De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
Ces magnifiques images sont de Andy Goldsworthy.


Nous sommes nombreux à nous êtres émerveillés devant ces oeuvres de Land art. Mais le sens en restant souvent obscur. C'est une reflexion sur ces oeuvres que propose Pierre Paliard. Il interroge l'introduction des savoir-faire agricoles et des représentations de la nature présents dans les oeuvres de Beuys, Goldsworthy, Nash, Penone. Ce que ne laisse pas supposer un titre un peu obscur malgré un sous -titre lui très clair(dommage).
Mais une fois rentré dans l'ouvrage, on sera subjugué par l'interprétation des oeuvres de Goldsworthy que l'auteur a eu l'immense chance de rencontrer. Et la reflexion sur la dimension existentielle et "mésologique " de cette oeuvre est d'une profondeur étonnante. Car même s'il n'emploie pas le mot on sent bien une philosophie tragique dans cette pratique artistique cherchant à capter l'éphémère, en réalisant des oeuvres d'une fragilité extrême et d'une puissance symbolique inouïe.On voit que philosphie écologique et art y sont intimement liés dans des oeuvres magnifiques. Le tout en redécouvrant les savoirs traditionnels ruraux.
On savourera aussi avec délice le recit des performances (délirantes pour certaines ) de Beuys avec un coyotte américain.. et ses nombreux happenings écologiques...le tout mélangé de philosphie Rose croix et Steinerienne.
On decouvrira aussi David Nash et ses bois fendus à partir de techniques artisanales ancestrales. Et Penone avec un travail du bois somptueux.
Pierre Paliard explique comment les oeuvres de Land Art s'inscrivent entre la figure de la rusticité et la post modernité néorurale. En interrogeant les divers rapports à la nature du monde rural il montre la ré-invention de la nature par ces artistes, loin des clichés qui peuplent les milieux écologiques sur une opposition stérile entre authenticité et artifice, entre ruralité et urbanité. On constate alors que le Land Art est loin d'être un culte unanime de la nature, même si nombre d'artistes donnent une dimension sacré à leur travail immergé dans la nature. On est tellement emporté qu'on aurait d'ailleurs aimé avoir un peu plus d'explications sur ces divergences philosophiques entre ces auteurs.
Un régal....
Ps On regrettera juste l'absence de Robert Smithson qui faisait du Land art monumental....(Broken Circle / Spiral Jetty)
PS 2 Pour ne rien gâcher l'auteur est aixois.
