Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

Marié, père de 2 enfants

 

Conseiler municipal d'opposition de 2001 à 2008

Militant socialiste

Engagé aux côtés d'Edouard Baldo

 

Photo CDM site campagne primaire 2014

Rechercher

Tracts

 

Premier tract de lancement de campagne

Présentation et axes de campagne link

 

Propositions moralisation vie politique aixoise

Moralisation link


Propositions urbanisme et devenir de la ville

Urbanisme link

Archives

Twitter

Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 15:29
Décidemment les municipales aixoises stimulent les talents. Voici donc un blog (anonyme) de qualité qui nous "chronique" à sa manière  le mois de campagne qui vient.

http://plassans2009.hautetfort.com/

Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article
13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 09:30


Voir le texte de soutien voté par le CA de SLR


La lettre ouverte ci-dessous a été publiée sous forme de Tribune dans l’Humanité du 10 juin 2009


L’influence des savants et des intellectuels est certes quelque peu en déclin dans notre nouveau modèle de société. Chercheurs, universitaires et intellectuels n’en continuent pas moins de creuser leur sillon, faisant fi du bruit et de la fureur extérieurs. Ce qui ne signifie pas qu’ils vivent dans des bulles hors du monde. Au contraire, ils sont plus investis que jamais dans la mission qui est la leur : contribuer avec d’autres à apporter à leurs concitoyens cet élément de pensée critique indispensable à la préservation de la démocratie. Grâce aux réseaux qu’ils tissent par la circulation de leur pensée et de leur parole, au-delà des préjugés, des mythes ou des frayeurs en vogue et de leur instrumentalisation, ils n’ont de cesse d’agir au nom de la liberté et de l’impartialité, quelles que puissent être par ailleurs leurs éventuelles appartenances religieuses ou affinités politiques. Nos sociétés, trop souvent soumises aux diktats des médias et de l’internet, ont besoin de cette parole libre, au seul service des principes de la démocratie, évoluant sans entraves et produisant du savoir, de la connaissance et de la réflexion. Il se trouve que dans notre pays la majorité des intellectuels appartient à la fonction publique, ce qui ne signifie pas qu’ils soient de quelque façon inféodés à des institutions ou au pouvoir politique, même s’il existe certes parmi eux des intellectuels organiques. Si la liberté est nécessaire pour penser et écrire, il va de soi que l’obligation de réserve qui s’applique en général à certaines catégories de fonctionnaires ne peut aucunement s’appliquer à leur cas, sauf à n’attendre d’eux que la reproduction d’une doctrine officielle et stérile. Aujourd’hui, la convocation devant une commission disciplinaire, de notre collègue Vincent Geisser, chercheur au CNRS, accusé de n’avoir pas respecté cette " obligation ", constitue un signe supplémentaire et particulièrement alarmant de l’idée que les institutions de notre pays semblent désormais se faire de notre rôle. Devrons-nous donc soumettre nos articles, nos livres, nos prises de position publiques à l’approbation de leur censure, alors qu’aucune consigne ne devrait émaner d’elles si ce n’est celle de la rigueur intellectuelle et de la créativité qui accompagne toute recherche ? Quels compromis honteux devrons-nous accepter pour échapper à l’humiliation d’un conseil de discipline ? La France, pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, est-elle en train de perdre son âme ? Comment continuer à faire notre travail, à assumer pleinement notre vocation, sous la menace constante de la sanction ? Que sommes-nous ? De simples courroies de transmission des idées qui ont l’agrément de nos dirigeants et des institutions qui nous emploient, ou des hommes et des femmes autonomes exerçant leur métier librement, en toute responsabilité, en toute honnêteté, et au service d’une recherche, d’une pensée et d’un savoir libres de tout carcan idéologique, n’ayant d’autre limite que la considération du bien commun ? L’obligation de réserve ne peut en aucun cas valoir pour les intellectuels, y compris lorsqu’ils sont fonctionnaires. Les y soumettre revient purement et simplement à les faire disparaître comme intellectuels, c’est ruiner la liberté dont ils ont besoin pour continuer leur œuvre salutaire, indispensable à la vie normale d’un pays politiquement sain, et qui a besoin d’eux pour son équilibre. Ce qui arrive à notre collègue Vincent Geisser, qui a le malheur de travailler sur l’islam, sujet brûlant s’il en est, est d’une extrême gravité et interpelle tous les citoyens de ce pays. Le traitement indigne auquel il est soumis est une honte pour la profession et pour la France.



COMITÉ DE LANCEMENT

1. Ghislaine ALLEAUME, directrice de recherches au CNRS, directrice de l’IREMAM 2. Jean-Christophe ATTIAS, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études 3. Etienne BALIBAR, professeur émérite à l’Université de Paris 10 Nanterre 4. Nicolas BANCEL, professeur à l’Université de Strasbourg, détaché à l’Université de Lausanne 5. Jean BAUBEROT, Professeur émérite de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole pratique des hautes études 6. Esther BENBASSA, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études 7. Daniel BENSAÏD, professeur de philosophie à l’Université de Paris 8 8. Pascal BONIFACE, géopolitologue, Université de Paris 8 9. Marie-Françoise COUREL, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études, présidente honoraire de l’EPHE, ancienne directrice scientifique du département SHS du CNRS 10. Denis CROUZET, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris 4) 11. Alain DE LIBERA, professeur d’histoire de la philosophie médiévale à l’Université de Genève, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études 12. Christine DELPHY, directrice de recherche émérite au CNRS 13. Éric FASSIN, enseignant-chercheur à l’École Normale Supérieure 14. Nacira GUENIF, sociologue, maître de conférences à l’Université Paris Nord 15. Edgar MORIN, directeur de recherche émérite au CNRS 16. Laurent MUCCHIELLI, directeur de recherche au CNRS 17. Denis PESCHANSKI, directeur de recherche au CNRS, ancien directeur adjoint du département SHS du CNRS 18. Roshdi RASHED, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’Université de Tokyo 19. Olivier ROY, directeur de recherche au CNRS 20. Vincent TIBERJ, chercheur au Centre d’Etudes Européennes de Sciences Po et maître de conférence à Sciences Po 21. Tzvetan TODOROV, directeur de recherche honoraire au CNRS 22. Jérôme VALLUY, enseignant-chercheur, science politique, Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1, CRPS, TERRA)

PREMIERS SIGNATAIRES 23. Frédéric ABECASSIS, maître de conférences en histoire contemporaine, Université de Lyon, École normale supérieure Lettres et Sciences humaines, En délégation au Centre Jacques Berque pour les Etudes en Sciences humaines et sociales, Rabat 24. Amin ALLAL, Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC), Tunis 25. Maria AMARA, doctorante en sciences politiques à l’IEP d’Aix en Provence 26. Françoise ASSO, écrivain, maître de conférences de littérature française à l’Université de Lille 3, membre du collectif "UNIvers.Cité" 27. Francis BAILLEAU, sociologue, directeur de recherche au CNRS 28. Hélène BELLOSTA, directeur de recherche honoraire, CNRS 29. Maïté BOUYSSY, maître de conférences (HDR) en histoire contemporaine à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne 30. Noëlle BURGI, chercheure CNRS 31. Hélène CLAUDOT-HAWAD, directrice de recherche au CNRS 32. Albano CORDEIRO, retraité, CNRS 33. Michèle CREMOUX, Toulouse 34. Catherine CURRAN VIGIER, maître de conférences d’anglais, Université de Rouen 35. Laurence DE COCK, professeur agrégée d’histoire, formatrice à l’IUFM de Versailles 36. François DESPLANQUES, maître assistant retraité de l’Université de Nice Sophia Antipolis 37. Fabrice DHUME, sociologue, chercheur à l’ISCRA 38. Maryse ESTERLE HEDIBEL, enseignante-chercheure à l’IUFM Nord Pas de Calais, Université d’Artois, chercheure CESDIP 39. Colin FALCONER, formateur d’anglais à la retraite, actuellement intervenant à l’université de Paris 3 (Département de la Formation Continue) 40. Vincent FOUCHER, CR1 CNRS - Centre d’étude d’Afrique noire 41. Yvan GASTAUT, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Nice 42. Charles GIRARD, allocataire-moniteur en philosophie, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne 43. Denis GRIL, professeur à l’Université de Provence, rattaché à l’IREMAM 44. Jean-François HAVARD, maître de conférences en science politique, Université de Haute Alsace - Mulhouse 45. Béatrice HIBOU, directrice de recherche au CNRS, CERI-SciencesPo 46. Christine HUGUET, maître de conférences en littérature anglaise à l’Université Charles-de-Gaulle Lille 3 47. Florence HULAK, ATER en philosophie à l’Université Paris 1 48. Moritz HUNSMANN, doctorant en Recherches Comparatives sur le Développement, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg, Allemagne 49. Rada IVEKOVIC, professeure des universités, Université de Saint-Étienne & Collège international de philosophie, Paris 50. Stéphanie LATTE ABDALLAH, chercheur à l’IREMAM 51. Sylvain LAURENS, maître de conférences en sociologie à l’Université de Limoges 52. Christian LE BART, professeur de science politique, IEP de Rennes 53. Jean-François BAYART , DR1 au CNRS (SciencesPo-CERI) 54. Liêm-Khê LUGUERN, professeur d’histoire-géographie, doctorante EHESS-IRIS 55. Sami MAHBOULI, doctorant, Université Montpellier 1, CEPEL 56. Antoine MATH, chercheur à l’Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES) 57. Gilbert MEYNIER, professeur émérite à l’Université de Nancy 2 58. Soulé NGAIDE, Cimade 59. Olivier NOËL, sociologue, ISCRA-INED 60. Alexandre PIETTRE, doctorant "sociologie du pouvoir" - CSPRP, Université de Paris 7, Ater science politique - DCS, Université de Nantes 61. Gildas RENOU, Université Rennes-1 62. Alain RUSCIO, chercheur indépendant 63. Jean SALEM, philosophe, professeur à l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne) 64. Pierre SALY, maître de conférences honoraire en histoire contemporaine à l’Université de Paris 1 65. Aude SIGNOLES, maitre de conférences en science politique, Université de Galatasaray, ?stanbul (Turquie) 66. Patrick SIMON, directeur de recherche à l’INED 67. Bahram SOLTANI, Maître de conférences, directeur de recherche, Université de Paris 1 Sorbonne 68. Éric SORIANO, chercheur au CSU-CNRS (Paris 8) et à CRISES (Montpellier 3), maître de conférences en science politique, Université Paul Valéry 69. Sylvie THENAULT, chargée de recherche, CNRS (Centre d’histoire sociale du XXe siècle, UMR 80 58) 70. Claire VISIER, maître de conférences en science politique, Faculté de droit et de science politique, Université Rennes 1, membre du CRAPE.


Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 16:50
Aérodrome des Milles - Mille décibels

Des élus prêts à signer la charte de tous les dangers …


Comment est-ce possible ? Depuis 8 ans :
- La DGAC tente d’introduire sur l’aérodrome des Milles une extension du trafic aérien.
 - Les associations de riverains refusent cette dégradation de leur environnement (15.548 signatures en 2001) fondée sur aucune nécessité technique.
 - Madame Maryse Joissains a été élue en 2001 sur la promesse de s’opposer à toute extension. Elle a réitéré cette promesse à de multiples occasions et elle a fait voter, en réunion plénière de la CPA, une motion confirmant la position unanime des élus dans le même sens.
- Les Maires des communes voisines ont tous marqué leur refus de voir les Milles devenir le déversoir de Marignane.

Quel avenir pour l’aérodrome des Milles :

1/ La volonté d’extension du trafic est confirmée par deux sources officielles concordantes, l’une explicite, l’autre cryptée : - M. le Médiateur de la République a écrit à nos associations : " Depuis 2001, vos associations se sont opposées à toute extension de l'aérodrome d'Aix Les Milles, après le départ des militaires. Cependant, depuis quelques années l'Etat a souhaité associer l'aérodrome d'Aix Les Milles à celui de Marseille Provence afin de créer un système cohérent de deux plates-formes complémentaires nécessaires pour étendre le trafic aérien. Dans le cadre de ces orientations, l'Etat a, notamment, envisagé la satellisation ainsi que le développement de l'aviation d'affaires et des hélicoptères sur l'aérodrome des Milles." On ne saurait être plus explicite, malgré l’usage de tournures lénifiantes. La satellisation à Marignane, le développement de l’aviation d’affaires et des hélicoptères, Monsieur le Médiateur confirme tout ce que les élus et les associations refusaient jusqu’alors.

- La charte que la DGAC veut imposer aux élus et aux associations en est la version cryptée :
o Le terme de « satellisation à Marignane » est soigneusement évité, cachez ce mot que je ne saurais entendre !
o Elle confirme la venue de l’aviation d’affaires en faisant silence sur le fait que la masse de ces bi-réacteurs va de 7 à 34 tonnes et que les vols de nuit seront inévitables à terme pour satisfaire cette clientèle fortunée et exigeante.
o Elle garde un silence total sur les vols d’hélicoptères dont vous avez pu apprécier les nuisances durant ces derniers mois.
o Elle inclut cette phase « L'Etat s’engage à limiter l'activité de transport aérien de l'aérodrome à la complémentarité décidée avec l'aéroport de Marseille Provence » qui, en langue de bois, signifie : « Quand vous contesterez telle ou telle décision, même juridiquement nous affirmerons que nous avons fait pour le mieux et vous n’aurez plus rien à dire » Des revirements inexplicables - Trois associations (CIQ Millois, Les Saints Pères et Fare Sud) ont signé sans sourciller cette nouvelle charte porteuse de lourdes menaces et ouvertes à toutes les dérives - M. JM Perrin porte-parole de Madame Joissains a écrit à nos associations : « Vous l’aurez compris, cher Président, après avoir suspendu la signature de la Charte, la Ville D’Aix est sur le point de la signer, vis-à-vis des arguments précités »

Nous posons la question restée sans réponse : Pourquoi ce revirement ? Comment peut-on être myope au point de sacrifier la maîtrise de l’avenir parce qu’on aurait « atteint un bon premier consensus » comme l’écrit M. JM Perrin ? Comment est-il possible que, prétextant quelques avancées mineures et très floues, des élus et des Présidents d’associations, parfaitement informés acceptent de signer un chèque en blanc à la DGAC pour introduire l’aviation d’affaires (Biréacteurs de 7 à 34 tonnes, avec ses vols de nuit inévitables à terme) et les hélicoptères que vous connaissez bien ? Nous n’avons pas la réponse, seulement des hypothèses politico-économiques qu’il nous est impossible de citer ici, faute de preuves Nous vous suggérons de poser les bonnes questions à M. le Sous Préfet, vos élus et aux Présidents des associations signataires.

(Adresses sur les pages des signataires de la charte, ou ci-dessous). - Mme Joissains, Présidente de la CPA Hôtel de Boades Place Jeanne d’Arc 13100 Aix en Pce. - M. JM Perrin, Maire adjoint de la Duranne Hôtel de Ville 13100 Aix en Provence - M.le Président du CIQ Millois Maison des associations 13290 Les Milles. - M. le Président de Fare Sud 1 Bd Marcel Parraud 13760 St Canat - M. le Président du Collectif des Saint Pères 1540 Ch des St Pères 13090 Aix en Pce. - M. le Sous Préfet d'Aix en Provence Rue Mignet 13100 Aix en Proovence -

MERCI DE NOUS TRANSMETTRE UNE COPIE DE VOS DIVERS COURRIERS PAR MAIL NB : Vous pouvez consulter sur les sites www.1000db.fr (menus « Les 1000DB » et « En Cours » ) ou www.aecv.asso.fr l

Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 09:02
 … …et à ses 147 000 concitoyens,

Madame la Députée-Maire, Tous vos concitoyens ont en mémoire la fermeté de vos déclarations en faveur de la protection du patrimoine naturel aixois. Ainsi en 2006 , vous déclariez : « En signant en 2005, la Charte de l’environnement du Pays d’Aix ,l’objectif était clair : moins de discours, plus d’actions concrètes. » Vous ajoutiez : « Depuis plusieurs années, les collectivités intègrent la question de l’environnement dans leurs différentes politiques publiques : l’urbanisme, l’habitat, le transport… », soulignant encore « la prise en compte des espaces naturels et paysagers ; des risques naturels dans la politique d’urbanisme (ex. : prescriptions dans les Plans d’Occupation des Sols –P.O.S., ou dans les Plans Locaux d’Urbanisme –P.L.U. … ) » . En outre, le 13 février 2008, devant la Fédération des C.I.Q. qui vous interrogeait pour son Livre Blanc, vous répondiez , du tac au tac : Et le mitage ? - Je suis contre. C’est pourquoi nous avons reçu comme un choc l’annonce du projet de délocalisation et de parachutage de la polyclinique Rambot-Provençale… sur le poumon vert du Montaiguet, déjà victime de l’incendie de 2005 ! Pourquoi là ? Alors que d’autres lieux existent bien plus adaptés ? Ce projet menace un site majestueux, jusque là protégé, d’une dénaturation irréversible, bien plus grave encore que l’incendie, parce qu’il ouvre la porte à une urbanisation de moins en moins maîtrisée sur le secteur. Cela, vous l’avouerez, va à l’encontre de notre attachement commun, le vôtre, le nôtre, à ce qui fait, depuis toujours, l’attrait de la cité et de la campagne aixoises. Vous avez pu voir, d’ailleurs, à quel point ce projet ébranle aujourd’hui l’opinion, surtout lorsque les gens se rendent compte de l’énormité du projet (et de son évolutivité dans l’avenir, comme ne le dissimulent pas ses promoteurs) : - une emprise d’environ 40 hectares sur le Montaiguet, - - l’équivalent en volume de la moitié de l’hôpital d’Aix actuel (sans les mêmes services pour la population ). Sur le plan financier, c’est une opération qui se chiffrerait en dizaines de millions d’euros, pris en charge , pour une part non négligeable , par les Aixois, en raison notamment de l’énorme effort d’infrastructure à réaliser dans l’urgence à cet endroit. Trouvez-vous légitime, Madame le Maire, qu’une opération privée qui promet d’être très rentable en matière de spéculation immobilière pour ses promoteurs, occasionne, là où elle veut se placer, de telles dépenses pour les contribuables aixois ? Comment pourrez-vous, dans ces conditions, tenir votre pari -certes louable- de ne pas augmenter nos impôts ? Sur le plan de la circulation, le site convoité par les promoteurs se situe à l’entrée d’Aix par le Pont de l’Arc, accès déjà régulièrement engorgé par des milliers de véhicules tous les jours ; est ce défendable par des gens de bon sens ? N’est-on pas en train de renouveler l’erreur commise lors de la délocalisation de la Nativité, dont nous pouvons aujourd’hui déplorer - trop tard !- les effets ? Heureusement dans le projet qui nous préoccupe, nous n’en sommes qu’à l’enquête publique pour la modification simplifiée du P.O.S.: le mal n’est pas encore fait. Mais si votre municipalité n’arrêtait pas le processus en cours, elle serait responsable des conséquences d’une telle décision : Où s’arrêterait la déforestation ? Que deviendraient les abords de la cité ? Pourrez-vous éviter de voir les incendies se multiplier sur tous les sites naturels intéressants ? Madame le Maire, le devenir d’Aix en Provence est aujourd’hui entre vos mains. Pesez de toute votre autorité, de toute la légitimité que vous tenez des urnes, pour protéger le Montaiguet MAINTENANT. Sinon, après vous, que restera-t-il de ce qui fut un des plus beaux fleurons de la couronne verte aixoise et du Pays d’Aix ? Vous tenez-là l’occasion d’une décision exemplaire, d’une de ces « actions concrètes » qui valent mieux que tous les « discours », comme vous le dites vous-même. Cette action, que nous appelons de nos vœux, fera date dans la mémoire des Aixois et de tous ceux qui aiment cette terre, ils sont 147 000 ici… et des millions d’autres à travers le monde.

Les Amis du Montaiguet et du Pont de l’Arc Maison de la vie associative Lou Ligoures, Place Romée de Villeneuve 13090 Aix-en-Provence Site web : montaiguet-pontdelarc.com
Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article
6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 11:57

 Communiqué Les Amis du Montaiguet et du Pont de l’Arc

Le projet de délocalisation de la polyclinique Rambot sur le Montaiguet c’est l’équivalent de la moitié de l’Hôpital d’Aix sur nos collines avec ses parkings à ciel ouvert  40 hectares sacrifiés et une circulation exponentielle (600 ? 800 ? places de parking ?... 340 ? 360 ? 380 lits ?… 25 000, 30 000, 42 000 m² de bâti ? Davantage sous peu ? …  6 , 8 étages ? …un incinérateur pour les déchets sanitaires ?...)

D’autres sites  plus adaptés existent, alors pourquoi ICI ?

La réunion publique du 9 décembre n’a permis ni échanges véritables, ni information des milliers d’Aixois concernés dont les habitants du Pont de l’Arc ;

 On voudrait d’ailleurs manifestement nous faire croire que « tout est ficelé », or Rien n’est fait, Rien n’est prêt !!

 

 AIXOIS, AGISSONS ENSEMBLE LORS DE L’ENQUETE PUBLIQUE

 

1)      INSCRIVONS NOS REMARQUES SUR LE REGISTRE (Mairie du Pont de l’Arc du 08 janvier au 13 Février inclus aux heures d’ouverture de la Mairie)

2)      N’HESITONS PAS A EXPRIMER NOS CRITIQUES AUPRES DU COMMISSAIRE ENQUETEUR ,C’EST LUI QUI DECIDERA !!

ATTENTION, les créneaux horaires sont très limités ! :

 

Jeudi   08 Janvier 2009         de 09 h à 12 h

Mardi 13 Janvier 2009         de 14 h à 16 h 30

Lundi  19 Janvier 2009         de 09 h à 12 h

Mercredi 28 Janvier 2009    de 14 h à 16 h30

Mercredi 04 Février  2009   de 09 h à 12 h

Vendredi 13 Février 2009    de 14 h à 16 h 30

 

C’est  MAINTENANT ou JAMAIS que vous pourrez faire entendre haut et fort la voix des Aixois attachés à la préservation de leur patrimoine.

Les Amis du Montaiguet et du Pont de l’Arc, Maison de la vie associative, Lou Ligoures, place Romée de Villeneuve, 13090 Aix-en-Provence. Tel :04 42 37 80 73 ou 04 42 27 43 40

Site web : montaiguet-pontdelarc.com    pétition : http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=49

Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 22:06
L'association des Amis du Montaiguet et du pont de l'Arc se mobilise contre ce projet.

Dans la campagne aixoise, à la sortie du Pont de l'Arc, à l'entrée du Montaiguet, les promoteurs de "la plus grande clinique d'Europe s'apprêtent à bétonner un espace boisé incendié en 2005.



Ce "poumon vert" est en danger d'être largement entamé s'ils obtiennent leur permis de construire (ils ont acheté 17 hectares). En prévision : un déclassement de zone boisée, une modification du POS, un bâtiment de 360 lits, un parking, un bassin de rétention, une extension progressive du bâti, de nouvelles structures routières, un afflux considérable de véhicules sur des axes déjà saturés (avenue Fortuné Ferrini = ancienne route de Marseille vers Aix) ou en voie de l'être (chemin de la Plaine des Dés)... Une fois le processus enclenché, la dégradation sera irréversible, et les nuisances certaines :

- chantier de longue durée avec d'énorme engins, jour et nuit,
- nuisances sonores pendant et après le chantier (véhicules spéciaux, sirènes, hélicoptères ?),
- bouleversement des caractéristiques géologiques et hygrométriques du site,
- déforestation progressive du massif,
- menace de pollution de l'air (incinérateurs), de la terre et de l'eau (rejets et fuites diverses),
- exemple désastreux du mépris des lois protégeant les paysages, notamment les sites boisées incendiés,
- surcharge intolérable de la circulation dans une zone déjà saturée, le flux de véhicules étant immanquablement attiré par la clinique et par l'ouverture de nouvelles voies d'accés,
- stationnement anarchique débordant le parking prévu (comme cela se produit systématiquement aux abords des lieux de soins),
-montée en flèche des impôts locaux après la modification du POS, contraignant les habitants les moins fortunés de terrains aujourd'hui taxés comme agricoles à céder une partie de leur espace, faute de pouvoir faire face à cette augmentation (comm cela s'est vu dans toutes les zones convoitées par les spéculation).

Mais, surtout cette atteinte en préparerait d'autres, si les promoteurs obtiennent leur permis de construire ; ce ne sont pas seulement les "riverains" immédiats, ni les habitants du Montaiguet, du Pont de l'Arc, de Luynes qui verraient endommager leur cadre de vie, mais bien tous les Aixois qui devraient se résigner à laisser réduire leurs "poumons vers" comme peau de chagrin !

De plus, le profit serait mince : au lieu d'offrir au privé un site boisé incendié, qui se révèlera bientôt incommode à l'entrée du Pont de l'Arc, pourquoi pas un vrai, grand projet public, pour répondre aux besoins sanitaires de la population et des personnels (l'Hôpital d'Aix le réclame) sur un site plus facilement accessible par l'autoroute et la gare de l'Arbois.

Manifestons notre attachement à la qualité du cadre de vie aixois, faisons entendre notre voix !

Notre mail: martine.coste8@wanadoo.fr

Notre site: http://www.montaiguetpontdelarc.com
link
 
Un projet qui va déstabiliser un quartier..modifier la structuration urbaine (et cela sans la moindre révision globale du POS en PLU)....augmenter les nuisances par le traffic  automobile gigantesque que cela va entrainer dans le quartier..(  et cela sans que le PDU ait été refait et prenne en compte ce type de dossier)... L'équipe Joissains continue donc son crime contre l'urbanité à Aix. S'affranchissant des régles minimales de droit..(un PLU et un PDU) elle continue à construire au coup par coup..donnant quelques permis et quelques autorisations d'urbanisation selon son bon vouloir....

PS: Je serais d'ailleurs curieux de connaitre les enjeux financiers de ce dossier...


Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article
23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 20:01

Déclaration de Lyon

La réforme du lycée qui est en cours d’élaboration jette les bases du lycée du XXIe siècle.

A quels savoirs les élèves du lycée doivent-ils être formés ?

Au-delà des débats techniques sur l’organisation du lycée, il nous semble nécessaire de réaffirmer le rôle irremplaçable des sciences sociales dans la formation que doivent acquérir tous les lycéens. Les sciences économiques, la sociologie, la science politique sont indispensables aujourd’hui pour se comporter en acteurs éclairés de la vie sociale. Ces disciplines ont produit des connaissances qui obéissent aux exigences de scientificité. L’accès à ce champ du savoir et à ses méthodes (la « troisième culture ») est aussi important pour les élèves que l’accès aux savoirs produits par les mathématiques, les sciences de la nature et les humanités.

Les sciences économiques et sociales, discipline scolaire enseignée à certains lycéens depuis 1967, doivent donc conserver et même élargir leur place dans le lycée de l’avenir.

Au niveau de la classe de seconde, les élèves doivent acquérir une culture de base en sciences sociales. En effet,  ces disciplines n’étant pas enseignées au collège, il faut que les élèves puissent découvrir les SES en seconde afin d’être en mesure d’élaborer des choix raisonnés d’orientation. Une place marginale attribuée aux SES en seconde par cette réforme serait contradictoire avec la nécessité pour les élèves d’explorer des disciplines nouvelles afin de construire un parcours de formation cohérent correspondant à leurs aspirations. C’est pourquoi nous demandons au ministère de l’éducation nationale d’engager une négociation sur la place de l'enseignement de SES afin que tous les élèves suivent cet enseignement en classe de seconde.

Au niveau du cycle terminal, le parcours « Sciences de la société » doit constituer, au même titre que les autres parcours, et selon la formule du rapport Guesnerie, un parcours d’excellence ouvrant sur l’ensemble des formations supérieures dans le champ des sciences sociales (Université, CPGE…). Cela suppose une place significative des SES en association notamment avec les mathématiques, la philosophie, l’histoire et géographie et les langues. Par ailleurs, les élèves des autres parcours ("Humanités", "Sciences" ou "Technologie") doivent pouvoir accéder à des modules optionnels de sciences économiques et sociales afin de compléter leur formation.

Si, dans le cadre de la réforme, les programmes sont amenés à évoluer, ils doivent à la fois expliciter les fondements scientifiques de l’enseignement des SES, initier les élèves aux savoirs et aux méthodes de chaque discipline, continuer à permettre des croisements disciplinaires entre sciences sociales et favoriser la mise en œuvre de démarches pédagogiques qui motivent les élèves et donnent du sens aux apprentissages tout en conservant les objectifs assignés à cet enseignement (formation citoyenne, acquisition de méthodes d’analyse rigoureuses et préparation à la poursuite d'études supérieures notamment).

 

Organisations signataires : Association Française de Sociologie (AFS) Association Française de Science Economique (AFSE), Association Française de Science Politique (AFSP), Association des professeurs de classes préparatoires économiques et commerciales (APHEC), Association des Professeurs de Khâgne et Hypokhâgne B/L en SES (APKHKSES), Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales (APSES), Association des Sociologues Enseignants du Supérieur (ASES)

Ce texte est notamment soutenu par : Christian Baudelot, Stéphane Beaud, Alain Beitone, Philippe Cibois, Denis Clerc, Yve Deloye, Bernard Drevon, Roger Establet, Philippe Heudron, Jean-Luc Gaffard, Jérôme Gautié, Jacques Guin, Bernard Lahire, Henri Lanta, Pascal Le Merrer, Philippe Meirieu, Thomas Piketty, Michel Rocard, Isabelle Waquet, Philippe Watrelot.

Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article
17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 14:08


On ne peut que vous conseiller d'aller surfer sur le blog d'Achim.


http://a.gertz.over-blog.com/
Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 21:52

Lu sur rue 89. Edifiant...

Pour ceux qui ne sont pas convaincus de l'intêret des sciences sociales et de leur pouvoir de dévoilement du réel...
Au nombre de morts, combien de "11 Septembre" par mois en Irak ?

L’épidémiologue américain Les Roberts vient de publier une enquête sur la mortalité en Irak après l'invasion, dans le magazine médical britannique The Lancet, provoquant une grande controverse aux Etats-Unis. Rencontre avec celui qui estime à plus de 650 000 le nombre de morts depuis l’invasion de 2003. L’épidémiologue américain Les Roberts a mesuré la mort et la morbidité dans une douzaine de pays en tant qu’employé des Centers for Disease Control and Prevention à Atlanta (CDC), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’International Rescue Committee à New York.

Sa dernière enquête sur la mortalité en Irak, après l'invasion, récemment publiée dans le magazine médical britannique The Lancet, a provoqué une grande controverse aux Etats-Unis. Les auteurs ont estimé plus de 650 000 morts depuis l’invasion de 2003. Le Président Bush et les commentateurs conservateurs ont mis en cause ses résultats, les jugeant surélevés. Dans la communauté scientifique, les réactions sont mitigées. De nombreux experts soutiennent les méthodes employées par Dr Roberts et ses collègues pour estimer le nombre total des morts irakiens; d’autres discréditent les résultats à cause de la taille de l’échantillon et de certains aspects méthodologiques du sondage.

Pourquoi essayer de chiffrer le nombre de morts?

Cela nous aide à financer et à mettre en place des programmes humanitaires, mais aussi à évaluer les progrès. Par ailleurs, les estimations chiffrées aident à attirer l’attention sur des crises comme le Darfour et en Irak. Quand nous avons mesuré la mortalité au Congo (RDC), trois maladies (le paludisme, les diarrhées, et les infections respiratoires aiguës) y étaient responsable de la plupart des morts. Au Zimbabwe, la tuberculose et le VIH étaient les premières causes de mortalité. Ces profils différents de mortalité appellent des réponses complètement différentes de santé publique.

A quoi vous attendiez-vous en allant en Irak en 2004? Qu’y avez-vous trouvé?

Dans chaque conflit que j’avais étudié jusqu’à présent (sept, je crois), à part la Bosnie, beaucoup plus de gens étaient morts des conséquences indirectes de la guerre que de la violence elle-même. Lors d’un conflit, les services publics cessent de fonctionner normalement: l’approvisionnement d’eau s’arrête, il se peut que les hôpitaux ferment, plus de femmes meurent en couches parce qu’elles n’arrivent pas à se rendre à l’hôpital à temps… Cela a toutes sortes d’effets nocifs sur la santé des habitants touchés par le conflit, soit à cause des dysfonctionnements de la société, soit à cause du stress de la vie quotidienne.

En Irak, nous nous attendions à trouver cette mortalité indirecte. Mais ce qui nous a surpris c’était que la plupart de l’accroissement du taux de décès était dû directement à la violence.

Vos résultats, y compris vos deux bilans sur la mortalité en Irak, sont basés sur des sondages auprès d’un échantillon de foyers -ce que l’on appelle en anglais, un "household cluster mortality survey"- et non pas un décompte du nombre de morts. Pourriez-vous expliquer cette méthodologie?

Au lieu de choisir un échantillon de foyers répartis à travers le pays, vous choisissez un échantillon de villages ou de quartiers et beaucoup de foyers individuels dans ces quartiers, ce qui facilite grandement la logistique. Dans chaque foyer, vous demandez: "Qui habite ici?" Nos questions en Irak étaient: "Qui a dormi sous votre toit pendant les soixante dernières nuits?" puis "Qui dans la maison est né et qui est mort dans les derniers mois?" A partir des réponses, vous calculez un taux de mortalité.

Qu’est-ce qui a changé en Irak depuis votre enquête de 2006?

La deuxième enquête était similaire dans sa conception et sa méthodologie, mais nous avons essayé de nous rendre dans cinquante endroits différents au lieu de trente-trois lors de la première enquête. Le taux de mortalité a beaucoup progressé. Nous estimons qu’il y a eu environ 650 000 morts "en excès", dont 90% étaient dues directement à la violence.

Le gouvernement irakien a mené une enquête similaire, publiée en janvier par le prestigieux magazine médical The New England Journal of Medicine. En quoi cette enquête diffère-t-elle de celle que vous avez publiée dans The Lancet en 2006?

Les conclusions générales de cette nouvelle enquête sont très similaires à celles de l’enquête du Lancet. Ils ont trouvé que la mortalité avait doublé dans les trois années suivant l’invasion américaine. Nous, nous avons conclu que la mortalité avait augmenté de 2,4 fois après l’invasion. Ils ont estimé un taux de mortalité avant-et-après qui était à peu près le même que celui de notre enquête. La grande différence entre les deux enquêtes, c’est leur estimation du pourcentage de ces décès supplémentaires dus directement à la violence. Pour notre enquête du Lancet, pratiquement toute la mortalité supplémentaire est attribuée à la violence. La nouvelle enquête du gouvernement irakien a trouvé que seulement un tiers de l’augmentation, soit un mort sur six, était dû à la violence. Cela ne correspond absolument pas aux données que nous avons recueillies à la morgue de Bagdad et sur les enterrements de Najaf. On peut imaginer que les civils irakiens n’admettent pas facilement aux employés du gouvernement menant l’enquête que les leurs sont morts de la violence.

En quoi le nombre de morts en Irak concerne-t-il les citoyens américains?

D’abord, c’est très mauvais pour notre sécurité nationale d’entendre le Président déclarer, comme en décembre 2005, que plus ou moins 30 000 Irakiens sont morts depuis l’invasion, pour avoir ensuite le gouvernement irakien, partenaire des Etats-Unis, dire que ce chiffre est quatre fois trop bas. Cela creuse encore plus le fossé nous séparant des peuples du Proche-Orient. Deuxièmement, si notre commandant en chef ne sait pas, dans un facteur de 4 à 10, combien d’Irakiens sont morts, comment pouvons-nous dire si le "surge” (l'augmentation du nombre de troupes en 2007, ndlr) a marché ou pas? Comment pouvons-nous évaluer les tendances dans ce cas? Le troisième point, et le plus important, c’est que cette guerre était "pré-emptive". En tant que démocratie, comment pouvons-nous déterminer si les coûts ont surpassé les bénéfices si nous ne connaissons pas les vrais coûts?

Comment faites-vous la différence entre votre rôle de scientifique et celui d’avocat d’une cause?

En tant que scientifique, vous amassez des données et des preuves qui peuvent vous faire changer d’avis sur n’importe quel sujet. Les militants s’intéressent plus à l’action et aux preuves qui renforcent leur position. Moi, je suis avant tout un scientifique, même si tous les projets sur lesquels j’ai travaillé récemment sont fondamentalement politiques. Ce qui me fait avancer, ce sont les données, pas les jugements préconçus. La bonne réponse de santé publique à la violence est d’arrêter la violence, et ce processus est beaucoup plus clairement politique que la plupart des projets qu’entreprennent mes condisciples.

De tout ce que vous avez vu et vécu en Irak, quelle est l’expérience que vous aimeriez le plus faire partager et comprendre aux Américains?

Quand j’étais en Irak en 2004, je demandais à toutes les personnes que je rencontrais: "Pourquoi pensez-vous que les Américains sont venus?" Invariablement, leur première réponse était spontanément: "A cause du pétrole!" Peu importe si c’était vrai, ce qui compte, c’est que c’était leur perception des motivations américaines. Si nous pensons aux attaques du 11 Septembre et réalisons que l’Irak a une population à peu près équivalente à celle de la zone métropolitaine de New York, ce nouveau bilan du gouvernement irakien suggère que les Irakiens ont connu un nombre de morts violentes équivalant à deux attaques similaires au 11 Septembre par mois pendant les trois premières années de l’occupation. Ça, c’est d’après le gouvernement irakien. Quant à notre enquête, elle estime l’équivalent de six "11 Septembre" par mois! In fine, peu importe que ces morts aient résulté directement de l’invasion américaine ou de conséquences indirectes imprévues. Ce qui est certain, c’est que des centaines de milliers d’Irakiens sont morts. Qui, parmi nos dirigeants, a exprimé du regret et du remord pour cela? J’ai bien peur que notre orgueil à ce sujet nous aveugle et crée une perception dans le reste du monde à l’opposé de l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes.

650 000  de morts depuis l’invasion de 2003..le chiffre est tout simplement hallucinant.. Vivement les prochaines manifs...

Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 20:21
 Philippe me fait passer cette information intéressante

La Friche la Belle de Mai - Marseille, propose :

Les Vélos Sonores
Randonnées à bicyclette à la découverte d´un parcours urbain et sonore atypique dans Marseille

Premier événement du projet Sport à la Friche
 
Du 22 au 25 mai
Départ de la Friche la Belle de Mai

gratuit- inscription obligatoire au 04 95 04 96 12



Les vélos sonores ce sont des balades collectives à bicyclette, sur un parcours original à la découverte des ruelles, traverses et passages inconnus, méconnus et parfois oubliés d'une ville en mutation et du territoire Euroméditerranée.
 ls s'utilisent avec les mollets mais aussi avec les oreilles !
Chaque "pédaleur" se voit prêter un casque mono relié à un récepteur FM, lui permettant d'évoluer au rythme d´une création radiophonique spécialement réalisée par Guillaume Beauron.


Ces parcours concoctés pour cyclistes curieux, croisent différents lieux et programmations culturelles pour conjuguer les plaisirs :
 
Jeudi 22 mai
départ 19h30 - arrivée à la Friche
suivi de la soirée documentaire Les traversées à 21h proposée dans le cadre d'Engrenages # 3

Vendredi 23 mai
départ à 19h30 - arrivée à la Friche
suivi d'un apéro avec dj set aux Grandes Tables & soirée Bombass (payant) au Cabaret aléatoire
 
Samedi 24 mai
départ 20h - arrivée plage des Pierres Plates (sur le J4) pour un pique-nique radio proposé par Engrenages # 3

Dimanche 25 mai
départ 11h - arrivée à la Friche avec un brunch dominical et musical (payant) pour petits et grands
et départ 18h - arrivée à Montévidéo pour une soirée d'écoute ARTE radio avec Engrenages # 3.
 
 
 

Durée 1h30
Gratuit -Tous niveaux
Trente personnes par balade
Départ depuis
La Friche la Belle de Mai
41 rue Jobin - 13003 Marseille


Apprenez à bricoler vous même votre vélo avec l´encadrement et les conseils du Collectif Vélos en Ville, en résidence à la Friche du 14 au 25 mai

Rens./réservation obligatoires au 04 95 04 96 12 - sport@lafriche.org
C´est gratuit - Il est préférable de venir avec son vélo.  Tous niveaux à partir de 12 ans



Une proposition de Système Friche Théâtre dans le cadre du projet La Piste
Encadré par  le collectif Vélos en Ville
Conçu en partenariat avec le festival Engrenages #3, (organisé par radio Grenouille & Euphonia du 21 au 25 mai, axé sur la création radiophonique, sonore et urbaine) & Silex T.N avec Guing´art Virus
Soutenu par la Ville de Marseille, La Fondation Jean-Luc Lagardère, La Fondation Richard Gasquet et Euroméditerranée

Repost 0
Published by Cyril Di Méo - dans Blog Ouvert
commenter cet article