Aix 2030 la nécessaire refondation de notre cité. Aix mérite une vision d’avenir. Aix et le Pays d’Aix sont des territoires de plus en plus attractifs. On pourrait s’en réjouir si les modalités d’accueil et d’aide aux populations suivaient …ce n’est hélas pas le cas. La venue d’ITER est représentative de cette contradiction. A ce jour rien n’est prévu pour accueillir ce réacteur de recherche. Au nom d’une vision malthusienne l’équipe municipale en place a bloqué les modifications urbaines de notre ville. La conséquence est sans appel. Aix connaît un embourgeoisement très marqué et une diminution de la jeunesse non étudiante. Les disparités sociales sont donc de plus en plus fortes. Le centre ville est transformé en musée et se coupe de ses quartiers périphériques. La ville éclate en quartiers déconnectés les uns des autres. Aix va dans un sens bien éloigné des valeurs de l’écologie politique.
La campagne municipale doit donc refuser une simple logique gestionnaire du devenir urbain d’Aix qui ne ferait qu’accompagner une exclusion des plus précaires de notre ville et une destruction de son territoire à cause d’un mitage croissant. Il faut proposer un Aix renouvelé pour 2030. Il faut pour cela construire massivement des logements dans les 25 ans sur le territoire de la commune d’Aix en Provence, avec priorité aux logements sociaux, intermédiaires et étudiants. Il faut refuser le mitage du territoire et donc favoriser une ville « rassemblée » où la spécialisation (commerce, habitat, lieu de travail, lieux culturels ) sera réduite. Il faut refuser l’hyper-centralité du centre ville et relier l’ensemble des quartiers à la ville. Une politique ambitieuse en matière de transport est à adopter d’urgence pour éviter l’asphyxie d’Aix. Avec des procédures de participation citoyenne inspirées de la démocratie participative, il faut recréer des pôles urbains « intenses ». En s’inspirant des réussites européennes ( Malmö, Eco ZAC, eco-quartiers Grenoble, Fribourg...) de véritables éco-quartiers durables doivent être construits à Aix. Le tout en préservant les zones naturelles exceptionnelles qui restent dans le pays d’Aix. La décroissance de l’empreinte écologique de la ville doit inspirer un urbanisme repensé autour du déplacement, de la mixité sociale, de l’accès à tous de la ville et d’une culture partagée et non pas élitiste. Construire enfin en pensant que la ville doit être conçue en donnant une priorité au handicap. Il faut aménager l’espace pour le rendre accessible aux personnes qui sont les plus vulnérables ( piétons, cyclistes, personnes âgées, usagers du transport collectif ) qui sont systématiquement sacrifiées à la voiture.
Faire une ville écologiste qui sorte du tout automobile tel est mon rêve.