De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.
Défaite du New Labour, défaite du SPD allemand , défaite du Pd italien...et anémie du Ps français... La gauche européenne n'est pas belle à voir... La faute à la droitisation de ces partis pour certain..la faute à leur incapacité à construire une vraie sociale démocratie réductrice des inégalités pour d'autres. La discussion n'est hélas pas ouverte.....en France....au plus grand profit des droites européennes. Quelles que soient les réponses apportées on ne pourra échapper à cette question : comment refonder la sociale démocratie européenne ? comment réinventer un progressisme en Europe au moment où les Etats Providences sont au bout du rouleau....
En décrivant les résultats des municipales en Angleterre et au Pays de Galles comme «décevants», le Premier ministre britannique Gordon Brown manie la litote. A en croire plus d’un militant travailliste, «catastrophique» constituerait ainsi un adjectif plus adéquat pour décrire la déculottée du Labour aux élections locales du 1er mai. Avec 24 % des votes en sa faveur, contre 44 % pour l’opposition conservatrice, le parti au pouvoir enregistre son pire score depuis 1968, passant ainsi en troisième position derrière le Parti libéral-démocrate, qui affiche 25 % de votes.
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Atout tory. Si les préférences électorales des municipales venaient à se reproduire lors des législatives, prévues pour 2010, le conservateur David Cameron deviendrait le prochain Premier ministre britannique. Un scénario envisageable si l’on en croit le dernier sondage ICM réalisé pour la BBC, qui montre que 68 % des personnes interrogées considèrent le leader tory comme un atout pour son parti, contre 43 % pour Nick Clegg, chef de file des libéraux-démocrates, et 42 % pour Gordon Brown. «Je pense que ces résultats ne constituent pas simplement un vote de réaction contre Gordon Brown et son gouvernement, mais qu’il s’agit d’un vote de confiance à l’égard des conservateurs», a d’ailleurs déclaré hier matin Cameron.
Car même si les analystes politiques répètent à l’envi - et à juste titre - que les résultats d’élections municipales ne peuvent jamais complètement refléter les préférences au niveau national, telles qu’elles s’expriment notamment lors des législatives, reste que Gordon Brown a du souci à se faire. La remarque du porte-parole conservateur Eric Pickles, selon laquelle le Parti travailliste «est en train d’entamer la fin de son cycle de vie naturel» au gouvernement, a de fait des accents de vérité qui dépasse la simple propagande électorale. Pour preuve, l’analyse n’est pas très différente du côté travailliste : le député Derek Wyatt a ainsi décrit les résultats comme l’entrée du gouvernement de Gordon Brown dans «sa phase John Major», comparant les résultats de vendredi à ceux enregistrés par le gouvernement conservateur aux municipales de 1995, deux ans avant que Major, alors Premier ministre, ne perde face à Tony Blair.
Pour autant, tout n’est pas perdu pour les travaillistes : leurs deux précédentes défaites municipales, en 2000 et 2004, ne les ont ainsi pas empêchés de se maintenir au pouvoir en remportant les élections générales de 2001 et 2005. Gordon Brown, censé «fêter» le premier anniversaire de son arrivée à la tête du gouvernement le mois prochain, a néanmoins du pain sur la planche. Il devra travailler dur dans les mois qui viennent pour tenter de rétablir la réputation de compétence économique qu’il avait acquise en dix ans lorsqu’il était aux Finances. Car si les bons résultats économiques de la Grande-Bretagne, entre 1997 et 2007, expliquent en grande partie les trois dernières victoires travaillistes aux élections parlementaires, et le maintien au pouvoir du Labour ces onze dernières années, nul doute que le climat de crise actuel a pesé sur ce scrutin.
«Montrer la voie». «Mon travail consiste à être à l’écoute et à montrer la voie, et c’est ce que je vais faire», a déclaré Gordon Brown hier. Sa principale mission dans les mois à venir sera ainsi de convaincre les Britanniques qu’il est capable d’apporter des solutions à la montée des prix de l’essence et de la nourriture, et de mettre un terme à la récente instabilité financière, particulièrement inquiétante dans un pays dont la bonne santé économique dépend en grande partie du secteur financier.