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Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

Marié, père de 2 enfants

 

Conseiler municipal d'opposition de 2001 à 2008

Militant socialiste

Engagé aux côtés d'Edouard Baldo

 

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Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 13:57

Ce Week end on a causé décroissance à la fête des Verts 13. J'ai eu la tristesse de constater que lorsque je posais le problème de la socialisation de la richesse via sa monétarisation pour les systèmes de santé et de retraite ...certains m'ont vanté les mérites des systèmes de solidarité africains.. qui eux s'occupent de leurs vieux et n'ont pas besoin d'une grosse machine économique comme nous ? Il me semble y avoir là une forme d'ethnocentrisme inversé ? Je dois dire que j'arrive pas à accepter cet argument qui idéalise les sociétés traditionnelles et les systèmes de protection basées sur des dépendances communautaires. Certes il y a des solidarités fortes dans les sociétés africaines mais elles s'accompagnent d'un refus de la liberté individuelle que peu accepteraient..

Certains ont aussi expliqué que de toute façon c'était la fin du travail et que donc il n'y avait rien à sauver du salariat....Et donc il fallait accepter que la sortie de l'économie se traduise par une nouvelle civilisation.

Je ne peux que renvoyer à ce très bon texte de Jean Marie qui montre les risques d'un certain discours sur la fin du travail et de l'éclatement des systèmes de solidarité renvoie les plus précaires à des systèmes déconnéctés du salariat.

http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/sante/ps-allocuniv.pdf.

PS J'ai aussi été extrêmement déçu que la réalisatrice du documentaire "Les objecteur de croissance", H Liout, refuse de répondre sur le fond au sens qu'elle donnait à la longue citation de Théodore Kacszinscki (alias Unabomber) qui a écrit "la Nef des fous " et qu'elle cite au début du documentaire. Unabomber explique que les luttes sociales et féministes sont inutiles car de toute façon le paquebot  -société va droit sur les icebergs.. dans son bouquin "Manifeste contre la société industrielle" il va même jusqu'à expliquer que c'est à cause d'une gauche américaine qui défend les droits des minorités et des femmes que tout fout le camp... Et c'est pour cela qu'il passe au terrorisme. La teneur du propos devrait quand même susciter la discussion. Quand on sait que H R Martin coauteur du documentaire cite abondamment Unabomber dans ses bouquins cela interroge. Et on serait en droit d'attendre une réponse. ....Hélas rien de tel..

Les décroissants refusent globalement de jouer le jeu normal du débat. La non réponse de Cheynet à la Tribune de Politis est caricaturale, il y parle de tout sauf de la question posée et fait des attaques personnnelles. La position de H Liout ce week end l'est aussi..de même que le refus de débattre de Bruno Clementin (qui a annulé le débat que nous devions faire ensemble à un forum social local..quand il a eu connaissance de ce blog et de mon bouquin) .. C'est vrai que la posture consistant à critiquer la croissance est plus facile à tenir...

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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 22:52

C'est un bouquin très intéressant que propose Jean Jacob. Son contenu insère une critique de la décroissance dans une reflexion sur le mouvement alternatif et altermondialiste mondial. Par ce travail il essaie de montrer les quelques racines antimondialistes présentes dans l'altermondialisme. Ce phénomène  se voit beaucoup plus à l'étranger qu'en France..du moins jusqu'à ce qu'apparaissent les decroissants français. Il retrace avec l'histoire de Ecoropa et l'IFG la propagation d'un refus de la mondialisation au nom de la terre qui c'est bien connue ne ment pas, au nom d'un localisme fermé. Il montre comment de M Raoul Jennar à Agnes Roche en passant par Teddy Goldsmith Arne Naess, Vandana Shiva, Charlene Spretnak, Jerry Mandler, Peter Berg, James Lovelock, Walden Bello,  une nébuleuse d'écologistes fondamentalistes partisans de l'écologie profonde sont à l'origine d'une partie du mouvement Alter mondial. Il montre comment c'est l'échange, pour la déculturation qu'il produit, qui engendre chez ces auteurs une critique de la mondialisation dans certains cercles. Il explique comment c'est au nom d'un passé idéalisé que certain refusent la mondialisation. La tradition et le refus de la modernité comme une des sources de la mouvance alternative c'est un phénomène que décrit l'auteur.  C'est l'antimondialisme de certains conservateurs que le bouquin met à jour.

La deuxième partie du bouquin montre comment ces racines "réactionnaires" (l'auteur utilise aussi ce terme sans complexes) irriguent les thèses de la décroissance française chez Pierre Rabhi, Teddy Goldsmith, L'écologiste, Helena Norberg Hodge, François de Ravignan, Jacques Grinevald, Majid Rahnema, les communautés Lanza Del vasto.... Et on pourrait signer la quasi intégralité de cette partie. Mais là où le propos perd de la pertinence c'est lorsqu'il sauve le Journal La décroissance du lot... et qu'il considère que du coup la décroissance n'est pas toutes les horreurs qu'il nous a décrit dans les 210 pages qui précèdent.. Le 360 degré est un peu dur à comprendre.  C'est vrai qu'il écrit dans ce même journal.. ça doit aider à rendre indulgent... Mais ça décrédibilise le propos car il oublie alors de voir que tous les antimondialistes "réactionnaires" (d'après ses mots) qu'il décrit et critique (Rabhi, Grinevald, Rahnema, H R Martin...) sont dans l'ours du journal dans lequel il écrit...

Un bouquin à lire donc ..mais sans les 5 dernières pages ( de 217 à 222).

 

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24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 12:37

Suite à notre Tribune dans Politis Vincent Cheynet fait cette semaine une non réponse dans Politis (copie ci jointe).

Après avoir tartiné sur l'existence d'une crise écologique et les méfaits de la croissance, position que nous partageons avec Jean Marie, Vincent Cheynet ne répond pas .. aux questions que nous posons.

Pour que cela soit plus facile je vais donc en re-écrire clairement quelques unes.

1) En parlant d'oxymores : du développement durable, du commerce équitable, de l'économie sociale et solidaire ...cela revient à considérer que par nature, par essence l'économie ne peut pas être sociale et solidaire, le développement durable et le commerce équitable. Cela revient à se priver de l'idée d' alternatives économiques possibles au capitalisme existant. Cela ne correspond il pas à une essentialisation de l'économie du commerce et du développement dangereuse ? N'est ce pas une voie risquée  qui revient à se priver d'une alternative économique au capitalisme actuel ?

2) La monnaie n'est pas un outil capitaliste c'est un vecteur de cohésion sociale (Aglietta). L'usage capitaliste de la monnaie n'est pas à confondre avec l'existence de monnaie. Le refus du monétaire est basé sur une fausse représentation de la monnaie. Et la monnaie est le vecteur d'une socialisation de la richesse dans nos sociétés. Comment peut on assurer une socialisation des richesses dans un système non monétaire souhaité par les décroissants ? La confusion entre monétarisation et marchandisation ne s'appuie t'elle pas sur une idéalisation des systèmes de don et de troc ?? La solidarité hors du monétaire peut elle être égalitaire, peut elle sortir des solidarités familliales ou communautaires ? Comment faire une sécurité sociale, un système de retraite si on sort d'une économie monétaire pour une société d'auto-production, de troc..etc..? Comment peut on de manière cohérente défendre les services publics et refuser la monétarisation sur laquelle (via les prélèvements obligatoires) ils sont assis...??

3) N'y a t'il pas danger à vanter les vertus de la pauvreté volontaire dans un moment où le capitalisme crée beaucoup de précarisation et de pauvreté subie ? En incitant à la sortie du système ne fait on pas le jeu d'un système qui exclu de plus en plus de personnes..? Avec la décroissance on donne certes à des personnes des façons de survivre mais ne faut il pas porter le combat sur de nouvelles règles sociales empechant le "précariat" ? Le capitalisme est encadré dans un système institutionnel diraient les régulationnistes. Quel est le système social proné par les décroissants ? Quelle est la forme de protection sociale, de contrat de travail, de mécanismes de répartition des gains de productivité souhaités par les décroissants.  

4) Est il possible que les décroissants sortent du système binaire où tous ceux qui ne sont pas pour la décroissance  sont pour la croissance ? Dans l'histoire de la pensée économique .. il est clair que la critique de la croissance est présente dans la pensée écologique depuis de nombreuses années..Denis Clerc retrace dans son article "De l'état stationnaire à la décroissance un concept  flou (in L'économie politique avril 2004) cette généalogie partant des physiocrates  et de nombreux autres économistes... Même les institutions internationales ont inventé des indicateurs alternatifs à la croissance depuis de nombreuses années. Par exemple l'indice de développement humain qui mesure le degré de richesse, le taux de scolarisation et l'espérance de vie... Cet indicateur n'est pas complet ni totalement satisfaisant mais de grace ne faisons pas croire que la discussion est entre croissance et décroissance...Ce serait méconnaitre plusieurs siècles de débats intellectuels dans la philosophie et la pensée économiques...

Mais bon..c'est vrai qu'il est plus facile de faire de l'invective et des attaques personnelles virulentes (ce que notre tribune ne faisait pas). Nos questions avec Jean Marie sont portées dans le souci de faire converger luttes sociales et luttes écologistes... On a le droit d'être utopiste non ?

 

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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 22:27

Les mels reçus étant privé je ne peux pas les mettre sur ce blog. Je me permets quand même de répondre à quelques propos parmi les nombreux mels reçus. (Evidemment que ces propos n'engagent pas Jean Marie)

 1) La tribune serait une défense forcenée de l'Etat. Nombre de décroissants m'envoient des mels expliquant tous les méfaits de l'Etat. Je me permets d'abord de signaler que la question n’est pas celle de l’Etat d’ailleurs nombre de redistributions le sont dans le cadre du paritarisme c’est à dire de la cogestion syndicats de salariés et de patrons…mais celle de la socialisation de la richesse. En clair comment fait on de la solidarité pour les retraités, les malades dans une société sortie de l'économie et du monétaire ?  

2) La critique de l'Etat est facile. J'en partage une partie notamment sur son accaparemment par certaines castes (X, ENA..) L'Etat peut donc polluer et amener à la pollution. Certes mais c’est aussi au nom du refus de l’Etat que l’on pollue sans contrainte..dans d'autres endroits.  Là où certaines règles contraignantes contre la pollution existent c’est "parfois" grâce à l’Etat. L'anarchisme de certains décroissants est légitime même si je ne le partage pas. Mais  je pense que refuser l’Etat au moment où les multinationales le démantèle est dangereux. De plus des pays sans Etat Providence comme les Etats Unis, etc détruisent la planète….Alors tout faire porter à l'Etat est à mon avis assez peu pertinent.

3) Notre définition de la richesse est monétaire et donc fausse . Il faut donc sortir de la monnaie. J'ai bien lu, fut un temps, J Duboin, la grande relève et sa théorie distributiviste (seule reflexion sérieuse sur la disparition de la monnaie) ..mais je n'y crois pas . Je pense comme Aglietta et Orléan que la monnaie est présente dans tout ordre social. ( Même dans les camps de concentration Primo Levi décrit des formes de quasi monnaie.) Les travaux de Jerome Blanc en anthropologie économique sont super interessants sur ces sujets. La monnaie est un outil de canalisation de la violence et de pacification sociale. Il ne faut pas confondre monnaie et forme capitaliste de la monnaie. La conception anti monétaire réduisant la monnaie à une simple fonction capitaliste et utilitaire est la version la plus libérale qui soit.  

4) D'après certains il faut critiquer l'Etat Providence car c'est de l'occidentalisme. Sur le caractère limité du périmètre de l’Etat Providence je rejoins son caractère limité géographiquement .. mais c’est pas l’Etat Providence que je défends c’est une socialisation collective des richesses. Et pour cela il faut une forme monétaire pour faire circuler à grande échelle les biens. Je ne crois pas qu’avec l'augmentation de l’espérance de vie, la demande de soin croissante on puisse passer par d’autres solidarité pour assurer la fin de vie ou la santé… Relisant Ellul récemment dans les nouveaux possédés il reprend cette thèse décroissante il y a solidarité anonyme et "étatique" quand toutes les formes familiales ou communautaires ont explosés..et il le regrette. Comment font ceux qui sont sans famille ? Paul ariès le dit avec une certaine honneteté dans le dernier numéro de la decroissance il n'a pas été très suivi par les décroissants dans sa lutte contre le CPE.

 5) Certains nous accusent dans l'article de substantialiser l'économie. Je suis au regret de dire qu'ils ont compris l'inverse du propos. L'idée est de dire que toutes les sociétés ont des système de création, de circulation, de redistribution et d'échange de richesse. Mais ces formes sont historiquement et culturellement différentes selon l'époque et le lieu. Et toutes les sociétés ont des définitions différentes de  ce qu'elle estime être une  richesse. Il est clair qu'une société sans système économique n'existe pas... Même les ordres religieux que certains decroissants qui m'écrivent semblent concevoir comme des systèmesa-économiques sont basés sur des créations de richesse, une hiérarchie dans sa répartition et des formes de circulation particulière. C'est comme les liens sociaux ou politiques toutes les sociétés sont organisées par ces types de relation qui prennent des formes historiques diffèrentes. L'économie peut prendre d'autres formes que le capitalisme..

6) L'article défendrait une vision monolithique de l'économie. Il n'y a rien de tel dans le texte...Et on considère justement qu'il y a au sein de l'économie des courants hétérodoxes...qui justifient que l'on ne confonde pas science économique et libéralisme. C'est justement cette vision Latouchienne de l'économie réduite à sa seule composante libérale que nous critiquons. L'idée est justement de ne pas abandonner la critique économique du capitalisme au profit d'une critique esthétique..Ce terme d'économisme entretient donc une confusion dangereuse entre système economique et analyse économique...

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 10:40

J'en étais presque au point de dire du bien du dernier numéro de La décroissance. En effet l'article de Paul Ariès qui interroge la possible dérive religieuse de la désobéissance civile, la possible dérive médiatique et la nécessaire évaluation de l'efficacité politique de chaque action est très intéressant (même si cheynet sur son blog m'attaque parce que j'ai osé poser les mêmes questions il y a quelques mois…). J'ai donc commencé ma lecture séduit par le sens de la mesure de l'article d'Ariès. De même l'article de Christian Jacquiau qui prone un autre commerce équitable (qui reste à construire) est à la hauteur de son bouquin (clair, précis et très instructif). Même si on peut ironiser sur le fait que La décroissance s'attaque systématiquement au commerce équitable V Cheynet ayant même écrit (en plusieurs langues ) ses 10 objections définitives au commerce équitable.. passons sur les propos répétés de Serge  Latouche qui passe son temps à dire que développement durable, économie sociale ou commerce équitable sont des oxymores...nuisibles désamorçant la vraie critique écologique. J'aurais même été convaincu par l'article sur l'habitat écologique qui explique que l'avenir écologique est dans une ville durable dense.. ce qui est l'absolu contraire de ce qu'ont écrit les pionniers de la décroissance, Charbonneau dans Les jardins de Babylone, Rabhi dans nombres de ses bouquins et Ellul dans la signification biblique de la ville... Voire,  j'ai cru rêver quand j'ai vu que Marx était aussi un père spirituel de la décroissance (ça a du leur faire mal à écrire..)....Mais....car vous vous doutez bien qu'il y a un mais.  Il y a ce commentaire sur la situation du Liban et les conflits en Israel... suite à l'édito..... qui a tout mis par terre.

 

 

 

 

 

" Les conflits actuels sont aussi les conséquences de notre mode de développement. Les pays occidentaux ont permis la création de l'Etat d'Israel à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Des palestiniens furent spoliés de leur terre et déplacés dans des camps de réfugiés pour concrétiser un projet sioniste, pourtant minoritaire à cette époque dans la communauté juive....[...]"

 

 

 

 

 

J'ai beau chercher ... je vois pas le lien entre notre mode de développement et les conflits en Israël ? Quel lien entre le mode de développement (mondialisation, libre échange, société de publicité, de consommation, de pollution au sens où l'entendent les décroissants ) et le nationalisme israélien ou l'intégrisme religieux ??  Décidément cette critique du développement est une bien étrange lubie...
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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 08:43



Vous n'avez pu venir à Coutance mais vous pouvez quand même écouter les ateliers de la commission économie enregistrés par luc Bastard en ligne.

Pour y accéder il suffit de cliquer sur
http://www.verts-economie-social.net/article.php3?id_article=166


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31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 17:59

En quelques jours l'annonce de la publication de mon bouquin a soulevé des montages de commentaires... Et il n'est pas encore en librairie !! Qu'est ce que ça va être quand les personnes l'auront lu...si elles prennent la peine de le lire. Comment répondre à tout ?

A Clements

Il est vrai que pour un progressiste de gauche, le problème de la vie mutilée (Adorno), ne vient que de la vilaine concentration du capital dans la si vilaine industrie médiatique. Que la valorisation capitaliste en elle-même, c'est-à-dire l'imaginaire économiciste des élus de gauche comme ceux de droite ou d'extrême droite, pose des problèmes à la philosophie dans leurs constructions méthodologiques et épistémologiques, évidemment !, cela ne pose guère de problème à ceux qui n'ont que pour seul espoir une ribambelle de postes de gestionnaires de la machinerie mondialiste.

L'utopie altermondialiste du capitalisme à visage humain, et sa diabolisation de la financiarisation ou des aspects concentrationnaires du capitalisme, ne sert finalement quà mieux faire passer l'eau du bain avec le bébé. On feint de critiquer le capitalisme (on demande plus de pouvoir d'achat - c'est-à-dire toujours plus de réification), mais c'est pour mieux faire passer dans le dos des gens ordinaires et de la " common decency " (George Orwell), la sphère auto-référentielle (à prétention universelle) des représentations économiques. Et après ces messieurs nous font de graves dissertations et des discours pleins d'émotions sur le vilain Fukuyama qui pourtant partage avec eux une indécrotable eschatologie du temps historique. Ce que Karl Lowith appelait " l'immanentisation de l'eschaton chrétien " (le progrès) est finalement la valeur qui rassemble autour d'une même table, Nicolas Sarkozy, Cyril di Meo ou Jean-Marie Le Pen.

Se retrouver mis dans un même sac que Sarko et Le pen quel beau tour de passe passe et se servir du pauvre Karl Lowith pour justifier cela.... Et cela car on pose la critique du capitalisme en terme économiques et symboliques. Je pense absolument l'inverse c'est la simple critique culturelle et symbolique du capitalisme qui permet de maintenir ce système. C'est plutot refuser le progès qui classerait avec Le pen and co....

La vieille " gauche divine, sel de la terre et lumière du monde " (Debray), dont Cyril di Meo est en tant que bourdieusien et grand adepte de l'épistémologie normative (Popper) -, un des produits les plus fini, est désormais à l'agonie quand toutes ces croyances se délitent sous les coups de boutoirs de l'éternel retour du rythme de la vie qui ne se veut plus enspectaculée par le Spectacle permanant. La survie (Vaneigem) est sous la camisole de l'économisme de gauche, d'extrême-gauche, comme de droite, la condition humaine moderne au temps d'Eichmann. Certains alors voudraient nous faire gober que la critique de l'économisme serait la réaction, quand c'est son acceptation qui est en soi réactionnaire.

Oui c'est bien résumé je suis un poppérien à tendance bourdieusienne... Mais accuser le rationalisme d'avoir produit Eichmann c'est à contre sens de la thèse même de Arendt dans "Eichmann à Jerusalem" (certes elle défend cette thèse dans "Les origines du totalitarisme" mais elle s'est vite rendu compte que cela faisait porter la charge aux victimes plus qu'aux bourreaux). Je sais que beaucoup de décroissants veulent faire croire que la rationalité c'est la nazisme...Je crois qu'il faut réviser ses cours d'histoire pour voir que les rationalistes humanistes et universalistes ont été parmi les premiers chassés d'Allemagne..

Quand cette gauche divine qui aujourd'hui ne réprésente même plus rien (21 avril 2002...), n'a même plus de repères intellectuels (ah... L'URSS !) à part ceux des débats de la fin du XIX siècle, elle fait alors la grosse voix, vocifère et anatémise tout ce qui pourrait remettre en question son crouton de pain et l'imaginaire économiciste et progressiste qui rassemble désormais François Bayrou, Dominique Voynet, Jean-Marie Harribey, Jacques Chirac, la direction d'Attac, Cécilia Sarkozy et Marine Le Pen.

Je critique la décroissance donc je suis nostalgique de l'URSS ? J'ai beaucoup de défauts mais pas celui d'avoir un jour été stalinien ? L'anti communisme décroissant est vraiment sans limite....


Alors quand un Cyril di Meo fait semblant de s'étonner que François Bayrou fait une critique qui pourrait sortir de sa propre bouche, il est temps vraiment de se poser de nouvelles questions. C'est-à-dire déplacer les lignes de tension de l'identification des faux problèmes qui n'engendrent que de lancinantes " luttes sepctaculaires " (Debord)...

C'est vrai que l'humour est tellement contre révolutionnaire... alors que le séctarisme situationniste (il faut lire les propos machistes et insultants de la correspondance de Debord pour s'en rendre compte) c'est tellement mieux..... Alors que je me moque de la gauche qui ne reprends pas assez à mon gout ces questions.. Clements y voit un soutien à Bayrou ??? L'avantage su situationnisme c'est vraiment de pouvoir insulter les gens en leur faisant dire ce que l'on veut.. au nom de Debord. Comme dirait l'autre la critique de la misère du  spectacle s'est vraiment abimé dans la misère de la critique spectaculaire.

 A Baptiste.

Je rejoins Fabrice: comment dire "je ne suis pas contre la religion et la spiritualité" (forme consensuelle) et en même temps les interdire en tant que grille de lecture.
Nous avons discuté beaucoup sur le rationnel, le progrès etc. Il ressort pour moi que c'est une fausse tolérance que tu prones. C'est un peu dire "Tu as le droit d'exister à condition de rester dans ta cage!".
(je précise que c'est un athée, de formation scientifique qui écrit ce post)

Oui ça s'appelle la sécularisation. Cette cage signifie que la spiritualité est une croyance personnelle par une explication du devenir social et donc un outil de réorganisation collective. Cela signifie qu'il y a renoncement à l'idée consistant à dire que c'est la sécularisation de la société qui est la cause d'une décadence sociale.

Enfin, la question du développement mérite, comme le note Fabrice, un réquilibrage où seule l'Histoire ferait foi (!) et Rist montre très bien que cette notion de développement, avec les meilleures intentions du monde, aboutit inévitablement à d'autres formes de neo-colonialisation. Il ne s'agit pas de faire un anti-occidentalisme, un tiers-mondisme (bah bah quelle horreur ;-) ou une flagellation de l'homme blanc. Il s'agit de lucidement considérer les faits, historiques surtout, et d'admettre que notre modèle de développement, avec ses beautés qui nous parlent, a peut-être du mal à s'imposer pacifiquement à tous les hommes, pour la simple raison qu'il n'est pas si bon que cela.

La rhétorique des effets pervers ne me parait pas suffisante pour rejetter un concept. Le développement a aussi permis des émancipations..On revient à notre discussion sur le relativisme.


1/ "Là où ça coince c'est lorsque la spiritualité est utilisée comme grille de lecture de l'organisation sociale et sort de sa place de croyance individuelle. " : les catholiques, les chrétiens, les musulmans lisent-ils l'organisation sociale sans aucune référence à leurs croyances ? Non bien sûr, il suffit de regarder dans les kiosques pour trouver des revues qui en témoignent, regarder les places publiques et écouter les messes. La spiritualité écologique n'aurait-elle que le tort de n'être "pas catholique" ? Quand il écrit, le Pape cartonne bien plus que Rabhi et Ariès réunis...
Envisages-tu d'interdire les croyances, qui est un des droits de l'homme ? Le libéralisme politique se distingue par le fait qu'il admet la pluralité de croyances, réclames-tu une abolition de ce droit ? Auquel cas selon les théoriciens libéraux c'est toi le totalitaire...
1 bis/ il faut réinventer une éthique progressiste dis-tu : que proposes-tu, qui fasse sens dans le quotidien des gens, et qui ne soit pas lié à une forme ou une autre de "spiritualité" ?

J'ai pas plus de sympathie pour les catholiques que pour les autres..quelle drole d'équivalence. Je suis convaincu que le critique sociale de l'Eglise catholique est une conception non pertinente. Pour preuve elle n'est d'aucun impact sur les transformations du capitalisme... l'ordre juste n'a pas fait beaucoup avancer les conditions de vie des plus exploités... Reconnaitre la pluralité des croyances  ne veut pas dire que l'on met sur un même plan toutes les explications. Et oui je pense et je rêve d'une ethique progressiste qui ne soit pas inspirée d'une forme ou d'une autre de spiritualité.


2/ où a-t-on prouvé que le développement est garant des droits individuels ? Nulle part. Même si on croit que les droits sont une innovation occidentale, les droits existaient avant que le développement existe : siècle des Lumières avant le 19e et plus encore le 20 e siècle. Amartya Sen rappelle par ailleurs que les droits de l'homme ont existé dans d'autres cultures. De plus la parole de Di Méo oublie le problème inverse : être partisan du développement, n'est-ce pas finalement faire la part belle à l'impérialisme occidental ? Il ne répond pas là-dessus.

 Je ne confonds pas universalisme et impérialisme. Ce n'est pas parce que la philosophie des Lumière a des racines occidentales (mais pas seulement d'ailleurs) qu'il faut la rejetter.  

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 09:37

J'ai eu plusieurs remarques sur ce blog et lors des journées d'été sur mon analyse de la décroissance. J'en reprends quelques unes rapidement.

Première..... Je serai contre la spiritualité.. La réponse est non. Je suis pour ma part agnostique mais je respecte les croyances des individus (même si je les trouve parfois "incroyables") et je milite pour l'égalité dans la pratique des cultes (par exemple je suis pour qu'enfin se construise une vraie mosquée à Aix). Là où ça coince c'est lorsque la spiritualité est utilisée comme grille de lecture de l'organisation sociale et sort de sa place de croyance individuelle. C'est lorsque que la perte de spiritualité liée à la modernité est donnée comme étant la cause de la crise écologique actuelle. Goldsmith qui vient d'écrire les sentiers de l'écologie, Pierre rabhi, J Grinevald représentent très bien cette vision.

Je partage le constat fait par felix Guattari dans les trois écologies et par Cornélius Castoriadis dans La montée de l'insignifiance ou Max Weber tout simplement. Il y a désenchantement du monde. Il faut de nouveaux cadres de subjectivation. Mais pour moi il faut aller chercher ailleurs que chez Gandhi , Thoreau, St François d'Assise, le zen, Tariq Ramadan... pour construire une éthique progressiste. Le réenchantement ne passe pas forcement par le spirituel...

Deuxième.. Je jette le bébé avec l'eau du bain...on peut parler de décroissance et de développement durable en même temps. Je passe plusieurs pages de mon bouquin à expliquer pourquoi la décroissance pose des problèmes qui font débat..mais j'estime que le cadre général intellectuel de la décroissance est dangereux même chez les plus interessants des décroissants à cause de l'attaque du développement. On pourrait le résumer ainsi. Je suis (comme les verts d'ailleurs) pour la décroissance de l'empreinte écologique (selon comment on la définit) des sociétés. Façon incompréhensible pour les non initiés de dire que je pense qu'il faut réduire les prélèvements de ressources non renouvelables sur la terre pour une terre durable. IL faut pour cela changer de mode de production et de consommation. C'est en définitive la vision de Georgescu Roegen.(même si sa vision a un fond plus pessimiste vu sa conception de l'entropie) Mais je m'oppose viscéralement à la remise en cause du développement c'est à dire des mutations culturelles et sociales des sociétés modernes. (vision de Illich, Latouche...et de tous ceux dont la cible principale est le développement durable)

En clair je dénonce le coup de jarnac fait par les décroissants qui au nom d'une légitime question écologique répondre à la déplétion pétrolière et lutter contre le changement climatique attaquent une forme sociale ayant ouvert des droits humains inaltérables .

Troisième. Paul Ariès et Vincent Cheynet ne sont ils pas différents des autres décroissants. En clair le groupe décroissant n'est il pas très hétérogène ? Certes le comité de rédaction de la décroissance se réduit à vue d'oeil....et les Pierre Rabhi, HR Martin, J Grinevald,..ne sont plus que des soutiens..là où avant ils avaient une place centrale...mais cela suffit il ? Non une vraie rupture devrait consister en une disparition des personnes jugées "dangereuse" par V Cheynet et P Ariès eux même. Mais je ne crois pas cela possible car à mon avis Rabhi a le public, les fans (il fait salle comble partout) alors que V Cheynet et Ariès ont le média. Ce problème du public on le voit avec le PPLD qui n'a réunit que 65 membres lors de son AG et n'a pas publié un communiqué depuis.... Certes Vincent Cheynet a depuis quelques mois marqué son humanisme publiquement (on n'a pas dit qu'il l'était pas avant mais maintenant il le met en avant) et critiqué les faux amis, l'écoféminisme, le biorégionalisme (visiblement après la lecture de posts sur ce blog). C'est très bien. Certes Paul Ariès a écrit décroissance ou barbarie qui essaye d'échapper au Rhabisme de la décroissance (sans jamais le nommer ??). Ces efforts sont louables.. Mais ils ne vont pas assez loin. Et malgré de bonnes intentions n'arrivent pas à sortir de certaines structures rhétoriques.  C'est ce que j'essaye d'expliquer dans mon bouquin. Je pense à l'assimilation du capitalisme à un totalitarisme, la défense d'un anti-économicisme primaire,  l'anti-développementalisme systématique, le refus du progrès (en confondant progrès technique et social comme le fait Ellul) sont dangereux et même si on affiche en toute bonne foi  de  bonnes intentions humanistes on peut soutenir certaines rhetoriques dangereuses. Ce ne sont pas les hommes qui sont en cause mais les soubassements philosophiques... Je passe 200 pages à essayer de creuser cela.. vous  lirez mon bouquin pour argumentation poussée. Bouquin qui au  passage a déjà été crucifié par certains leaders décroissants alors qu'il leur est techniquement impossible de l'avoir lu..(sauf à être venu en cachette aux université d'été des Verts et d'Attac acheter les quelques exemplaires que j'y avais amené). Mais cela fait aussi partie d'un style pamphlétaire caractéristique.

En clair et c'est ce que j'ai dit chez les Verts et à Attac c'est que je  comprends que certains découvrent l'écologie par la décroissance mais j'espère qu'ils en saisiront les dangers et que s'ils continuent à y adhérer ils réorienteront les postulats philosophiques.. et la dimension sociale et sociétale... Je pense que cela ne peut passer que par une réhabilitation du développement.

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 21:21

 

J'avais déjà évoqué dans un post précédent comment lors d'une discussion avec un decroissant aixois j'avais eu la surprise d'entendre des arguments que l'on pourrait résumer ainsi ce sont les Lumières qui ont produit le nazisme et le communisme. C'est une soif de science de progrès de rationalité qui est la cause de ces horreurs... C'est vrai que c'est la thèse défendue par Arendt dans les origines du totalitarisme (mais plus dans Eichmann à Jérusalem) par Heidegger, par Georges Steiner dans Le chateau de barbe bleue, par Ernst junger ... voir par certains libéraux comme Isaac Berlin. Et des auteurs comme Charbonneau ou Ellul sont très prêts de cette analyse (le bouquin de Cerezuelle est lumineux sur le refus catégorique de l'objectivisme et des sciences sociales de Charbonneau)

Les quelques travaux d'historiens sur la terreur stalienne dont on dispose montrent bien que la classe était ontolgisée de manière irrationnelle comme une race chez les bolcheviks et que c'est pour cela qu'une grande part de la terreur s'est tenue. Il faut lire les propos de Dzerjinski responsable de la Tcheka

: « Qu'est-ce qu'un otage? C'est évidemment un représentant, en notre pouvoir, de la société ou de l'organisme qui nous combattent Mais il faut que celui-ci possède une valeur aux yeux de l'ennemi. Celui-ci ne donnera rien pour le premier instituteur venu, pour un garde forestier, un meunier ou un épicier, surtout s'il est juif. Alors, tchékas, attrapez des bourgeois, si possible avec leur famille! »

« la Tcheka ne lutte ni pour la justice ni contre tel ou tel individu. Nous sommes l'organe d'extermination de la bourgeoisie en tant que classe. Durant un interrogatoire, je ne me pose pas la question de savoir si tel ou tel a agi contre le pouvoir soviétique. Je me demande: a quelle classe cet individu appartient-il? Quelle est son éducation, sa profession? Et, seulement si c'est un travailleur, je me pose la question : a-t-il pu trahir sa classe ou agir contre nous? Enfin, éventuellement, je m'efforcerai d'amener l'accusé à reconnaître ses fautes - l'aveu couronnera alors la présomption par l'origine. »

cités par Nicolas Werth, L'histoire, n°158, septembre 1992

 

Mais plus ça va plus je pense que cette vision d'une origine scientifique des totalitarismes n'est pas tenable. Deux bouquins lus récemment me confirment dans cette analyse, le dernier livre de Zeev Sternhell Les anti Lumières où il décortique les errements intellectuels de Issac Berlin et Les origines de la peur de Corey Robin... Faire porter à la science et au rationalisme les totalitarismes n'est pas tenable. Ils montrent comment s'est en définitive opérée l'opération de mise en cause des Lumières  par les pensées romantiques, spiritualistes, réactionnaires (Spengler, Burke, De Maistre) même qui avaient engendrées ces horreurs... Car les travaux d'histoire politique montrent bien les généalogies ayant amené aux totalitarismes et à l'antisémitisme ne sont  pas nés de la science ..mais d'une haine savamment construite par des siècles d'irrationalité et de préjugés (souvent religieux d'ailleurs) et de vision politique "paranoïaque". Le nazisme est né dans la pensée de la révolution conservatrice (L Dupeux) pas dans les oeuvres de Hegell, Kant ou Cassirer...

Mais nous vivons à l'heure des errements post modernes... (quand Elisabeth Teissier peut soutenir une thèse de sociologie avec M Maffesoli et Serge Moscovici.. on touche le fond). Je pense qu'une critique de la rationalité instrumentale tout à fait légitime chez l'école de Francfort a en définitive basculé dans la défense de l'irrationalité.. car affirmer que la science est une croyance ..voire la pire des croyances... car la plus dévastatrice...c'est ne pas connaître la place des croyances dans les horreurs du XXème siècle.. et c'est oublier que la science est dans le registre de la réfutation rationelle ce qui n'exclu pas des pressions politiques occasionnelles (expl Pellerin et l'académie des sciences)..mais cela ne suffit pas à jeter le bébé avec l'eau du bain. Et puis la théorie des races de Gobineau reprise par le nazisme, les théories ésotériques de Hitler  ou les délires sur le Lyssenkisme ont été balayé par la science....montrant bien qu'ils n'étaient que des délires, des croyances se drapant dans la science...

Il faut rejeter l'ultrarelativisme post moderne... les forces luttant pour l'émancipation humaine n'ont rien à en attendre....et il ne faut pas faire porter aux Lumières les horreurs du nazisme et du communisme.

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 14:50

 

C'est le DVD Les objecteurs de croissance, le jeu de l'autruche (ed Airelles) ... qui a été projetté à Aix il y a deux jours...j'étais pas là je le regrette je serai alllé leur dire quelques mots car je suis consterné par ce DVD.

Je ne vous signalerai qu'un truc le DVD commence par un petite pièce de théatre qui joue un texte s'appelant.. la Nef des Fous.

Pour information pour ce texte a été écrit par un écologiste contemporain qui inspire nos amis décroissants... et particulièrement Hervé René Martin (qui était initialement membre de la rédaction de la revue La décroissance et qui maintenant surement faute de temps ne participe plus qu'au comité de soutien de la revue La décroissance ) il le cite d'ailleurs régulièrement dans son bouquin La mondialisation racontée à ceux qui la subissent (Climats).

Mais qui est ce brave homme ayant écrit cette nouvelle ??? Théodore Kaczinski... Peut être que cela ne vous dit rien ..peut être connaissez vous son petit surnom donné par les journaux américains...Unabomber...Ce brave homme au nom de sa haine anti technologique a passé 15 ans à envoyer des colis piégés aux quatre coins des Etats Unis..faisant quelques morts..

Il y a vraiment des références qui font froid dans le dos... et son manifeste contre la société industrielle qui refuse le développement suinte la haine des "gauchistes " américains corrompus par les luttes pour les droits des minorités.... Et cela n'émeut personne.. triste monde...

 

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