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Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

Marié, père de 2 enfants

 

Conseiler municipal d'opposition de 2001 à 2008

Militant socialiste

Engagé aux côtés d'Edouard Baldo

 

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Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 15:59
Pour avoir préconisé en 2007 des primaires de l'opposition à Joissains, à Aix, sur le mode italien (ce qui m'a valu de nombreuses moqueries)...c'est avec saveur que je vois que la gauche se réveille enfin et les préconisent au niveau national... pour sortir de partis sclérosés et fédérer l'alternative à sarkozy.

ps un petit reproche cependant le texte n'évoque pas une procédure précise or les modalités sont déterminantes..notamment les discusssions programmatiques préalables..

Le texte de l'appel

Nous appelons à une primaire populaire, ouverte au vote des sympathisants, afin que les citoyens de gauche et de progrès puissent choisir leur candidat à l’élection présidentielle.

La primaire est d’abord un élément de la refondation de la gauche.
Elle est une réponse à l’une des crises qui paralysent le parti socialiste et la gauche : la crise de leadership. Sept ans après son départ, la succession de Lionel Jospin n’est toujours pas assurée. Cette vacance au sommet a progressivement déstructuré la gauche et menace son avenir. La primaire apporte une solution institutionnelle à une carence institutionnelle : l’absence de procédure adaptée pour désigner le leader.
En 2012, la gauche n’aura plus gagné l’élection présidentielle depuis vingt-quatre ans. Elle n’a fourni, sous la Ve République, qu’un seul président à la France, contre cinq pour les conservateurs. La primaire peut contribuer à sa reconquête. En associant des millions de citoyens – 4 millions en Italie pour Romano Prodi, 35 millions aux Etats-Unis pour Barack Obama – à sa désignation, elle offre au candidat une formidable dynamique électorale, militante, citoyenne...

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L'appel des 100

Franck Adisson (Champion olympique de canoë) ; Philippe Aghion (Economiste, professeur à Harvard) ; Claude Alphandéry (Economiste) ; Jean-Pierre Azéma (Historien) ; Julien Bargeton (Auditeur) ; Laurent Barry (Anthropologue, membre du Collège de France) ; Delphine Batho (Députée) ; Jean-Michel Baylet (Président du PRG) ; Pierre Beaufils (Dirigeant de société) ; Christophe Bejach (Banquier d’investissement) ; Najat Belkacem (Porte-parole de Ségolène Royal) ; Aymen Ben Miled (Haut fonctionnaire territorial) ; Pierre Bergé (Homme d’affaires) ; Alain Bergounioux (Historien) ; Stéphane Beroud (Médecin du sport) ; Loïc Blondiaux (Politologue) ; Laurent Bouvet (Politologue) ; Emeric Bréhier (Directeur de cabinet de collectivité); Zabou Breitman (Actrice)...

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 15:12

Cohn-Bendit, le nouveau "mécano" de la gauche française

Par Reuters, publié le 21/08/2009 à 17:56

 

NIMES, Gard - En état de grâce après son succès aux élections européennes, Daniel Cohn-Bendit a pris le risque d'indisposer son propre mouvement en prônant une alliance ouverte jusqu'aux centristes pour battre Nicolas Sarkozy.

Malgré les réticences des militants écologistes réunis pour leurs Journées d'été à Nîmes, le leader d'Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, a prôné une alliance ouverte jusqu'aux centristes pour battre Nicolas Sarkozy. (Reuters/Thierry Roge)

Malgré les réticences des militants écologistes réunis pour leurs Journées d'été à Nîmes, le leader d'Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, a prôné une alliance ouverte jusqu'aux centristes pour battre Nicolas Sarkozy. (Reuters/Thierry Roge)


Le leader d'Europe Ecologie, qui a remporté 16,28% des voix lors du scrutin du 7 juin dernier, a exposé cette semaine sa stratégie de recomposition de la gauche, sans hésiter à prendre le Parti socialiste et les Verts à rebours.

"Vous voulez une majorité, oui ou merde? S'il faut ajouter le MoDem, on ajoute le MoDem...", a-t-il prévenu jeudi soir, jetant un froid parmi les militants écologistes réunis pour leurs Journées d'été à Nîmes.

"Si vous voulez une majorité, il faut aller chercher les gens là où ils sont, pas là où vous êtes", a-t-il ajouté.

Selon une étude présentée vendredi par Europe Ecologie, un électeur sur cinq ayant voté pour le mouvement politico-associatif lors des européennes se dit proche du Parti socialiste et un sur dix proche des centristes du MoDem.

Mais parler d'alliance électorale fait grincer les dents à Nîmes. "Cela doit être une conséquence du débat sur le projet et pour l'instant le projet du MoDem, personne ne le connaît", dit la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot.

Outre cette main tendue aux centristes, Daniel Cohn-Bendit propose d'attaquer la droite sur ses terrains de prédilection comme l'immigration ou la sécurité, qui doivent faire partie intégrante du "projet de société alternatif" de la gauche.

Pour lui, "on a pendant longtemps laissé la liberté à la droite pour ne parler que de solidarité. On ne gagnera pas contre (Nicolas) Sarkozy sans reparler de liberté".


"LE PS, JE L'ENCERCLE!"

Par le biais d'Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit est en train de faire en France le même travail qu'en Allemagne quand les puristes et les pragmatiques - "Fundis" contre "Realos" - s'opposaient sur l'avenir de l'écologie politique, juge Stefan Simons, correspondant du magazine Der Spiegel à Paris.

"Il veut faire évoluer le mouvement écolo dans un sens plus politique et élargir la base. Cela peut déboucher sur une vraie alternative d'opposition, quitte à prendre la place du Parti socialiste", estime le journaliste allemand.

Samedi, l'ancien leader de Mai 68 détaillera ses recettes pour la gauche à Marseille, où il est invité à parler d'alliances par le courant socialiste de Vincent Peillon.

Contre l'avis de la première secrétaire du PS, Martine Aubry, le député européen défend la création d'une coalition "arc-en-ciel", des communistes aux centristes.

L'ancien secrétaire national du Parti communiste Robert Hue fait aussi partie des invités de Marseille. Vendredi matin, il a espéré que le succès ne tournerait pas la tête d'Europe Ecologie. La gauche ne veut pas remplacer l'hégémonie du PS par celle des écologistes, a-t-il fait valoir sur RTL.

La semaine prochaine, Daniel Cohn-Bendit est convié au séminaire du "Pôle écologique" du Parti socialiste qui se tient lui aussi quelques jours avant l'université d'été du parti, toutes tendances confondues, à La Rochelle.

Citant Mao qui prenait un à un les villages chinois sans s'attaquer aux villes dans les années 1940, "le PS, je l'encercle", s'amuse "Dany le rouge" devant les caméras.

"Je vais partout où on m'invite", assure-t-il quand on l'interroge sur son statut de vedette de la rentrée.

Preuve de cet engouement politico-médiatique, deux magazines "people", Voici et Gala, ont pris contact avec Libération dans l'espoir de racheter le reportage photo le montrant en vacances.

Sous le titre de Une "L'homme qui fait peur à la gauche", on le voyait en train de lire affalé dans un hamac.

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 15:12
Peillon et Vauzelle pour une alliance arc en ciel...ça bouge à gauche...

Du MoDem au PCF, Peillon se pose en rassembleur

Bastien Hugues (lefigaro.fr), avec François-Xavier Bourmaud à Marseille
23/08/2009 | Mise à jour : 15:09 | Commentaires 185 | Ajouter à ma sélection
Crédit photo : AFP.
Crédit photo : AFP.

Aux ateliers d'été de son courant «L'espoir à gauche», l'eurodéputé socialiste est parvenu à réunir autour de lui des personnalités du MoDem, du PCF, des Verts et du PRG. Une façon de presser Martine Aubry à opérer un tel rassemblement pour les prochaines échéances électorales.

De très nombreux photographes pour immortaliser un instant inédit. Samedi après-midi, aux premiers ateliers d'été de «son» courant, «L'espoir à gauche», Vincent Peillon a réussi son pari. Dans les jardins du Pharo, à Marseille, l'eurodéputé socialiste est parvenu à rassembler Daniel Cohn-Bendit (Verts), Marielle de Sarnez et Jean-Luc Benhamias (MoDem), Robert Hue (PCF) et Christian Taubira (PRG). Petites boutades par ci, sourires généreux par là. Et tous bras dessus bras dessous, pour une grande «photo de famille progressiste». «Jetez-nous des grains de riz !», s'amuse Vincent Peillon, pas peu fier d'avoir gagné son coup en incluant le MoDem dans son ouvrage.

Puis à la tribune, le député européen multiplie les messages à l'intention de Martine Aubry. «A Marseille, un espoir est né», s'enthousiasme-t-il à la tribune, appelant à un grand «rassemblement socialiste, écologiste et démocratique». «A moins d'être sourd, aveugle et désespérément cynique, il s'agit d'un événement historique dans l'histoire de la gauche française», insiste-t-il, espérant dans une mise en garde à la première secrétaire du PS que «ce qui avait été refusé jusqu'à présent sera maintenant médité». «La responsabilité historique de notre génération est d'ouvrir le nouveau cycle politique dont nous avons besoin», conclut-il devant un amphithéâtre comble et enthousiaste de 1.500 personnes.

 

Sarnez convaincue

Une union de la gauche élargie à laquelle la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, a montré son adhésion. «Nous venons d'horizons divers mais si nous croyons qu'il y a de l'insupportable dans ce qui se fait aujourd'hui (...) alors ce qui nous rassemble est plus fort que ce nous divise», lance-t-elle. Standing ovation assurée. Fustigeant l'«ultrapersonnalisation du pouvoir», l'«hégémonie» et la «partialité» de Nicolas Sarkozy, le bras droit de François Bayrou enfonce le clou : «Tous ceux qui partagent ces convictions ont à faire ensemble. Ensemble. Pas les uns sans les autres. Et pas les uns contre les autres». «Les temps appellent des comportements nouveaux. Nous avons beaucoup à faire ensemble», termine-t-elle, parlant «au nom d'une famille politique qui a coupé ses amarres pour rester fidèle à ses valeurs».

 

Cohn-Bendit prudent

 

Crédit photo : AFP.
Crédit photo : AFP.

Plus distancié que ses collègues, Daniel Cohn-Bendit se montre prudent, estimant que «l'unité ne se décrète pas», mais plaidant malgré tout pour un «rassemblement écologiste, socialiste et démocratique». Avec une once de provocation, il lance un avertissement aux socialistes : «Si vous voulez un rassemblement, au bout duquel c'est vous qui décidez, et que [les partenaires] se retrouvent dans la chambre de bonne, alors le président en 2012 sera Sarkozy».

En juin, Martine Aubry avait indiqué vouloir des alliances à la carte aux régionales, et privilégier la stratégie du «si besoin», sous-entendant d'éventuelles alliances avec le MoDem au second tour, mais pas au premier. A une semaine de l'université d'été du PS à La Rochelle, la balle semble désormais dans le camp de la première secrétaire. Vincent Peillon, lui, compte maintenant s'atteler à l'organisation de «grands débats autour des questions centrales». Parmi elles, l'école, l'université, l'information ou la justice fiscale.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 13:52

1timbre-juju.1247923190.jpg A lire  « Le tour d’un monde en sept jours avec un âne en Provence »
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 21:04




Lu dans l'Humanité

Société Pollution à l’ozone : un problème insoluble ?

Environnement . Les pics de pollution à l’ozone ont des effets sanitaires et environnementaux graves mais toujours pas de solution. Chaque été, c’est la même ritournelle. Les pics de pollution à l’ozone atteignent parfois des proportions inquiétantes. Avec les fortes chaleurs d’hier, le seuil du premier niveau d’alerte pour la pollution à l’ozone était dépassé dans plusieurs départements. « C’est un problème récurrent chaque année qu’il faut prendre à bras-le-corps », enjoint Patrice Halimi, secrétaire général de l’Association Santé Environnement France (ASEF). Décryptage.

Comment la pollution à l’ozone se forme-t-elle ?

Il faut différencier le « bon ozone », l’ozone stratosphérique, qui protège les organismes vivants des radiations UV, et le « mauvais ozone », l’ozone troposphérique, correspondant au gaz, qui nous préoccupe. Il s’agit alors d’un polluant qui résulte de l’interaction, sous les effets de la chaleur, de composés organiques volatils (COV) et d’oxyde d’azote. Les COV regroupent une multitude de substances essentiellement émises par les transports, principalement le transport automobile. Les émissions d’oxyde d’azote (NO) proviennent aussi, pour l’essentiel, du transport automobile, par la combustion de l’énergie fossile (l’essence). Les NO émanent aussi de certains procédés industriels comme la fabrication d’engrais. L’ozone est « un polluant secondaire formé à partir des émissions industrielles et automobiles », résume Patricia Lozano, de l’association Atmo PACA. « Ce n’est pas la météo qui fait l’ozone, mais quand il y a peu de vent et un régime anticyclonique, on observe une accumulation de ces polluants », poursuit-elle.

Quels problèmes cela pose- t-il ?

 Les problèmes posés par l’ozone sont d’ordre sanitaire et écologique. Sanitaire d’abord, puisqu’il a un effet irritant sur les voies respiratoires. Lors d’une concentration élevée d’ozone, les retentissements de la pollution sur les personnes vulnérables peuvent aller de la gêne respiratoire à des décès prématurés. « Selon une récente étude américaine, une élévation de la teneur en ozone est significativement associée à un risque accru de décès par maladie pulmonaire », affirme le Dr Pierre Souvet, président de l’ASEF. Écologique ensuite, puisque l’ozone perturbe les écosystèmes avec lesquels il est en contact. « La pollution ozonée peut produire des réductions significatives de la biomasse végétative », note le professeur Claude Mouches.

Que peut-on faire ?

 Les associations écologiques déplorent l’inanité des actions entreprises par les pouvoirs publics pour enrayer le problème. Celles-ci se résument, pour l’essentiel, à demander aux particuliers une réduction de leurs déplacements en voiture au moment des pics de pollution. Lors du Grenelle de l’environnement, le ministère de l’Écologie a promis des mesures de fond, comme une incitation à l’achat de véhicule moins polluant. Insuffisant ? « Plus les pics de pollution seront nombreux, plus les dégâts sanitaires seront importants. Nous demandons donc qu’un véritable travail en amont soit effectué : réduction des émissions de polluants, organisation des médecins, des hôpitaux et des centres accueillant les personnes les plus vulnérables », conclut Patrice Halimi.

 Julien Dayssiols

Ps vous pouvez aussi  le lire dans l'express
http://www.lexpress.fr/actualites/1/pollution-a-l-ozone-un-probleme-recurrent-en-paca-sans-reelle-reponse_781088.html link ou le figaro http://www.lefigaro.fr/vert/2009/08/19/01023-20090819ARTFIG00376-pics-d-ozone-limiter-sa-vitesse-une-mesure-inutile-.php link ou france soir  http://www.francesoir.fr/societe/2009/08/20/pollution.html link

Ps je vous rappelle que les verts aixois n'ont pas voulu du bonhomme car pas assez écolo... Incroyable mais vrai...
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 20:58
Voici ce que j'ai lu de mieux cet été côté roman.

The winner is...Melnitz.
La saga d'une famille juive en suisse à la fin du XIXe siècle. Une merveille.  On y croise toutes les figures de l'antisémitisme (quels savoureux passages sur les débats de la protection animale et des campagnes anti abattage rituels..) et toutes les contradictions d'une communauté et d'une famille. Le tout sous le "regard" de l'oncle Melnitz. Tout ça sans moralisme ou bons sentiments.  Pour un premier ouvrage ça décoiffe. La saga familiale est épique...on  se croirait dans 100 ans de solitude.. A lire, à relire, à faire lire. C'est impératif.


  J'ai lu avec  intéret  aussi Wisconsin de Mary R Ellis. Où l'histoire de deux frères vivant dans l'amérique profonde (wisconsin) et traversant la guerre du vietnam. On a l'impression d'avoir déjà lu et entendu cette histoire 100 fois....mais l'écriture nous emporte et il devient impossible de lacher l'ouvrage avant de l'avoir terminé.

Un premier roman aussi, le magnifique ouvrage de monica Ali qui nous fera vivre dans la peau d'une femme immigrée au Royaume Uni. Très fort. C'est pas du salman Rusdhie ni du Mistry mais pas loin.



Vacances en Norvège oblige,j'ai lu  l'assez drôle Elling. Un jeune social démocrate norvégien bascule dans le délire et nous invite à partager son quotidien. Complétement décalé.
Interessant.





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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 20:56






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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 20:24
Cuba favorise l'écologie. Le régime et ses affidés soutiennent cette thèse la politique écologique du régime... Voici l'article  de propagande sur bellaciao et la réalité décrite par le Monde.. Comme quoi l'écologie est bien un problème de point de vue...et crise économique et environnementale ne sont pas sans liens.

ps les lecteurs de Pétrole apocalypse de Cochet retrouveront le même type d'argumentation faisant l'éloge du système cybain...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article90095 link

Révolution énergétique à Cuba
dimanche 16 août 2009 (13h14)

de Laurie Guevara-Stone


Une nouvelle révolution est en train de balayer l’île de Cuba. Une révolution qui progresse à grands pas en termes d’économies d’énergie et de développement durable. Le progrès est tel que de nombreux pays pourraient apprendre de cette expérience pour atteindre l’indépendance énergétique et lutter contre le changement climatique.

Il y a encore quelques années, la situation énergétique à Cuba était difficile. Le pays avait 11 centrales thermoélectriques, plutôt inefficaces, qui produisaient toute l’électricité de l’île. La plupart avaient plus de 25 ans d’age et ne fonctionnaient que 60% du temps. Les coupures de courant étaient fréquentes, particulièrement pendant les périodes de forte demande. Une bonne partie de l’énergie se perdait le long du réseau. Et pour compliquer le tout, la plupart des foyers cubains étaient équipés d’appareils gourmands en énergie, 75% de la population cuisinait au kérosène et le prix dérisoire de l’électricité pour les foyers domestiques n’encourageait pas à faire des économies. En 2004, la partie orientale de l’île a été frappée par deux ouragans successifs et les lignes électriques ont été sévèrement touchées. Un million de personnes ont été privées d’électricité pendant dix jours. Le tout dans un contexte de pénurie pétrolière et de changement climatique. Les Cubains ont compris que l’énergie devait devenir une priorité. C’est ainsi, en 2006, qu’a commencé ce que les Cubains appellent « La Révolucion Energética » – la Révolution Energétique.

La Révolution Energétique cubaine a permis à Cuba de devenir un véritable modèle dans le domaine du développement durable. Le rapport de 2006 de Living Planet mesure le développement durable selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Indice de Développement Humain (IDH) ainsi que l’empreinte écologique. Le IDH est calculé d’après l’espérance de vie, l’alphabétisme et l’éducation, et le Produit National Brut par habitant. Le PNUD considère qu’un IDH de plus de 0,8 indique un taux de développement humain élevé. Une empreinte écologique, qui mesure l’impact de l’activité humaine sur la biosphère, de moins de 1,8 par hectare indique un développement durable. Le seul pays qui atteint ces deux chiffres est Cuba. « Cuba a atteint un bon niveau de développement durable selon (les critères des) Nations Unies, grâce à un fort taux d’alphabétisme et une espérance de vie très élevée, » explique Jonathan Loh, un des auteurs du rapport. Il ajoute : « En même temps, l’empreinte écologique y est faible puisque le pays consomme peu d’énergie. »

Les statistiques sont impressionnantes : depuis la Révolution Energétique, lancée il y a seulement deux ans, la consommation de kérosène a baissé de 66%, celle du gaz de 60% et celle de l’essence de 20%. La consommation d’énergie par habitant se situe désormais à un huitième de celle des Etats-Unis, alors que la santé, l’éducation et l’espérance de vie sont parmi les plus élevées au monde (voir tableau).

Tableau 1 - Développement durable, Cuba & Etats-Unis
  CUBA ETATS-UNIS
Espérance de vie 77,7 77,9
Taux d’alphabétisation 99,8 99
Mortalité infantile (pour 1000) 6 6
% enfants taux naissance faible 5 8
% enfants à l’école primaire 97 92
Budget consacré à l’éducation (% PNB) 9,8 5,9
Consommation électricité par hab (kWh) 1,380 14,240
Emission CO2 par hab. 2,1 20,1
source : Indice de développement humain, rapport de l’ONU 2007/2008

Petits budgets, gros résultats

Comment un pays avec un PNB par habitant équivalent à un dixième de celui des Etats-Unis réussit-il un changement aussi radical en matière de consommation d’énergie sans sacrifier les indicateurs sociaux ?

Pour comprendre la Révolution Energétique de Cuba, il faut examiner son histoire. Avant la révolution de 1959, 56% du pays était raccordé au réseau électrique. Avec l’avènement du socialisme, l’électrification a été étendue aux coins les plus reculés du pays. En 1989, 95% du pays avait l’électricité – en majorité grâce au pétrole bon marché livré par les soviétiques en échange de sucre. La disparition de l’URSS en 1991 a provoqué un effondrement de l’économie cubaine. Avec l’obligation d’acheter du pétrole sur le marché mondial, l’électricité devenait cher. Les aliments, le gaz et le pétrole sont devenus des denrées rares tandis que les Etats-Unis resserraient l’étau du blocus économique. Les lois sur la Démocratie Cubaine de 1992 et la loi Helms-Burton de 1996 visent toutes les deux les investissements étrangers et cherchent à empêcher Cuba d’avoir accès aux capitaux étrangers et à limiter son accès aux ressources indispensables.

Les années qui ont suivi la chute de l’Union Soviétique et l’intensification du blocus US sont connues comme « la période spéciale » parce que les Cubains ont du se serrer la ceinture et apprendre à fabriquer les articles de première nécessité, à fois localement et de manière renouvelable.

En 1993, un Programme de Développement des Sources Nationales d’Energie fut rédigé pour réduire les importations d’énergie et utiliser au mieux les sources d’énergie locales. Le document a proposé que la première source d’énergie devienne l’économie d’énergie.

Après l’adoption de ce programme, Cuba s’est lancé sur la voie des économies d’énergie et des énergies renouvelables. Toutes les écoles rurales, les cliniques, les centres sociaux du pays qui n’étaient pas branchés au réseau électrique ont été électrifiés par l’énergie solaire. Aujourd’hui, 2364 écoles rurales sur l’île sont équipées de panneaux solaires. Chaque élève cubain a donc accès à l’éclairage, aux ordinateurs, aux programmes d’éducation télévisés. Ceci vaudra à Cuba de remporter en 2001 le prix « Global 500 » discerné par les Nations Unies.

Mais malgré leurs efforts, dix ans après la mise en place du programme, Cuba connaissait toujours une crise énergétique. En 2006, le Révolution Energétique a instauré les mesures les plus draconiennes jamais prises par un pays à ce jour.

Un plan en cinq points

La révolution énergétique cubaine comporte cinq points principaux :

rendement et économie ;
amélioration de la fiabilité du réseau électrique national ;
recours aux énergies renouvelables ;
augmentation de l’exploration et de la production du gaz et du pétrole nationaux ;
coopération internationale.

Le premier point porte sur la recherche de moyens pour réduire la demande. Cuba a lancé un programme de remplacement des appareils ménagers pour des modèles moins gourmands. Comme l’a expliqué le Président Fidel Castro au mois de mai 2006, « Nous n’allons pas attendre que le pétrole nous tombe du ciel, parce que nous avons découvert, heureusement, quelque chose de plus important – les économies d’énergie, ce qui revient à découvrir un grand gisement de pétrole. »

Leur programme, qui permettait aux gens d’échanger gratuitement leurs ampoules à filaments pour des modèles fluorescents plus compacts et plus économiques, a été un succès total. [on se souviendra des lazzi lancés pas les médias à l’annonce de cette mesure à Cuba. Aujourd’hui en France, on suit le même chemin. Quel que soit la réelle efficacité à terme de ces ampoules, on notera avec ironie et une fois de plus la férocité des médias envers les uns et leur servilité envers les autres... Ndt]. En six mois, plus de neufs millions d’ampoules à filament, soit prés de 100% de toutes les ampoules du pays, ont été remplacées par des modèles compacts fluorescents – faisant de Cuba le premier pays au monde à avoir totalement éliminé l’éclairage par les ampoules à filament en tungstène. De plus, des millions d’appareils ménagers plus économiques ont été vendus aux Cubains, dont prés de 2 millions de réfrigérateurs, plus d’un million de ventilateurs, 182.000 climatiseurs, et 260.000 pompes à eau.

Dans le même temps, des appareils de cuisson plus économiques ont été introduits sur le marché. Prés de 3,5 millions de cuiseurs de riz et plus de 3 millions de cuiseurs à pression ont été vendus aux familles pour encourager les gens à abandonner leur poêles à kérosène.

Et un des moyens les plus efficaces pour inciter aux économies d’énergie a été la nouvelle tarification appliquée à la consommation d’électricité des ménages. Avant 2006, l’électricité à Cuba était fortement subventionnée et vendue à très bas prix. Le nouveau tarif autorise les gens à consommer moins de 100 kWh pour bénéficier du même tarif extrêmement bas de 0,09 pesos/kWh. Mais pour chaque 50 kWh supplémentaire, le prix augmente en flèche. Pour une consommation de 300 kWh, le prix devient 1,3 pesos/kWh. Converti en dollars, c’est encore peu, mais pour les gros consommateurs, cela représente quand même une multiplication par 4 de leur ancienne facture.

Cuba a aussi pris des mesures d’économie dans le secteur étatisé. Toutes les pompes à eau dans les grands immeubles et les aqueducs ont été changés pour des pompes plus économes. Les tubes à néon de 40 Watts présents dans de nombreuses administrations ont été remplacées par des ampoules de 32W et les anciens réfrigérateurs et climatiseurs ont été changés.

Le Pouvoir au Peuple

Une révolution n’est véritablement révolutionnaire qu’avec le soutien des masses. La révolution énergétique cubaine n’est pas une exception. Pour faire participer les gens aux efforts d’économies d’énergie, un programme d’éducation ambitieux fut mis en place. Le Programme d’Economie d’Enérgie du Ministère de l’Education (Programa de Ahorro de Energia por la Ministro de Educacion – PAEME) est un programme national mis en place par le Ministère de l’Eduction Nationale en 1997. Son but est de familiariser les élèves, travailleurs, familles et communautés aux mesures d’économies d’énergie et aux énergies renouvelables.

Dans les écoles, le sujet de l’énergie est présent dans différentes disciplines. Les étudiants abordent les problèmes de l’énergie non seulement pendant les cours de Physique, mais aussi pendant les cours d’Economie, d’Ecologie et de Santé.

Le PAEME a organisé aussi des festivals de l’énergie ces trois dernières années pour sensibiliser des milliers de Cubains aux problèmes de rendement et d’économies. Les festivals s’adressent aux étudiants et on y trouve de nombreux jeunes qui expriment leurs idées à travers la musique, la poésie et le théâtre. Cela commence dans chaque école où les enfants qui présentent les meilleurs projets d’économies sont envoyés au festival de niveau municipal. Là, les meilleurs montent au niveau provincial et de là au niveau national. « UNE [ ? - NdT] a décidé que le festival ne serait pas une sorte de compétition, mais plutôt un festival sur les économies d’énergie, avec les meilleurs étudiants du pays », explique Teresa Palenzuela, une spécialiste de l’UNE. Dans le festival national, où les longues files d’attente à l’entrée font le tour du pâté de maisons, les étudiants échangent leurs expériences et connaissances sans qu’il y ait désignation d’un gagnant.

Afin de faire passer le message auprès de la population, on a fait appel aux médias. Par exemple, à Cuba, au bord des routes, vous ne verrez jamais de publicité pour un produit commercial. A la place vous trouverez des dizaines de panneaux à travers le pays pour promouvoir les économies d’énergie. Il existe aussi une émission télévisée hebdomadaire dédiée aux questions de l’énergie. Chaque semaine des articles sont publiés dans les journaux nationaux pour encourager les économies et vanter les énergies renouvelables. En 2007, il y a eu plus de 8000 articles et spots télévisés sur la question de l’énergie.

Une distribution équitable

Malgré ces efforts, les économies se sont révélées insuffisantes, et en 2005 les coupures de courant étaient encore fréquentes. De plus, le réseau de distribution était très ancien et très inefficace. Le gouvernement cubain a compris qu’un des meilleurs moyens pour garantir une meilleure distribution de l’énergie était de décentraliser les centres de production. Cette organisation est moins vulnérable devant les catastrophes naturelles ou les incursions militaires qui pourraient toucher des zones entières de l’île. Elle permet aussi une diversification des sources d’énergie. Ce qui en retour facilite une éventuelle transition vers d’autres sources, produites localement et de manière durable.

En 2006, Cuba a installé à travers le pays 1854 micro-centrales électriques à diesel, qui représentent plus de 3000 MW d’énergie décentralisée dans 110 municipalités. Cette mesure a virtuellement éliminé les coupures de courant qui pourrissaient la vie quotidienne des Cubains jusqu’en 2004. En fait, dans les années 2004 et 2005, il a eu plus de 400 jours de coupures supérieures à 100 MW qui ont duré au moins une heure. En 2006, il y en a eu 3, en 2007 aucune. Ce taux est meilleur que celui de la plupart des pays industrialisés.

En plus de ces centrales, 4000 unités de secours ont été installées dans les zones stratégiques telles que les hôpitaux, les zones de cultures, les écoles et autres sites clés pour l’économie cubaine. Ceci représente 500 MW de secours.

De plus, Cuba a entrepris la rénovation de son réseau de distribution. 120.000 postes ont été modernisés, plus d’un million de distributeurs, prés de 3000 km de câblages, et 500.000 compteurs électriques. Le résultat global a été qu’en 2005, le pays consommait 280 grammes de pétrole pour produire 1 kWh d’électricité. En 2007, le chiffre est tombé à 271 grammes. Cela peut paraître peu, mais représente des milliers de tonnes de pétrole. En 2006-2007, Cuba a économisé plus de 961.000 tonnes de pétrole grâce aux économies d’énergie.

Un recours croissant aux énergies renouvelables

Le recours aux énergies renouvelables est une priorité depuis le début des années 90 et l’effort a redoublé ces deux dernières années. Actuellement, 100 stations éoliennes sont en cours d’installation dans 11 provinces et deux nouvelles fermes éoliennes ont été construites, ce qui représente une production de 7,23 MW pour tout le pays. Par ailleurs, la première centrale électrique solaire reliée au réseau est en cours de construction.

De plus, 180 micro-stations hydrauliques, qui produisent de l’énergie à partir des courants marins et des rivières, sont installées dans tout le pays, dont 31 sont connectés au réseau. Le nombre de stations solaires autonomes dans les zones rurales s’élève à plus de 8.000, et il existe un plan pour utiliser les panneaux solaires et autres technologies renouvelables pour fournir de l’électricité aux 100.000 foyers qui ne sont pas encore alimentés. Cette année, 300 stations de biogaz, qui recyclent les déchets animaliers pour fabriquer du combustible de cuisine, seront construites.

Le sucre, principale exportation agricole du pays, sert aussi à produire de l’électricité. Dans les centrales sucrières du pays, la bagasse, qui est le résidu obtenu après le traitement du sucre, est brûlée et transformée en énergie pour alimenter la centrale et le réseau. Ces centrales de biomasses sucrières ont une capacité de production de 478,5 MW.

Cuba accompli aussi des progrès dans le domaine des biocarburants tels que l’éthanol. Alors que ce dernier est généralement fabriqué à partir de plantes alimentaires, comme le maïs, la position officielle envers les biocarburants est que « Cuba ne défend pas l’idée de convertir de la nourriture en carburant, alors que plus de 800 millions de personnes souffrent de faim. » Néanmoins, il existe quelques projets pilotes dans ce domaine. Le meilleur exemple est la culture du Jatropha Carcus qui produit une huile non comestible, et n’entre donc pas en concurrence avec la production alimentaire.

En 2007, un Groupe National fut crée avec pour objectif de soutenir et de promouvoir le développement accéléré des énergies renouvelables et des économies d’énergie. Les 14 commissions du groupe, qui couvrent tous types d’énergies renouvelables, ont été chargées par le gouvernement d’étudier les moyens pour améliorer l’implantation des énergies renouvelables dans le pays.

L’île a exporté sa Révolution Energétique vers d’autres pays, dans le cadre des l’ALBA (Alternative Bolivarienne pour les Amériques), un alliance alternative à la ZLEA (Zone de Libre-échange des Amériques). L’ALBA se concentre sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Par exemple, après que Cuba ait travaillé avec le Venezuela sur une campagne d’économies d’énergie, le Venezuela a annoncé une économie de 2000 MW. Des scientifiques et techniciens cubains ont aussi fourni et installé plus de 1 MW de panneaux solaires au Venezuela, en Bolivie, au Honduras, à l’Afrique du Sud, au Mali et au Lesotho.

« Il faut une révolution énergétique globale », dit Mario Alberto Arrastia Avila, un expert en énergie chez Cubaenergia, un centre d’information sur l’énergie à Cuba. « Mais pour y parvenir, il faut aussi une révolution des consciences. Cuba s’est engagé dans sa propre voie vers un nouveau paradigme, en mettant en oeuvre des concepts tels que la génération distribuée, le rendement, l’éducation, la solidarité énergétique, et la solarisation progressive du pays. »

Le reste du monde devrait suivre l’exemple de Cuba, car une véritable révolution énergétique nous permettrait d’affronter les graves problèmes écologiques qui nous menacent.

Laurie Guevara-Stone

International Program manager at Solar Energy International, based in Colorado.

e-mail : laurie@solarenergy.org


Et la réalité


La crise économique bouscule à nouveau le modèle cubain
LE MONDE   18/08/2009

Trois ans après la maladie qui l'a écarté du pouvoir, Fidel Castro a fêté, jeudi 13 août, ses 83 ans, dans un climat morose : Cuba traverse la pire crise économique depuis la " période spéciale " qui avait suivi l'implosion de l'URSS, l'ex-soutien communiste. Lors de son discours de clôture de la session parlementaire début août, Raul Castro, qui a pris officiellement la relève de son frère aîné en février 2008, a indiqué que son pays, à court de devises, a dû rééchelonner ses dettes auprès de ses créanciers étrangers.
Les autorités désignent deux grandes causes à la crise actuelle. En 2008, trois ouragans ont ravagé l'île, provoquant des dégâts évalués par La Havane à 10 milliards de dollars (7 milliards d'euros), soit 20 % du produit intérieur brut (PIB). En raison des destructions subies par les récoltes, Cuba a dû presque doubler ses importations alimentaires (payées en devise), principalement en provenance des Etats-Unis depuis que Washington a exclu ce type de produits de l'embargo imposé à l'île depuis 1960.
Cuba est par ailleurs touché par la récession mondiale. Le prix du nickel, son principal produit d'exportation, s'est effondré et les touristes y font des séjours plus courts tout en y dépensant moins, même si leur nombre devrait se rapprocher cette année du record de 2008 (2,35 millions de personnes).
Signe de la gravité de la crise, Raul Castro a prévenu, dans son discours, que l'Etat allait mettre fin " aux allocations excessives ", afin que " les dépenses sociales soient conformes avec nos possibilités réelles ". Avec l'éducation et les soins de santé (gratuits pour tous), le social est l'un des acquis de la révolution de 1959, auquel le Lider Maximo n'avait jamais touché.

L'annonce de ces prochaines coupes budgétaires intervient après une série de restrictions d'autant plus douloureuses que les Cubains vivent avec un salaire moyen équivalant à 20 dollars par mois et sont rationnés depuis des lustres, tandis que des pénuries de produits de base, comme l'huile, réapparaissent. Après avoir repoussé de cinq ans l'âge de la retraite (à 65 ans pour les hommes et 60 ans pour les femmes), le gouvernement a imposé, début juin, des mesures pour économiser l'énergie : les bâtiments publics sont privés d'air conditionné, beaucoup d'usines arrêtent la production durant les pics de consommation d'électricité et les agriculteurs sont invités à " préférer les boeufs aux tracteurs " pour cultiver la terre. L'île couvrait 47 % de sa consommation de pétrole par sa propre production, mais celle-ci a diminué au dernier trimestre, le Venezuela d'Hugo Chavez comblant en partie, à un tarif préférentiel, le reste des besoins.

" La terre est là et attend votre sueur ! ", a martelé Raul Castro. Afin de réduire la dépendance alimentaire de son pays, il a tardivement imposé le premier des " changements structurels " qu'il avait annoncés en 2007 : la distribution de terres de l'Etat à de petits producteurs. Jusqu'en 2008, la moitié des terres arables de l'Etat étaient en friche et 60 % des aliments produits à Cuba l'étaient par des agriculteurs " privés ", exploitant 35 % des terres. Commencée en 2008, cette distribution a permis à 80 000 candidats de se voir attribuer des lopins. Le gros des demandes n'étant pas satisfait en raison des lenteurs de l'administration, Raul Castro vient de réclamer une accélération de ce programme élevé au rang de " priorité nationale ".
A ceux qui seraient tentés de voir dans cette " décollectivisation " une inflexion capitaliste, Raul Castro a répondu qu'il n'avait pas été désigné à la présidence " pour restaurer le capitalisme à Cuba ", mais pour " défendre, maintenir et perfectionner le socialisme ". " Le système cubain n'est pas négociable ", a-t-il ajouté, s'adressant nommément à Hillary Clinton, chef de la diplomatie américaine, et à l'Union européenne (UE), accusées de " réclamer des gestes unilatéraux pour démonter le régime social et politique " de son pays.
En juillet, Mme Clinton avait réclamé des " élections libres " et la libération des prisonniers politiques cubains (208, selon le dernier décompte de la commission cubaine pour les droits de l'homme et la réconciliation, illégale mais tolérée). De son côté, dans l'espoir d'encourager Cuba à réaliser des progrès en matière de démocratie et de droits de l'homme, l'UE a levé en octobre 2008 les sanctions qu'elle lui avait imposées en 2003, lors de l'arrestation et de la condamnation de 75 dissidents.
Fait rarissime, le quotidien officiel Granma a évoqué à sa " une ", le 5 août, les manifestations spontanées et les heurts qui avaient éclaté à La Havane en 1994, au pire des restrictions de la " période spéciale ". Arrivé précipitamment en Jeep, Fidel Castro avait alors réussi à calmer les protestataires en dialoguant avec eux. " Ce fut une grande victoire et un avertissement à ceux qui tentent de s'élever contre la révolution ", conclut Granma. Le pouvoir, qui vient de déplafonner les salaires et de réduire les prix de vingt-quatre produits de base, craint-il que les mêmes causes produisent les mêmes effets ? Si de tels mouvements d'humeur devaient se reproduire, Fidel Castro, dont l'état de santé relève du secret d'Etat, ne serait plus en mesure de rééditer l'exploit de 1994.

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 05:43
Au fait j'avais oublié..mais ce blog a fêté cet été ses 4 ans. Merci de venir picorer nombreux régulièrement. Merci de prendre le temps de lire quelques uns de ces 1209 articles.

Ce que j'écris ici (surtout sur la gauche aixoise et ses leaders) m'a côuté ma présence sur une liste aux municipales.. l'exercice n'est donc pas sans risques, mais c'est avec plaisir que je chronique avec un peu de vérité la vie politique aixoise et vous fait partager quelques lectures.


ps 1 : On me dit que certains aixois ne  connaissent toujours pas ce blog . !!! Incroyable non ?? Alors n'hésitez pas à le faire connaître à vos amis. Envoyez leur le lien.

ps 2 J'ai lu avec attention le dossier spécial de BOOKs sur internet. Un conseil trainez pas trop sur internet ça ramollit le cerveau... lol

ps3 Pour info : 

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Published by Cyril Di Méo - dans Aixo-Blogosphère
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 05:00
Retour de vacances et resurf sur le net. Je trouve un article assez radical de Melenchon en commentaire des municipales aixoises. Le propos est très politique. lI ne regrette pasl'élection de Joissains. C'est le retour du bonnet blanc et blanc bonnet... les aixois apprécieront. On peut regretter que Melenchon ne commente pas l'éclatement de la liste Aix à gauche..Ainsi la leader PCF a appelé à voter (dans un mel privé-public ) pour le Modem / Ps  alors que le PG et le NPA de la même liste n'ont rien dit... Il y a là pourtant matière à s'interroger sur la solidité du Front de gauche....Non ??? Sinon Melenchon fait allusion à nombre de "tordages de bras" pour appeler à voter Modem / Ps...on aimerait en savoir plus..mais il reste très allusif...On attend les investigations journalistiques.



Cet article montre aussi que le PG ne fera pas alliance, par principe,  aux régionales avec le Modem... cela risque de faire perdre nombre de régions et notamment Paca où cela sera très très serré.  Le front aixois PS / modem est le début d'une fructueuse collaboration départementale et régionale. Là dessus Melenchon a me semble t'il raison, c'est une stratégie de long terme de Guerini qui est en train de se mettre en place (localement et surement nationalment). Mais vous me direz que ce n'est pas le pire car les affaires du conseil régional risquent d'être plus épineuses que ces questions stratégiques..

19juillet

http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=698 link

 A 21 heures passées. J’augmente cette publication d’un chapitre, saisi à chaud, juste après le résultat de l’éléction municipale partielle d’Aix.

Il est possible qu’il y ait encore quelques lecteurs pour ce blog. Je leur livre l’avant dernière note de la saison. En effet je sais qu’il faut entrer en congé comme on entre dans l’eau: doucement et avec des transitions. Je coupe donc les ponts avec méthode, point après point.   

FRONT BLANC

Cette fois ci c’était le deuxième tour de l’élection municiale à Aix en Provence. C’est peu dire que du point de vue de quelqu’un de gauche, la confusion s’est accrue de plusieurs crans entre les deux tours. Car cette fois ci la liste PS Modem, augmentée au deuxième tour des Verts et Occitans, a reçu le soutien de la liste de droite dissidente. Ce renfort a été officiellement consacré par une conférence de presse commune entre quelqu’un qui se présentait comme « membre fondateur de l’UMP » et la tête de liste socialiste ! Sur place, mes amis de la liste unitaire « Aix à gauche », éliminés au premier tour avec 4,21 % des voix, ne se sont pas engagés au-delà d’une condamnation de la liste de droite sortante. On leur a reproché de ne pas appeler à voter ouvertement pour la liste conduite par le socialiste. Je demande comment ils auraient pu le faire ! Au nom de quoi auraient-ils pu se prononcer pour une liste PS-Modem soutenue par une dissidence de droite ? "Pour battre la droite", nous a-t-on rugi aux oreilles ! De quelle droite parle-t-on ? Qui est de droite et qui ne l’est pas dans cette histoire confuse ? Il y a une bonne droite et une mauvaise ? Pourquoi aurait-il fallu faire une exception nationale à notre refus de ce type d’alliance, ici, pour une partielle dans un quartier bourgeois de la côte ? Pour l’entendre ensuite  cent fois citée comme juriprudence partout ailleurs en soutien à d’autres combines aussi calamaniteuses ? Pas question ! La prudente réserve de nos amis ici a été un honnête réflexe de précaution politique.  Et un acte politique responsable si l’on tient compte du fait que l’évènement local de leur ralliement aurait été destructeur nationalement pour le rassemblement que nous construisons avec des précautions de chauffeur dans un camion chargé de nitroglycérine ! Bonne prudence ! D’autant que depuis le début de cette élection il y a manœuvre dans la manœuvre. De fait les socialistes locaux s’apprêtaient à faire de nouveau, comme aux précédente municipales, une liste de gauche "sans exclusive". Une réunion avait eu lieu pour cela autour de la tête de liste socialiste. Le rendez vous avait été pris pour que, une fois le vote de la section socialiste acquis, la répartition des sièges commence. C’est alors que le patron des socialistes des Bouches du Rhone entre en scène. C’est Jean Noël Guérini, le président du Conseil Général. On apprend dans « Le monde » qu’il considère ses camarades comme des gamins et que c‘est lui qui va faire siffler la fin de la récréation en les obligeant "à respecter le Parti et ma modeste personne". Tel quel. C’est donc lui qui annonce : puisque la ville compte plus de vingt mille habitant, selon les statuts du PS, la décision est de niveau national. On suppose que le bureau national du PS a donné son accord à l’alliance avec le Modem. Peut-être même la semaine où Martine Aubry nous écrivait pour nous proposer de fonder une "maison commune" de la gauche. C’est ça l’humour chez les importants ! En tous cas, à partir de là, toutes les décisions se sont prises au seul endroit qui contient un cerveau "au niveau national"…. dans le bureau du Président du Conseil Général des Bouches du Rhone. Dès lors plus question d’union des gauches sans exclusive. C’est l’alliance au Centre. Et quel centre! Le leader local s’était déjà présenté en 2001 sous le slogan "que la droite se lève!". Peu importe aux stratèges locaux du PS. Ici , en 2008, la liste d’union de la gauche avec les socialistes avait fait 29% et le MODEM a fait 20 %. L’addition semblait prometteuse. Donc, les alliés d’hier, PG, Communistes et ainsi de suite, ont été congédiés de fait puisque tous avaient annoncé la couleur d’entrée de jeu : pas d’alliance avec la droite quel que soit l’emballage ! Une liste a donc été montée à gauche  PC-NPA-PG, avec une bonne tête de liste associative communiste. Le score de cette liste appelle reflexion, c’est certain. Aucune circonstance atténuante ne peut nous écarter du devoir de constater que nous n’avons pas convaincu d’être une alternative, même si cette expression dans une ville comme Aix contient une singularité presque humoristique que tout le monde comprend bien. Sans doute les électeurs de gauche aussi l’ont-ils compris car ils ne nous ont pas investi de la  mission qu’un bon score aurait signifié . C’est ce point qu’il va falloir étudier et dont il va falloir tirer des leçons notamment en vue des régionales. Pour autant pas question de suivre le commentaire catastrophiste du choniqueur de "Marianne 2" lorsqu’il parle de "l’effondrement du Front de gauche" pour parler de notre recul de deux points alors que nous conservons le même nombre de voix qu’aux élections européennes. Précisons d’ailleurs que jamais le nom de "Front de Gauche " n’eu le droit d’être cité sur le matériel de campagne en raison de l’opposition absolue du NPA! Si notre tassement est un "effondrement", comment faudrait-il commenter le résultat des Verts qui perdent dix points et la moitié de leur pourcentage? Justement "Marianne 2 n’en souffle mot"… Reste, au final que je n’ai aucun regrets concernant le choix de nos amis localement. Le total PS/Modem est tombé à 33 % au lieu des 49 % attendus.  Et au deuxième tour, si nous avions cédés aux pressions, notre appel aurait valu soutien à la méthode de l’assemblage hétéroclite de tout et n’importe qui. En fait la stratégie du Président du Conseil Général, Jean Noel Guérini, n’est pas seulement celle de l’alliance au centre. Il s’agit aussi d’enfermer de nouveau, tout le champ politique de gauche dans les machoires du piège du vote dit "utile" en contraignant chacun à cautionner sa stratégie d’alliance. Car si on vote au deuxième tour pour une liste avec le Modem et la droite, pourquoi ne pas avoir fait cause commune dès le premier tour ?  Ce plan a été appliqué avec une énergie sans faille. A Aix nous avons eu droit à toutes les pressions que ce dispositif demande. Avant le premier tour, sur la base d’un sondage incroyablement flatteur pour nous, ce furent des mises en garde socialistes contre le fait que si notre liste, « Aix à Gauche » parvenait à dix pour cent  des suffrages nous nous maintiendrions contre « la liste de gauche ». Puis entre les deux tours ce fut une véritable campagne de harcèlements pour que nous fassions un appel à soutien. Pour tous il était clair que si nous le faisions  cela aurait été de notre part, purement et simplement, un reniement. Il aurait été  d’autant plus spectaculaire que la liste de droite dissidente a elle-même rejoint l’attelage mené par les socialistes.  Jean-Noel Guerini, le président socialiste du Conseil général est homme intelligent, un stratège bon calculateur. Son but n’est pas réduit à l’élection aixoise. Il veut faire la démonstration d’une méthode globale : valider un système d’alliance majoritaire, domestiquer l’autre gauche ou l’éjecter du tableau soit qu’elle se renie soit qu’elle disparaisse du film. Rien de tout cela ne peut conduire à autre chose qu’à des désastres pour le présent et pour le futur. Au présent parce que ces combines sans principes ne rassemblent pas de majorité. Ainsi en a-t-il été avec l’échec du deuxième tour  dimanche soir..Pour le futur car chacun vit dorénavant avec les contusions que l’opération pour nous tordre le bras a laissé, localement et nationalement !

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