De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
Entretien / Le candidat Vert à la municipale fera campagne sur l’urbanisme. La provence lundi 19 mars 2007.

Six ans en première ligne, ça vous forme un homme.. politique. En 2001, Cyril Di Méo n’était que le benjamin du conseil municipal mais la discrétion persistante de l’opposition socialiste a tout naturellement amené ce jeune élu des Verts à donner de la voix face à l’équipe Joissains. De plus en plus fort, de plus en plus souvent. Parti très tôt en campagne pour 2008, il pense toujours pouvoir imposer son idée de primaire de toute l’opposition. Visionnaire ou naïf ? Cyril Di Méo est en tout cas persuadé que la victoire face à Maryse Joissains passe forcément par les Verts. Vous avez proposé des primaires de toute l’opposition, de l’UDF à la LCR. Concrètement, comment est-ce que ça s’organiserait ? Encore faut-il que tout le monde adhère. Or votre proposition a été diversement reçue par les intéressés... Si cette proposition devait rester lettre morte, vous conduiriez une liste 100 % "verte" ? Avec le risque pour les Verts de ne plus être présents au conseil municipal, sauf à passer un accord entre les deux tours... Pourquoi considérez-vous la Duranne comme une catastrophe ? La question du logement relève pourtant de l’urgence... Propos recueillis
Concrètement, on peut procéder comme l’ont fait les Italiens avec des accords sur des bases programmatiques minimales, la signature du texte par les personnes qui partagent ces position et puis un scrutin ouvert à tous les Aixois inscrits sur les listes électorales.
C’est exact. La LCR nous a fait savoir que ce n’est pas trop son affaire, le PC reserve sa réponse et nous devons encore rencontrer les Radicaux de gauche. Du côté du PS, Pezet a pris position pour et Medvedowsky est contre. Enfin, François-Xavier de Peretti et l’Union pour Aix n'y sont pas défavorables. Mais pour l’instant, les élections nationales bloquent tout, c’est à la rentrée qu’il faudra relancer cette idée...
100% écologiste plutôt, sachant que nous avons déjà des discussions avec les gens de Cap 21, qui sont plutôt favorables à la démarche des primaires.
Réaliser une alliance de circonstance avec les socialistes, ça ne m’intéresse pas. Il faudrait vraiment peser et imposer une réorientation sur les transports, l’urbanisme et la démocratie locale, les thèmes sur lesquels nous avons construit une réelle expertise. Nous voulons éviter les catastrophes commises par l’équipe Picheral et ensuite l’équipe Joissains sur les transports, Sextius-Mirabeau ou la Duranne.
Parce que c’est un gâchis de territoire ! La Duranne est une excroissance de la ville qui n’est ni pensée ni structurée. Il n’y a pas d’équipement public, pas un couloir de bus, pas une piste cyclable, pas une once d’écologie dans les bâtiments. C’est un crime contre l’urbanité ! Les socialistes essaient de positionner la future campagne sur la question du logement. Nous pensons plutôt qu’il faut parler d’urbanisme et d'écologie. Ne pas seulement dire qu’on manque de logements mais savoir quelle organisation de l’espace on choisit.
Oui, mais il ne suffit pas de faire du logement social, il faut en faire dans un quartier "durable", avec une véritable mixité sociale et des espaces de vie. C’est ça que j’appelle "faire de la ville". Aix, c’est la cinquième commune de France en matière de superficie, avec 18 600 hectares. Et c’est une commune qui n’a pas changé son POS depuis 1986, ce qui signifie que la pénurie de logements est organisée... Il faut 200 hectares pour couvrir les besoins en terme de logements et c’est dérisoire à l’échelle de notre territoire ! Soit on prend la décision de vraiment structurer de nouveaux espaces urbains et on répond à la question globale, soit on fait du simulacre, comme les municipalités qui se sont succédé.
par Joël Rumello