De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
Le Vatican vient de rétrécir, une fois de plus, son champ de vision sociale en décrétant que les dérèglements environnementaux et leurs conséquences négatives sur la fertilité masculine son dus à la pilule utilisée par les femmes en milieu occidental. Ce moyen de contraception est en effet accusé par Pedro José Maria Simon Castellvi, président de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques, de provoquer en Occident une "pollution environnementale" responsable "de l’infertilité masculine (marquée par une baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l’homme)". D’après les théories exposées ce samedi 03 janvier dans le journal du Vatican, l’Observatoire Romano, la pilule contraceptive "en relâchant des tonnes d’hormones dans la nature" à travers les urines des femmes qui l’utilisent, est coupable "des effets dévastateurs sur l’environnement".
Au nom de l’Humanae Vitae
La pilule comme adversaire des droits humains
Non seulement la pilule corrompt les esprits, pollue l’environnement et rend les hommes infertiles, mais elle porte atteinte aux droits fondamentaux d’après l’article de Castellvi. "En ce soixantième anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme, elle viole au moins cinq droits de l’homme importants : le droit à la vie, le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à l’information et le droit à l’égalité entre les sexes". D’autant plus meurtrière, la pilule progestative est associée au RU 486 qui "assassine" les fœtus ! "L’embryon, même dans ses premiers jours, est différent d’un ovule … et si rien ne l’en empêche, il finit, neuf mois plus tard par sortir du ventre maternel, prêt à dévorer des litres de lait" déclare Castellvi dans le même article.
En route pour une nouvelle croisade contre l’émancipation féminine, Benoît XVI et son équipe franchissent un stade supplémentaire en tentant de donner des fondements écologiques et scientifiques aux doctrines du Vatican, et d’étendre leur influence en empiétant à nouveau sur l’espace public, au-delà du seuil alloué à la foi.
Nathalie Szuchendler
jeudi 8 janvier 2009
Ps j'ai entendu ces arguments chez certains verts paca....