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De l'Air pour Aix Les miasmes de la vie politique municipale aixoise et de deux mandats de l’équipe sortante rendent l’air irrespirable. Il est temps d’ouvrir portes et fenêtres et de proposer une nouvelle respiration à Aix et ses habitants.

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éCO2graphie, Petit à petit, la France jette ses lingettes à la poubelle


Par la rédaction de TERRA ECONOMICA
QUOTIDIEN : mercredi 9 avril 2008
Méfiance, elle est partout. Elle sert à tout et existe sous d’innombrables formes. Nettoyante, dépoussiérante, démaquillante, déodorante, intime, rafraîchissante, pour appliquer la crème solaire, pour laver les vitres, les écrans, les lunettes, les fesses du petit dernier, et même pour débarbouiller Médor. En moins d’une décennie, le marché de la lingette a explosé. Presque inexistante dans les foyers français avant 2000, la serviette nettoyante était adoptée par quatre foyers sur dix en 2005. Pratique et hygiénique, la lingette n’a même plus besoin d’eau. Un simple coup sur l’espace à lustrer et zou, direction la poubelle !

Incinérateur. Mais, depuis quelque temps, la lingette d’entretien de la maison - le tiers du marché de ce produit - a moins la cote. En 2007, la moyenne est ainsi tombée à trois foyers utilisateurs sur dix. Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, car les arguments écologiques contre ce symbole du jetable et de l’usage unique ne manquent pas. Selon une étude de l’Observatoire de la consommation durable, à Bruxelles, un foyer qui utiliserait des lingettes pour nettoyer la maison du sol au plafond et s’humecter des pieds à la tête, produirait un surplus de 58 kg de déchets par an. Lesquels filent ensuite directement à l’incinérateur, car la serviette jetable ne se recycle pas, ou très peu. «Cette étude ne correspond pas aux habitudes des consommateurs», défend Alain de Cordemoy, le président de l’Afise (l’Association française des industries de la détergence, de l’entretien et des produits d’hygiène industrielle), qui met en avant le fait qu’un ménage n’abandonne jamais totalement la serpillière et le gant de toilette pour le tout lingettes.

D’ailleurs, d’après les statistiques de l’association, un foyer utilisateur ne bazarde en moyenne que sept lingettes par semaine. Lesquelles ne pèseraient que «0,05 % des ordures ménagères», insiste Alain de Cordemoy. Agacée par le mauvais procès fait à la lingette, l’Afise commande donc, en 2004, l’analyse du cycle de vie de la lingette version «nettoyage du sol» et la met en compétition avec ses rivaux, le spray et les produits en flacon.

«Aucun n’est meilleur». L’enquête, conduite par le spécialiste Ecobilan, aboutit à des conclusions mitigées : «Aucun des produits ne peut être qualifié de meilleur pour l’environnement sur tous les indicateurs.» Chacun possède des points forts et des points faibles. La lingette gaspille 3 fois moins d’eau que ses concurrents, mais elle produit 3 fois plus de déchets ménagers que le spray et 6 fois plus que les liquides. Rien n’est tout vert ou tout blanc au pays de la lingette.

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