Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

Marié, père de 2 enfants

 

Conseiler municipal d'opposition de 2001 à 2008

Militant socialiste

Engagé aux côtés d'Edouard Baldo

 

Photo CDM site campagne primaire 2014

Rechercher

Tracts

 

Premier tract de lancement de campagne

Présentation et axes de campagne link

 

Propositions moralisation vie politique aixoise

Moralisation link


Propositions urbanisme et devenir de la ville

Urbanisme link

Archives

Twitter

Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 11:45
Le parti de la décroissance vient de lancer un nouveau site. (assez bien foutu) Pour bien marquer leur objectif plumer la volaille verte...ils piquent aux verts leur tournesol. En bon communiquant ils attaquent dans le dur...(les verts devraient avoir du souci à se faire car ils ont face à eux des gens ayant une idéologie, un slogan fort et des moyens de communication)

http://www.partipourladecroissance.net/ link

Ils annoncent aussi des listes aux européennes... ce dont aucun média n'a jugé (et encore moins Libé et sa Cohnbenditophilie) pertinent de parler.. Ce qui fera une liste écolo de plus.... L'union des écologistes va être dure à vendre (listes modem cap 21 menées par Lepage et Bennahmias, listes MEI/ GE/ france en action, listes Décroissance plus listes NPA et Parti de gauche qui ont pris un sacré virage écolo..)



Repost 0
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 21:14

Ils sont surprenants ces écolos. Après François Partant, Serge Latouche (dans Politis) ou le journal la décroissance qui titre "vive la crise"(là où l'article intérieur donne une autre tonamité) .......c'est au tour de Hervé Kempf, invité chez Mermet pour commenter son dernier bouquin, d'expliquer que la crise actuelle a des vertus majeures. Elle permet de limiter les prélèvements sur l'environnement et donc de ralentir la machine capitaliste.  C'est bizarre comme propos car en temps de crise ce sont toujours les plus fragiles qui trinquent et loin d'un arrêt de la machine c'est sa restructuration qui se produit.  Dommage car le reste de l'interview de Kempf est assez interessant .. il refuse même d'utiliser le terme de décroissance car il pense qu'une croissance de certains secteurs non marchands est profitable à tous...


ps

Plus de 50 000 suppressions d'emplois en un jour

 
26/01/2009 |
.

Avec la crise, les suppressions de postes se multiplient.

La triste palme revient au constructeur d'engins de chantier Caterpillar (notre photo), qui va se séparer de 20 000 personnes. 8 000 départs ont par ailleurs été annoncés par l'opérateur de télécoms américain Sprint Nextel, 7 000 chez le spécialiste américain du bricolage Home Depot, 7 000 par le groupe de banques et d'assurances néerlandais ING, 6 000 par le groupe néerlandais d'électronique Philips et 3 500 chez le sidérurgiste anglo-néerlandais Corus.

Dans le secteur automobile, General Motors a déclaré qu'il allait supprimer 2 000 emplois dans deux de ses usines aux États-Unis. Au Japon, les constructeurs nippons vont se séparer de 25 000 personnes d'ici à la fin mars. Ce flot de mauvaises nouvelles est rendu public, alors que le FMI a annoncé une croissance mondiale de 0,5 % en 2009, ce qui équivaut à une forte récession mondiale. La croissance américaine est revue en baisse à - 1,6 %. D'après le FMI, la zone euro subira une contraction de son PIB de 2 %. Le BIT et l'OCDE estiment que le chômage risque de toucher entre 20 et 25 millions de personnes de plus dans le monde d'ici à 2010, atteignant un record de 210 millions de personnes à la fin de 2009.


Joie et amour les amis vous aurez grace à ça la chance de pouvoir réfléchir à la décroissance
Repost 0
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 11:00

Il y a des messages qu’on aimerait mieux ne pas écrire ..et celui ci en fait partie. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit encore une fois de répondre à une attaque d’une rare violence...ce qui n’est pas inhabituel.. mais en même temps il s’agit d’une charge inouïe de Paul Ariès que je considère comme un des rares décroissants intéressants. Vous trouverez le tombereau d’insultes à cette adresse. Et voici une petite réponse.

Un procès de Moscou à Aix. La face cachée de l'ouvrage de Di Méo par Paul Ariès : 

http://www.decroissance.org/index.php?chemin=textes/cyrildimeo.htm

Puisqu’il faut bien répondre.

1)    Je redis comme dans le bouquin que Paul Ariès est un des décroissants les plus respectables et les plus conscients des risques d’une pensée décroissante. Il est un des rares à essayer de croiser luttes sociales et environnementales. Je confirme que je ne lui connais pas de propos malthusiens, écoféministes, spiritualiste, d’écologie profonde etc… Je n’ai d’ailleurs jamais rien dit de tel. L'absence de citation précise dans cette accusation  est assez parlant. Où cela coince t’il alors ? Dans le fait à mon avis que mon bouquin montre les innombrables connections entre des pensées qu’il réprouve et les revues dans lesquelles il écrit. En clair je pense que Ariès (dont je conseille d’ailleurs la lecture à plusieurs reprises dans le bouquin) ne supporte pas le fait que mon bouquin démontre que la quasi totalité de son entourage et des partisans de la décroissance qui l'entourent  sont non fréquentables et défend des thèses qu’il a condamné par ailleurs. En clair comme je le dis au milieu du bouquin je comprends pas ce que fait P Ariès aux côtés de P Rabhi, Serge Latouche, J Grinevald, HR Martin, JC Besson Girard…etc.. Paul Ariès pense qu'il peut extirper la décroissance des griffes des thèses réactionnaires qui la fonde .. je n'y crois pas...

 


2)    Deuxième point d’achoppement, La dépolitisation.  Je ne prête pas ce travers à Paul  Ariès puisque je le considère même à tort "à l'origine" (le terme est vague) au fondement du PPLD (d'après un mel qu'il m'a fait parvenir il n'aurait participé à rien de tout cela, je m'excuse donc du propos) . Paul Ariès dénonce à juste titre la dépolitisation présente dans le mouvement décroissant. Mais je crois que le dénigrement caricatural du développement durable et des éco-tartuffes que les décroissants font entretient ce mécanisme même qu’ils dénoncent par ailleurs. Il est aussi assez sidérant de voir quelqu’un qui pratique de manière récurrente l’invective et le style pamphlétaire m’accuser d’être un "Torquemada" et de vouloir "interdire" de Tribune les décroissants (ce que je n’ai jamais dit ou pensé). On croit rêver alors qu’ils possèdent de nombreux médias comme Silence, L’écologiste, Casseurs de pub et La décroissance…qu’ils inversent les rôles et se fassent passer pour des victimes…Le tout en m’accusant de « dérives médiatique »…on croit rêver quand on sait l’absence de pub et le peu de travail de diffusion fait par L’Harmattan pour la sortie du bouquin …là où nombre de  décroissants en bons anciens du marketing pratiquent l’auto-promotion à outrance dans leurs revues (ce qu’ils ont à titre personnel bien raison de faire). Il y a une capacité des décroissants à se poser en permanence en victime, ( la comparaison avec les procès de Moscou est d'un goût douteux) là où le champ éditorial leur est grand ouvert (comme le montre la rentrée litttéraire), surprenant...Ne parlons pas de l'"onction "qu'est sensé donner Politis à mes thèses.. P Ariès à mal du lire les diatribes parues dans ce journal... qui a défendu le relativisme latouchien contre une écologie universaliste...que j'essaye de défendre.


3)     Sinon on retrouve comme chez V Cheynet une pratique argumentative surprenante. Après avoir expliqué que je mentais, … il nous explique qu’en définitive toutes les bonnes critiques faites dans ce livre (tient il y en a donc) sont connues (on s’en était pas rendu compte) de tous et sont faites par lui depuis longtemps…Il faut à mon avis choisir soit je dis n’importe quoi et Paul Ariès aussi, soit je dis pas n’importe quoi  comme Paul Ariès !!! Il faut choisir.


4)    Dans l’attaque confuse qui s’en suit je suis tour à tour accusé d’être pour un « petit » (sic) commerce équitable là où lui est pour un « grand » (sic ) commerce équitable…Il y a quelque saveur à lire cette affirmation de la part d’une personne et d’un journal qui ont expliqué depuis 5 ans que le commerce équitable est un oxymore (et donc que par nature le commerce ne peut pas être équitable) et qu’il ne peut pas y avoir de commerce équitable…Il devrait relire les 10 objections au commerce équitable de V Cheynet…et les articles enflammés de son journal. Je suis aussi accusé d’être « mondialiste »..je sais pas trop ce que ça veut dire mais ça a l’air très infamant.. Si c’est pour dire que je suis universaliste c’est douteux si c’est pour dire que je suis pour la globalisation financière c’est malhonnête…Je suis aussi sensé être « pour la société de consommation » et "rejoindre la Nouvelle droite" (ce qui assez drôle pour quelqu'un qui signe régulièrement à côté de Serge Latouche), rien de moins… Devant un tel mélange et une telle violence les bras m'en tombent...

 

Ariès a rajouté recemment une critique de mon attitude aux municipales. Il suffira de se reporter à ce blog pour voir en quoi le candiadt du Ps n'était pas défendable.

http://cyril-dimeo.over-blog.com/article-18988441.html link

Je pourrais en tartiner des pages sur le fonctionnment du fonctionnement de la Commission locale d'information de Cadarache quand Medve en était président, à l'urbanisme quand Medve était adjoint à l'urbanisme. Mais voir Ariès dainsi éfendre le PDG d'un cabinet de lobbying économique (ESL and network est surprenant) Mais de toute façon ça n'interessera pas notre Torquemada de la décroissance. Quand le drapeau est levé l'intelligence est dans la trompette.


Tout ça est bien triste. Et fort heureusement ces gens n'ont pas le pouvoir, car nul doute que je finirai dans quelque centre de rééducation populaire.


Signé : Un moscovite mondialiste pour un petit commerce équitable. (parce qu'il vaut mieux en rigoler)

Ps : Cette virulence fait aussi suite à la tribune de Politis.  Qui continue à poser des questions auxquelles les décroissants n'ont pas répondu.

 1) La tribune serait une défense forcenée de l'Etat. Nombre de décroissants m'envoient des mels expliquant tous les méfaits de l'Etat. Je me permets d'abord de signaler que la question n’est pas celle de l’Etat d’ailleurs nombre de redistributions le sont dans le cadre du paritarisme c’est à dire de la cogestion syndicats de salariés et de patrons…mais celle de la socialisation de la richesse. En clair comment fait on de la solidarité pour les retraités, les chômeurs, les malades dans une société sortie de l'économie et du monétaire ? 


2) La critique de l'Etat est facile. J'en partage une partie notamment sur son accaparemment par certaines castes (X, ENA..) L'Etat peut donc polluer et amener à la pollution. Certes mais c’est aussi au nom du refus de l’Etat que l’on pollue sans contrainte..dans d'autres endroits.  Là où certaines règles contraignantes contre la pollution existent c’est "parfois" grâce à l’Etat. L'anarchisme de certains décroissants est légitime même si je ne le partage pas. Mais  je pense que refuser l’Etat au moment où les multinationales le démantèle est dangereux. De plus des pays sans Etat Providence comme les Etats Unis, etc détruisent la planète….Alors tout faire porter à l'Etat est à mon avis assez peu pertinent.



3) Notre définition de la richesse est monétaire et donc fausse . Il faut donc sortir de la monnaie. J'ai bien lu, fut un temps, J Duboin, la grande relève et sa théorie distributiviste (seule reflexion sérieuse sur la disparition de la monnaie) ..mais je n'y crois pas . Je pense comme Aglietta et Orléan que la monnaie est présente dans tout ordre social. ( Même dans les camps de concentration Primo Levi décrit des formes de quasi monnaie.) Les travaux de Jerome Blanc en anthropologie économique sont super interessants sur ces sujets. La monnaie est un outil de canalisation de la violence et de pacification sociale. Il ne faut pas confondre monnaie et forme capitaliste de la monnaie. La conception anti monétaire réduisant la monnaie à une simple fonction capitaliste et utilitaire est la version la plus libérale qui soit. 


4) D'après certains il faut critiquer l'Etat Providence car c'est de l'occidentalisme. Sur le caractère limité du périmètre de l’Etat Providence je rejoins son caractère limité géographiquement .. mais c’est pas l’Etat Providence que je défends c’est une socialisation collective des richesses. Et pour cela il faut une forme monétaire pour faire circuler à grande échelle les biens. Je ne crois pas qu’avec l'augmentation de l’espérance de vie, la demande de soin croissante on puisse passer par d’autres solidarité pour assurer la fin de vie ou la santé… Relisant Ellul récemment dans les nouveaux possédés il reprend cette thèse décroissante il y a solidarité anonyme et "étatique" quand toutes les formes familiales ou communautaires ont explosés..et il le regrette. Comment font ceux qui sont sans famille ? Paul ariès le dit avec une certaine honneteté dans le dernier numéro de la decroissance il n'a pas été très suivi par les décroissants dans sa lutte contre le CPE.


 5) Certains nous accusent dans l'article de substantialiser l'économie. Je suis au regret de dire qu'ils ont compris l'inverse du propos. L'idée est de dire que toutes les sociétés ont des système de création, de circulation, de redistribution et d'échange de richesse. Mais ces formes sont historiquement et culturellement différentes selon l'époque et le lieu. Et toutes les sociétés ont des définitions différentes de  ce qu'elle estime être une  richesse. Il est clair qu'une société sans système économique n'existe pas... Même les ordres religieux que certains decroissants qui m'écrivent semblent concevoir comme des systèmesa-économiques sont basés sur des créations de richesse, une hiérarchie dans sa répartition et des formes de circulation particulière. C'est comme les liens sociaux ou politiques toutes les sociétés sont organisées par ces types de relation qui prennent des formes historiques diffèrentes. L'économie peut prendre d'autres formes que le capitalisme..


6) L'article défendrait une vision monolithique de l'économie. Il n'y a rien de tel dans le texte...Et on considère justement qu'il y a au sein de l'économie des courants hétérodoxes...qui justifient que l'on ne confonde pas science économique et libéralisme. C'est justement cette vision Latouchienne de l'économie réduite à sa seule composante libérale que nous critiquons. L'idée est justement de ne pas abandonner la critique économique du capitalisme

 

Nombre  de décroissants après avoir tartiné sur l'existence d'une crise écologique et les méfaits de la croissance, après avoir multiplié les attaques personnelles ..ne répondent pas aux questions que nous posons. Pour que cela soit plus facile je vais donc en re-écrire clairement quelques unes.


1) En parlant d'oxymores : du développement durable, du commerce équitable, de l'économie sociale et solidaire ...cela revient à considérer que par nature, par essence l'économie ne peut pas être sociale et solidaire, le développement durable et le commerce équitable. Cela revient à se priver de l'idée d' alternatives économiques possibles au capitalisme existant. Cela ne correspond il pas à une essentialisation de l'économie du commerce et du développement dangereuse ? N'est ce pas une voie risquée  qui revient à se priver d'une alternative économique au capitalisme actuel ? Paul Ariès dans son bouquin No Conso ferme ainsi la porte à toutes ces alternatives que peuvent porter d'éventuels mouvements consommateurs...


2) La monnaie n'est pas un outil capitaliste c'est un vecteur de cohésion sociale (Aglietta). L'usage capitaliste de la monnaie n'est pas à confondre avec l'existence de monnaie. Le refus du monétaire est basé sur une fausse représentation de la monnaie. Et la monnaie est le vecteur d'une socialisation de la richesse dans nos sociétés. Comment peut on assurer une socialisation des richesses dans un système non monétaire souhaité par les décroissants ? La confusion entre monétarisation et marchandisation ne s'appuie t'elle pas sur une idéalisation des systèmes de don et de troc ?? La solidarité hors du monétaire peut elle être égalitaire, peut elle sortir des solidarités familliales ou communautaires ? Comment faire une sécurité sociale, un système de retraite si on sort d'une économie monétaire pour une société d'auto-production, de troc..etc..? Comment peut on de manière cohérente défendre les services publics et refuser la monétarisation sur laquelle (via les prélèvements obligatoires) ils sont assis...??


3) N'y a t'il pas danger à vanter les vertus de la crise, de la pauvreté volontaire dans un moment où le capitalisme crée beaucoup de précarisation et de pauvreté subie ? En incitant à la sortie du système ne fait on pas le jeu d'un système qui exclu de plus en plus de personnes..? Avec la décroissance on donne certes à des personnes des façons de survivre mais ne faut il pas porter le combat sur de nouvelles règles sociales empechant le "précariat" ? Le capitalisme est encadré dans un système institutionnel diraient les régulationnistes. Quel est le système social proné par les décroissants ? Quelle est la forme de protection sociale, de contrat de travail, de mécanismes de répartition des gains de productivité souhaités par les décroissants. 


4) L'interprétation non économique de la situation  n'est elle pas contre productive ? Le fétichisme du pic de Hubbert et de la crise énergétique oblitèrent toutes les autres dimensions de la crise actuelle du capitalisme. On nous a déjà fait le coup pour la crise des années 70... La suite a été une bonne thérapie libérale pour retrouver les fondamentaux. La non lecture du capitalisme comme un système d'accumulation de valeur est totalement dans la logique libérale. N'y a t'il pas de danger à considérer que le travail ne crée pas de valeur..et que la valeur vient de l'usage..ou de la nature ? Ce sont les bases de l'économie néoclassique qui nie le capitalisme comme un rapport d'exploitation.. !! Ce fondement n'est il pas à discuter ??


5) Est il possible que les décroissants sortent du système binaire où tous ceux qui ne sont pas pour la décroissance  sont pour la croissance ? Dans l'histoire de la pensée économique .. il est clair que la critique de la croissance est présente dans la pensée écologique depuis de nombreuses années..Denis Clerc retrace dans son article "De l'état stationnaire à la décroissance un concept  flou (in L'économie politique avril 2004) cette généalogie partant des physiocrates  et de nombreux autres économistes... Même les institutions internationales ont inventé des indicateurs alternatifs à la croissance depuis de nombreuses années. Par exemple l'indice de développement humain qui mesure le degré de richesse, le taux de scolarisation et l'espérance de vie... Cet indicateur n'est pas complet ni totalement satisfaisant mais de grace ne faisons pas croire que la discussion est entre croissance et décroissance...Ce serait méconnaitre plusieurs siècles de débats intellectuels dans la philosophie et la pensée économiques...

Mais qu'est ce que cette reflexion face à la fulgurance et au génie des décroissants ? ; ))

16/12/ 2008


 

Repost 0
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 22:12
Lipietz et la Decroissance. Le ridicule ne tue pas....Celui qui signait récemment une tribune dans Les Echos en faveur de la décroissance (au sens large et non au sens de réduction de l'empreinte écologique) intitulée Point de vue : Pour une décroissance solidaire 20/08/08  change de position..... dans un entretien (à En3mots) récent  (et sur son blog). Il fait plus que  revenir sur ses pas....


 Le Lundi 08 Décembre 2008 à 12h46
Entretien avec Alain Lipietz : le Deal Vert ?


Lipietz Samedi matin, au palais des Congrès de Lille, dans la salle de sa motion (celle du voynetiste Jean-Louis Roumegas), Alain Lipietz mettait en garde : « à l’heure où tout le monde parle d’écologie, il ne s’agit pas de tomber dans le simplisme de la décroissance. A un moment de crise, où des hommes n’arrivent pas à se loger, à se chauffer, décroissance ne peut être un mot d’ordre pur et simple. » Pour autant « il faut sortir d’une écologie galvaudée »….

En3mots : Qu’il y a-t-il entre « l’écologie galvaudée » et la « décroissance » ?

Alain Lipietz : Il existe un accord général entre les écologistes, que ces derniers soient scientifiques ou politiques, pour dire que l’objectif est « la décroissance de l’emprunt écologiste ». Certains vont faire de cette décroissance une religion : « il faut se serrer la ceinture, consommer moins, arrêter de prendre l’avion pour aller en vacances, etc… » Pour ces personnes, les moyens par lesquels on va réduire l’emprunt écologique deviennent une fin en soi. Puor ma part, je pense que l’objectif est de protéger la nature et notre avenir, et que la réduction de notre consommation est une technique pour le faire, et non l’inverse. Supposons que la fusion froide fonctionne et que cela nous permette de produire de l’énergie sans efforts et sans rien abîmer, en serions-nous satisfaits ? Certains écologistes ne seraient pas prêts à utiliser cette technique. Je ne comprends pas le mot « décroissance ». Décroissance de quoi ? « Développement soutenable » est une bien meilleure formule, qui, de plus, est acceptée par les textes l’ONU. Les mots quantitatifs que sont « croissance » ou « décroissance » sont ainsi remplacés par un terme qualitatif, celui de « développement soutenable ». A ce débat de fond entre écologistes, se rajoute, à l’heure actuelle, la crise économique. Cette crise est une crise de la demande. Au contraire, la crise de 1980 était une crise de l’offre, ce qui était beaucoup plus difficile à résoudre. Une crise de la demande peut-être, on l’a vu en 1929, résolue par une politique keynésienne. A droite comme à gauche, il existe un consensus sur ce point : droite comme gauche pensent qu’il faut redonner de l’argent au consommateur et baisser les taux d’intérêt. Point. De leur côté, les décroissants pensent qu'il n'est pas forcément nécessaire de mener une politique de relance keynésienne. Les Verts estiment qu’il n’agit pas de mettre en place une simple politique « néo-kéynesienne » sorte de néo-rooseveltisme [Roosevelt a été élu aux Etats-Unis en 1933 et a mis en œuvre la politique kéynésienne de relance de la demande] qui consisterait à donner une voiture à tout le monde. Il faut au contraire mener une politique de relance « verte », le Green Deal ( Deal Vert en FR), c’est à dire relancer une demande publique fondée sur les énergies renouvelables.


 Marie Barral


Propos qu'il renouvelle sur son blog le 8 décembre.

Il faut être honnête, nous n’avons pas encore, nous les Verts, la totalité des éléments du New deal Vert. Le problème principal est que, par rapport au New Deal rooseveltien, qui contrairement à ce que l’on croit, n’était pas principalement basé sur la dépense publique comme la Tennessee Valley Authority, mais sur les conventions collectives du Wagner Act et la réforme bancaire du Glass-Steagall Act, nous avons besoin, pour une relance et une reconversion verte des industries polluantes, de nouveaux montage et formes de régulation qui n’existent pas encore. Car la « demande effective verte » viendra principalement des collectivités (transports en commun, isolation thermique des immeubles, fermentation des déchets, etc). Or ces collectivités sont souvent aussi ruinées que les ménages atteints par la crise des subprimes. Il faudra donc inventer des mécanismes de financement pour les collectivités luttant contre l’effet de serre. Mais ce n’est pas très difficile à imaginer et nous avons déjà de nombreuses idées (centrées sur la Banque Européenne d’Investissement, le marché des quotas de réduction des gaz à effet de serre, etc).

Autre point de terminologie : les plus radicaux des Verts répètent en boucle le mot « décroissance », terme qui m’agace profondément par son caractère quantitatif et imprécis. J’ai toujours, avec René Dumont, combattu le mot « croissance » et j’ai toujours préféré celui de « développement » ; de la même façon, je m’opposerai au mot « décroissance » sans qualificatif, préférant mille fois l’expression « développement soutenable ».



Pour rappel le texte signé par Lipetz en faveur de la décroissance en aout. Il avait du oublier de le lire...

Point de vue : Pour une décroissance solidaire

[ 20/08/08  - 09H41   - actualisé à 09:52:00  ]

La crise écologique et celle du pouvoir d'achat ne sont-elles pas les deux faces du même mal ? A la veille des Journées d'été des Verts qui s'ouvrent, le 21 août, à Toulouse, Denis Baupin, Yves Cochet et Noël Mamère lancent un appel aux écologistes pour se mobiliser autour d'un grand projet pour répondre à la double crise, sociale et écologique, sans opposer les solutions. Quelques autres personnalités du monde politique se sont joints à eux pour signer ce texte (1).   

Ouvrons n'importe quel journal imprimé, audiovisuel ou Internet. Pas un numéro qui n'évoque, à la rubrique Environnement, l'ampleur de la crise écologique sous toutes ses formes (dérèglement climatique, crise pétrolière, pollution de l'air, fuites radioactives, émeutes de la faim, cyclone en Birmanie, etc.), et à la rubrique Economie ou social, la crise du pouvoir d'achat et ses conséquences (moral des ménages en berne, manifestations des pêcheurs et des routiers, saison touristique morose, chute de la Bourse, licenciements massifs dans l'automobile et l'aéronautique, etc.).

Pas un, ou presque, ne se pose la question : et s'il ne s'agissait que d'une seule et même crise ? Celle d'un modèle de société bâti sur une croissance érigée en Graal de plus en plus inatteignable en raison de l'épuisement de nos ressources - notamment énergétiques - qui font maintenant l'objet d'une concurrence acharnée pour s'en assurer la maîtrise et la distribution. Les limites d'un tel système sont évidentes. Le " logiciel " des Trente Glorieuses ne fonctionne plus. C'est l'humanité tout entière qui est concernée, riches comme pauvres, chaque écosystème qui est gravement menacé, chaque Etat qui doit répondre à de nouveaux défis... " Nous n'avons qu'un seul monde ", jamais ce slogan des écologistes n'a été autant d'actualité.

Il faut donc apporter des solutions aux deux crises, écologique et sociale, en parvenant à dépasser enfin la contradiction entre réponses à la crise environnementale qui apparaissent élitistes, voire anti-sociales, et réponses à la crise dite " du pouvoir d'achat " qui apparaissent anti-environnementales en ce qu'elles tendent à perpétuer des logiques énergétivores et gaspilleuses.

Ces solutions existent. Elles permettent à la fois de réduire notre empreinte écologique (l'impact environnemental de notre mode de vie), de renforcer la solidarité en accroissant les droits des plus fragiles, de dynamiser l'économie en la rendant plus robuste face aux crises à venir, d'améliorer enfin la qualité de la vie grâce au renforcement des liens sociaux et au mieux-vivre ensemble. En voici quelques exemples.

Lorsqu'on diminue l'usage régulier de l'automobile, en renforçant les transports collectifs ou en créant Vélib', on réduit la pollution, les gaz à effet de serre, la consommation pétrolière, tout en améliorant le droit à la mobilité de ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir une voiture et la santé de ceux qui font du vélo régulièrement. On crée, d'autre part, de nombreux emplois non délocalisables, donc plus robustes face aux risques de la mondialisation. Et la ville devient moins stressante.

De même, si on remplace les voitures hyper-consommatrices et polluantes (à commencer par les 4 × 4) par des véhicules plus petits, moins lourds, bridés à 120 kilomètres à l'heure, on diminue la pollution, on réduit les coûts pour l'usager à la pompe et on ouvre la possibilité de préserver des dizaines de milliers d'emplois, aujourd'hui menacés dans l'industrie automobile, en engageant une reconversion industrielle liée à ce changement d'usage de la voiture.

Lorsqu'on isole thermiquement les logements, qu'on en profite pour développer les énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie), non seulement on diminue les gaspillages, mais on diminue aussi le coût des charges locatives (notamment dans les logements sociaux). On revitalise l'économie en diminuant la facture pétrolière et en créant des centaines de milliers d'emplois non délocalisables.

Quand on privilégie la consommation de fruits et légumes de saison, produits si possible biologiquement et à des distances raisonnables, on réduit le gaspillage énergétique, on améliore notre santé, on réduit le coût pour les ménages (qui plus est, si on met en place une " carte fruits et légumes " pour les ménages démunis comme les Verts l'ont proposée à Paris) et on favorise la création d'emplois pérennes dans l'agriculture, beaucoup moins dépendants des aléas des cours internationaux.

Et dans les éco-quartiers, dans les jardins partagés, la qualité des rapports humains retrouvés est le meilleur antidote contre les violences et les discrimina- tions, tout comme la création de lieux de loisirs de proximité (le " revenu en nature ") pour les Français qui ne peuvent partir en vacances.

On pourrait multiplier ainsi les exemples : la mutation de la pêche vers une pratique qui préserve la ressource halieutique et diminue la consommation pétrolière ; la mutation du tourisme de masse, de l'avion vers le train (au moins pour les voyages intra-continentaux) tout en privilégiant la durée des séjours ; le basculement du transport de marchandises vers le rail... Dans tous les cas, la reconversion doit être anticipée dès maintenant et accompagnée par les pouvoirs publics, sinon elle sera bien plus douloureuse et coûteuse demain, surtout pour les plus vulnérables.

Ces solutions ne s'appliquent pas qu'aux seuls " pays riches ". Développer les fours solaires, accroître les surfaces agricoles dédiées aux cultures vivrières plutôt qu'au bétail et à l'exportation, donner droit à chacun à une éducation, notamment aux jeunes filles, c'est diminuer la désertification, renforcer la sécurité alimentaire, éviter les naissances non volontaires. C'est permettre la viabilité économique de nombreux pays menacés par la crise écologique.

Tous ces changements sont non seulement possibles (2 % du PNB, selon Nicholas Stern, un sixième des dépenses militaires du monde, selon Lester Brown) mais aussi indispensables si nous voulons éviter que l'humanité continue de foncer dans le mur. Encore faut-il s'en donner les moyens, en encourageant les innovateurs techniques et sociaux, en orientant la fiscalité à bon escient, en investissant pour les générations futures au lieu de gaspiller le capital qui nous a été légué par les précédentes.

Il ne s'agit pas ici de faire du catastrophisme, mais d'attirer l'attention sur la spirale extrêmement lourde dans laquelle nous sommes entrés avec l'énergie chère et le dérèglement climatique. Elle menace profondément les équilibres écologiques, économiques, politiques, sociaux et alimentaires. Et les plus vulnérables seront toujours les mêmes, ceux qui sont en bas de l'échelle. On le voit aujourd'hui : l'accroissement du prix du pétrole touche des professions fragilisées, des ménages en difficulté et souvent otages de leur voiture. Le manque d'anticipation des pouvoirs publics était coupable hier, l'inaction d'aujourd'hui est criminelle.

Notre intention est surtout de montrer qu'il n'y a pas de fatalité, que les solutions existent et qu'elles ne consistent ni à revenir un siècle en arrière ni à renforcer la loi du plus fort, mais à inverser les priorités. Sobriété ne signifie pas régression mais modernité et progrès ; écologie ne signifie pas masochisme mais qualité de vie ; décroissance ne signifie pas récession mais définition d'un projet de société où " vivre mieux " n'est plus lié à " produire et consommer plus ". Le protocole de Kyoto sur le dérèglement climatique - le premier traité international " décroissant " - a d'ailleurs ouvert la voie à cette révolution culturelle.

Nous sommes conscients qu'il ne suffit pas d'alerter sur la gravité de la crise. Écologistes, nous avons trop souvent négligé le caractère anxiogène de cette alerte ainsi que ses limites. Parce qu'elle aggrave des contradictions au coeur même de la société, elle peut conduire au déni et à l'inaction des décideurs politiques, à l'incompréhension, voire à la révolte des plus vulnérables socialement qui se sentent menacés par nos propositions, alors qu'ils le sont bien plus encore par la crise.

Il nous revient donc la responsabilité de montrer que nous ne cherchons pas à exploiter l'angoisse mais que les responsables politiques ont la capacité à prendre en charge la crise, à condition d'effectuer le bon diagnostic. Les réponses techniques existent, nous les connaissons. A eux, à nous d'expliquer maintenant que chacun peut prendre sa part dans cette mutation, que cette mutation peut être équitable et qu'elle peut réduire l'injustice sociale là où la crise l'aggraverait. C'est un vrai défi politique qui passe par la construction de nouveaux schémas mentaux, d'une nouvelle culture, au sens global du terme, permettant d'analyser et surtout de dessiner ce nouvel avenir.

C'est autour de ce projet de décroissance solidaire, d'une société plus humaine, plus conviviale, plus sûre aussi que doivent dorénavant se rassembler les écologistes s'ils veulent que leurs idées se traduisent en politiques publiques. Ne ratons pas cet enjeu de civilisation pour le XXIe siècle.


(1) La liste complète des signataires : Noël Mamère, député ; Yves Cochet, député ; Denis Baupin maire-adjoint de Paris ; Marie Blandin, sénatrice ; Jean Dessesard, sénateur ; Mireille Ferri, vice-présidente de la région Ile-de-France ; Marie-Anne Isler-Béguin, députée européenne ; Alain Lipietz, député européen
Repost 0
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 00:12
Quand on a une obsession, on interprete toujours les faits à partir de son fétiche. Côté décroissance c'est le fétichisme du pic de Hubert.

Ainsi de manière récurrente la crise est expliquée comme un probléme environnemental. Vincent Cheynet se commet encore dans un article de cet acabit dans Regard ce mois ci...Voilà ce qui arrive quand on jette à la poubelle l'économie.. Voilà ce qui arrive quand on partage les fondements théoriques libéraux estimant que c'est l'utilité (et non le travail ) qui crée la valeur. Vincent Cheynet réussit à transformer une crise financière d'un mode de capitalisme..en crise énergétique.. Une crise du crédit et de la spéculation en crise pétrolière. La même erreur que pour 1973. Comment réussir à faire du pic pétrolier l'épicentre de la crise... ? Rien ne permet sérieusement d'annoncer cela. D'ailleurs le cours du baril s'est effondré après la crise...


Prix du pétrole - 25/11/2008

49 dollars

 

Depuis le début du mois de septembre, le cours du pétrole est en forte baisse notamment en raison du repli de la demande lié à la crise financière. Les cours du brut américain atteignent ainsi leur plus bas niveau depuis janvier 2007, aux alentours de 49 dollars le baril le 20 novembre contre 110 dollars au 1er septembre. Le prix du pétrole est en baisse de plus de 65 % depuis son record de 147,50 dollars le 11 juillet. En 5 mois, le prix du baril a été divisé par trois. Il reste inférieur à ses niveaux du début d'année (99,1 dollars au 2 janvier 2008). La demande de pétrole, en baisse dans les pays riches depuis mai, diminue davantage depuis la crise financière, exerçant ainsi pression à la baisse sur les prix.


Comment occulter la crise immobilière et du crédit ? Comment faire l'impasse sur l'évolution de l'accumulation du capital, sur l'évolution du partage de la valeur ajoutée  ???  Comment ne pas voir la contradiction entre valeur réelle et valeur financière ??? La contrainte énergique (et pétrolière)  joue une place dans la crise actuelle du capitalisme mais qui est loin d'être centrale. Cette décroissance est vraiment une regression théorique. On ne peut que conseiller à Vincent Cheynet de prendre quelques leçons d'économie.. et de par exemple lire le très bon article de Michel Husson qui explique statistiques à l'appui les mécanismes de la crise.

http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=595 .

Décidémment ces décroissants n'ont rien compris au capitalisme et ses rapports sociaux et économiques...

Postcapitalisme « La décroissance ou la barbarie », par Vincent Cheynet

Le pic de l’extraction du pétrole est le grand non-dit de cette crise. Il est pourtant son épicentre. Durant le XXe siècle, le pétrole aura été le carburant de l’expansion de la société industrielle. Ne racontons pas de fables : c’est une ressource sans équivalent. Il irrigue le système industriel comme le sang notre corps. En se rétractant, il va faire tituber notre société qui repose sur cette ressource non renouvelable. La crise aujourd’hui est la conséquence majeure de cet état des choses. Le renchérissement considérable du prix de l’énergie pour les ménages aux Etats-Unis a été le facteur majeur de l’incapacité pour nombre d’entre eux à rembourser leurs emprunts. Ce scénario catastrophe a été prévu de longue date par les scientifiques qui s’intéressent sérieusement à la déplétion énergétique. J’écrivais le 10 mars : « Que va-t-il se passer lors de ce nouveau mandat ? Je me lance dans la prospective. Il y a de forts risques que nous soyons en train de passer actuellement le pic du pétrole. Le prix du baril va sans doute continuer d’augmenter : 110, 120, 150 dollars... jusqu’au crack. Le facteur déclenchant d’une récession globale sera probablement l’effondrement de l’économie étatsunienne. » (1). Il est un côté grotesque à expliquer à coup de grandes démonstrations scientifiques qu’une croissance infinie est impossible dans un monde limité. La cécité face à cette évidence enfantine démontre bien que l’homme, aussi instruit soit-il, habite bien davantage ses croyances et ses représentations que la réalité du monde physique.

Paru dans Regards n°56, novembre 2008


PS C'est surprenant qu'une revue comme Regards laisse publier des trucs pareils... c'est assez inquiétant sur l'état idéologique de la gauche de la gauche...



Repost 0
19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 11:48

Il nous le dit dur comme fer.. lui ne fera jamais parti de cette sale gauche qui ose se compromettre avec le Modem et le social libéralisme. On ne l'y prendra pas car Monsieur est un pur, un dur. Un vrai.


Le propos est cinglant et sans appel. Quelle n'est pas l'ironie d'ecrire un tel truc dans le Canard qui offre sa une et sa manchette à une éminente représentante du Modem Paca. Ainsi Le Sarkophage de ce mois ci ouvre ses colonnes à ma copine Catherine Levraud  http://catherinelevraud.over-blog.com élue conseillère régionale PACA Modem, tête de liste du Modem à Arles aux dernières municipales et membre de l'Asep et ancienne verte. (qui certes signe sous la seule étiquette ASEP). C'est assez drôle non ??

Avec un article au ton enlevé elle nous met en garde contre les risques sanitaires des pollutions. Et on ne peut que partager ses préoccupations qui font l'essence de son combat depuis 20 ans. (au sein des verts, de l'ASEP et aujourd'hui du Modem).  Comme quoi ce qui compte c'est ce que disent les gens plus que leurs étiquettes...


Ps  le contenu de ce numero du Sarkofage est plus qu'interessant.

Repost 0
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 11:45

La décroissance de ce mois ci s'en prend encore une fois à mon bouquin.  Décidemment ces gens sont des teigneux... et ont eu du mal à digérer l'attaque.

En situation de crise, les voilà pris à leur propre piège... ou du moins mis au pied du mur du danger de leur doctrine. Déjà en son temps François Partant écrivait "Que la crise s'aggrave", expliquant en quoi la crise des années 70 serait salutaire et montrant les rapports de complémentarité entre crise économique et discours "anti-croissance".

Pour ceux qui ne s'en étaient pas encore rendu compte depuis 10 ans..nous sommes en pleine destruction des acquis du salariat..et croissance molle. On ne peut que s'interroger sur la correlation entre cette situation et les discours radicaux anti-salariat.... zeitgeist auraient dit certains sociologues en d'autres temps. De même nous entrons dans le précariat et la pauvreté généralisée (certes pas volontaire)... La frugalité volontaire (le capitalisme ne tardera pas à nous faire faire de nécessité vertu) n'est pas loin....

Certains devraient s'interroger sur le lien entre l'émergence d'un discours décroissant sur la sortie du salariat, les vertus de la simplicitée ou pauvreté volontaire et la mutation du capitalisme....qui crée la crise. En d'autres temps on aurait parlé d'infrastructure et de super structure... Mais c'était en d'autres temps ..aujourd'hui la pensée radicale est décroissante et la question économique est devenue taboue..au point que les plus radicaux opposants au système sont "contre l'économie" et les économistes. Contre la croissance, contre le salariat, contre la consommation et le développement.

L'économie c'est comme le reste quand vous n'en faites pas d'autres (avec leurs intentions) s'en occupent pour vous. 

Repost 0
28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 09:20

Les Verts les plus éminents signent dans les Echos une tribune pour la décroissance. C'est assez drôle. Voir Cohn Bendit, Lipietz, Mamère et quelques autres seconds couteaux faire ça..

Daniel Cohn Bendit  dans son sens ultra poussé du marketing  se met à la décroissance ..mais en vidant ce terme de tout son sens puisque le texte prend le contre pied de cette notion..Quel talent..Je suis fan.  Quant à Mamère on n'est plus à un retournement de veste pres....j'ai encore en mémoire une conversation téléphonique sur ce sujet et je garde précieusement son courrier suite à l'envoi de mon manuscrit... Quant à Lipietz il a du oublier les articles qu'il a écrit pour signifier en quoi ce terme n'était pas bon... Mais une place de député européen vaut bien une messe... Encore un exemple poussé de cohérence idéologique. Les décroissants ont de quoi s'inquiéter avec de tels nouveaux partisans ... la charge radicale du  concept de décroissance n'en a plus pour très longtemps...

Côté décroissance j'avais annoncé un commentaire des bouquins de Ariès et Cheynet.. C'est au dessus de mes forces. Critiquer des ouvrages qui en critiquent d'autres sans citer le moindre extrait précis... En fait je me contenterai de quelques propos lapidaires.... Pas la peine de les lire  si vous achetez La décroissance.. c'est une série de copier coller (des fois mal fait d'ailleurs..car j'ai cru repérer des  doublons). Il est assez drôle de voir des personnes qui dénoncent la junk food, la junk production.. faire des junk bouquins. Et quand c'est pas accompagne de dessins comme dans le journal c'est plus indigeste.

Pour parler plus sérieusement de critique du développement et de l'économie je vous ferai un commentaire d'une de mes lectures de vacance, le  magnifique ouvrage de Michel Henry sur MARX Le tome 2 sur la philosophie de  l'économie (Gallimard , 1991). Là on parle sérieusement .. même si je ne suis pas d'accord avec cette lecture phénoménologique de l'antiéconomisme. Le résumé officiel des adeptes est là :http://www.michelhenry.com/marx3.htm#tome2 . On lira d'ailleurs aussi avec interet un site et une publication Sortir de l'économie. http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/ qui sont parmi les choses les plus sérieuses et cohérentes dans ce que j'ai pu lire dans la mouvance de l'anti développement....


Repost 0
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 13:13

Bernard Langlois ne voit pas de problème aux thèses d'extrême droite. Il fait donc l'éloge du bouquin de De Benoit sur la décroissance et se moque de l'humanisme maladroit de Cheynet...(c'est vrai que le bouquin asséne des vérités louables mais sans les fonder et justifier). Cela n'a rien d'étonnant car de manière répétée Politis défend les thèses réactionnaires de Teddy Goldsmith, Th Jaccaud, Serge Latouche ou Pierre Rabhi...qui ont colonnes ouvertes dans cette revue et dont les analyses sont souvent  si proches de celle de De Benoit. On voit là une des limites principales de ces anti-libéraux qui au nom de l'anti-marché sont prêts à faire des alliances douteuses. Non, les ennemis de mes ennemis ne sont pas toujours nos amis... 

Les ponts du potomac

PAR Bernard Langlois, Politis
mercredi 30 avril 2008
 

 

QUELLE DÉCROISSANCE ?

Alors, la décroissance, oui, sans doute. Encore faut-il savoir le contenu qu’on donne à ce mot, à quel imaginaire, quelle weltanschauung, quelles pratiques aussi il renvoie. Plusieurs ouvrages récents nous y invitent, qui offrent une bonne approche de la question.
On lira notamment avec profit le beau livre, très argumenté mais aussi tout de colère contenue contre « la secte mondiale des goinfres goulus », du journaliste Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète [
6] ; ou encore, le Choc de la décroissance, de Vincent Cheynet, chef de file pugnace de ces « objecteurs de croissance » qui inscrivent résolument leur combat dans la tradition républicaine du Progrès et des Lumières, quitte à paraître un poil angéliques : « Je suis persuadé que les seules valeurs humanistes et démocrates pleinement assumées nous portent tout naturellement à vouloir la décroissance économique » [7] ; bon, c’est beau d’être jeune ! Ou, à l’opposé, la profession de foi d’un Alain de Benoist, venu des confins de l’extrême droite et aujourd’hui convaincu du fait que « l’écologie rend obsolète le vieux clivage droite-gauche », dans un double refus « du libéralisme prédateur et du prométhéisme marxiste » : et ce n’est pas parce que certains considèrent Benoist comme le diable que je me priverai de dire du bien de Demain la décroissance [8], un essai bien intéressant, notamment dans sa dimension philosophique.

Et on citera pour mémoire le « pape » Serge Latouche avec sa « pédagogie de la catastrophe », dont je crains bien qu’il nous faudra l’éprouver, avec toutes les horreurs afférentes, avant que l’espèce humaine ne découvre les chemins de sa survie ; la sienne, et celle de sa biosphère.
S’il n’est pas trop tard.




Repost 0
4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 07:36

Les vacances approchant mon emploi du temps se calmant je me suis dit que j'allais lire ce bouquin que Cheynet et Ariès passent leur temps à citer comme une bible expliquant pourquoi il fallait retrouver le sens des limites : Un monde sans limite de Jean Pierre Lebrun. Certes c'est un peu maso.. mais promis, après ce que j'ai lu,  je ne le referai plus...

Et je dois bien le dire je suis attéré. ça faisait longtemps que j'avais rien lu d'aussi réac... depuis A Naouri (qui d'ailleurs est cité plusieurs fois). Nous sommes en plein psychanalyse de bazar. L'histoire de la société est conçue comme une chute sans fin du symbolique depuis que les pères ont perdu leur place dans la famille et la société. Perte des religions du père, perte des familles patriarcales, perte des institutions (chef de l'Etat, roi..) incarnant l'autorité (forcement paternelle car on sait bien que les femmes ne peuvent avoir de phallus..)... tous les lieux communs d'une psychanalyse patriarcale qui considère que l'accès au  symbolique ne peut passer que par le père... Une description très décadentiste d'un monde de "grands enfants" qui auraient tous régréssés car ils auraient perdu l'accès au langage ;..(surtout ces sauvageons qui font ces trucs de type rap et de parler de banlieue.)  Une société où plus personne n'oserait dire non ou plus personne n'oserait interdire... Surement à cause de mai 68 qui a crée un monde sans limite où il est interdit d'interdire et où toute transcendance (et donc toute alterité..?)  a été détruite. Un monde où le refus d'entraver la jouissance a empéché l'instauration d'un symbolique... Du mauvais Lacan... Une vraie vision réac sans limites.

Heureusement que la psychanalyse s'est ouverte avec d'autres auteurs.

 

 

 

Repost 0