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De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.

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Les recommandations du GIEC

 Les trente et une pages du résumé pour décideurs adopté par le groupe III du Giec à Bangkok constituent une feuille de route pour les gouvernements qui les ont approuvées. Que disent-elles ? Une politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre est possible, et une action rapide est nécessaire. A des coûts acceptables, voire avec des bénéfices indirects (santé, approvisionnement en énergie, création d'emplois).
 
Les actions recommandées
­ Taxer le carbone émis : de 20 à 80 dollars la tonne de CO2 en 2030, de 30 à 155 dollars en 2050, pour inciter les acteurs économiques à réduire les émissions et investir dans des technologies efficaces.
­ Energie : investir dans «l'amélioration de l'efficacité» énergétique plus que dans les capacités de production. Les «énergies renouvelables» pourraient atteindre «30 % à 35 % de la fourniture d'énergie en 2030 pour un prix du carbone de 50 dollars la tonne de CO2». Le nucléaire peut fournir «18 % de l'électricité en 2030». La séquestration géologique du carbone peut «apporter une contribution importante en 2030». 
­ Transports : améliorer «l'efficacité des véhicules». Les biocarburants pourraient «croître pour représenter jusqu'à 5 % voire 10 %» de la demande énergétique. Privilégier l'utilisation «du rail et des voies d'eau» par rapport à la route.
­ Bâtiment : «D'ici à 2030 environ, 30 % des émissions prévues des bâtiments peuvent être évitées.» Mais les obstacles à des constructions neuves efficaces sont «plus importants dans les pays en voie de développement». 
­ Industrie : les possibilités de réduction se situent «essentiellement dans les industries intensives en énergie». 
­ Agriculture : des pratiques agricoles peuvent «stocker le carbone dans le sol», réduire «les émissions de méthane et de protoxyde d'azote». 
Combien ça coûte
­ «Une stabilisation des concentrations en équivalent CO2 entre 535 et 590 parties par million [380 aujourd'hui, ndlr] entraînerait une diminution de 0,1 % du taux de croissance moyen annuel d'ici à 2030.» Bien moins que les dégâts du changement climatique.
 
Par Sylvestre HUET
QUOTIDIEN  Libération : samedi 5 mai 2007
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