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Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

Marié, père de 2 enfants

 

Conseiler municipal d'opposition de 2001 à 2008

Militant socialiste

Engagé aux côtés d'Edouard Baldo

 

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Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 13:33

  safran%20foer%202

 

Voilà un livre choc comme je n'en avais pas lu depuis longtemps. Alors que sur le même thème Bidoche de Nicolino m'avait laissé assez indifférent voilà un ouvrage marquant. Avec un style de roman (et sans passer par les femmes dévétues de Peta), Js Foer nous guide dans les méandres de l'élevage et de la consommation de viande... Et c'est terrifiant. Entre mauvais traitements systématiques des animaux (de l'élevage à l'abattage..un véritable musée des horreurs et de la souffrance généralisée), mutations génétiques des animaux (animaux incapables de tenir debout seuls, espèces séléctionnées et modifiées pour des rapidités de croissance accélérée), intégration complète de l'appareil biopharmaceutique à l'élevage... (50 % des antibiotiques en France sont consommés par l'élevage de porc...), pollutions massives (algues vertes, gaz à effet de serre : l'élevage étant générateur de 18% des gaz à effet de serre, déforestation : 14 000 km2 de forêt amazonnienne étant détruit chaque année pour alimenter les animaux que nous mangeons)..tout y passe. Et l'on en ressort saisi d'effroi.

 

Sans nous faire la leçon, sans enfourcher le ton des moralistes, J S Foer nous met devant les yeux les conséquences de nos actes... et de nos pratiques alimentaires. Avec un style de romancier que l'on a pu apprécier dans Tout est illumnié et Extremement fort en incroyablement près ( à lire absolument) l'auteur nous fait suivre sa propre réflexion suite à la naissance de son enfant et ses découvertes. Avec quelques trouvailles graphiques dont il a le secret et avec une construction des chapitres assez surprenante (alternance de dictionnaire, même mot sur plusieurs pages enquêtes, refléxions personnelles, interview, chronique de son histoire familiale..) c'est un véritable objet de reflexion que nous offre l'auteur.

 

A lire et faire lire.

 

Il n' est pas sur que vous continuiez à mettre les mêmes choses dans votre assiette.  Car on n'en ressort pas indemne.

 

 

 On lira avec intéret cet interview donné aux Inrockuptibles

 

Faut-il manger les animaux?": entretien avec Jonathan Safran Foer

18/01/2011 | 09H02

 

Après de longs mois d’enquête pour écrire son essai choc "Faut-il manger les animaux ?", l’écrivain américain Jonathan Safran Foer est devenu végétarien. Rencontre.

Comment sont traités les animaux avant d'atterrir dans nos assiettes ? Comment sont-ils tués ? Arrivent-ils malades dans nos estomacs ? C'est à une plongée dans un enfer d'autant plus insoutenable qu'il est réel et auquel nous participons tous sans le savoir que nous invite l'écrivain américain Jonathan Safran Foer, 33 ans, connu pour ses romans Tout est illuminé (2002) et Extrêmement fort et incroyablement près (2005).

Son essai tient autant de l'enquête dans des fermes industrielles que de l'autobiographie via son rapport personnel à la nourriture. A la suite de longs mois de découvertes édifiantes pour écrire son livre, Foer est devenu végétarien. En refermant Faut-il manger les animaux ?, petite bombe politique, il se pourrait bien qu'il en soit de même pour nous. Impossible en tout cas de continuer à considérer son steak de la même façon.

 

Entretien > Qu'est-ce qui vous a donné envie d'abandonner le roman pour écrire un livre de non-fiction ?

Jonathan Safran Foer - Je suis avant tout un romancier et je ne pense pas écrire à nouveau de la non-fiction car ce que j'aime le plus, c'est la liberté qu'offre le roman. On peut y inventer tout ce que l'on veut. Sauf qu'avec ce livre, c'était impossible parce que je me sentais investi d'une vraie responsabilité par rapport aux faits. Nous nous trouvons à un tournant important, c'est maintenant qu'il faut corriger nos erreurs. Nous pouvons commencer à manger différemment, à élever les animaux différemment et à sauver ce à quoi nous accordons de la valeur. Ma génération est la dernière à faire encore l'expérience de l'idée du rêve américain, qui n'a peut-être jamais été vraie mais qui reste présente. Après, ce sera trop tard.

 

Quand avez-vous commencé à vous interroger sur la viande ?

Je me suis toujours senti concerné mais, comme la plupart des gens, davantage comme spectateur que comme participant. Je ne suis ni meilleur ni pire que les autres. Je me sens concerné aussi par les guerres mais la question de la nourriture est différente : c'est quelque chose qui m'oblige à prendre des décisions plusieurs fois par jour. Des choix inévitables. Les gens me demandent souvent pourquoi j'ai écrit un livre au sujet des animaux et pas des génocides par exemple, comme si on ne pouvait pas s'intéresser à plusieurs choses à la fois. Bien sûr que je m'intéresse aussi aux génocides ou à la faim dans le monde mais j'ai écrit ce livre autour des animaux et de l'élevage parce qu'il y a un silence très étrange, insoutenable, qui entoure la question de la viande.

 

Il y avait urgence à nous informer ?

Les gens imaginent en savoir plus que ce qu'ils savent vraiment. Instinctivement, ils sentent quelque chose mais ne connaissent pas la vérité dans ses détails. Or, elle peut changer nos vies. Qui se fiche de la qualité de l'air ou de l'eau ? L'élevage industriel est la cause première du réchauffement climatique, peu le savent précisément.

 

Il arrive que les animaux qu'on nous vend soient malades...

Ils le sont tous ! La chose la plus bizarre au sujet de cette industrie n'est pas qu'il puisse arriver des choses exceptionnelles, c'est que l'exception soit la règle. Et c'est délibéré, ce n'est pas accidentel. Il existe une compagnie aux Etats-Unis qui concentre à elle seule 7000 accusations de violations de la propreté de l'eau. Si vous avez dix violations, c'est mal, mais 7000 c'est un plan. Deux poulets élevés sur trois ne peuvent pas marcher. Ce n'est pas un accident, c'est délibéré. Ces animaux sont élevés pour devenir tellement gros qu'ils finissent par ne plus pouvoir marcher. Les fermiers ne sont ni méchants ni sadiques - je les ai rencontrés -, mais la règle de ce business est le profit. Et les animaux malades génèrent plus de profits que les animaux en bonne santé. Les fermes qui détruisent l'environnement gagnent plus d'argent que les fermes qui y font attention.

D'autre part, le lobby des fermes industrielles est extrêmement puissant. Ils ont 2000 lobbyistes à plein temps et dépensent des centaines de millions de dollars en publicité, en congrès. Quand mon livre est sorti, j'ai eu un email de plusieurs groupes industriels me disant qu'ils devaient se protéger du lobby végétarien hyperpuissant (rires). J'ai fait des recherches et une telle chose n'existe pas. Ça en dit long sur leurs mensonges. Quand on voit une étiquette sur les paquets de viande qui dit "happy cow" (vache heureuse), c'est un mensonge. Le marché de la viande est un commerce basé sur le mensonge.

 

Vous démontrez que même les termes "bio" ou "élevées en plein air" sur les boîtes d'oeufs sont faux...

"Elevées en plein air", ça ne veut rien dire. C'est juste une étiquette qui donne aux gens l'envie d'acheter. Pas parce que ces œufs sont meilleurs (ils ne le sont pas) ou parce que c'est meilleur pour leur santé (ça ne l'est pas). Ils achètent parce qu'instinctivement ils pensent que c'est la bonne chose à faire. Parce qu'ils savent que ce n'est pas bien de garder un animal dans une cage de la taille d'un ballon de foot.

 

Vous montrez que même manger du poisson participe d'une destruction de l'environnement. Il n'y a pas d'issue aujourd'hui sinon d'être végétalien ?

Je ne dis pas exactement cela. Moi-même, je ne suis pas parfaitement cohérent. Je ne mange ni viande ni poisson mais il m'arrive de manger des oeufs et de boire du lait. On peut toujours dire aux autres que c'est terrible et qu'il faut devenir végétarien, sauf que le monde ne va pas devenir végétarien du jour au lendemain. Mieux vaut essayer d'être le moins dupe possible du système. Au lieu de déclarer qu'on va devenir végétarien, ce qui est peu vraisemblable, commençons déjà par réduire notre consommation de viande. Si les Américains mangeaient un plat de viande en moins par semaine, en termes de pollution cela reviendrait à supprimer six millions de voitures sur la route. Ça, c'est possible.

Ce qui est formidable avec ce problème, c'est qu'il est très facile à résoudre : on n'a pas besoin d'aller mettre le feu aux fermes industrielles, ni d'élire un nouveau gouvernement, ni de dépenser des millions. Tout ce qu'on a à faire, c'est manger moins de viande.

 

Ne pensez-vous pas que les gens sont de plus en plus indifférents ?

 Au contraire, ils n'ont jamais été autant intéressés par l'éthique. Le problème, c'est l'accès aux informations, très difficile. Pour en obtenir, il a fallu que je me rende dans ces fermes par effraction, au milieu de la nuit, entièrement habillé en noir pour ne pas me faire repérer. Comment blâmer quelqu'un de ne pas savoir ? Dans les collèges américains aujourd'hui, il y a plus de végétariens que de catholiques, c'est devenu un vrai phénomène politique. Quand ces 18% de végétariens vont devenir actifs, vont devenir les journalistes ou les politiciens de demain, le point de vue sur la question de la viande va complètement changer.

Il y a dix ans, quand vous disiez à des amis que vous étiez végétarien, ils vous en demandaient la raison. Aujourd'hui, plus de problème. Dans dix ans, la question sera : "Pourquoi mangez-vous de la viande tout le temps ?". La consommation de la viande va évoluer comme celle du tabac aujourd'hui : légale mais régulée.

 

Comment en arriver à cette régulation ?

Il faut avoir un accès total à l'information. Sur un paquet de cigarettes, on a la composition de la clope et une étiquette prévenant des dangers que fumer représente. Sur un paquet de viande, on trouve l'image d'une ferme heureuse. C'est fou ! Il faudrait une étiquette disant que manger de la viande issue d'animaux élevés en ferme industrielle est la première cause de pollution de l'eau et de l'air, du réchauffement climatique, que cela rend nos antibiotiques moins efficaces (car les animaux en sont bourrés) et que manger de la viande provoque les causes de mort les plus courantes (cancer, crise cardiaque...). Pourquoi ces informations seraient moins importantes que la composition des cigarettes ?

 

Pourquoi écrire cet essai à travers votre rapport personnel à la nourriture ?

Parce que je ne suis pas plus parfait qu'un autre. J'aime la viande, je ne suis pas contre le fait de tuer des animaux mais je me soucie de leur bien-être et je suis conscient de la signification culturelle des aliments. Si vous dites non à un plat, vous faites plus que refuser des calories : vous changez une histoire, celle d'un pays ou celle de votre famille. Mais si le goût et les codes culturels ont de la valeur, il me semble que certaines choses en ont plus aujourd'hui, comme essayer de changer nos idéaux, être éthiques.

Je n'aime pas particulièrement les animaux à part mon chien, je n'ai pas de passion particulière pour les poulets ou les vaches mais il y a certaines choses qu'on ne doit pas leur faire. Si vous prenez une centaine de personnes en France, tous horizons confondus, et que vous leur demandez si ça leur paraît bien de manger de la viande, 98% vont répondre oui. Maintenant, demandez à ces mêmes personnes si c'est bien de garder une truie enceinte dans une cage si petite qu'elle ne peut même pas se retourner pour accoucher : 98% vous répondront non. Ce qu'il faut, c'est poser les bonnes questions. Des questions pragmatiques, pas philosophiques.

 

Quelle est la chose la plus choquante que vous ayez vue au cours de votre enquête ?

A quel point l'horreur est systématique ! En Amérique, 99% des animaux que l'on mange viennent de ces fermes-usines. En France, 93 ou 94%. En Allemagne, 95 ou 96%. En Europe, l'Allemagne et le Danemark sont les pires mais c'est un problème global.

 

Vous évitez constamment la métaphore du camp de concentration alors qu'elle serait facile. Comment, en tant qu'écrivain, écrit-on un tel livre ?

Je n'aime pas ces analogies. On n'en a pas besoin. Il suffit de décrire le fonctionnement de ces fermes pour comprendre, pas besoin d'être redondant. Les statistiques, c'est pratique pour nous impressionner, pas pour nous changer. C'est pourquoi en plus du texte, j'ai fait des croquis. Et pour bien montrer que lors de la pêche d'un certain poisson tous ceux qui se trouvent autour sont détruits, je dis que quand vous mangez des sushis, la masse de poissons qui ont dû mourir pour votre petite assiette équivaut à la surface d'une table. Je voulais avant tout être concret. Et, plutôt que de seulement transmettre l'information, en faire une histoire. La nourriture est tellement imbriquée dans notre vie qu'il faut des histoires pour nous en défaire.

 

Comment ces lobbies ont-ils réagi à la sortie de votre livre ?

J'ai eu deux avocats pour suivre le livre, mon éditeur également car nous étions convaincus que l'industrie allait nous attaquer - c'est habituellement ce qu'ils font. Et là, aucune réaction. Pourtant, ça a été un gros truc aux Etats-Unis, le livre figurait sur la liste des best-sellers du New York Times et a dû se vendre à quelque 300 000 exemplaires. Donc ils savaient. S'ils n'ont pas contesté, est-ce parce qu'ils ne veulent pas poursuivre la discussion ? Ils savent que plus on en parle, plus les gens vont se mettre à penser à la question de la viande. Qu'est-ce qu'un commerce basé sur le fait que les gens ne doivent pas penser ?

 

Nelly Kaprièlian

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 10:36

Il ne faut pas y aller par quatre chemins. Voilà un petit bijoux. Philippe Forest nous livre une magnifique fresque de l'aviation mondiale et française au XXe siècle à travers le simple récit de vie de ses parents et surtout de son père, pilote.

 

A travers ce père défunt au destin (vues les ruses de l'histoire qui feront ce qu'il était il n'y a pas d'autre mot) exceptionnel (de l'Algérie aux forces aériennes américaines jusqu'aux commandes d'avions de ligne d'Air france.... ), Philippe Forest raconte la guerre puis la création de l'aviation civile française. L'auteur passionné d'aviation (enfin du moins il semble),  réussit à nous emporter avec lui dans le survol de cet univers. Mais il nous plonge surtout dans une reflexion profonde sur les liens de filiations et d'attachement familiaux avec ce père si imposant mais parfois si absent et cette mère si présente mais qu'il ne découvre que tardivement.  Tout au long du roman c'est cette question du destin et de la transmission qui taraude l'ouvrage.  

 

Dans une langue d'une beauté incendiaire en faisant semblant de nous parler d'aviation (enfin bon il y en a quand même 300 pages) Philippe Forest nous fait décoller vers des refelxions bien plus métaphysiques sur l'héritage, la famille, le destin. Avec une douceur mais aussi une profonde mélancolie absolue. Et on est soufflé.

 

siecle-nuage-copie-1.jpg

 

Ps on se demande pourquoi il n'a pas eu un petit  prix le bougre...quand on lit d'autres trucs primés en 2010...on se demande

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 19:12

Une bonne nouvelle pour 2011, la revue Le tigre qui avait arrété repart. Elle nous livre un magnifique nouveau numéro..Et pour que le bonheur soit total on y trouve même quelques dessins de Davib B.  Et si 2011 était une grande année ?

CouvDEFdefDEF

 

Le Tigre c'est là link

 

Achat obligatoire

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 22:56

Il y a des films que l'on peut pas louper. Qu'on soit pour ou qu'on soit contre. Ceux de Pierre Carles en font partie. Surtout quand on a vu Pas vu Pas pris et qu'on a adoré.

 

affiche-du-film-fin-de-concession

 

 On commence donc le film de manière jubilatoire en retrouvant notre héros dans ses aventures précédentes. On le suit tel un ancien combattant retraçant ses anciens faits d'arme avec déléctation. Et il ne manque pas d'humour le bougre. Puis on découvre avec intéret le sujet du cahier des charge de la délégation de service public de TF1....et les mensonges accumulés.

 

Et puis patatraque..le film se met à patiner. Pierre Carles en a lui même conscience et se met à nous faire partager ses doutes...ses angoisses. Là on se dit qu'il est trop fort. Voilà la quintesscence de la pensée critique qui s'interroge sur sa propre critique spéctaculaire des médias...ça va philosopher et penser des nouvelles modalités d'action critiques. Mais on est hélas très vite deçus...car la reflexion tourne en rond et tourne plus autour des humeurs de  l'auteur plus que de sa critique des médias. Le spectacteur se fait alors complice d'un désagréable grattage de nombril. Le tout pour  finir en eau de boudin. Car Pierre carles se fait finalement passer pour Pedro Carlos afin d'avoir quelques interviews. Quand on connait son dernier film sur Action directe on sinquiète.  On se dit que la radicalisation va mal finir...mais que le pasasge au politique est devenu inéluctable.  Et cela ne manquerait pas d'un certain panache. Mais même pas. Non c'est en terroriste patissier que finit l'auteur..n'incarnant de Carlos que les chemises à fleur et les mauvaises pubs pour boissons orangées.. car comment qualifier autrement la ridicule traque de David Pujadas avec la ridicule tentative de lui mettre une laisse autour du cou. Quant au fait d'arme d'envergure la peinture en doré de son scooter...!! Fin pitoyable qui traduit bien l'aporie dans laquelle est l'auteur et sa critique des médias. On était pas loin de l'entartage comme nouvelle pensée critique des médias. Fallait il ressortit le caadvre de P Bourdieu pour glorifier un tel positionnement ? Et là on se dit..Tout ça pour ça..15 ans de critique des médias pour en finir là...dans ce mauvais burlesque ....Le logiciel critique des médias est à ce point HS.... ??

 

Passé la grosse déception c'est donc surtout sur les impasses d'une pensée qui se veut sans concesion que nous interroge ce film.

 

 

 

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 22:33

Dans le flot des informations déprimantes..(Entre la mort de Clavel..et le retour de bertrand Cantat) ....une bonne nouvelle. Mon auteur préféré Mario Vargas Llosa vient d'avoir le prix Nobel.

v-llosa-une-jpg 73529

 

Allez on se relit un petit  Le paradis un peu plus loin....entre autre 

VargasLlosa G

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 11:23

Le best off de mes lectures d'été.

 

Le très bon (comme toujours) ouvrage de M ichel Pastoureau sur l'Ours. Où l'on découvre les nombreux cultes ursins préhistoriques, les nombreux blasons et tourte l'héraldique de l'ours. On apprend aussi comment l'église catholique a détruit l'ours et l'a remplacé par le lion dans le Panthéon des animaux. Un livre magistral.

X Pastoureau L'ours, histoire

 

 Une saga dans le grand nord canadien. Une ode à la nature sauvage et une critique acerbe de la civilisation industrielle.

 

clavel

 

 Entre le Méxique et les Etats Unis une bande d'aventurier et militaires texans se lancent dans une épopée tragique.

 

 

decimation

 

Et le très bon bouquin de Onfray. De la dynamite comme d'habitude.

 

onfray freud-73fe0

 

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 00:34
Encore un très bon Mankell.. Dans la brume de mes 12 jours de lumbago qui m'ont cloué au lit, les brumes profondes des îles suédoises d'Ostergotland ont été une véritable bouée de secours.

Un très bon mankell...et surement un de mes meilleurs romans de l'année.  Le romancier suédois visite le roman de la quête identitaire avec l'aventure d'un sondeur. Je sais qu'on est en période éléctorale..mais on pas un de ceux là, il s'agit de ceux qui au début du XXeme siècle scrutaient les profondeurs des fonds marins.  Là on est en 1914 à la cveillede la guerre et notre héros Lars Tobiasson-Svartman cherche quelque nouvelle route maritime secrète. à la veille du conflit modial. Avec un personnage véritable Jean Claude Roman suédois, Mankell s'interroge sur la difficulté d'être et les profondeurs océaniques de l'être humain. (ouais la métaphore n'est pas très subtile..mais rassurez vous l'écriture fonctionne).  Voilà une problématique qui semble bien moderne.. ou post moderne. Quelles ont les profondeurs de l'identité humaine ? Et oui on pense aussi au très beau film A l'origine. Pas de doute nous sommes vraiment dans une époque trouble qui se cherche.

Dans un ambiance crépusculaire qui rappelle le très bel ouvrage La peau froide d'Albert Sanchez Pinol, Mankell nous emporte dans de sublimes et glaciaux paysages insulaires. Pour nous y trouver .... ou nous y perdre.

A lire et faire lire.

profondeurs-mankell 2 
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 22:54
Il est rare que l'année commence par un bon bouquin. Ce fut pourtant le cas pendant ces vacances. Et là la palme revient à un ouvrage De dennis Lehane (celui de mystic River ou Gone, baby Gone ) avec Un pays à l'aube.
un-pays-a-l-aube

L'auteur à travers le destin croisé d'un joueur de baseball, d'un jeune policier et d'un père de famille noir nous fait traverser les Etats unis des années 20. Son racisme, sa sortie de la guerre et ses nombreux mouvements sociaux. Loin d'un point de vue didactique c'est avec une finesse extrême que Dennis Lehane nous parle des grèves dans la police des années 20 ainsi que du traitement des noirs dans une amérique à peine sortie de l'esclavage. Magnifique portrait d'une période méconnue. 

Ps Bizarremnt l'ouvrage est édité par une collection polar...alors que l'on est dans un pur roman.

A lire et faire lire.



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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 13:52

1timbre-juju.1247923190.jpg A lire  « Le tour d’un monde en sept jours avec un âne en Provence »
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 20:58
Voici ce que j'ai lu de mieux cet été côté roman.

The winner is...Melnitz.
La saga d'une famille juive en suisse à la fin du XIXe siècle. Une merveille.  On y croise toutes les figures de l'antisémitisme (quels savoureux passages sur les débats de la protection animale et des campagnes anti abattage rituels..) et toutes les contradictions d'une communauté et d'une famille. Le tout sous le "regard" de l'oncle Melnitz. Tout ça sans moralisme ou bons sentiments.  Pour un premier ouvrage ça décoiffe. La saga familiale est épique...on  se croirait dans 100 ans de solitude.. A lire, à relire, à faire lire. C'est impératif.


  J'ai lu avec  intéret  aussi Wisconsin de Mary R Ellis. Où l'histoire de deux frères vivant dans l'amérique profonde (wisconsin) et traversant la guerre du vietnam. On a l'impression d'avoir déjà lu et entendu cette histoire 100 fois....mais l'écriture nous emporte et il devient impossible de lacher l'ouvrage avant de l'avoir terminé.

Un premier roman aussi, le magnifique ouvrage de monica Ali qui nous fera vivre dans la peau d'une femme immigrée au Royaume Uni. Très fort. C'est pas du salman Rusdhie ni du Mistry mais pas loin.



Vacances en Norvège oblige,j'ai lu  l'assez drôle Elling. Un jeune social démocrate norvégien bascule dans le délire et nous invite à partager son quotidien. Complétement décalé.
Interessant.





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