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Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

Marié, père de 2 enfants

 

Conseiler municipal d'opposition de 2001 à 2008

Militant socialiste

Engagé aux côtés d'Edouard Baldo

 

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Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 20:18
Certains me posent la question de savoir si la liste Tous Ensemble pour Aix sera écologique ? On me demande si les verts péseront en ce sens ? Il faut noter d'abord qu'il s'agit de 2 questions bien distinctes.

D'abord à ma connaissance les verts ont eu 8 places en cas de victoire et 4 délégations .Sur ces places peu sont pour des Verts...Hervé guerrera est occitan (mais très écologiste), michel De Maria est occitanne, Robert Delgiovine ex UMp Joissains, (mais il  fait du compost dans son jardin et du Taï Chi..) M José Valéta est néo verte ( et d'après ce qu'on m'a dit ex salariée du CEA de Cadarache), Mme Abassia Bachi est associative, il y a bien JP Dalfau et F Hamy...qui sont verts.. et  Mélanie Petetin (néoverte ??? ).  4 Verts dont  deux qui ne l'étaient pas en octobre 2007.. ça fait peu.. Mais tous ont peut être plein de bonnes intentions écologistes...

Il y a donc deux façons de juger les postes obtenus et les avancées programmatiques... Sur les postes il parait que la liste Aix écologie aurait obtenu 4 postes d'ajoint : sur l'urbanisme, la démocratie locale, l'environnement et l'économie sociale et solidaire. Sur l'urbanisme c'est extrêment positif s'ils ont obtenu l'urbanisme réglementaire (c'est à dire la signature sur les permis de construire et le lancement des opérations) et pas seulement l'urbanisme prospectif..c'est à dire la simple la concertaion du PLU... Sinon ils se sont fait enfler. A ma connaissance ils n'auraient qu'un bout prospectif .. Cela reviendrait à Hervé Guerrera, ce qui est positif car il ne betonnera pas la ville et fera de son mieux pour écologiser Aix...Il aime viscéralement cette région et  bloquera  l'urbanisation anarchique qu'elle connait.

E t puis lui il est clean. Donc on évitera les affaires de corruption. Ensuite il y a  la démocratie locale, ce qui est bien vague (même si on a du leur enrober ça de transversalité) . De plus  j'ai peur que ce soit Robert Delgiovine qui en hérite. Et on sait la catastrophe qu'il a fait au pont de Beraud  sous Joissains.. Quant à l'économie sociale et solidaire c'est bien mais ça reste marginal si on n'a pas l'économie, je ne sais pas quel est le périmètre y a t'il l'emploi ou le développemnt économique avec ? C'est déterminant pour juger.  Pour l'environnement c'est une bétise car il n'y a plus de service sur ce thème à la ville. Tout à basculé à la CPa ce serait donc un paquet cadeau vide,  un marché de dupe.. Il faudra donc espérer qu'ils l'ont eu aussi au niveau communautaire..avec une vice présidence. Mais là dessus points d'infos.. Car en l'état c'est peu transparent sur ce domaine. De la même manière que l'on ne sait toujours pas de Medve ou De Peretti qui sera maire et qui sera président de la CPa.  (ma préférence serait De Peretti maire, Medve président de la CPA et vues leurs qualités respective ce serait le plus efficace). En tout cas côté délégations vertes ça fait pas lourd pour 10 % des voix.. Même si le nombre d'élus est conséquent.

Pour le programme il y a bien un PLU et un PDU annoncé..ouff... enfin !!! Il y a bien un syndicat mixte des transports avec le cg13. Super. C'est déterminant même s'il faudra faire attention de pas se faire piquer l'argent d'Aix..IL faudra donc un élu à poigne non lié au Ps 13 sur ce dossier. Il y a aussi un arrêt du projet de gare routière et un nouveau pole d'échange de délestage. Très bien. A priori Medve serait revenu à la défense du tracé Sud de la RD9  pour aller à la gare TGV de l'Arbois ce qui débloquerait ce dossier sensible. Par contre hélas les verts n'ont pas fait renoncer le PS / modem à l'idée de transports gratuits pendant 18 mois (fausse bonne idée) là où l'enjeu principal est l'augmentation de l'offre de transport et un lancement d'un reseau de bus site propre grace à une augmentation du versement transport.  Par contre fort heureusement le Modem / Ps a rejetté leur idée de tramway aixois.


Sinon il y a aussi un plan énergie. Très bien. MAis on ne voit pas d'accord Alteriter local. La CPa continuera donc a priori de verser ses 75  millions d'euros au CEA (voire plus la facture ayant doublé )..
C'est pourtant un dossier budgétivore (sans impact de développement local). Et on ne connait pas l'ampleur budgétaire de cette politique énergétique ce qui est le seul moyen de parler sérieusement. On ne sait pas si un écologiste siègera pour la CPA à la commision locale d'information de Cadarache...mais si Valetta est effectivement une verte, ancienne salariée du Cea, elle pourra peut être faire une jonction interessante. (sauf si elle dérape et comme J M Servant ancien adjoint vert de Pertuis se met à défendre sans recul ITER en séance plénière..) L'absence de communication sur ce sujet pendant la campagne est inquiétant. Pas un mot non plus sur la gabegie (et l'échec) des Vélos Decaux.. mais on sait FX De Peretti très attentif à ce dossier. On notera avec intéret le passage des cantines au bio et produits locaux..Enfin !!!


Première réponse je crois que les verts péseront peu sur l'écologisation de la liste paradoxalement...
Le nombre d'élus ne comptant pas vraiment le point central étant les délégations, les budgets alloués.


Sur la deuxième question cette liste sera t'elle écologiste. Je crois que ce sera sans commune mesure avec ce qu'a fait Maryse Joissains qui a bloqué le PLU, fait un PDU sans ambition et mité le térritoire avec de nombreuses révisions partielles du PLU sans cohérences les unes avec les autres... Le projet de clinique du Montaiguet serait bloqué. (On ne sait par contre rien de l'avenir de l'urbanisation des 100 000 m2 de bureau autour de la gare TGV.. ) Et puis nombre de membres de la liste Tous ensemble pour Aix ont une sensibilité écologique. et des combat environnementaux. Voir la réponse de Benoit Petit au pacte de P Halimi.... http://benoit.petit.over-blog.fr/article-33189672.html link On est loin du carnage Joissiniste. Alors oui côté environnement entre Joissains et Tous ensemble pour Aix il n'y aurait pas photo..Faites donc le bon choix dimanche.

Ps la liste de premier tour des Verts...dont l'ordre a été chamboulé dans l'entre deux tours. Exit donc Daniel Beranger, A grognou, jean Pierre lanfrey qui auraient du faire partie des retenus ???

LA LISTE
1 Hervé Guerrera. 2 Marie-José Valeta.
3 Daniel Béranger. 4 Abbassia Bachi.
5 François Hamy. 6 Isabelle Filliozat.
7
Alain Grognou. 8 Michèle Demaria.
9
Jean-Pierre Lanfrey. 10 Françoise Colard-Roux.
11
Jean-Pierre Dalfau. 12 Mélanie Pétetin.
13
Robert Delgiovine. 14 Monique Le Guillou.
15
Jean- Paul Hopp. 16 Florence Bernard-Colombat.
17
Pierre Rousseau. 18 Fatiha Benchick.
19
Loïc Giraudon. 20 Pascale Chabrol.
21 Jean-Marc Vidal. 22 Monique Rivière-Djebli.
23 Gérard Bourgeat. 24 Sylvie Rivoire.
25
Jean-Bernard Fried. 26 Laetitia Montpellaz.
27 Vincent Stagetti. 28 Céline Luneau-Vial.
29
Hessou Edorh. 30 Marilène Hidreau.
31
Jean-Claude Thill. 32 Anne-Marie Mille-Saffores.
33 Mélaine Kermarc. 34 Françoise Mounier-Giraudon.
35 Patrick Guennec. 36 Virginie Vieri.
37 Damien Zavrsnik. 38 Chantal Orsini.
39
Alexis Bernard. 40 Catherine Pollessel.
41 Jérôme Guirand. 42 Christine Jouanny.
43
Tristan Berthier. 44 Bernadette Guerry.
45
Jacques Hurtevent. 46 Martine Richier.
47
Alain Ortole. 48 Vesna N'Diaye.
49
Yves Crochemure. 50 Yasmina Ouanès.
51
Patrick Pouilly. 52 Paule Tempier.
53 Claude Billy. 54 Elisabeth Prost.
55 Jean-Georges Bonnier.

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 14:53

Dans son numéro de jeudi dernier (dont je viens de finir la lecture) Politis ouvre ses colonnes à Hubert Vedrine.
Politis sans aucune question genante, prostitue (ouvrir est vraiment trop gentils comme terme) ses colonnes à la mitterandie françafricaine Beurkkk... Iol déroule un tapis rouge aux thèses les plus douteuses.  Denis Siffert  blanchit H Vedrine (mais que connait ce monsieur sur le drame rwandais pour accorder des indulgences et des certificats de bonne conduite ? ) de toute implication dans le drame rwandais. Il faut dire que Vedrine est anti américain et partage nombre de positions de Politis sur le proche Orient... Alors tout est permis. On touche là aux limites d'un certain gauchisme.. Car on ne peut pas dire que Dennis Sieffert ne sait pas où il met les pieds ..il lui suffit de lire  B Langlois en avril 2009 dans Politis, il avait alors relayé l'ouvrage de P de St Exupery pour démontrer les thèses inverses de celles qui faisaient cette semaine la UNE...

Alors pour ceux qui ne sont pas aveuglés par leur antiaméricanisme vous pouvez aller voir le site de l'association Survie qui sauve l'honneur depuis 15 ans. Loin de ces tartuffes du journalisme, ces Pean aux petits pieds.



http://survie.org/+-Rwanda-+.html


Voilà aussi un décryptage de cet interview fait par des militants de Survie
et que l'on trouve sur le site de La Commission d'Enquête Citoyenne pour la vérité sur l'implication française dans le génocide des Tutsi

http://cec.rwanda.free.fr/informations/infos.htm
link



"L'accusation de complicité de génocide est honteuse et débile !" selon Hubert Védrine
Védrine continue de poser l'équation politique française de 1994 sans se laisser ébranler par la réalité du génocide annoncé et vérifié depuis. Il lisse les faits et affirme des erreurs et des mensonges au passage. Par exemple, il ne sait toujours pas que c'est le Rwandais Fred Rwigema qui a déclenché l'attaque du Rwanda le 1 octobre 1990 et non Paul Kagame, l'actuel Président du Rwanda, et il essaye de faire passer les Tutsi réfugiés en Ouganda pour des "Tutsis de l'Ouganda" pour planter le décors au début de l'article - Plus grave, il n'a toujours pas lu  "Le Chiffon de papier" sur notre site qui montre que la France a saboté le premier accord d'Arusha et il continue de prétendre qu'elle a soutenu ces accords. Il "oublie" aussi que la France a voté la réduction de la MINUAR à 270 observateurs et le retrait de 2230 casques bleus le 21 avril 1994 en plein génocide.
Il prétend qu'il y aurait eu "course de vitesse entre l'engrenage de l'affrontement et la politique française". Dans ce cas il plaide l'incompétence car les signaux étaient très forts et systématiquement relativisés par les responsables français.
Il faut comprendre très probablement les diverses interventions actuelles des négationnistes de la complicité de la France dans le génocide des Tutsi dans la perspective du procès de Pierre Péan qui aura lieu début septembre 2009. La négation de la complicité française s'articule autour d'un déplacement factuel visant à rendre responsable du génocide, non pas ceux qui l'ont accompli et leurs complices, mais celui qui l'a combattu, Paul Kagame. Il s'agit de "prouver" qu'il serait l'auteur de l'attentat du 6 avril 1994, et qu'il appartiendrait à une race de menteur. Il aurait donc été honorable de le combattre. Tout le monde sait pourtant, que, quel que soit l'auteur de l'attentat, le génocide aurait de toute manière eu lieu, tel qu'il fut annoncé par Jean Carbonare en janvier 1993 sur Antenne 2 au journal de Bruno Masure.
Pour ce faire Pierre Péan n'a pas hésité à employer contre les Tutsi la rhétorique antisémite la plus exécrable : celle d'Hitler, ce qui fut démontré en première instance par l'ancien président des étudiants Juifs de France. Il a écrit sur le registre de Radio des mille collines, principal outil du génocide de 1994 au Rwanda. Védrine a témoigné pour soutenir Péan en première instance. C'est en harmonie avec les orientations d' "Une jeunesse française".
Contre toute attente, malgré la position du procureur, Pierre Péan fut relaxé en première instance de l'accusation d'incitation à la haine raciale le 7 novembre 2008. Le 9 novembre 2008, Rose Kabuye, l'une des accusés de Bruguière (accusation déjà présentée par Péan dans son livre un an avant), fut arrêtée et le 12 novembre, le principal témoin du juge Bruguière se rétracta complètement.
Rose Kabuye a depuis été relâchée, et donc les fondements de l'accusation Bruguière, Debré, Smith, Onana, Péan contre "Kagame auteur de l'attentat" se sont effondrés. Pierre Péan va donc aborder ce procès d'appel avec l'insolence de façade d'un "blanc menteur", car il ne reste visible de son livre que ses incitations à la haine raciale...
Cet attentat n'a jamais été élucidé alors que la France détient très probablement depuis le 6 avril 1994 les pièces à conviction prélevées sur le lieu du crash par l'équipe du Lieutenant-Colonel Grégoire de Saint-Quentin et par le gendarme Paul Barril. Paul Kagame peut en être potentiellement l'auteur. Mais les faits connus désignent plutôt Bagosora et Serubuga and Co, voire des mercenaires ou militaires français.
L'attitude de la France dans cette affaire l'accuse nettement. Mais une attitude n'est pas une preuve, elle n'est qu'un indice. La seule petite avancée de cet article de Politis est là : Védrine prend acte en sourdine que l'enquête Bruguière ne peut plus être au centre du débat sur l'attentat et il n'exclut pas que des mercenaires français aient pu participer à l'attentat. Il qualifie l'enquête Bruguière par le terme "méthodologique" - A notre avis elle relève effectivement d'une méthode bien connue : le mensonge et la manipulation ! De la part d'un magistrat c'est une forfaiture, dont on n'a pas remarqué que la profession s'en soit alarmée.
Nous étions moins bien introduits que Védrine dans les sources d'information et nous l'avions pourtant compris dès le début... Sa bonne foi est donc clairement en cause.

E.C.

* La première version de ce commentaire avait été faite le 11 juillet 2009 sur la base des pages 1-2 et 4... un petit oubli dans note communication interne  dont nous nous excusons
Le Figaro 8 juillet 2009
De source sûre - 1 juillet 2009
cf. la vidéo de YouTube en première page
Jean-Claude Lafourcade, ancien commandant de l?Opération Turquoise répond aux questions de TV5monde.com - 24 juin 2009.
Un monument cet interview ! Un monument de contre-vérités. Voilà un général qui perd la mémoire. "Ce n'est pas l'histoire qui compte, c'est la façon dont on la raconte" chantait le chanteur !

Quelques exemples : 
  • "Ce que je peux vous dire c'est qu'à l'époque, l'opération avait été saluée par le monde entier. "
    Oui par les génocidaire au Rwanda. "j'en ai marre d'être acclamé par des assassins" raconte un soldat français à un journaliste sur place. Cette opération a été au moins autant décriée que saluée, en France comme à l'Etranger. Et la France a toujours mis ce manque de soutien de la communauté internationale sur le compte de la lâcheté, alors qu'en fait il s'agissait d'une grande méfiance vis-à-vis de son entreprise, dont tout le monde savait qu'elle arrivait trop tard. Lafourcade le dit d'ailleurs lui-même. Selon nous, le véritable but de l'opération Turquoise était avant tout la poursuite de la stratégie française au Rwanda, la protection de ses alliés de la République Hutu et très probablement la récupération de militaires français, secrètement présents, coincés par l'avancée du FPR. Sur le terrain l'armée française n'a jamais montré d'empressement envers les Tutsi pourtant exténués par trois mois de traque, et nombre de témoignages et de faits avérés montrent que l'armée française a non seulement fermé les yeux sur cette traque sous son autorité, mais y a contribué en certain cas.  Pour terminer, il se contredit lui-même :
    "Nous n'avons pas compris la campagne d'accusation contre le rôle des militaires français au Rwanda, déclenchée tout de suite après."
    Cette opération fut bien controversée dès le début et non "saluée dans le monde entier".
  • "RPR (Rassemblement du peuple rwandais)".
    Lapsus intéressant. Il s'agissait du FPR, Front patriotique rwandais ! N'importe quoi. 
  • "Quand nous sommes arrivés sur le territoire rwandais, les commanditaires du génocide  avaient déjà fui au Zaïre."
    C'est sans doute le plus énorme des mensonges de cet article. Le Colonel Hogard, par exemple, un de ses trois subordonnés direct, reconnait dans son livre "les larmes de l'honneur" que des membres des autorités génocidaires sont passés dans sa zone. Cet aspect accablant a été longuement analysé par tous les rapports sur le génocide au Rwanda, y compris celui de nos députés.
  • "Je reproche au général Dallaire de n'avoir pas agi. Il lui restait 300 hommes, des armes et des munitions. Il aurait déjà pu faire quelque chose avec ces moyens. Il prétexte qu'il n'avait pas de mandat de l'Onu, mais il aurait pu sauver les femmes et les enfants qu'on tuait sous ses yeux quoi qu'il arrive. Le général Dallaire pour moi n'a pas fait son travail."
    CF notre communiqué sur la note du Colonel Poncet de l'opération française Amaryllis qui reconnait avoir fait pire que Dallaire : Non seulement les soldats français n'intervenait pas dans les massacres qui se déroulaient sous leur yeux, mais en plus ils écartaient les journalistes de cette vérité. Dallaire lui ne cessait d'appeler les témoins et d'alerter. Ses 270 observateurs, disséminés dans tout le Rwanda, avaient moins de moyens que les opérations militaires françaises qui n'ont jamais collaboré avec les casques bleus.

On ne pourra aussi que conseiller à ces pseudos journalistes de lire le travail d'un VRAI journaliste...


La France au Rwanda

Patrick de Saint-Exupéry

 

Alors que des instructions sont en cours, que la France et le Rwanda sont en guerre diplomatique et judiciaire ouverte, que Pierre Péan a pris la tête de la défense de François Mitterrand, Patrick de Saint‑Exupéry « porte la plume dans la plaie ».

Je suis allé pour la première fois au Rwanda en 1990. J’avais 28 ans. François Mitterrand était à l’Élysée, Michel Rocard à Matignon.
J’y suis retourné en 1993, puis en 1994 pendant le génocide. J’avais 31 ans. François Mitterrand était à l’Élysée, Édouard Balladur à Matignon.
En 1998, j’ai publié dans "Le Figaro" une longue enquête sur la France et le Rwanda. J’avais 35 ans. Jacques Chirac était à l’Élysée, Lionel Jospin à Matignon.
En 2004, j’ai écrit "L’Inavouable", La France au Rwanda. J’avais 41 ans. Jacques Chirac était à l’Élysée, Jean-Pierre Raffarin à Matignon.
Nous sommes en 2009. J’ai 46 ans. Nicolas Sarkozy est à l’Élysée, François Fillon à Matignon.

Et le dossier rwandais, toujours sur la table.
Son intitulé tient en un mot : complicité. Ce mot est terrible. Chaque fois qu’il l’entend, Hubert Védrine dit : « C’est monstrueux… ». Et, immanquablement, l’ancien secrétaire général de l’Élysée sous Mitterrand assène qu’il est « monstrueux » d’accuser la France de complicité dans le dernier génocide du XXe siècle.
Si la question était « La France, complice ? », Hubert Védrine n’aurait pas tort. Mais ce n’est pas la question. Celle-ci est bien plus simple. Et c’est pour cela qu’elle l’effraye et qu’il fait tout pour l’enterrer.
La question est : François Mitterrand, complice ? Et par voie de conséquence : Hubert Védrine, complice ? Le commandant Paul Barril, complice ? Alain Juppé, complice ? Dominique de Villepin, complice ? Édouard Balladur, complice ? Le général Quesnot, complice ? Le général Huchon, complice ? L’amiral Lanxade, complice ?...
On ne fait jamais assez attention aux évidences. Il en est, pourtant, une aveuglante : « la France » n’a pas à endosser ce dossier. C’est une politique secrète qui fut menée par Paris au Rwanda de 1990 à 1994. Elle fut décidée par quelques-uns et mise en oeuvre par un noyau, le tout au prix d’importantes entorses à la légalité républicaine. Jamais, le Parlement ne fut informé. Jamais, « la France » ne fut au courant.
Cette politique a été tramée dans les coulisses du pouvoir, dans les officines de la cour. Hors de toute règle. Hors de tout débat.
Elle ne fut mise à jour qu’une fois le pire commis. Et dès lors, pour fuir les responsabilités, « la France » servit de paravent.
Tout comme les maîtres d’œuvre du génocide s’abritèrent derrière leur peuple, les responsables français impliqués dans le dossier se sont retranchés derrière la France.
Ce tragique cache-cache dure depuis maintenant quinze ans. Depuis quinze ans, « la France », c’est-à-dire vous et moi, nous trouvons sommés d’accepter ou de refuser la marque d’infamie que certains voudraient nous faire porter.

En 2004, lors de la publication de "L’Inavouable", j’étais en colère. Je le reste aujourd’hui et le resterai peut-être. Simple Français, je ne peux accepter – comme beaucoup, je pense – de servir de paravent à des hommes qui, après avoir aspiré aux charges, esquivent les responsabilités. Et refusent d’admettre, en propre, leur part d’inavouable.

P. de Saint-Exupéry






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Published by Cyril Di Méo - dans Humeurs
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 10:40

Le tous contre Joissains c'est presque fait.  De la droite républicaine de Stephane Salord, au PCF 13 (certes c'est pas la liste Aix à gauche avec PCF aix, PG, NPA mais bon..), en passant par l'extrême gauche de l'UMS tous appellent à battre Joissains. On ne voit pas comment  la liste Tous ensemble pour Aix soutenu aussi largement pourrait perdre cette ville... Les 57% d'aixois qui ne veulent pas de maryse Joissains confient cette mission au leader du PS A Medvedowsky qui devrait ainsi pouvoir nous débarraser du système Joissains.

Allez plus que 4 jours de système Joissains.

Alors votez bien.
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 22:15

Les commentateurs sont souvent obnubilés par les % ..mais ce qui compte c'est le nombre de voix....En comparant ce premier tour et le second de 2008, on note que Joissains compte encore un réservoir de voix de plus de 8000 voix...des gens qui ont simplement déjà voté pour elle. La clé du scrutin de dimanche sera donc dans la capacité à mobiliser leurs éléctorats de chacun des candidats.

ps Personne n'a noté que si on a 39 199 votants et plus de 3000 procurations cela signifie que c'est 7,6 % du corps éléctoral qui se joue.... La clé de l'éléction est donc là. C'est dans ces moments qu'on se demande pourquoi les arguments de  M Chaoul sur les listes éléctorales aixoises ne sont pas plus écoutés ?


Inscrits : 88.893

Votants : 39.199 (44,10%)

Blancs/nuls : 537 (0,61%)

Exprimés : 38.662 (43,49%)

 

Maryse JOISSAINS (UMP/NC/ Trefle) : 16.745 (43,31%)

Stéphane SALORD (DVD) : 2.739 (7,08%)

Alexandre MEDVEDOWSKY (PS/MoDem) : 13.177 (34,08%)

Hervé GUERRERA (Verts/ POC) : 4.372 (11,31%)

Nathalie LECONTE (NPA/ PCF/ PG) : 1.629 (4,21%)

Municipales 2008.

RESULTATS DU 2ème TOUR

  Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 89620    
Abstentions 32516 36,28  
Votants 57104 63,72  
Blancs ou nuls 1344 1,50  2,35
Exprimés 55760 62,22  97,65


Liste conduite par Voix % Exprimés Sièges
gagnés
M. Alexandre MEDVEDOWSKY 23945 42,94 12
M. François-Xavier DE PERETTI 7123 12,77 3
Mme Maryse JOISSAINS MASINI 24692 44,28 40

 

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 19:14

L'union Modem / PS / Verts est faite... et on découvre que Stéphane Salord n'a pas été accepté dans cette coalition (car quoi qu'on en dise c'est ça la vraie histoire). C'est un mauvais signe pour les milieux économiques (plutot à droite)  où son talent est reconnu (il a quand même fait 7 % sans étiquette et avec une camapagne d'un mois).... Que coutaient 3 à 4 postes à sa liste et une délégation en lien avec les milieux économiques où la politique de la ville (la gauche n'ayant quasiment voté contre son travail de 2001 à 2008!!). Ce refus d'ouvrir à cette liste l'alliance anti Joissains est à mon avis une erreur stratégique (surtout car il n'y aura de toute façon pas ou peu de report de la gauche de la gauche). L'histoire tranchera et l'on verra dimanche soir si la marge de la victoire est suffisamment large pour ne pas avoir pris un risque inconsidéré avec cette position.

Stéphane avec courage et vertu appelle malgré tout à battre Joissains et voter Medve (j'entends encore les sarcasmes à son encontre.. ils se tairont surement). Il y aura bien, sur la liste, Tous Ensemble pour Aix, déguisés,  quelques anciens soutiens de la majorité UMpiste, Nadia Kahoule fondatrice de l'UMP sur Aix et quelques anciens adjoints de Joissains dont  Jean Yves Roure et Robert Delgiovine ( que les verts ont préféré à quelques associatifs écolos ???) mais cela suffira t'il à signifier à la droite républicaine et morale que tous sont unis pour battre Joissains ?  Esperons le,  car il y a urgence à se débarrasser du système Joissains ..


Ps A quelques jours de la victoire que j'espère, cela me fait quand même un petit pincement au coeur de voir que ceux qui ont le plus violemment combattu le système Joissains, Nathalie Leconte à l'office HLM (et au CM de 2008 à 2009), Castronovo au CM (2001-2008) et ses attaques victorieuses au TA sur le statuts des fonctionnaires municipaux et la rémunération d'Alain Joissains, Stephane Salord et son recours au Conseil d'Etat grace à qui une nouvelle chance est possible et moi même ayant fait annuler le plan de déplacement urbain car pas assez écologique... ne seront pas de la victoire contre Maryse Joissains.  La politique est mauvaise mère. MAis cela donne au moins une leçon de vie : il faut  agir par morale avant de le faire par intérêt personnel ou attente de reconnaissance personnnelle.

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 19:09



Résultats définitifs du 1er tour :


Maryse Joissains : 43,31%
Alexandre Medvedowsky : 34,08%
Hervé Guerrera : 11,31%
Stéphane Salord : 7,08%
Nathalie Leconte : 4,21%


J'avais pronostiqué
Maryse Joissains : 44%
Alexandre Medvedowsky : 29%
Hervé Guerrera : 10%
Stéphane Salord : 9%
Nathalie Leconte : 9%

Ce qui semble flagrant c'est le vote utile dès le premier tour dans la gauche de la gauche...C'est bien car ça donne une dynamique à la liste PS Modem mais ça sigignifie qu'ils ont surement fait le plein de ce côté là !!!! et le refus de donner une consigne de vote de la liste Aix à gauche va dans ce sens.. car il n'y a même pas de service minimum appelant à battre Joissains...On est dans la plus complète irrésponsabilité politique... Esperons que leurs électeurs sauront raison garder et voudront battre Joissains plus que faire passer un message national au PS ...


Voir leur communiqué  http://www.aixagauche.com/

Déclaration de la liste Aix à Gauche

Elections municipales 2ème tour
du 19 juillet 2009.
Déclaration de la liste Aix à Gauche.




Nous remercions les électrices et les électeurs qui ont voté pour notre liste.
Seule véritable liste d’union des forces de gauche, syndicalistes, associatives et citoyennes, elle est le socle sur lequel les luttes contre la droite et la politique de Sarkozy et pour le rassemblement s’appuieront.

Cette élection, en plein week-end du 14 juillet est un déni de démocratie qui a conduit à près de 56% d’abstention. Il est clair que la gauche sort affaiblie de ce scrutin. L’alliance avec le MoDem réalisée par la liste « Tous ensemble pour Aix » non seulement n’était pas nécessaire mais est dangereuse pour l’avenir. Le seul discours « anti-Joissains », même de la part de responsables de droite ne fait pas une politique de gauche.
Madame Joissains rassemble la droite la plus dure et la plus réactionnaire. Elle est la représentante de la politique de Sarkozy, c’est pour cela qu’il faut combattre cette droite.
Nous avons mené une campagne populaire, intense et digne. Nous avons été les seuls à porter clairement une orientation et des propositions de gauche dans cette élection.
Dans la diversité de notre liste nous nous sommes mobilisés pour un projet qui s’attaque aux inégalités et aux conséquences locales de la politique de la droite et de sa mise en œuvre. Partout, et en particulier dans les quartiers populaires, nous avons constaté les dégâts causés par le manque de démocratie et par une gestion de la ville qui accentue inégalités sociales et environnementales.

Dès demain nous continuerons dans les luttes et dans les débats à porter ce courant clairement de gauche qui veut rassembler et se mettre au service de la population aixoise.
Nous avons été clairs et responsables et nous entendons le rester en particulier par le respect des paroles données et des engagements pris vis-à-vis des électeurs.
Nous sommes mobilisés dans le combat contre la politique de Sarkozy, de la droite en général et du MEDEF.

A Aix, sur des questions nationales ou locales nous poursuivrons dans ce sens, pour défendre au quotidien, l’ambition d’une ville solidaire.
Dans cette situation, les électrices et les électeurs, face à l’importance de l’enjeu de ce 2ème tour, déciderons en toute conscience de leur vote.



Aix-en-Provence, le 13-07-09.
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 12:29
La politique aixoise ayant décidé de me "donner" des vacances j'en ai profité ces 13 et 14 juillet..pour aller voir un bout du Val d'Allos en famille. Loin de tout ordinateur. Magnifique ( la famille, le val d'allos et l'absence d'ordinateur).

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 21:30
La campagne de premier tour se termine. Je ferme donc les commentaires. Bon vote dimanche. Déconnez pas.
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 20:55

C'est bien un test national qui se joue dimanche... mais pour la gauche de la gauche. Les Etats majors PCF, NPA et PG soutiennent activement la liste Aix à gauche (voir leur site et les déclarations de besancenot et Buffet  http://www.aixagauche.com/link) .Il n'y pas de doute qu'ils bloqueront toute alliance avec Salord  ou de Peretti au second tour. Si par malheur (pour les aixois et pas pour Nathalie Leconte qui a titre personnel a de nombreuses qualités) la liste Aix à gauche obtient 10 %, nous aurons donc alors une triangulaire mortelle pour l'opposition à Joissains. Ne vous trompez pas dimanche. La liste Tous Ensemble pour aix ne s'y est pas trompé et De Peretti se met aujourd'hui  à attaquer N Leconte...(peu judicieusement à mon avis car nous aurons besoin de tous pour battre joissians, et je me rappelle encore quand en 2008 il lui avait proposé d'être dans son équipe et sur notre liste)

Ps l'article de Michel soudais est assez fidèle. Il oublie cependant que si quelques acteurs à la liste de gauche de la gauche manquent : l' UMS et les amis de Remy Jean notamment, c'est suite à leur détournement du logo de la LCR au profit de la liste PS. Il oublie aussi de signaler qu'en 2008 la liste à gauche toute de Medvedowsky comprenait une fondatrice de l’UMP aix, amie intime de Mme Joissains, Mme Kahoul qui est d'ailleurs toujours là. Il oublie qu'en 2009 un ancien adjoint de mme Joissains, M Roure est présent sur cette liste. Pour finir il oublie de signaler que la liste Verts menée par un occitan (de qualité) contient un ancien adjoint de la municipalité UMP de mme Joissains, M Delgiovine, l’ouverture ayant commencé. Mais on lui pardonne car aix est un peu compliquée comme ville. Preuve s'il en est que localement (il en va différemment au niveau national selon moi) les grands principes idéologiques doivent s'estomper. Par exemple à aix, il faut tout faire, pour virer Joissains et remettre en route une politique du logement, du transport et une démocratie locale. 


A lire dans Politis




vendredi
10 juillet 2009 à 18:58
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Aix-en-Provence : une répétition des régionales

Le titre de ce billet déconcertera peut-être les lecteurs au parfum de la situation politique locale de la capitale historique de la Provence. Cette sous-préfecture des Bouches-du-Rhône de 142.000 âmes est en effet le théâtre d’une élection municipale partielle en plein mois de juillet. Mais la configuration politique du scrutin n’est pas sans analogie avec celle que pourraient trouver les électeurs des régionales, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur comme dans d’autres régions. Face à l’UMP, les Verts font bande à part, le PS se présente avec le MoDem, suscitant en retour la formation d’une liste PCF-NPA-PG, un front de gauche élargi impensable avant le 7 juin.

Un paysage politique profondément renouvelé

Suite à l’annulation de l’élection municipale de mars 2008, quelques 80.000 électeurs retournent aux urnes les 12 et 19 juillet. En mars 2008, Maryse Joissains (UMP) avait été réélue d’une courte tête avec 44,2% des voix au second tour, contre 42,9% à Alexandre Medvedowsky, candidat du Parti socialiste qui conduisait, cas unique en France, une liste d’union de la gauche XXL alliant pas moins de sept formations politiques allant du centre-gauche à la gauche radicale (Politis, 6 mars 2008), et 12,7% à François-Xavier de Peretti, tête de liste pour le MoDem. Quinze mois plus tard, dans une ville où l’on cultive l’art de retourner sa veste, la situation politique a bien changé.
- La liste de Maryse Joissains, qui propose de reconduire la même équipe (à une exception près), est le seul invariant de cette campagne éclair. Elle affronte quatre liste au premier tour, contre six en 2008.
- L’extrême droite (2,72%) est cette fois hors-course. Tout comme le socialiste Michel Pezet, dont la liste dissidente (10,14%) avait plombé la gauche.
- La liste de Peretti (MoDem) a éclaté en trois. Bruno Genzana (Nouveau centre), un ancien adjoint de Mme Joissains avec qui il avait alors de rudes échanges, est rentré au bercail ; c’est le seul « nouveau » de la liste Joissains. Stéphane Salord (ex-UMP), autre ancien de l’équipe Joissains, à l’origine de la plainte qui a conduit à l’annulation du scrutin, conduit sa propre liste de droite constituée de novices et de déçus de Joissains. François-Xavier de Peretti, enfin, figure en n°3 sur la liste du socialiste d’Alexandre Medvedowsky.
- Les Verts, forts du succès de la liste Europe-écologie sur la ville le 7 juin (21,64%) qui les plaçait plus de 7 points devant le PS, se présentent seuls, ou presque. Leur liste Aix-écologie est conduite par le représentant du Partit occitan, Hervé Guerrera.
- Le socialiste Alexandre Medvedowsky, qui en 2008 avait refusé tout accord avec le mouvement de François Bayrou, a accepté de conduire une liste PS-MoDem avec son ennemi d’hier, provoquant le départ des composantes les plus à gauche de la liste « Aix pour tous » de mars 2008.
- Le Parti communiste, le Nouveau parti anticapitaliste et le Parti de gauche refusent de « s’allier avec une partie de la droite pour battre la droite ». Ils ont donc décidé de reprendre le flambeau abandonné par le PS pour présenter la seule liste de gauche dans cette élection partielle. Conduite par la communiste Nathalie Leconte, en association étroite avec un représentant de chacune des deux autres formations qui la compose, « Aix à gauche » se présente sur tous les murs comme une liste à trois têtes. Une liste plus paritaire aussi que le pack masculin du PS-MoDem.

Le pack masculin PS-MoDem et l'alliance PCF-NPA-PG, deux styles...

Comment le MoDem a été imposé aux socialistes

C’est Jean-Noël Guérini, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et véritable patron de la fédération du PS qui a exigé cette alliance. Le 8 juin, à l’annonce de l’annulation du scrutin, Alexandre Medvedowsky penchait plutôt pour reconduire la liste « Aix pour tous » de mars 2008. Ses composantes se sont d’ailleurs réunies à son initiative, et alors que la LCR avait présenté une liste autonome (Aix en luttes, 2,91%) le NPA n’aurait pas été hostile à l’idée de se joindre à une liste d’union de la gauche. Seuls les Verts n’en voulaient plus.
Et Guérini aussi. De retour de Paris où il a assisté au début du conseil national du PS, l’homme fort du PS confie à La Provence que « les responsables socialistes aixois ont atteint un niveau de stupidité extrême » et qu’il est temps pour lui de « siffler la fin de la récréation ». Il menace : « C’est aux responsables politiques aixois d’assumer leurs responsabilités. S’ils ne sont pas à la hauteur de l’événement politique, ce sera leur dernier combat, on fera le ménage et il y a aura des parachutages. Ils n’ont pas intérêt à décevoir, ni la fédération ni ma modeste personne (sic). » Et comme sa modeste personne encourage voire intime l’ouverture vers le MoDem et « même au-delà », il annonce que la tête de liste ne sera pas désignée par les socialistes aixois mais par « la fédération en accord avec le PS à Paris ».
Depuis 2005, Jean-Noël Guérini, qui ne cache pas ses ambitions nationales, veut y imposer cette ligne politique d’ouverture au centre droit. Il doit donc pour cela démontrer aux instances nationales qu’elle peut être gagnante. Ce qu’il n’est pas parvenu à prouver dans la conquête de la mairie de Marseille. D’où cette mise en garde autoritaire destinée à briser toute opposition à cette ligne. Car si certains venaient à traîner les pieds, l’ouverture au MoDem aux régionales serait compromise.
Pour imposer ses vues, M. Guérini dispose d’un candidat alternatif à Alexandre Medvedowsky : André Guinde, 70 ans, vice-président du conseil général est partisan d’un accord avec le MoDem. Il lui a suffit de le faire savoir. Le 12 juillet, au cours d’une AG des socialistes, Alexandre Medvedowsky accepte le choix stratégique de Guérini et obtient l’investiture ; André Guinde obtient une honnête 5e place et le droit de figurer sur toutes les affiches et tracts en compagnie de la tête de liste et de François-Xavier de Peretti.

Cacher ce MoDem

Les logos du PS et du MoDem ne figurent sur aucun document de campagne de la liste Medvedowsky-De Peretti.« Ce que nous symbolisons, ce n’est pas une alliance partisane, mais un rassemblement d’hommes et de femmes qui souhaitent un changement dans cette ville », peut-on lire sur la page d’accueil de son site internet.
Honte ou duperie ? L’un des derniers tracts de campagne incline plutôt pour la seconde solution. Ceint de vert, son but est de convaincre de l’engagement écologiste de la liste qui a « fait du développement durable l’axe transversal deprogramme ». Pour ce faire le tract reproduit les messages de soutien de trois personnalités : Jean-Luc Bennahmias, Corinne Lepage et Yann Wehrling, respectivement présentés comme ancien secrétaire national des Verts (1997-2001), ancien ministre de l’Environnement et président de Cap 21, ancien secrétaire national des Verts (2005-2006). Nulle part il n’est mentionné que tous trois sont membres du MoDem.
Ce camouflage systématique, qui présente les membres du MoDem comme des « démocrates » sans plus de précision, est d’autant plus curieux que François-Xavier de Peretti est un dirigeant de premier rang du MoDem. Il intervient dans ses conseils nationaux, et siège dans son Comité de conciliation et de contrôle. En 2008, lui-même ne cachait pas les appartenances partisanes des membres de sa liste, comme on peut encore le voir sur le site du MoDem : des gens de l’UMP, à commencer par le président du groupe UMP au Conseil général des Bouches-du-Rhône, qui viennent du parti socialiste, des Verts en indélicatesse avec leurs instances nationales... « François, avait-il lancé lors de la convention municipale de son parti en s’adressant à M. Bayrou, même si la liste que je conduis est une liste diverse et plurielle, je pense que je pourrais te ramener au Mouvement Démocrate la ville d’Aix-en-Provence. »
[son]

« Un test pour les alliances »

C’est finalement Jean-Luc Bennahmias qui a vendu la mèche. Invité d’un banquet républicain de la liste Medvedowsky-de Peretti, le week-end dernier, le député européen (MoDem) a déclaré : « Cette élection a évidemment un enjeu et un caractère très aixois, mais elle a également valeur de test pour les alliances. Et en tant que vice-président national du MoDem, c’est comme cela que j’analyserai les résultats. Le 12 juillet au soir, on saura si les électeurs préfèrent avoir une diversité de listes ou une liste de la diversité. »

Ce test en est aussi un pour la gauche de gauche. Avec la liste « Aix à gauche », l’unité, tant recherchée depuis 2005, est presque parfaite. Si le groupe Unis pour un monde solidaire (UMS), une composante locale de la FASE animée par Rémy Jean, ne participe pas à « Aix à gauche », faute d’avoir obtenu la représentation qu’il demandait, l’alliance du PCF du NPA et du PG auxquels se joint des militants associatifs et syndicaux préfigure ce que les contacts bilatéraux entre les états-majors du PCF, du NPA, du PG, des Alternatifs, de la Gauche unitaire, de la Fédération pour alternative sociale et écologiste (FASE) permettent d’entrevoir : des listes unitaires anticapitalistes, autonomes du PS et d’Europe-écologie au premier tour. L’UMS ne s’y est d’ailleurs pas trompé ; elle appelle clairement à voter pour cette liste qui occupe la place laissé libre par le recentrage du PS. Et proclame fièrement : « La gauche, la vraie, c’est nous ! » Un positionnement qui semble plutôt lui réussir. Malgré un démarrage tardif et une campagne précipitée, « Aix à gauche » est crédité de 10% dans un sondage Opinionway réalisé du 2 au 4 juillet. Un score qui reste à confirmer, voire améliorer, dimanche.

Se posera alors la question du second tour. Les formations de la gauche de gauche, on le sait, refusent toute entente avec le PS ou les Verts en cas de présence du MoDem. Mais cette position de principe a très rarement eu à se confronter à la réalité d’un scrutin. Le comportement (désistement, maintien, fusion...) qu’adopteront à Aix-en-Provence, le PCF, le NPA et le PG, dimanche soir, aura donc valeur de test. Et sera à coup sûr très regardé par tous ceux qui, au PS, pensent que des alliances avec le MoDem permettront de conserver la plupart des régions tenues par la gauche, que les électeurs s’en accomoderont, et que les formations à la gauche du PS sauront faire preuve de « sagesse ».

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 13:41
Lu dans Libé..

Les Français réélus «pires touristes au monde»


texte: Emilie Buono/Relaxnews

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