Lu dans Le figaro d'aujourd'hui.
Dans un brûlot, Airy Routier, rédacteur en chef au «Nouvel Observateur» et conducteur sans permis, tire à boulet rouge sur la Sécurité routière et ses «excès».
Il a perdu ses douze points pour plusieurs petites infractions : téléphone au volant, un feu rouge grillé, quelques excès de vitesse. Pendant quelques temps, il n’a pas été inquiété. Et puis, Airy Routier, économiste et rédacteur en chef au «Nouvel Observateur» a été interpellé et placé en garde à vue. Il en a fait un livre, «La France sans permis», tiré à 60.000 exemplaires par Albin Michel.
Airy Routier y dénonce la politique «répressive» de la Sécurité routière qui transforme d’«honnêtes citoyens en délinquants présumés». «Les Français découvrent peu à peu qu'ils sont surveillés, épiés et sanctionnés pour des infractions mineures qui ne mettent en danger la vie de personne ; que leur propre permis est à la merci d'impondérables, qu'ils sont traités par les forces de police ou de gendarmerie comme de vrais délinquants, sans sursis, sans bienveillance, sans rémission...»
On peut se dire qu'après la gauche caviard, il y a la gauche chauffard. ..Mais le plus consternant c'est qu'un type aussi dangereux puisse s'en vanter.. faire un bouquin et s'attirer les articles de journalistes. Je me rappelle encore des deux tonneaux que j'ai fait (il y a pourtant plus de 10 ans) à cause d'un chauffard de cette espèce ayant grillé une priorité. Aussi ça m'énerve qu'un mec qui roule sans permis puisse s'en vanter dans tous les journaux. En ces temps de campagne éléctorale et de regression de la déontologie journalistique je propose qu'on fasse un permis à point pour les éditeurs et les journalistes.