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Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

Marié, père de 2 enfants

 

Conseiler municipal d'opposition de 2001 à 2008

Militant socialiste

Engagé aux côtés d'Edouard Baldo

 

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Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:03

Décroissance et éco-féminisme.

Retour de l'essentialisme au coeur de la pensée radicale.

Article paru en janvier 2006 dans le n°35 de la Revue ProChoix 

 

L’idée de décroissance a été introduite dans le débat public par certains partisans radicaux de l’écologie profonde et libertaire. On retrouve ces écologistes autour de Pierre Rabhi, de la revue Silence, de l’association Ligne d’horizon, de Silvia Perez Victoria, du romancier Hervé René Martin, des travaux de Serge Latouche, de la revue L’écologiste et de sa colonne vertébrale Edward Goldsmith, auteur du livre « Le Tao de l’écologie », des associations de lutte contre la publicité telles que Casseurs de Pub et de la revue La décroissance. Le concept de décroissance a conquit un espace social extrêmement important et ceci avec une facilité déconcertante, grâce à des stratégies éditoriales de choc. Ainsi quatre revues, Silence, L’écologiste, La décroissance et Casseurs de pub ont réussi à institutionnaliser en quatre à cinq ans un concept jusqu’alors marginal. Elles ont conquit une large audience au sein de la mouvance écologiste et altermondialiste. On ne peut qu’être interrogatif quant à savoir quelles sont les rapports au féminisme de ce courant émergent.

On ne trouve que très peu de traces du thème des femmes dans les différentes ouvrages et revues qui composent la nébuleuse décroissante. On notera cependant deux numéros de la revue Silence[1][1] consacrés à ce sujet. Avec un numéro spécial sur l’écoféminisme et un autre sur le sexisme [2][2], Silence défend le courant[3][3] de l’écoféminisme. Il en est de même pour la revue L’écologiste qui ouvre ses colonnes régulièrement à Vandana Shiva pour traiter des questions agricoles et des questions de développement. Cette écologiste indienne a co-écrit avec Maria Mies l’ouvrage « Ecoféminisme »[4][4]. On peut noter que  Maria Mies a aussi rédigé pour Silence l’article central de son dossier sur le féminisme. C’est donc bien le courant écoféministe qui structure la vision du rapport hommes femmes pour les décroissants.

Les racines de l’écoféminisme.

L’écoféminisme que défendent les décroissants est né en France dans les années 70-80. Il est issu des études de théorie politique, de l'intérêt pour les religions des déesses antiques et de la défense de la nature[5]. Françoise d'Eaubonne, inventeure du terme en 1974, explicite cette approche dans son ouvrage les « Femmes avant le patriarcat »[6]. Elle présente les fondations théoriques de l'écoféminisme. Pour commencer, elle dénonce le refoulement de la société féminine et matriarcale originelle par le pouvoir masculin appelé « phallocratisme ». Pour elle l'évolution de l'humanité s’explique par le triomphe de l'impérialisme et l'impératif de la productivité, valeurs typiquement masculines. Cette interprétation lui fait dire « les travaux sur la Crète, surtout la minoenne, révèlent ou confirment des traits absolument caractéristiques de gynécocratie comme on n’en trouve nulle part ailleurs, même en Egypte (...) Ces traits semblent se rattacher également à un caractère ludique, de gratuité et de plaisir, qui est peut être une des valeurs les plus spécifiques des tentatives féminines de la haute antiquité, en opposition avec les impératifs moraux de la productivité qui débute, à sa façon définitive et moderne, avec le patriarcat »[7]. L’avidité de produire, le capitalisme[8], sont donc pour elle le produit d’impératifs masculins. Ce phallocratisme produit trois menaces, l'appropriation de la nature, la compétitivité et l'expansionnisme. Ces attitudes masculines sont à l'origine du « sacrifice du sexe féminin ». A l’opposé du capitalisme, vu comme une pratique masculine, Françoise d'Eaubonne préfère une logique du don, de la coopération ou de l'échange. Un tel modèle économique de coopération la conduit à prôner l’autogestion qui ne peut être que féminine. Ainsi, elle affirme « l'autogestion [...] sera écologique ou ne sera pas et pour l'être, elle doit renoncer irréversiblement aux valeurs patriarcales de la civilisation[9] ». Ces valeurs patriarcales sont l'appropriation des deux sources de la vie, la fertilité de la nature et la fécondité des femmes. Ecologie, féminisme et anticapitalisme se trouvent donc intimement liés. Cest cette réflexion amorcée par Françoise d'Eaubonne que l'on retrouve aujourd’hui dans l'écoféminisme anglo-saxon et chez les décroissants.

  Les femmes contre la rationalité.

L’écoféminisme s’inspire de la critique freudo-marxiste de la raison de l'école de Francfort[10]. Il critique la domination de la nature et de la femme faite par le patriarcat. Les auteurs de cette nébuleuse s'attaquent à la raison instrumentale. La raison est vue comme un instrument masculin de domination du capital sur la vie. Il faut libérer de cet arraisonnement masculin, les femmes et la nature puisque ce sont les mêmes choses. Le féminisme et l’écologie doivent donc se détacher de la raison et du rationalisme. Pour les écoféministes la lutte contre l'oppression de la nature passe par la critique des dualismes produits par le patriarcat, notamment les « séparations rationalistes entre corps et esprit, humain et animal ». Les écoféministes vont lutter contre la séparation entre humains et non humains qu’ils estiment être des catégories symboliques masculines. Karen J. Warren affirme ainsi que « les écoféministes utilisent l'expression « oppression de la nature » en référence à la domination ou la subordination des non humains par les humains »[11]. Elle s’oppose à la délimitation patriarcale entre deux mondes, qui évacue tout ce qui n'est pas rationnel. Ainsi pour les écoféministes « le patriarcat est l'idéologie fondée sur l'hypothèse que l'homme est distinct de l'animal et supérieur à lui. La base de cette supériorité est le contact de l'homme avec un savoir pouvoir plus élevé appelé dieu, la raison ou l'autorité. La cause de l'existence de l'homme est de se défaire de ses résidus animaux et de réaliser pleinement sa (divine) nature, la part qui semble différente des autres caractéristiques possédées par les animaux. L'intelligence, l'esprit ou l'autorité. Dans cette intention, l'homme a tenté d'assujettir la nature en même temps, hors et dans lui-même, il a créé un environnement de substitution dans lequel il semble n'être plus dépendant de la nature. Le but des esprits humains les plus influents a été de créer un monde entièrement factice, un monde dominé par l'homme, l'unique créature contrôlant son propre destin ».

L’être humain est dénaturé par la technique. Il aurait été artificialisé à cause de l’ambition masculine de sortir de sa condition animale. On retrouve là les rhétoriques des auteurs décroissants. Pour les écoféministes, ce monde artificiel et technique qui est sous l'autorité masculine a été créé par l’homme. L'homme aurait éradiqué et masqué son attache corporelle et émotionnelle naturelle[12] que les femmes elles ont su conserver. Les auteurs[13]écoféministes souhaitent l’instauration de nouvelles valeurs éthiques plus naturelles car plus proches de celles sensées avoir existé avant la religion patriarcale : le souci de l'amitié, la réciprocité dans les relations, la confiance, l'absence d'autoritarisme[14]. La solution pour un monde meilleur est donc d’avoir des pratiques nouvelles. C’est ce qui conduit les écoféministes décroissants à prôner des pratiques alimentaires non patriarcales, c'est à dire non carnivores. Les écoféministes font l’éloge d’un hypothétique matriarcat qui devient la représentation inversée des méfaits de la société moderne dite patriarcale.

 

La déesse Terre.

 

 Une auteure comme Charlène Spretnak illustre bien ce mélange d'anthropologie antique et d'utopie protestataire écolo-féministe. Après s'être intéressée aux mythologies préhelléniques, elle développe une théorie féministe, écologique et spiritualiste. Elle s'oppose aux valeurs patriarcales qui sont liées « à la vénération de la structure hiérarchique et de la compétition, la pratique de modes de relations qui impliquent soit une domination soit une soumission, l'aliénation par rapport à la nature, la répression de l'empathie et des autres émotions (...). Ces traits se manifestent chez quiconque, homme ou femme, choisit de se plier aux règles de la culture patriarcale »124. Charlène Spretnak utilise comme modèle les représentations du néolithique, où « la terre mère, les éléments et les animaux étaient respectés ». La période pré indo-européenne devient un argument politique « Je ne suggère pas que l'ère néolithique pré indo-européenne était parfaite, ni que nous devrions tenter d'y retourner. Cependant, leur art et les objets retrouvés apportent la preuve d'une compréhension raffinée de nos relations mutuelles avec la nature et ses cycles. Le respect de ces processus contextuels est pour nous riche d'enseignements sur le plan de la dualité »[15]. Cette période sert de mythe d'origine. On retrouve comme chez les décroissants une admiration des sociétés traditionnelles idéalisées. Cette représentation permet d'imaginer une culture post patriarcale sans angoisses existentielles où les « hommes vivraient leur état post orgasmique comme positif et découvriraient là une parabole du corps »[16]. Charlene Spretnak réactive le mythe de la Terre mère Gaia et entend avec la mise en place de groupes politiques les « Committees of Corespondance » développer un « populisme écologiste à fondement communautaire »[17], afin de promouvoir la coopération, le respect de la diversité, la non-violence, l'autodétermination locale et communautaire, la propriété collective, la spiritualité. Le matriarcat ou le pré-patriarcat permet à ces auteurs de penser un autre rapport de l'homme et de la femme à la nature, ainsi qu'un stade quasi utopique, où les conflits ainsi que l'autorité disparaissent. On peut s’intéresser avec attention aux propos de Charlene Spretnak, car Jacques Grinevald, cheville ouvrière du journal La décroissance et de L’écologiste, conseiller scientifique de la revue Silence et auteur de la préface de l’ouvrage La décroissance de Nicholas Georgescu-Roegen lui adresse un véritable panégyrique. Jacques Grinevald se lance dans une véritable ode « Le nom de Charlene Spretnak, je veux dire ce qu’il représente dans le monde des idées d’avant garde de la renaissance écologique »[18]. Il rajoute avec lyrisme « il est clair comme le souligne depuis des années Charlene Spretnak, qu’on ne peut séparer l’écologie politique et l’écologie spirituelle. […] Comme le disait le poète la femme est l’avenir de l’Homme. Notre Terre Mère, Gaia, notre Biosphère, notre nouvelle Matrie planétaire, est une nouvelle figure du sacré qui tient compte des générations futures et de la biodiversité nécessaire à l’existence même de la Biosphère[19]». Pierre Rabhi défend aussi cette alliance sacrée entre la Terre et l’homme : « Il y a alors une colère silencieuse, et l’anneau d’alliance qui réunit la terre, les plantes, les animaux et les hommes entre eux est rompu. »[20]et « les êtres humains les plus avisés savent que le chemin le plus juste passe par la reconstitution de l’anneau rompu »[21]. Terre Mère, femme mère même combat. C’est ce même type de propos que l’on retrouve aussi dans l’édito du numéro de la revue Silence consacré au sexisme « Alors plutôt que de vouloir favoriser - par discrimination positive, par l’aide au développement, autant de concepts trompeurs - le rattrapage des femmes, il serait plus adéquat d’aider les hommes à aller vers les valeurs d’entraide, d’amour de la vie et de coopération que les femmes ont su plus intelligemment conserver »[22]. Les femmes grâce à leurs qualités dites naturelles seraient plus à même de nous conduire sur les chemins de la nature et de la décroissance. Forcément puisqu’elles sont vues avec leur rôle maternel et leur attachement à la domesticité. On lira ainsi avec circonspection l’éloge du travail domestique faite par Madeleine Nutchey directrice de publication de la revue Silence « Les postes, on finira par les avoir, soyons pa­tientes et belles joueuses. Et puis on peut choisir de ne pas vouloir d'un pouvoir quelconque. Mais c'est un autre débat (à avoir). En somme, j'aimerais bien que l'on ose remettre certaines idées décriées à leur place ce n'est pas dévalorisant de laisser un boulot (souvent stupide) pour voir grandir un enfant, c'est une période fantastique à vivre pour le môme et pour sa mère. Faire le ménage permet d'avoir un lieu de vie plus sain et plus agréable, ce n'est pas plus bête qu'entrer des chiffres dans un ordinateur. Et la cuisine, ah la cuisine ! Sans être un grand chef (prestige tout masculin), on peut aimer la faire et se porter beaucoup mieux la fai­sant qu'en se bourrant de sandwichs, non ? Les humbles tâches quotidiennes (comme tout ce qui est manuel, métiers masculins ou féminins, stupidement dis­crédités) n'ont pas à être humbles, elles peuvent être glorieuses si on les accepte comme telles. Ou si on les aime, tout simplement » [23] . Les femmes sont aimées comme les gardiennes du temple de la tradition[24]. C’est d’ailleurs pourquoi, comme le pense Hervé René Martin[25] elles seraient très contentes de retourner à l’époque du lavoir où existait une vraie sociabilité évitant ainsi le « cancer de la mondialisation » qui les déculture et les éloigne de l’essentiel, leur nature, la nature. Cette conception écoféministe décroissante s’attaque donc au monde moderne à partir d’une critique de la raison et du capitalisme qui sont mélangés allègrement.

  L’écoféminisme décroissant: un retour de l’essentialisme.

 D’un point de vue féministe cette conception n’est pas acceptable, car ces auteurs reprennent les rhétoriques les plus réactionnaires et conservatrices du patriarcat qu’ils entendent dénoncer. Ils identifient la femme à la nature ce qui est une chosification et une matérialisation de la femme qui légitime sa domination. Colette Guillaumin[26]explique bien ce piège. L'idée de nature est une naturalisation de la position de dominé. La femme dominée est enfermée dans la matérialité et la nature, là où tout le reste est social. Collette Guillaumin affirme que la domination masculine a toujours poussé l'être du féminin comme pour tous les dominés à être dans la différence. Cette différence ontologique supposée exclut la femme de toute possibilité d'être une référence. Les femmes n'appartiendraient pas à l'espèce humaine mais seraient une espèce à part, une espèce naturelle. Les femmes sont ainsi exclues d'une ressemblance avec l'homme par le discours symbolique « Autrement dit nous acceptons quelque part - et même hélas nous revendiquons parfois - que nous serions naturellement "femmes", toutes et chacune l'expression bénéfique ou redoutable, suivant les opinions, d'une espèce particulière l'espèce femme définie par son anatomie, sa physiologie »[27]. Les féministes ont inventé et popularisé le terme de genre pour éviter ce piège. La notion de genre décrit les modes de construction culturels et sociaux des rapports de sexes pour justement dénaturaliser l’image des femmes. Les décroissants en vantant les qualités dites féminines sensées régénérer la société piétinent plusieurs décennies de mobilisations pour le droit des femmes. Et encore une fois le problème achoppe sur la délimitation du biologique et de la nature. Le cas de l’image des femmes pour les décroissants souligne bien cette limite.

  En définitive, c’est bien la conception de la nature présente chez les décroissants qui pose problème. Le concept de Nature vient du latin nascor, naître, vivre et du grec phusis qui fait allusion au végétal. Le rapport entre fertilité biologique et fécondité féminine est fort. La Terre est souvent conçue comme une grande mère et la femme souvent liée à l’ordre naturel. Cette relation est quasiment toujours reprise dans les conceptions philosophiques de la nature[28]. Clément Rosset dans son iconoclasme anti-naturalisme salutaire signale cette liaison. Il en dénonce aussi les limites. « Or, et ce dans toutes les langues et toutes les pensées du monde, l'idée de nature a toujours été assimilée à l'idée maternelle : la mère nature est à l'homme ce qu'est la mère au nouveau-né, un cadre, un milieu, un système de référentiels à qui en appeler en cas de perdition »[29]. On peut penser que devant les terreurs que le nouveau monde moderne a mis devant nous, certains écologistes ont donc décidé de décroître et de retourner dans les jupons machistes de mère Nature. Nous ne prendrons pas ce chemin pour promouvoir l’écologie.



En définitive, cette traversée de l’écologie décroissante et de ses présupposés malthusiens et écoféministes montre les limites de l’argument de la nature dans l’espace politique. Il semble bien que l’apport des sciences sociales est d’avoir déconstruit toute naturalisation des relations sociales, toute interprétation biologisante des comportements sociaux. Cette posture critique a ouvert un espace de discussion politique sur les caractéristiques de l’espace social plus juste et écologique que nous pouvons espérer. Car si les êtres humains ont une particularité c’est d’être des êtres de cultures construits par des socialisations, des configurations sociales et des artéfacts techniques. Ce sont donc ces configurations sociales et techniques que nous devons discuter et réfléchir collectivement.

L’écologie doit donc abandonner l’idée de décroissance et s’éloigner des rivages de la naturalité de l’ordre social sous peine d’échouer sur les rives nauséabondes du conservatisme de l’écologie profonde.  

[1] Revue qui a consacré aussi des articles aux violences faites aux femmes.

[2] « L’écoféminisme », in Silence, n°249, octobre 1999.

[3] « Toujours sexiste ? » in Silence, n°304, décembre 2003.

[4] Vandana Shiva, Maria Mies, Ecoféminisme, L’Harmattan, 1999, 368 p.

[5] J. Carol Adams, « Ecofeminism and the eating of animals » in HyDatia, 1991.

[6 ] Françoise D'Eaubonne, Les Femmes avant le patriarcat, Payot, Paris 1976, 239 p.

[7] Ibid, p 150.

[8] Ibid, p 199.

[9] Ibid, p 225.

[10] Patricia Jagentowicz Mills, « Feminism and ecology: on the domination of nature » in Hyvatia, 1991. [11] Karen J. Warren, « Feminism and Ecology : making connections » in Environmental Ethics, vol. 9, 1987.

[12] Michael E. Zimmerman, « Feminism, deep ecology and environmental ethics » in Environmental Ethics, 1987, Vol. 9, p 25.

[13] Val Plumwood, « Ecofeminism : an overview and discussion of positions and arguments », in Australasian Journal of Philosovhy, supplement to Vol., Juin 1986. Marti Kheel, « The liberation of Nature : A circular Affair », in Environmental Ethics, Vol. 7, 1985. Et aussi des auteurs comme Rosemary Radford Ruether, Susan Griffin, Elisabeth Dodson Gray, Ariel Kay Salleh

 

[14] Valeurs décrites par exemple par Elisabeth D. Gray dans Green Paradise ou dans Why the Green Nigger ? Re-Mything of Genesis, qui retrouvent celles, de la préhistoire.

[15] Charlene Spretnak, Les dimensions spirituelles de la politique écologique, Edition Jouvence, 1993, p 28.

[16] Ibid, p 44.

[17] Ibid, p 63.

[18] Ibid, p 81.

[19] Ibid, p 83.

[20] Pierre Rabhi, Parole de terre, ibid, p.141

[21] Ibid, p.142.

[22] « Toujours sexiste ? » in Silence, n°304, décembre 2003, p 3.

[23] Madeleine Nutchey, « Femmes, féminisme, sexisme etc. » in Silence , n°307, février 2004.

[24] On ne peut aussi qu’être étonné que la première des « surprise qui nous attend dans l’après pétrole » soit la disparition des contraceptifs. « Contraception : les moyens de contraception moderne, c’est surtout de la chimie. Il faudra trouver autre chose » in « Un plan orsec pour la fin du pétrole » , La décroissance, n°26, avril 2005, p. 9. Le propos est des plus surprenant et on peut bien se demander en quoi la raréfaction du pétrole amènerait à la fin des contraceptifs. En quoi cela serait le premier problème ?

[25] Hervé René Martin, ibid, « Les petites filles ont elles encore le droit de laver le linge à la rivière ? », p 55.

[26] Colette Guillaumin, « Pratiques du pouvoir et idée de Nature (1). L'appropriation des femmes » in "Questions féministes, février 1978, n0 2 et (2) « Le discours de la Nature » in Questions féministes, mai 1978, n° 3.

[27] Ibidem, p 19.

[28] Maurice Merleau Ponty, La Nature, Cours du collège de France, Seuil, 1995, 384 p.

[29] Clément Rosset, Logique du pire, PUF, Quadrige, Paris, 1993, pp 94 - 95.

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 15:00

Nous avions à l'époque été les seuls à voter contre ce projet...

Aix : la chambre des comptes confirme le fiasco des V'Hello


Publié le mercredi 03 février 2010

Le rapport souligne une sous-utilisation et un coût trop élevé pour les Aixois

La sous-utilisation du parc de 200 vélos est expliquée dans l'audit commandé par la Ville (comme dans celui de la Chambre régionale des comptes) par une mauvaise implantation des stations.

La sous-utilisation du parc de 200 vélos est expliquée dans l'audit commandé par la Ville (comme dans celui de la Chambre régionale des comptes) par une mauvaise implantation des stations.

A l'été 2006, Aix s'engageait dans l'aventure des V'Hello. Le principe ? L'exploitation du mobilier urbain (abribus, panneaux d'affichage, signalétique…) est confiée à la société Decaux, qui en exploite le volet publicitaire en échange de l'installation et de l'entretien d'un parc de 200 vélos en libre-service dans le centre-ville.

A cette époque, le dispositif, expérimenté à Paris, Lyon ou Marseille se révèle, pour les municipalités qui jouent cette carte écolo-tendance, plutôt gratifiant en terme d'image. Financièrement, c'est une autre histoire. Un audit commandé par la Ville et publié en février 2009, soulignait déjà la faible utilisation des vélos et un coût élevé résultant de la décision de lier marché des V'Hello à celui du mobilier urbain. Un choix "stratégique", assumé par l'équipe de Maryse Joissains, son premier adjoint Jean Chorro en tête, s'appuyant sur "le succès d'un tel montage dans d'autres villes".

Dans son rapport consacré à la gestion d'Aix et rendu public lundi en conseil municipal, la chambre régionale des comptes (CRC) ne fait pas dans la dentelle. Confirmant le coût de 2925€ par vélo et par an, l'étude met en cause "une mise en concurrence limitée ayant abouti à une absence de négociation du prix des vélos". Et pour cause: le rapport souligne que "l'estimation du coût total des prestations est passée à 817 000 €, soit une augmentation de 70,2% par rapport à la première estimation" faite par la Ville ! Ce qui n'a pourtant pas poussé la municipalité à déclarer l'appel d'offres infructueux, comme elle aurait pu le faire, ni empêché Decaux, seul en lice, de remporter le marché.

L'analyse de la CRC est tranchée : "On constate une sous-utilisation des vélos et donc un niveau de recettes de location très faible. Cette sous-utilisation est liée à une publicité insuffisante, à une mauvaise implantation de certaines stations de vélos et aux difficultés de déplacement dans le centre historique." Et la chambre régionale des comptes de conclure sans détour qu'une "meilleure analyse des besoins avec une mise en concurrence séparée du marché de mobilier urbain aurait sans doute permis de mettre en place un dispositif mieux adapté et moins coûteux. La charge du dispositif V'Hello est davantage assumée par le contribuable aixois que par l'usager".

Lundi en conseil municipal, Jean Chorro a bien essayé de passer le petit braquet pour ramener le coût annuel de chaque vélo à 1250 €, "lorsqu'on prend en considération les autres prestations". Mais sans véritablement convaincre, malgré l'évocation des coûts enregistrés à Marseille (2626 € par vélo et par an) ou Nancy (3040 €). Des villes où, au moins, les vélos sont utilisés… Pour l'opposition, François-Xavier de Peretti a proposé au maire "de retourner voir Decaux avec le rapport de la CRC sous le bras pour exiger une renégociation du contrat". Et le leader du MoDem de poursuivre : "Je ne dis pas qu'il y a eu arrangement, je dis simplement que sur ce coup-là, Decaux a bien eu la Ville".

Maryse Joissains, qui n'a jamais défendu le dispositif avec trop d'ardeur, a reconnu à demi-mots que la Ville n'avait pas franchement gagné grand-chose dans l'opération et s'était peut-être fait un tantinet rouler dans la farine lors de la passation du marché. Dans sa réponse à la CRC, la député-maire s'est engagée à mettre en place dès cette année "une série d'actions destinées à relancer l'utilisation des vélos". Avec notamment "l'étude de la réimplantation de certaines stations" ou encore "la réalisationde nouvelles pistes cyclables dans le cadre du Plan de déplacements urbains de la communauté d'agglomération". L'avenir et le peloton des Aixois diront s'il s'agit d'une échappée ou d'une fuite en avant.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 15:32
Lors de la dernière mandature les Verts PACA avaient comme conseillers régionaux

Catherine Levraud
Jean Luc Bennhamias

Gerard Azibi
Chantale Lamouroux
Edgard Malausséna

Marie Bouchez
Mickaela Darmon

Christine Sandel
Annick Delhaye
Philippe Chesneau
Christine Sandel
Jacques Olivier
puis quelques mois André Reversat suite aux démissions socialistes.

Que sont ils devenus ?

Christine Sandel
Annick Delhaye
Philippe Chesneau
Christine Sandel
Jacques Olivier......sont restés aux Verts...normal puisqu'ils ont participé au fait de virer les autres...

Marie Bouchez
Mickaela Darmon...sont avec le PS....

Gerard Azibi
Chantale Lamouroux
Edgard Malausséna...sont aujourd'hui chez les écologistes de l'alliance écologiste indépendante....où ils ont rejoint un autre ancien conseiller régional Vert Patrice Miran.

Catherine levraud
Jean Luc Bennhamias...sont au MODEM


Voilà une situation qui devrait interesser les journalistes locaux.. s'ils n'étaient pas béats devant Europe Ecologie... Cette situation qui traduit des pratiques horribles d'exclusion et de sectarisme. Il  y a aujourd'hui plus d'anciens conseillers régionaux hors des Verts que chez les Verts....cela devrait déciller les yeux de quelques électeurs...L'esprit de Cohn Bendit n'existe pas en PACA




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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 10:30

levraud2

A la demande de Catherine Levraud, je participerai à sa liste  démocrate et écologiste aux Régionales Paca et l'aiderai dans ce dur combat.

Pour la connaître depuis longtemps, Catherine  est à mon avis la candidate la plus écologiste pour ces éléctions. Elle est enracinée dans notre notre région (elle ne se contente pas d'y venir dans sa résidence secondaire comme le Pen ou d'autres).

De la lutte anti incinération à la défense de la Camargue elle a l'écologie dans les "gènes". Elle a été de tous les combats écolo du 13 de ces 20 dernières années.  Loin des paillettes (oufff elle ne tutoie pas Sarkozy) et des égos délirants
(elle ne se prend pas pour une candidate à l'éléction présidentielle avec des affiches bleu blanc rouge.. comme certains alors que dans 4 ans la région disparait... ) elle a toujours défendu une écologie pragmatique de terrain, avec sérieux et abnégation (et même si ça compte pas pour certains moi je crois encore à ce genre de critères).

Loin des écologistes fondamentalistes hostiles à tout projet d'aménagement local elle a toujours défendu une écologie équilibrée et raisonnable.

Catherine est porteuse des valeurs d'humanisme, loin de la droite nauséabonde de PACA. Catherine a toujours avec modestie  défendu des valeurs de solidarité et de lutte contre les inégalités qui me sont chères (elle s'est opposée à l'ouverture des magasins le dimanche que Mariani se vante d'avoir autorisé).

C'est donc avec plaisir que j'ai répondu favorablement à sa demande de participer à la rédaction du programme de sa liste et que je porterai sur Aix ses valeurs et ses combats.

C'est donc en 10 eme position sur la liste des Bouches du Rhône que j'essayerai de donner ma modeste contribution à son combat.



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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 10:15
Le site du pacte écologique se fait une beauté.

http://www.pacteecologiquepouraix.org link

Bon surf
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Published by Cyril Di Méo - dans Aixo-Blogosphère
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:05
Une tribune percutante de Caroline Fourest

NPA : nouveau parti antiféministe ?, par Caroline Fourest

LE MONDE | 05.02.10 |

 

 

Le paradoxe ne vient pas du fait qu'une jeune femme de 22 ans ne voit aucune contradiction entre la décision de se voiler pour Dieu et celle de militer dans un parti d'inspiration trotskiste luttant contre le sexisme. Le Front national a bien des militants noirs ou d'origine arabe. La nature humaine est ainsi faite : des affinités contradictoires peuvent aisément cohabiter au sein d'un même individu. Sans doute faut-il s'en réjouir. Mais que penser de la cohérence des convictions politiques d'Olivier Besancenot ? Antisexiste et ferme face à l'intégrisme chrétien anti-IVG, mais ému par la réaction religieuse lorsqu'elle porte un voile.

A l'en croire, il ne faudrait y voir qu'un "signe privé", comparable à l'engagement chrétien de l'abbé Pierre. Sauf que le voile n'est pas l'emblème des musulmans progressistes, mais l'équivalent de la messe en latin chez les catholiques... Le drapeau des musulmans traditionalistes et réactionnaires. C'est donc le camp de la réaction que Besancenot choisit de soutenir en présentant une candidate qui le porte. Non sans y voir la preuve que le NPA "s'intègre" dans les quartiers.

Le voile serait-il devenu l'emblème des quartiers populaires ? Les féministes de culture musulmane, qui souhaitent lui résister, ont-elles encore leur place au sein du NPA ? La question se pose en voyant la candidate et son parti leur faire la leçon. Qu'elles se le disent... "On peut être féministe, laïque et voilée !"

La chanson n'est pas nouvelle. Des prédicateurs islamistes bien connus ont écrit les paroles : il existerait un "féminisme islamique", qui, contrairement aux soixante-huitardes débridées du "féminisme occidental", souhaite préserver le corps et la pudeur des femmes. Officiellement, ce féminisme-là n'est pas soumis... Sauf à Dieu et à son ordre patriarcal. Certes, ce féminisme religieux n'est pas incompatible avec le fait de militer contre le capitalisme. En revanche, il l'est avec le féminisme progressiste et laïque, à qui il fait la guerre. Tant pis. L'émancipation sexuelle attendra. Olivier Besancenot a fait ses calculs et il a choisi... de céder à l'adage : "Les ennemis de mes ennemis sont mes amis."


Vieille rengaine

Le NPA n'irait pas jusqu'à déménager son siège à Monaco sous prétexte que Nicolas Sarkozy critique les paradis fiscaux. Mais le "sexisme", c'est autre chose. Plus secondaire. Nicolas Sarkozy critique le voile ? Présentons une femme en voile ! "Léger", nous dit le communiqué. Pourquoi faire dans la demi-mesure ? Une candidate en burqa, voilà qui aurait permis un contre-positionnement "révolutionnaire" !

Même "léger", ce choix marque un tournant. Longtemps, le NPA s'est contenté de délibérément ignorer tout débat sur l'intégrisme et la laïcité pour se concentrer sur ce qu'il appelle les "vrais problèmes" : la lutte des classes. Là aussi, vieille rengaine. Certains marxistes ont toujours un Grand Soir, plus important à faire. En son temps, le combat du MLF a, lui aussi, été jugé "petit-bourgeois" et "secondaire". En 1976, une militante féministe, qui venait de dénoncer le viol commis par un "camarade" immigré, a connu un véritable procès de Moscou. Ses "camarades" gauchistes l'accusaient de stigmatiser les classes populaires. Le réflexe perdure. Olivier Besancenot s'est tu lors de l'affaire des caricatures. Il ne dit jamais mot contre l'intégrisme qui sévit dans les quartiers populaires. A l'entendre, ces débats ne servent qu'à encourager "l'islamophobie".

Toute la gauche de la gauche n'est pas prête à jouer ainsi les "idiots utiles" de l'islamisme. A Lutte ouvrière, au Front de gauche, et même au NPA, dans toutes ces formations, il existe des militants qui refusent de trahir l'esprit de Mai 68 et le MLF sous prétexte d'aller chasser de l'électeur en terres populaires. A eux de se faire entendre. Avant que l'"avant-garde éclairée" ne devienne définitivement une arrière-garde obscurantiste.


Caroline Fourest

 

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Published by Cyril Di Méo - dans Humeurs
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 00:14
On regarde, on se pince, on re-regarde et on se dit que décidemment Europe Ecologie ce n'est pas le must pour PACA....Voir laurence Vichniewski se vanter de tutoyer Sarkozy grace à une "relation amicale ancienne" c'est plutôt inquiétant.... Après la légion d'honneur remise par Sarko et les déclarations sur une opération main propre au Conseil Régional PACA. Pas sûr que ça passe bien dans la Région.



Laurence Vichnievsky donne du "tu" à Nicolas Sarkozy...
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 10:17
C'est avec plaisir que je découvre que c'est Catherine Levraud qui ménera la liste du Modem Paca.
levraud2

Medecin spécialisée en radioprotection et gériatrie Catherine est médecin à Arles dans la vie. Loin d'être une professionnelle de la politique elle a toujours su rester à l'écoute des gens et prendre soin d'eux. Une vraie humaniste.

Militante écologiste depuis plus de 20 ans j'ai connu Catherine chez les Verts (dont les pratiques sectaires et les contradictions l'ont écoeuré ). Adjointe de Vauzelle à la mairie d'Arles par le passé elle a su aussi y défendre les dossiers sensibles pour l'environnement dans la fragile Camargue. Brevet d'écologiste que personne ne lui contestera puisque même les écologistes radicaux l'ont acceuilli au 2eme Contre Grenelle de l'environnement à Lyon pour sa compétence à parler de santé et environnement. Je crois que ce sera l'écologiste tête de liste qui connait le mieux les dossiers écolos de la Région (mais j'ai peur que ça interesse pas les journalistes)

A n'en pas douter Catherine va apporter sa touche personnelle dans une campagne où sévit   le combat des égos entre le ravi Mariani qui essaye de se faire plus à droite que Le Pen, Le  Pen qui fait du Le Pen et Michel Vauzelle qui fait une campagne de président de la République (vous avez vu ses affiches bleu blanc rouge ???)

Catherine, sa modestie, son discours humaniste et ses convictions écologistes vont détonner dans cette courte campagne.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:12
Dans leur dernier numéro La décroissance (décembre n°65 p11 ) se lache ...et l'attaque se porte contre  les défenseurs des transpédégouinehetero (sic). Comprenez les militants de la cause LGBT. Avec une finesse qui les caractérisent le journal nous explique qu'il existe une différence des sexes. C'est faire le jeu du capitalisme qui valorise les différences et le jeu des pathologies qu'a décrit Freud que de le nier. Car comme l'affirme notre brillant chroniqueur nier la différence des sexes c'est valoriser "l'indifférenciation". Car c'est bien connu l'homosexualité c'est "un refus de l'altérité" (sic). Altérité qui entraverait le "narcissisme " (sic) et le "sentiment de toute puissance"(sic). Car les homos sont dans le "déni de la différence"(sic)....Ben oui ma brave dame puisqu'ils sont homo.. c'est écrit dessus.

On se pince en lisant cela, surtout quand dans le même moment le journal héberge la fine fleur de la philosophie libertaire et quand ce journal passe pour un modèle dans la gauche de gauche... On relit à tête reposée, on trouve le ton ironique  encore plus abjecte et on se dit que décidemment ces gens sont loin de mes valeurs.
Rainbow Flag

Sans aller jusqu'à Judith Butler, les travaux d'anthropologie du genre et un minimum de connaissance des sciences sociales et de la biologie devraient amener à tenir des propos plus nuancés sur la naturalité des genres hommes et femmes. Quant à la psychanlyse s'en tenir à Freud (et avec une théorie aussi éronée car il y a en plus chez lui une idée d'une bisexualité originelle même s'il consière l'homosexualité comme une maladie) c'est un peu zapper 100 ans d'histoire de la psychanalyse. S'en référer à Lacan, ça on savait car ils radorent J P Lebrun auteur d'Un monde sans limite qui ferait passer Aldo Naouri pour un fiéffé gauchiste en terme de moeurs, c'est consternant. On conseillera donc la lecture de travaux comme ceux de Roudinesco et D Eribon qui permettront un petit rattrapage théorique. Et pousseront à un peu plus de tolérance. Avec une pseudo ironie nauséabonde le journal se met à défendre l'idée  que la défense des identitées de genre (LGBT) est un cheval de Troie du capitalisme  une défense du tribalisme. On en piquerait presque un FHAR. Le tout en passant par une confusion bizarre avec la sexualité avec les enfants (sic). "Confondre indifférenciation et émancipation c'est le péché mignon d'une certaine gauche.ça l'est toujours je vous rassure. Rappelez vous ces personalités dans les années quatre vingt qui nous expliquaient que refuser aux enfants "consentants" l'accès à la sexualité avec des adultes pouvait être le fait d'esprits fascisants". Beurk.  

 

Il faut bien être du M'PEP ( coco version Nikonoff) ou réac écolo pour écrire des trucs pareils.

Je n'arrive décidemment pas à comprendre comment de tels propos ne gènent personne...surtout à gauche. Leur capacité de publication et d'intimidation surement...


Ps 1 La décroissance s'en prend aussi violemment à Caroline Fourest. qui me semble pourtant aujourd'hui être une des journalistes les plus pointues et interessantes.
ps 2 On ira se nettoyer la tête de ces propos décroissants délirants et voir la réalité des discriminations que subissent certains sur le site http://www.inter-lgbt.org link et là http://www.tetu.com/actualites/international/les-violences-homophobes-encore-largement-repandues-en-europe-14322 link
Ps 3 à n'en pas douter cette nouvelle critique me vaudra une attaque en règle dans leur prochain numéro, on parie.
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 21:14

On en avait presque oublié que la droite PACA n'était pas tout à fait une droite comme les autres... Pourtant avec Mariani (celui des test ADN pour les étrangers) comme tête de file on aurait du se rafraichir la mémoire. Là c'est Gaudin qui se lâche. On en avait presque oublié qu'il avait fait partie de l'avant garde de la droite prête à des alliances avec le FN après son accord de gestion de la région Paca entre 1986 et 1992 avec le FN. On croyait les vieux démons derrière nous...La peur de voir le FN en triangulaire fait ressortir les pires propos. Mariani se permet même de dire dans la Provence il y a quelques jours "il est inutile de voter pour le FN" (sic)

"Déferlement" de musulmans à Marseille  pour Gaudin

NOUVELOBS.COM | 16.01.2010 |

 Le maire UMP de Marseille s'exprimait lors d'une rencontre avec des militants de son parti, en présence d'Eric Besson, venu pour le débat sur l'identité nationale organisé à la préfecture.

 

 

Vendredi, le maire de Marseille a critiqué les démonstrations de joie des supporters de l'équipe d'Algérie après sa victoire contre l'Egypte, mi-novembre. "Nous nous réjouissons que les musulmans soient heureux du match, sauf que quand après ils déferlent à 15.000 ou à 20.000 sur la Canebière, il n'y a que le drapeau algérien et il n'y a pas le drapeau français, cela ne nous plaît pas", a-t-il dit.
gaudin

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