De l'Air pour Aix
Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
Une tribune plus qu'angoissante dans le monde...d'un journaliste réputé..(avec mes commentaires)
Le passé ne reviendra pas
Hervé Kempf, Le Monde,
Attention, le discours qui suit est radicalement contraire au discours dominant. (pas si sur) Respirez... > > Trois idées :
> > 1. La crise économique est une bonne nouvelle. (surement pas !!) Imaginez ce qui serait arrivé si le produit intérieur brut (PIB) de la Chine avait continué à croître de 10 % l'an, celui des Etats-Unis de 5 %, celui de l'Europe de 2,5 %. Les émissions de gaz à effet de serre auraient rapidement atteint le seuil faisant basculer dans l'irréparable le changement climatique ; l'effondrement de la biodiversité se serait accéléré, précipitant la société humaine dans un chaos indescriptible. En stoppant cette croissance folle du PIB mondial, la « crise économique » permet d'atténuer les assauts de l'humanité sur la biosphère, de gagner du temps et de réfléchir à notre réorientation. (Les chinois et indiens n'ont donc pas droit de connaitre le développemnt industriel..drôle de conception de l'égalité) Pas un mot pour les 2 200 000 chômeurs les 50 000 intérimaires au chômage...Vive la crise ça les poussera à réfléchir... D'ailleurs hervé Kempf au nom de la crise à renoncé à son salaire du Monde..pour réfléchir à d'autres façon de vivre (lol)
> > 2. La crise, sinon son moment, était prévisible pour les Etats-Unis mais aussi pour la Chine. (et bien oui..pour qui dénonce la financiarisation de l'économie) L'auteur de ces lignes écrivait en 2006 : « Nous sommes entrés dans un état de crise écologique durable et planétaire. Elle devrait se traduire par un ébranlement prochain du système économique mondial. (inversion de la cause.. ce n'est hélas pas une crise écologique qui a créé la crise financière.. la création artificielle de valeur par la finance déconnecté de la création de valeur est la cause de cette crise..) Les amorces possibles pourraient s'allumer dans l'économie arrivant à la saturation et se heurtant aux limites de la biosphère : un arrêt de la croissance de l'économie américaine, minée par ses trois déficits géants, de la balance commerciale, du budget, de l'endettement interne. (où est le problème environemental ??) Comme un toxicomane qui ne tient debout qu'à coups de doses répétées, les Etats-Unis, drogués de surconsommation, (bien sur mais l'overdose de surprofit.. pourquoi ne pas en parler. Il suffit de voir le partage de la VA qui a gagné 10 point en 20 ans..??? pas un mot.) titubent avant l'affaissement ; un fort freinage de la croissance chinoise, sachant qu'il est impossible qu'elle tienne durablement un rythme de croissance annuel très élevé. (Pourquoi ? Comme s'il y avait une loi naturelle de l'économie...) Depuis 1978, la Chine a connu une croissance annuelle de son économie de 9,4 %. Le Japon est un précédent à ne pas oublier : vingt ans de croissance stupéfiante, puis l'entrée en stagnation durable au début des années 1990. (pour des causes financières et mafieuses et en rien écologiques )» Veuillez pardonner ce rappel. Il ne vise qu'à asseoir le pronostic que voici : l'économie mondiale ne « repartira » pas comme avant, la croissance mondiale du PIB ne reviendra pas à 5 %, (c'est à dire pendant les trente glorieuses ..??) l'expansion très rapide de la Chine et de l'Inde est finie. Il nous faut dessiner un monde nouveau, une autre économie, une autre société, inspirés par l'écologie, la justice et le souci du bien commun. (Bien sûr..mais quand on se trompe d'analyse ça pose problème..car le point premier c'est l'arret de la financiarisation ). hélas la planète est détruite par le capitalisme mais ce ne sont pas les limites naturelles qui poussent à sa crise. Ressources naturelles et pollution sont bien une limite du régime d'accumulation....mais n'en sont pas la contradiction première....
> > 3. Que faire ? Arrêter de singer Keynes et de se croire en 1929 quand on est en 2009 : la dépense, l'endettement, l'inflation, ne sont pas la solution. (Pourquoi ?? La dépense publique est necessaire quand elle est vertueuse investissement dans les infrastructures environnementales ou sociales, l'endettement est necessaire pour les classes populaires qui sinon n'auront pas accès à la consommation si ellles doivent avoir une épargne préalable pour acheter un logement..ou autre (les crédits à la consommation courante sont différents bien sur), l'inflation n'est pas un mal en soit..si H Kempf avait lu Keynes il saurait d'ailleurs que l'inflation c'est l'euthanasie des rentiers et donc des capitalistes..lui qui veut sortir du capitalisme il saurait que c'est le discours libéral qui a fait de l'inflation un épouvantail (en désindexant dans un premier temps les salaires de l'inflation) pour la rendre insupportable aux salariés) mais dans le but principal de rétablir la rentabilité de la fiance et de l'épargne...Quelle belle orthodoxie monétariste....pour quelqu'un qui se veut contre les dicours dominants....il est juste en plein dans le coeur du paradigme libéral friedmanien... Replâtrer l'édifice ne réparera pas des fondations ruinées. Il importe au contraire d'opérer une redistribution de la richesse collective en direction des pauvres (et oui) ; l'outil pourrait en être le revenu maximal admissible (RMA). La réduction de l'inégalité aidera aussi à changer le modèle culturel de surconsommation, (encore un souci d'analyse de ne voir le problème que par les revenus et non par le partage de la Valeur ajoutée. C' est d'abord un taux de profit maximum qu'il faudrait imposer... et ensuite un écart interdécile des revenus (patrimoine compris) maximum. ) et rendra supportables les baisses nécessaires et inéluctables de la consommation matérielle et de la consommation d'énergie dans les pays riches. Autre exigence : orienter l'activité humaine vers les domaines à faible impact écologique, mais créateurs d'emploi, et où les besoins sont immenses : santé, éducation, culture, énergie économe, agriculture, transports collectifs, nature. (orienter comment car là où il faudra bien faire des dépenses publiques non (voir en financer certaines par endettement) ?? ce qui est un contradiction avec les propos juste au dessus)
> > Facile ? Non. Mais plus réaliste que de croire possible le retour à l'ordre ancien, celui d'avant 2007.
On retrouve donc chez Hervé Kempf les lieux communs du discours décroissanciste..(même s'il rejette cette notion) car hélas il passe à côté d'une analyse économique sérieuse du système économique et de sa crise. (Quand on lit la teneurs des propos des économistes du Monde on peut comprendre son problème..mais il y a d'autresé conomistes) Pour dire simple..il ne comprend pas le rôle central de la monnaie et de l'endettement ..ce qui se comprend s'il rejette Keynes...(dont c'est vrai il n'a pas trouvé de nombreux défenseurs dans son journal mais il peut lire autre chose). Et il ne voit l'appareil productif que par la consommation et les revenus des ménages... c'est un peu comme un garagiste qui décrirait un moteur en regardant le pot d'échappement. On ne peut que conseiller à Hervé Kempf d'aller lire la très bonne analyse de la crise proposée par Michel Husson sur son blog http://hussonet.free.fr/toxicap.pdf link... http://hussonet.free.fr/parvainp.pdf linkIl verra qu'on ne peut faire l'impasse sur la répartition de la valeur ajoutée et des gains de productivité...Pourtant au coeur de l'analyse de cette crise.
Dans la famille des "VIVE LA CRISE" voilà un autre délire de Segolène Royal..qui noux explique avec la pire essentialisation anti-féministe, que ça va profiter aux femmes !!! Sarko a vraiment de longs jours devant lui avec des socialistes aussi nuls...<br />
Royal: «La crise peut être une opportunité pour les femmes»<br />
Selon la socialiste, les femmes ont «une gestion plus prudente, plus concrète». Même si, selon l'ex-candidate à l'Elysée, elles sont plus affectées que les hommes par la crise, car «on a licencié en priorité les temps partiels et les emplois les moins qualifiés, en majorité occupés par les femmes».<br />
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Ségolène Royal plaide pour que les entreprises fassent plus confiance aux qualités de gestionnaires des femmes, qui font preuve selon elles de plus de prudence et d'une "audace mesurée", dans un entretien à paraître dimanche dans La Dépêche du Midi.<br />
"Je pense que paradoxalement, la crise peut être une opportunité pour les femmes (...). Les hommes ont pris des risques insensés. Les femmes ont une gestion plus prudente, plus concrète", a dit l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, à l'occasion de la Journée internationale des femmes.<br />
"C'est un argument qui peut peser en leur faveur dans cette période troublée. Elles savent faire preuve d'audace mesurée", insiste-t-elle. "La crise peut leur permettre d'utiliser ces qualités dans les domaines économiques et environnementaux."<br />
La crise actuelle affecte beaucoup les femmes car, affirme-t-elle, "on a licencié en priorité les temps partiels et les emplois les moins qualifiés qui sont en majorité occupés par les femmes. On dénombre 27% de plus de chômeuses que de chômeurs. Il n'y a que 28% de femmes parmi les dirigeants de PME".<br />
Quant à la nécessité d'une journée de la femme en France, Ségolène Royal juge que "la reconnaissance de la place des femmes" est "meilleure", mais "insuffisante", par exemple en ce qui concerne "la parité, loin d'être acquise".<br />
Par ailleurs, selon Royal, il faut encore faire un effort sur la contraception. "Le problème des grossesses non désirées chez les très jeunes, souvent suivies d'une IVG, est loin d'être résolu. Dans ma région, je mets en place l'accès gratuit à la contraception et à la pilule du lendemain dans tous les lycées et tous les centres de formation des apprentis", précise la présidente de Poitou-Charentes.<br />
(Source AFP)<br />