également été mis en examen pour "escroquerie au préjudice de l'Etat et corruption passive" et placé sous mandat de dépôt. La justice reproche aux deux hommes d'avoir mis en place un système de surfacturation autour du chantier de désamiantage du navire pour 600.000 euros, dont une partie aurait été reversé à des intermédiaires en liquide.
L'enquête a débuté après une dénonciation à Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) en juin 2006.
Deux autres responsables d'entreprise ont été mis en examen et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Ils sont soupçonnés d'avoir surfacturé leurs services à Technopure.
Jean-Pierre Fumenier a été mis en examen pour "faux et usage de faux et abus de biens sociaux" et Jean Zozor pour " abus de biens sociaux". Ces quatre personnes étaient en garde à vue depuis mercredi dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille avant d'être présentées au parquet jeudi.
En parallèle de cette affaire, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, avait saisi la justice en février 2006 pour des "soupçons d'irrégularités" contre la société Technopure. Le litige porte sur la quantité d'amiante réellement retirée du navire par l'entreprise.Le gérant de Technopure, Jean-Claude Giannino, a de son côté déposé plainte avec constitution de partie civile pour "dénonciation calomnieuse" en avril 2007, un dossier instruit par la juge d'instruction marseillaise Carole Sayous. Un rapport d'expertise Veritas de décembre 2006 révèle une présence d'amiante dans de nombreux éléments du navire. Le Clemenceau est amarré à Brest (Finistère) depuis mai 2006 dans l'attente d'être démantelé. Il est actuellement baptisé de son nom administratif, "coque Q790".
vendredi 13 juillet 2007, mis à jour à 13:57
Lu sur le site de la mairie d'Aix.
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