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De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.

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Le sida fléau de Dieu..pour Ellul

Un décroissant surfant sur ce blog me signale pour confirmer mon propos sur Ellul l'article suivant.

Ellul dans Réforme du 21 mars 1987

 

 

Sur l'origine du sida

 Lorsque au tout début de l'apparition du sida, on a cru que c'était une maladie spécifique des homosexuels et des drogués, certains ont déclaré que c'était une punition pour leur vice. Bien entendu, je ne puis être d'accord, cependant aujourd'hui, où l'on sait que le sida atteint n'importe qui par contagion, je ne puis m'em­pêcher de poser une autre question morale. Il faut partir de deux constats. Le premier, c'est que le sida est une maladie nouvelle. [...] Le second constat, c'est que le sida est bien une maladie sexuellement transmissible, donc qu'il a, avant tout, à faire avec la vie sexuelle. Normale ou pas.

 Mais alors je mets cette apparition en relation avec ce qu est devenue la sexualité dans notre société. Nous assistons depuis vingt ans à une érotisation démente de notre culture occidentale. Toute « progression » dans ce domaine entretient l'enthousiasme d'un grand nom­bre d'artistes et d'intellectuels, comme une conquête de la liberté et une victoire contre des tabous désuets. L'homosexualité, c'est très bien. L'inceste aussi. Récem­ment, films et romans ont fait l'apologie de l'inceste. La pilule permet à des filles de douze ans de faire l'amour sans crainte. « L'amour en rond » devient une expérience respectable, et l'échange des couples aussi. On ne voit pas pourquoi on poursuivrait les pédophiles, « Si ça fait plaisir aux enfants », comme il fut dit dans un procès célèbre. Plus possible de voir un film ou un téléfilm sans devoir absorber une scène érotique. Même Si elle n'apporte nen au film. Elle est obligatoire. On sent que le metteur en scène a peur de passer pour rétro­grade s'il ne colle pas dans son oeuvre une séquence de coucherie, et, bien entendu, une autre de nudité intégralement à la publicité télévisée, elle devient de plus en plus obscène, et parfois franchement pornographi­que, sans aucun rapport avec le produit présenté. Bien entendu, tous les spécialistes fondent d'émerveillement devant les « clips », et, à partir de là, la publicité devient un « art nouveau ». Quant à la musique le bard rock, avec ses trémoussements reproduisant l'orgasme, elle fait de plus en plus partie de cet univers.

 Dans ce climat, la vie de l'homme occidental est obsédée par le sexe. Les relations multiples font qu'il n'y a plus aucun interdit, aucune réserve, aucune règle. Or c'est dans ce milieu que le sida éclate. Bien plus redou­table que la syphilis, encore que celle ci, après qu'on l'a crue maîtrisée, s'étende à nouveau rapidement I J'en viens donc à supposer que l'apparition du virus du sida n'est pas un hasard I Ce serait la réponse à notre hyper­sexualisation, à notre dérèglement général, à notre er­reur fondamentale de « confondre la possibilité de faire n'importe quoi, en matière de sexualité, avec la liberté « Vous avez voulu enfreindre toutes les règles, avoir une indé­pendance illimitée ? Eh bien I vous allez en payer le prix. »Parce qu'on n'a rien sans risque. Je précise qu'il ne s'agit pas ici de la «  punition » d'un « péché » particulier (la drogue, par exemple), mais de la contrepartie à l'atti­tude de toute une société.

 Punition ? Péché ? Nous voilà donc dans le « reli­gieux »  Et pourquoi pas ? Je crois que Dieu, qui ne conduit pas chaque homme mécaniquement, qui n'est pas le fabricant permanent de toute l'histoire, inter­vient parfois aussi pour châtier. Il ne s'agit pas de revenir à l'image du Dieu de colère et du père Fouettard, mais de relire certains textes bibliques, où Dieu n'est pas, mais intervient comme un vengeur ou un juge. Il s'agit de prendre au sérieux Babel et Sodome. Nous constatons alors, que dans la Bible, l'intervention divine a lieu quand l'inhumanité, quand le « mal », moral ou physique, dépassent les bornes. Dieu provoque un événement approprié à cet excès d'inhumanité, qui développera ses effets par lui-même et placera l'homme devant le choix se repentir ou mourir « Je mets devant toi le Bien et la Vie, ou le mal et la mort Choisis la Vie, afin que tu vives. » Mais la vie suppose non une morale automatique et toute faite, mais avant tout que l'homme cesse de faire l’œuvre du serpent en appelant Bien ce qui est mal, Mal (ou de nos jours : absurde) ce qui est Bien.

 Nous sommes dans cette occurrence. Je suis convaincu que l'apparition de l'insaisissable virus du sida corres­pond à cet ordre d'action de Dieu. S'il en est ainsi, alors la première réponse est la désintoxication du sexuel, le respect des choses sexuelles et de normes que les « sociétés primitives » connaissent déjà. Je suis presque certain que la Chine populaire, avec sa morale rigoureuse, échappera au sida ? Je crois fermement que le vrai re­mède épidémiologique, ce n'est pas le préservatif, mais le retour à une morale sexuelle raisonnable.

Et après vous me direz pas que Ellul n'était pas profondémment réactionnaire...

Ps l'assimilation implicite de l'homosexualité à la pédophilie est vraiment une horreur...

 

 

 

 

 

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