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Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

Marié, père de 2 enfants

 

Conseiler municipal d'opposition de 2001 à 2008

Militant socialiste

Engagé aux côtés d'Edouard Baldo

 

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Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 11:56

Lu dans Libération.

Le tracé TGV Aix Nice le long de l'A8 ressort.. et Aix va surement rien peser dans ce débat.. Il suffit de voir comment le préfet considère que la gare de l'Arbois..est une gare marseillaise..

13 juin 2008

La ligne à grande vitesse (LGV) divise la région Paca

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE. Par où passerait la future LGV (Ligne à Grande Vitesse), qui, si elle se fait, doit désenclaver Nice après 2020 ?
Pour l’instant, la ligne TGV venant de Paris s’arrête à Marseille.
Pour sa prolongation, Réseau Ferré de France (RFF) doit rendre le résultat de ses études complémentaires le 10 juillet, charge ensuite pour le gouvernement de trancher.
Et le suspens prévaut depuis que, fin avril, le Préfet de Région, Michel Sappin, a contredit le Président Sarkozy, en annonçant qu’il en pince pour le tracé le plus direct, entre la gare TGV de l’Arbois, à Aix-en-Provence, et Nice, via un itinéraire longeant l’autoroute A8 par
le centre-Var.

Le représentant de l’Etat va ainsi à l’encontre du souhait des maires UMP concernés qui, à Marseille et Toulon, penchent pour une desserte en chapelet de leurs villes le long de la côte.

Mais ce tracé dit des métropoles allonge le temps de trajet et coûte beaucoup plus cher : autour de 7 milliards d’euros, contre 5,1 à 5,65 milliards pour le tracé direct. La différence peut atteindre 2,5 milliards, selon le Préfet.

Le scénario dit des métropoles était jusqu’ici baptisé « de référence » par RFF.

On avait même cru l’affaire pliée dès 2005 quand Christian Estrosi, alors ministre de l’Aménagement du Territoire (et devenu, en mars, maire de Nice), affirmait péremptoirement que ce tracé était quasiment retenu.

De son côté, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (UMP) disposait d’un appui de poids avec Nicolas Sarkozy, qui lui écrivait, le 6 mars, avant les municipales :

« Cher Jean-Claude (…). Le scénario de référence est celui de “la ligne des grandes métropoles”. Au-delà des questions techniques qui pourront se poser, ce tracé a ma préférence, parce qu’il serait impensable que l’“arc latin” appelé à relier Madrid à Rome laisse Marseille à l’écart. »

Mais le Préfet a depuis désavoué le Président et Jean-Claude Gaudin s’insurge :

« Sacrifier les populations des métropoles de Marseille et de Toulon à la rapidité du tracé de la LGV Paca serait une erreur lourde de conséquences, une nouvelle démonstration de la vision centralisatrice qui a fait tant de mal à la France. »

Il vivrait cela comme une défaite personnelle, surtout que son adversaire aux municipales, Jean-Noël Guérini (PS), le défiait dans Libération, le 9 février :

« Le candidat UMP doit donner la certitude, avant les municipales, que la ligne à grande vitesse (LGV) aura une gare à Marseille. Moi, je dis qu’elle sera contournée et que la LGV ira directement à Nice, ce qui sera une catastrophe pour la ville. »

Guérini était bien informé. Mais est-ce si catastrophique ? Pas sûr.

« Dire que ne pas faire le tracé des métropoles marginaliserait Marseille et Toulon, c’est idiot », affirme Jean-Marc Coppola, élu PC à la Région.

Son collègue PC Joël Canapa estime qu’il y a dans la préférence des maires surtout « des questions de pur ego, du type “moi, je veux ma gare”… »

Les élus communistes demandent au Préfet, dont ils supportent le choix, de créer une « commission indépendante d’experts » pour juger du bon tracé.

Le Préfet a expliqué son choix à l’Hebdo, le 4 juin : outre la question du coût, l’objectif primordial est de réduire le temps de trajet entre Paris et Nice, afin de concurrencer l’avion.

Avec l’option directe, on voyagerait en 3h30 environ, contre 4h si on dessert Marseille et Toulon, et 5h33 actuellement.

Le tracé dit des métropoles, qui rencontre une vive opposition dans le Var, impliquerait aussi de construire une nouvelle gare marseillaise dans le quartier de la Blancarde.

Coûteux et inutile, alors que les Marseillais peuvent se rendre à la gare TGV d’Aix-L’Arbois, selon le Préfet :

« Marseille a déjà deux gares TGV, Saint-Charles et l’Arbois…qui est moins éloignée du Vieux-Port que l’aéroport de Marignane. »

Il a raison, sauf sur un point : comment se rend-on à la gare de l’Arbois ? En voiture, uniquement. Il faudrait réaliser une liaison ferroviaire, à Marseille et Toulon, pour relier les gares TGV, afin que les deux métropoles ne se sentent pas délaissées.

Mais la région Paca a-t-elle besoin d’une LGV ?

Lors du débat public, en 2005, les habitants ont d’abord demandé un réseau régional ferroviaire digne de ce nom, car ils souffrent tous les jours des carences de la SNCF en matière de TER.

Autre interrogation : sachant que l’Etat se désengage du financement, la Région peut-elle se la payer ?
La LGV reviendrait à 60 euros par an et par habitant pendant trente ans, selon la commission de débat public.

Ou à rien du tout, si le gouvernement décide de ne pas la faire.

MICHEL HENRY

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 14:52

C'est fait les vice présidents de la communauté du pays d'Aix gérée par l'UMP viennent d'être désignés.

On découvre que le représentant d'Aix pour Tous Jacques Agopian vient d'être chargé du vélo et des équipements cyclables.

C'est bien il sera plus près de Decaux...

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Published by Cyril Di Méo - dans Gauche aixoise
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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 09:23


Pourquoi ce type de personne aussi engagée contre la financiarisation de l'économie et pour sa moralisation...ne juge plus intéressant ou efficace de travailler avec les gens de gauche. Le signal est alarmant.... Il nous en dit beaucoup sur l'état de la gauche. Eva Joly s'engage pour les européennes au Modem...Pendant ce temps là vous avez droit au Ps au débat entre Ségolène et Bertrand..au Ps...c'est pas du même niveau...

Lu dans le monde.

Un an, jour pour jour, avant les élections européennes, François Bayrou a lancé la campagne du MoDem pour le scrutin lors d'une "convention sur l'Europe" organisée, dimanche 8 juin à Paris, avec la présence remarquée de l'ancienne juge Eva Joly, possible candidate sous les couleurs du pari centriste.

Reconnaissant le "désamour" des citoyens à l'égard de l'Europe, M. Bayrou a estimé que ces élections constitueraient "une échéance de vocation" pour son jeune parti, qui sera présent "avec des listes autonomes dans toutes les circonscriptions". "Il nous revient de penser une Europe nouvelle et de la faire aimer", a lancé le président du MoDem dans son discours de clôture

"UNE EUROPE QUI NE SOIT PAS D'ABORD UN MARCHÉ"

"On ne peut plus se contenter de l'invocation de l'idéal européen, de la défense de ce qui est fait. Nous devons mettre devant nous les questions qui ont fait que les peuples se sont éloignés de l'Union. On ne peut pas se contenter de surfer sur cette partie de l'opinion qui est europhile", a-t-il expliqué. "L'Europe n'est pas faite pour défendre la globalisation auprès des Européens, mais pour défendre les Européens de la globalisation", a enfin estimé M. Bayrou, pour qui "le premier enjeu est de défendre une Europe qui ne soit pas d'abord un marché" mais représente "des valeurs et un projet de société".

Accompagnant M. Bayrou et six des huit députés européens du MoDem, dont leur chef de file Marielle de Sarnez, l'ancienne juge Eva Joly a eu droit à une 'standing ovation' après son intervention. Actuellement conseillère spéciale du gouvernement norvégien sur la corruption et le blanchiment, Mme Joly a exprimé sa volonté dans la presse de s'engager dans le débat européen au côté de François Bayrou, n'excluant pas de se présenter au Parlement européen en juin 2009 sous les couleurs du Modem.

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Published by Cyril Di Méo - dans Humeurs
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 20:01

Lu dans le Figaro.

Bayrou "stupéfait" du libéralisme du PS


08/06/2008
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François Bayrou, président du Mouvement Démocrate (MoDem), s'est dit  "stupéfait" devant la "course au libéralisme" au sein du Parti socialiste.
"Je suis stupéfait à voir la course au libéralisme dans lequel le parti s'est lancé", a déclaré le leader centriste lors du "Grand Rendez-vous" d'Europe 1/TV5 Monde/Le Parisien-Aujourd'hui en France.
"Hier, ils n'avaient pas de mots assez sévères pour le libéralisme, aujourd'hui ils sont à genoux devant lui", a-t-il affirmé, estimant que cela "plonge la plupart des Français dans une extraordinaire perplexité".

Source: AFP

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Published by Cyril Di Méo - dans Humeurs
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 20:43



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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 17:44

Un super bouquin qui précise quelques données économiques fondamentales. A lire.

Le bouquin est résumé par l'article que voici.

La hausse tendancielle du taux d’exploitation

Michel Husson

http://hussonet.free.fr

Michel Husson est économiste, en charge de l'emploi à l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES).  Il est membre de la Fondation Copernic et du Conseil scientifique d¹ATTAC. Il a publié, entre autres : Travail flexible, salariés jetables (La Découverte 2006), Supprimer les licenciements (Syllepse 2006), Les casseurs de l¹État social (La Découverte 2003), Le grand bluff capitaliste (La Dispute 2001), Six milliards sur la planète : sommes-nous trop ? (Textuel 2000), Les ajustements de l'emploi (Page Deux 1999).

Cet article est le premier chapitre du livre Un pur capitalisme à paraître en 2008 aux Éditions Page Deux, que l'éditeur et l'auteur ont bien voulu voir publié dans Inprecor en avant-première. On peut consulter ses écrits sur : http://hussonet.free.fr

La caractéristique principale du capitalisme mondialisé depuis le début des années 1980 est la baisse de la part salariale, autrement dit de la part du Pib (Produit intérieur brut) qui revient aux salariés. Une telle tendance équivaut, en termes marxistes, à une élévation du taux d’exploitation. Il s’agit là d’un résultat solidement établi sur des données statistiques incontestables et qui s’applique à la majorité des pays, au Nord comme au Sud.

Un constat statistique irréfutable

Les données établies par des organismes officiels font apparaître un mouvement d’ensemble qui concerne l’ensemble des pays avancés, l’Union européenne et la France. Contrairement aux polémiques qu’il suscite (voir encadré 1), c’est un fait établi, aussi bien pour le FMI que la Commission européenne. Un document récent de la Banque des Règlements Internationaux (Ellis Smith 2007) confirme que la hausse tendancielle de la part du profit (The global upward trend in the profit share) est un phénomène d’ordre structurel qui ne peut être réduit à des fluctuations conjoncturelles. Dans tous les cas, la chronologie est semblable : la part salariale est à peu près stable jusqu’à la crise du milieu des années 1970 qui la fait brusquement augmenter. Le retournement de tendance intervient dans la première moitié des années 1980 : la part salariale se met à baisser, puis tend à se stabiliser à un niveau historiquement très bas.

Le cas français ne fait pas exception comme le montre le tableau 1 suivant. Selon les dernières séries de l’Insee, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est de 65,8 % en 2006 contre 74,2 % en 1982, soit un recul de 8,4 points. Selon la Commission européenne, la part des salaires dans l’ensemble de l’économie est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points. Ce recul est analogue à celui que l’on peut observer pour l’ensemble de l’Union européenne (8,6 points). En revanche la baisse semble moins importante en ce qui concerne le G7, cette différence provenant pour l’essentiel des Etats-Unis. Enfin, la même tendance se retrouve dans des pays en développement comme la Chine, le Mexique ou la Thaïlande (tableau 1).

 

 

  Graphique 1 La part salariale : France, Europe, G7

Le cas des Etats-Unis

Les principales exceptions à cette tendance sont les Etats-Unis et le Royaume-Uni, où la part salariale reste grosso modo constante à long terme. Ce constat va apparemment à l’encontre des représentations faisant de ces deux pays les champions des politiques néo-libérales. Ainsi la progression du salaire moyen au Royaume-Uni est plus élevée qu’en Europe ou qu’en France. Mais c’est l’exemple des Etats-Unis qui permet de tirer les choses au clair. Le maintien de la part salariale dans ce pays constitue un véritable paradoxe, dans la mesure où le pouvoir d’achat de la majorité de la population n’a pas progressé, en tout cas beaucoup moins que la productivité du travail. Dans ces conditions, la part salariale devrait baisser plus vite que le recul de 3,5 points observé entre 1980 et 2005.

 

Le mystère a été éclairci par deux économistes, Ian Dew-Becker et Robert Gordon, qui se sont demandés « où allait la productivité ». Leur réponse est simple : les gains de productivité ont été en grande partie captés par une mince couche de bénéficiaires de très hauts salaires, tellement élevés qu’ils devraient être considérés comme une captation de profit, même s’ils conservent formellement la nature d’un salaire. On laisse donc de côté ici les revenus du capital, comme les fameuses stock options. Ce phénomène pourrait être considéré comme marginal mais il atteint en fait des proportions considérables. Ainsi la part du revenu national allant au 1 % des salariés les mieux payés est passée de 4,4 % à 8 % entre 1980 et 2005, soit une captation de 3,6 points de Pib qui s’élève à 5,3 points si on considère les 5 % des salariés les mieux payés. Si on défalque ces très hauts salaires, on obtient une évolution comparable à ceux de l’Union européenne (graphique 2).

 

  Graphique 2 La part salariale aux Etats-Unis 1960-2005

Les raisons du retournement

Le retournement est en grande partie un mystère pour les libéraux. Dans une interview au Financial Times (Guha 2007), Alan Greenspan, l’ancien président de la Fed (la Banque centrale des Etats-Unis) observe lui aussi cette « caractéristique très étrange » du capitalisme contemporain : « la part des salaires dans le revenu national aux Etats-Unis et dans d’autres pays développés atteint un niveau exceptionnellement bas selon les normes historiques ». Or, à long terme, « le salaire réel tend à évoluer parallèlement à la productivité réelle ». C’est ce qu’on a pu observer « durant des générations, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui ». Le salaire réel s’est mis à « diverger », pour des raisons qui ne sont pas claires aux yeux de Greenspan, qui « s’attendait et s’attend toujours » à une normalisation de la répartition entre salaires et profits tout en redoutant « une perte de soutien politique aux marchés libre si le salaire du travailleur américain moyen ne se mettait pas dans de brefs délais à augmenter plus vite ».

Une abondante littérature cherche pourtant à rendre compte de cette tendance à la baisse de la part salariale. De nombreuses explications sont mobilisées : prix de l’énergie, taux d’intérêt, intensification du capital. Mais ces explications ne tiennent pas :

- la hausse des prix de l’énergie n’a pas frappé tous les pays de la même manière et le contre-choc pétrolier de 1986 n’a pas inversé la courbe ;

- le retournement à la baisse de la part salariale a coïncidé avec l’explosion des taux d’intérêt qui ont effectivement pesé sur las salaires, mais ce facteur ne peut rendre compte de l’évolution à long terme, et cet effet aurait dû cesser quand les taux d’intérêt ont commencé à baisser ;

- la baisse de la part salariale ne peut pas non plus être expliquée par un recours plus intense au capital par rapport au travail parce que le taux d’investissement n’a pas augmenté et qu’une fraction croissante des profits vont aux revenus financiers.

Ces explications ont en commun de chercher une cause d’ordre strictement économique à un phénomène éminemment social. La courbe générale de la part salariale s’explique beaucoup plus simplement par le rapport de forces entre classes sociales. Il était relativement équilibré durant l’« Age d’or » qui va de la fin de la Seconde Guerre Mondiale à la crise du milieu des années 1970 qui a brutalement remis en cause cet équilibre.

Dans un premier temps, la crise a conduit à une augmentation de la part salariale parce que la progression des salaires continuait sur sa lancée, alors que la productivité du travail baissait brusquement. Les politiques classiques de relance ne fonctionnant plus, les classes dirigeantes ont alors décidé de changer leur fusil d’épaule, d’abandonner les politiques « keynésiennes » et d’adopter une orientation résolument libérale. Tous les leviers ont été utilisés, notamment le choc de la hausse des taux d’intérêt et la mondialisation, mais l’outil essentiel a été la montée du chômage que la crise avait provoquée. Les dirigeants capitalistes ont pris appui sur ce phénomène pour modifier profondément et brutalement les règles de formation des salaires. D’une norme salariale où le salaire augmentait comme la productivité, de telle sorte que la part salariale demeurait à peu près constante, on passe à un nouveau régime où le salaire croît à un rythme inférieur à la progression de la productivité, elle-même ralentie par rapport à celle des années de croissance. Dans ces conditions, les gains de productivité ne reviennent plus aux salariés dont le pouvoir d’achat bloqué, mais aux profits ; et la baisse de la part salariale est enclenchée. Une modélisation économétrique simple permet d’étayer cette interprétation (voir annexes 1 et 2). Elle montre que la montée du taux de chômage joue un rôle essentiel et que la théorie dominante du taux de chômage d’équilibre ne fait que modéliser implicitement ce lien entre le chômage et la répartition des revenus.

Chômage et financiarisation

La baisse de la part salariale a conduit à un rétablissement spectaculaire du taux de profit moyen à partir du milieu des années 1980. Mais dans le même temps, le taux d’accumulation a continué à fluctuer à un niveau inférieur à celui d’avant-crise (graphique 3). Autrement dit, la ponction sur les salaires n’a pas été utilisée pour investir plus. Le fameux théorème de Schmidt (« les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain) n’a pas fonctionné.  

Le profit non investi a été principalement distribué sous forme de profits financiers. L’écart entre le taux de profit dégagé par les entreprises et la part de ces profits allant à l’investissement est donc un bon indicateur du taux de financiarisation. On peut alors vérifier que la montée du chômage et la financiarisation vont de pair (graphique 4). Là encore, la raison est simple : la finance a réussi à capter la majeure partie des gains de productivités au détriment des salaires dont la part a reculé.

 

 

 Graphique 3 Croissance, accumulation et profit dans la Triade, 1961-2006
 

  Graphique 4 Financiarisation et chômage dans l’Union européenne 1961-2007

La corrélation observée entre chômage et financiarisation ne peut cependant légitimer la lecture « financiariste » du capitalisme contemporain. Certes, les rapports entre capital industriel et capital financier se sont profondément modifiés et pèsent sur les conditions de l’exploitation. Mais il faut articuler correctement l’analyse des phénomènes : on ne peut séparer une tendance autonome à la financiarisation et le fonctionnement normal du « bon » capitalisme industriel. Cela reviendrait à dissocier artificiellement le rôle de la finance et celui de la lutte de classes pour la partage de la valeur ajoutée. A partir du moment où le taux de profit augmente grâce au recul salarial sans reproduire des occasions d’accumulation rentable, la finance se met à jouer un rôle fonctionnel dans la reproduction en procurant des débouches alternatifs à la demande salariale.

 

Ce point de vue que nous défendons depuis longtemps (Husson 1997, 2006) se renforce avec la prise en compte de la mondialisation. De ce point de vue, la fonction principale de la finance est d’abolir, autant que faire se peut, les délimitations des espaces de valorisation : elle contribue en ce sens à la constitution d’un marché mondial. La grande force du capital financier est en effet d’ignorer les frontières géographiques ou sectorielles, parce qu’il s’est donné les moyens de passer très rapidement d’une zone économique à l’autre, d’un secteur à l’autre : les mouvements de capitaux peuvent désormais se déployer à une échelle considérablement élargie. La fonction de la finance est ici de durcir les lois de la concurrence en fluidifiant les déplacements du capital. En paraphrasant ce que Marx dit du travail, on pourrait avancer que la finance mondialisée est le processus d’abstraction concrète qui soumet chaque capital individuel à une loi de la valeur dont le champ d’application s’élargit sans cesse. La caractéristique principale du capitalisme contemporain ne réside donc pas dans l’opposition entre un capital financier et un capital industriel, mais dans l’hyper-concurrence entre capitaux à laquelle conduit la financiarisation.

Le raisonnement est alors le suivant : si le taux de chômage baisse trop (en dessous du Nairu), le salaire réel tend à augmenter plus vite que la productivité et les entreprises sont « obligées » d’augmenter leurs prix pour rétablir le taux de marge. Elles vont le faire jusqu’à ce que ce supplément d’inflation ait réussi à baisser la progression de l’emploi, autrement dit à fabriquer un supplément de chômage, qui ramène le taux de chômage au niveau du Nairu. Ce dernier représente donc bien un « taux d’équilibre », en ce sens qu’il est vain de vouloir descendre en dessous de la force de rappel qu’il représente.

 

Mais ce raisonnement suppose implicitement que le taux de marge est constant, sinon une augmentation de salaire ne conduirait pas automatiquement à une augmentation des prix et se traduirait par une baisse du taux de marge. Autrement dit la théorie du chômage d’équilibre est aussi une théorie du taux de marge d’équilibre. Le Nairu représente aussi le « taux de chômage n’augmentant pas la part salariale », celui en dessous duquel la répartition des revenus risque d’être remise en cause par la progression des salaires. On pourrait tout aussi bien parler d’une théorie du « taux d’exploitation d’équilibre », d’autant plus élevé que le taux de chômage et les gains de productivité sont élevés, à condition que ces derniers ne se répercutent pas pleinement sur les salaires.

  Notes Références
Le sources électroniques disponibles se trouvent à cette adresse :
http://hussonet.free.fr/capur.htm

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 20:55

Lu dans le Figaro. C'est surtout la conclusion qui est décapante.

Des partisans d'une troisième voie au Parti socialiste 

26/05/2008  

Tant que les principales fédérations du parti n'ont pas encore choisi, tout est possible. Or le Nord et le Pas-de-Calais préparent une contribution commune, tandis que les Bouches-du-Rhône et le Rhône se sont entendus derrière l'initiative de Gérard Collomb, le maire de Lyon, et Jean-Noël Guerini, président du conseil général. «Leur objectif est de geler des voix, analyse un membre de la direction. Ces gens-là ont l'habitude de choisir le camp du vainqueur. Vous imaginez la terreur de Guerini : il ne sait pas qui ce sera.»

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 16:05
Le docteur Halimi et l'ASEP ainsi que le WWF révèlent un véritable scandale sanitaire. Chapeau docteur.

Lu dans le Monde

Consommer régulièrement du poisson expose à des taux plus élevés de polychlorobiphényles (PCB) dans le sang. C'est la conclusion d'une étude menée sur une soixantaine de volontaires par l'Association santé-environnement Provence (ASEP), un regroupement de 350 médecins provençaux, avec le soutien de la branche française du WWF.

Cette étude, qui doit être rendue publique jeudi 29 mai, conclut que les personnes vivant près du Rhône et de la Seine (deux fleuves concernés par les arrêtés d'interdiction de la pêche de certaines espèces présentant des concentrations élevées de PCB), et consommant du poisson au moins une fois par semaine, présentent des taux de PCB dans le sang au moins cinq fois supérieurs au taux d'un groupe témoin en consommant peu. Cependant, l'étroitesse des échantillons conduit à prendre les résultats de cette étude - la première du genre en France - avec précaution.

"Nous n'aurons pas certainement le prix Nobel pour cette étude, mais si elle contribue à faire bouger les pouvoirs publics, elle aura atteint son but, déclare Patrice Halimi, le secrétaire général de l'ASEP. Nous l'avons lancée suite aux nombreuses demandes de pêcheurs amateurs qui venaient nous voir en s'inquiétant d'avoir consommé pendant plus de trente ans des poissons pêchés dans le Rhône."

Les PCB (connus également sous le nom de pyralène) sont des produits chimiques chlorés toxiques, probablement cancérogènes, utilisés comme isolants ou lubrifiants par l'industrie jusqu'à leur interdiction, en 1987. Ils se sont accumulés dans les sédiments des fleuves et dans les graisses de certains poissons d'eau douce.

Concluant un comité de suivi et d'information sur les PCB, mercredi 28, à Lyon, le préfet de Rhône-Alpes, Jacques Gérault, a émis des réserves sur la fiabilité de l'étude de l'ASEP. Il a indiqué que l'Agence française de sécurité alimentaire des aliments (Afssa) et l'Institut de veille sanitaire (InVA) allaient effectuer une enquête nationale d'imprégnation aux PCB, portant sur 900 personnes, auprès des populations fortement consommatrices de poissons de rivière. Ses résultats ne sont pas attendus avant juillet 2010.

"C'est la première grande étude en France sur l'impact des PCB, c'est une vraie avancée", s'est félicité Alain Chabrolle, représentant de la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna), qui avait révélé la pollution du Rhône aux PCB, il y a plus de vingt ans.

Par ailleurs, les résultats des analyses en cours sur les concentrations de PCB dans les sédiments et les poissons devraient être connus en décembre. Des premières levées d'interdiction de pêcher ont été prises, en mai, sur la portion du Rhône entre Valence et Avignon. Elles ne concernent que les poissons de surface, les espèces de fond, comme les anguilles, restant interdites à la pêche et à la consommation.

Le préfet de Rhône-Alpes a annoncé que les douze pêcheurs professionnels du Rhône privés d'activité par les mesures d'interdiction allaient être indemnisés à hauteur de 30 000 euros et relocalisés. Il a également indiqué qu'une enquête pourrait être menée sur les travailleurs en contact avec les PCB.

Sophie Landrin (à Lyon) et Gilles van Kote
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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 17:44

L’Union Pour Aix prend acte avec satisfaction de la décision du Tribunal Administratif de Marseille donnant raison à Cyril DI MEO et Laurent PERRALLAT colistiers de l’Union Pour Aix et initiateurs d’un recours en annulation du PDU en 2005.

Une nouvelle vision
L’Union Pour Aix en accord avec les lourdes réserves formulées à l’encontre du PDU du pays d’Aix partage la vision des déplacements et du stationnement qui sous-tend l’action conduite avec succès devant le Tribunal Administratif de Marseille. Cette vision moderne, rationnelle, rigoureuse est au cœur des propositions de l’Union Pour Aix en faveur de la qualité de vie et du développement durable à Aix et en pays d’Aix.

De nouvelles règles
L’obstination de la municipalité aixoise à ne pas écouter, lors du dernier mandat, son opposition politique, ni les nombreuses associations ayant participé aux diverses consultations, ni les observations du représentant de l’Etat, ni celles du commissaire enquêteur lors de l’enquête publique a été lourdement sanctionné par la juridiction administrative. L’Union Pour Aix estime que cette sanction doit ouvrir une réflexion en profondeur sur les règles d’une nouvelle façon de conduire les politiques municipales et intercommunales et la démocratie locale et participative au cours du mandat qui s’ouvre.

Gare routière
L’Union Pour Aix demande une remise à plat urgente du PDU dans de nombreux domaines, particulièrement celui du stationnement et des transports collectifs en faveur d’une réduction importante de la circulation automobile. L’Union Pour Aix demande que le projet de la future gare routière de l’avenue de l’Europe soit révisé en priorité et souhaite que la nouvelle concertation parallèlement à celle sur le PLU (plan local d’urbanisme) permettra de mieux prendre en compte l’urgence environnementale dans ce projet.

 Enjeux
Les années passées et futures qui ont été perdues sont hélas lourdes de conséquences quotidiennes (allongement des temps de déplacements, dégradation alarmante de la qualité de l’air, incidence sur la santé publique) pour les Aixois. L’Union Pour Aix souhaite que les élus de la CPA aient la sagesse de ne pas se perdre dans des procédures d’appel pénalisantes pour les habitants du Pays d’Aix.


Contact presse : Bernard Sauvadet. 06 13 16 83 94

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 17:24

Lu sur le site de libé aix marseille http://www.libemarseille.fr/henry/2008/05/le-plan-de-dpla.html


27 mai 2008

Le Plan de déplacements urbains de la Communauté du pays d'Aix annulé par le tribunal administratif

Le tribunal administratif de Marseille vient d'annuler l'ensemble du plan de déplacements urbains (PDU) de la communauté d'agglomérations du pays d'Aix (CPA), qui l'avait adopté en juin 2005. Ce jugement fait suite à la requête déposée en août 2005 par Cyril di Méo, conseiller municipal (Verts) d'Aix-en-Provence jusqu'en mars 2008, et deux associations de défense de l'environnement, Ecase et Arc Environnement. Dans leur mémoire, ils dénonçaient le fait que ce plan ne prévoyait pas de réduction quantitative de la circulation automobile sur 10 ans, comme la loi en fait obligation, et qu'il manquait de précision sur les objectifs à atteindre en matière de transports en communs et d'aires de stationnement. Battu lors des récentes élections municipales aixoises, l'ex-Vert Cyril di Méo (il a été exclu pour s'être présenté sur une liste MoDem où figuraient des élus UMP) s'est réjoui de cette décision, après s'être longtemps battu contre ce PDU qu'il jugeait trop peu ambitieux sur de nombreux points, notamment le développement des transports publics et de la pratique du vélo, réduction de la circulation dans une ville qui détient la palme du suréquipement automobile (2,8 voitures par foyer fiscal, record de France) et limitation du stationnement dans l'hyper-centre. Jean Chorro, vice-président (UMP) de la CPA et principal auteur du PDU retoqué a annoncé son intention de faire appel.

HERVÉ VAUDOIT

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