De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
La confusion des genres est à son comble. Décidemment les journalistes devraient se poser des questions éthiques.
Lu dans Le Monde
Mercredi 20 juin, à l'occasion d'un entretien avec le président Nicolas Sarkozy, le journal télévisé de la Une (qui a réuni ce soir-là près de 12 millions de téléspectateurs et une part de marché de 48,9 %) a été présenté en direct du palais de l'Elysée. Une "image" qui a paradoxalement suscité peu de commentaires en comparaison de la polémique sur la nomination de Laurent Solly, l'ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy, à la direction générale de TF1 quelques jours seulement après la fin de la campagne présidentielle. [...]
Cela étant, M. Namias est conscient de la portée symbolique de la diffusion d'un JT de TF1 depuis l'Elysée. "J'ai bien vu le sens que cela pouvait créer, et je l'ai intégré", argue le patron de l'info de la Une. Mais, selon lui, ce JT n'était pas "différent des autres journaux réalisés in situ, en Allemagne, lors de la dernière Coupe du monde de football ou de ceux qui le seront lors de la prochaine Coupe du monde de rugby, en France, cet automne". Il ajoute : "Cette formule s'inscrit dans une stratégie globale de journaux télévisés en direct." Selon lui, ce type d'entretien ferait même "partie intégrante des programmes événementiels" qui sont l'apanage des chaînes généralistes. Dans ces occasions, "nous devons être sur les lieux de l'événement pour que cela porte le journal", dit-il. Une recette qui, selon lui, ne s'applique qu'à "la condition que l'essentiel du journal télévisé soit constitué par l'événement que l'on couvre". Pour M. Namias, c'était le cas mercredi, car les titres, à peine développés par PPDA, ont duré seulement six minutes. En revanche, détaille-t-il, "si nous avions décidé que l'interview devait intervenir en fin de journal, nous aurions fait le JT depuis un studio à Boulogne".
Pour Franck Louvrier, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, la présentation du JT dans un bureau attenant à celui du président de la République "est une idée de TF1". "Nous n'avons rien exigé et il n'y a eu aucun briefing entre les deux journalistes et le président avant l'entretien", assure-t-il. " D'ailleurs, les thèmes s'imposaient d'eux mêmes. La seule exigence du président a été de réaliser cet entretien ailleurs que derrière son bureau." Une "rupture" avec Jacques Chirac qui, lors des interviews à l'Elysée, préférait être dans cette posture. M. Louvier indique que, à l'avenir, M. Sarkozy souhaite faire ce genre d'intervention "selon l'actualité" et que toutes les grandes chaînes françaises sont déjà candidates pour diffuser ce genre "d'entretien-événement". "Au nom de l'alternance", dit-il, une des chaînes du service public devrait être choisie pour une prochaine intervention. Pour la "traditionnelle interview" du 14-Juillet, le problème est d'ores et déjà réglé : au cours de sa campagne présidentielle, M. Sarkozy a annoncé qu'il supprimait désormais ce rendez-vous.