Blog de Cyril Di Méo
ON apprend ce matin dans la Provence que Les Verts du pays d'Aix ont refusé de donner leur tête de liste au Docteur Halimi... Trop à droite (sic)..Trop écolo.. Pas
assez les mains dans le cambouis (sic)... PCB, antennes relais, pollution air intérieur..c'est vrai que c'est pas vraiment écolo. On croit rêver..il ne serait pas assez vert. Encore et toujours
des attitudes sectaires... On est loin de l'esprit d'Europe écologoe et de la philosophie de Cohn Bendit.. Les électeurs jugeront.
On apprend aussi qu'alors qu'ils ne sont pas sur la liste d'union PS / modem / Ecolos en cours de réalisation, les Verts du Pays d'Aix n'en entendent pas moins faire la pluie et le beau temps sur
sa composition. Ainsi ils demandent la tête des anciens verts (et surtout la mienne) qui pronaient une alliance Modem PS Ecolos. Pollution, transport, urbanisme... croyez vous que leurs
discussions portent sur ces sujets ?? Non. C'est plutot vengeance et mesquineries personnelles. Les aixois apprécieront le sens de l'intérêt général. Alors que la situation exceptionnelle demande
que chacun fasse passer l'intérêt général avant ses amertumes privées..il n'en est rien. Voilà comment dérouler un tapis rouge, vert à
Joissains.
Esperons que l'unité et l'intérêt général primeront pour battre Joissains. Mais c'est pas gagné.
Mettons l'écologie au cœur de la Ville d’Aix.
A l’heure où triomphent le film d’Al Gore et le Pacte écologique de Nicolas Hulot, où des scénarii de plus en plus pessimistes
sont publiés sur l’avenir de la planète (réchauffement climatique, épuisement des ressources, atteinte à la biodiversité), Aix cumule les records de pollution atmosphérique et
d’embouteillages. Aix et le Pays d’Aix sont des territoires de plus en plus attractifs. On pourrait s’en réjouir si les modalités
d’accueil et d’aide aux populations suivaient … ce qui n’est hélas pas le cas. Au nom d’une vision malthusienne l’équipe municipale en place a bloqué les modifications urbaines de notre ville. La
conséquence est sans appel. Aix connaît un embourgeoisement très marqué et une diminution de sa jeunesse non étudiante. Les disparités sociales sont donc de plus en plus fortes. Le centre ville
est transformé en musée et se coupe de ses quartiers périphériques. La ville éclate en quartiers déconnectés les uns des autres. Le territoire est de plus en plus mité. Les espaces naturels
(Arbois) de plus en plus menacés. Le territoire devient de plus en plus in-circulable et la voiture règne en maître dans une ville qui ne fait pas
grand chose pour des transports alternatifs.
Aix va dans un sens bien éloigné des valeurs de l’écologie politique. A vous de jouer, en chassant Joissains de la mairie d'Aix ! Faites vite ça chauffe ! Il est urgent d’agir !
L’écologie : c’est mettre l’urgence environnementale, sociale et démocratique au cœur de l’ensemble des politiques publiques. C’est aussi mettre en cohérence nos aspirations à vivre mieux, et à protéger l’avenir de nos enfants en adoptant une démarche éco-citoyenne.
L’écologie, c’est le difficile équilibre entre la préservation de l’environnement, la réponse sociale aux droits à l’éducation, à la santé, au logement, à la pleine activité et l’impérieuse nécessité de la démocratie à tous les échelons de la vie publique et citoyenne.
C’est à cette quête d’harmonie dans la Cité que je vous invite.
Voilà comment orienter une future politique municipale, autour de ces deux grandes idées : s’engager au quotidien à pratiquer des éco-gestes afin de garantir un développement durable, et approuver les chantiers politiques prioritaires pour transformer notre ville dans l’optique des prochaines élections municipales de juillet 2009.
Ainsi nous pouvons participer collectivement à dessiner, ensemble, une autre
ville : écologique, solidaire et citoyenne. Car la transformation de notre ville passe par l’élaboration de nouvelles politiques publiques innovantes et éco-responsables.
· Je trie et diminue mes déchets en privilégiant les achats durables et le recyclage :
o je pratique le tri des déchets (séparation en emballage, verre, papiers).
o je prends mes sacs réutilisables pour faire mes courses et je n’utilise plus de sacs plastiques jetables.
o je choisis les produits en vrac, les matériaux recyclables comme le verre, les produits sans emballage excessif, la valorisation des déchets verts (compost)…
· J’économise l’énergie car la sobriété est une nécessité face à l’effet de serre, les changements climatiques, et à la fin du pétrole bon marché :
o j’utilise des ampoules basse consommation,
o j’éteins les lumières des pièces inoccupées,
o je nettoie régulièrement mes lampes et luminaires,
o j’évite les "hallogènes",
o je favorise la lumière naturelle dans les pièces,
o j’évite de surchauffer mon habitat,
o je favorise, si je le peux, l’habitat bioclimatique et le chauffage d’origine renouvelable (bois, photovoltaïque, solaire thermique),
o je ferme les volets la nuit et cherche une isolation optimale de mon habitat (toiture et fenêtres notamment),
o je choisis les appareils électroménagers de classe A (très économe en énergie),
o j’éteins la mise en veille des appareils électriques...
· J’économise l’eau, ressource précieuse et rare dans notre région :
o je privilégie la douche au bain,
o je ferme le robinet en me brossant les dents ou en me rasant,
o je m’équipe d’une chasse d’eau moderne avec un dispositif économiseur, je ne fais tourner mon lave-linge et lave-vaisselle qu’à plein et évite le prélavage.
· Je privilégie les transports en commun, le vélo, le roller, ou la marche à pieds et pratique le co-voiturage et l’autopartage.
· Je consomme éthique, bio et solidaire en favorisant les éco-produits, les productions locales, les circuits courts de distribution, et les produits de qualité dans le but de préserver l’environnement, et limiter l’émission de gaz à effet de serre :
o je consomme des fruits et légumes de saison, moins gourmands en énergie,
o je privilégie les produits issus du commerce équitable et de l’agriculture biologique, et des circuits courts de distribution, de type AMAP, qui permettent le maintien de l’agriculture paysanne dans notre région provençale où la pression foncière tue le monde paysan,
o pour les autres produits, je privilégie les éco-produits labellisés qui garantissent un impact limité sur l’environnement, une éco-conception et une prise en compte des étapes de son cycle de vie jusqu’au recyclage…
o je consomme l’eau du robinet afin d’éviter les bouteilles en plastique.
· Je jardine responsable en maintenant la vie et l’équilibre du sol, en économisant l’eau :
o j’arrose mon jardin, ma terrasse ou mon balcon, le soir quand l’évaporation est moins intense,
o je récupère si possible l’eau de pluie,
o j’utilise les déchets organiques pour faire du compost,
o je proscris les engrais de synthèse contenant des nitrates qui polluent les eaux et les nappes phréatiques…
· Je respecte les consignes dans mon activité pour préserver l’environnement et l’éco-citoyenneté au travail
o je me rends au travail à pied ou en vélo et si nécessaire pratique le covoiturage avec mes collègues
o j’utilise du papier recyclé et du papier brouillon (impression recto-verso)
o j’éteins les lumières dans mon activité
o j’éteins mon ordinateur et évite les veilles prolongées des appareils électriques
o je m’engage si cela est possible pour faire vivre la responsabilité sociale, environnementale et démocratique au sein de mon activité professionnelle (efficacité énergétique et recherche d’économie des fluides, lutte contre la précarisation des conditions de travail, développer les instances représentatives du personnel...)
·
Si je suis plaisancier, je ne rejette pas mes déchets à la mer et j’utilise des produits-biodégadables (peintures, vernis...), je mouille sur
le sable...
·
Répondre aux crises énergétiques et climatiques
o en limitant l’usage de la voiture et réduisant le stationnement en centre ville,
o
en développant les transports en commun et les modes de déplacements doux (vélos, pédibus…),
en créant des itinéraires cyclables.
en créant un véritable réseau de couloirs de bus en site propre afin de rendre les bus plus rapides et fréquents.
en réalisant une billettique unique entre les différents réseaux de transports en commun (ville, CPA, Département).
en favorisant l’usage de véhicules propres (bus / véhicules de la ville et communauté)
o en construisant des éco-quartiers et éco-ZAC de Haute Qualité Environnementale (HQE) ou des maisons passives pour permettre un moindre impact sur l’environnement et un moindre coût pour les locataires.
o en arrêtant de créer des espaces mono-fonctionnels ( commerces / entreprise / logements)
o en piétonnisant le centre ancien et certains cheminements piétons dans les quartiers.
·
Tisser une ville solidaire et citoyenne.
o en mettant en place de véritables espaces de démocratie participative comme les conseils de quartier avec budgets participatifs.
o en instaurant une charte de la concertation
o en rendant transparent le fonctionnement des institutions publiques et parapubliques (SEMEPA)
o en re-créant et soutenant une vie associative étudiante.
o en sortant d’une vision culturelle élitiste pour aider les dispositifs de création culturelle.
o en faisant vivre les musiques actuelles en créant des espaces de production et de diffusion.
o en garantissant un logement décent et accessible pour tous
o en développant les modes de garde de la petite enfance (crèches collectives, parentales…),
o en favorisant les activités socialement utiles, l’économie sociale et solidaire,
o en prenant en compte le handicap dans la mise en oeuvre des politiques de déplacement et de logement.
·
Convertir la gestion municipale aux principes de l’écologie :
o en mettant fin à l’étalement urbain
o en favorisant les économies d’énergie dans les programmes de réhabilitation urbaine.
o en accroissant l’usage d’énergies renouvelables.
o en économisant l’énergie par une utilisation raisonnée du chauffage, de la climatisation et de l’éclairage des bâtiments publics.
o en maintenant les espaces naturels (Sainte Victoire, vallée de l’Arc, plateau de l’Arbois) aujourd’hui menacés.
o en généralisant à tout le territoire la collecte sélective des déchets (et le compostage des déchets organiques).
o en instaurant une restauration collective (crèches, écoles primaires) issue de l’agriculture biologique et paysanne.
Paris: Le Vendredi 12 Juin 2009
J'ai lu comme vous dans le canard enchainé que l'on parlait de moi à l'Elysée. En ce qui me concerne, j’ai été prévenu Mardi matin par une journaliste du Parisien. J’ai quand même été un peu
surpris et j’ai décidé de ne rien répondre et d’attendre afin de voir comment cela se passerait du côté de l’Elysée et des journalistes. Voilà, cela suffit. La chose est simple, dimanche
soir sur France 2 vers 22h30, installé entre M.Bertrand et Valérie Pécresse, j’avais moi-même dit puisqu’une question avait été posée vis-à-vis d’un appel du pied vers les écologistes
que, si on me posait la question, je ne participerai pas à un gouvernement dirigé par M.Fillon et présidé par M.Sarkozy. Ma réponse est toujours la même. Mon adhésion comme
co-fondateur du Mouvement Démocrate remonte à l'ambition de construire une alternative à l'Etat UMP et la présidence de M.Sarkozy. Si j'ai beaucoup de respect vis à vis des institutions
républicaines, mon sentiment reste identique.
Il y a une volonté de déstabilisation mais cela ne me déstabilise pas.
Le Mouvement Démocrate, dans son positionnement humaniste, sociétal, environnemental et entrepreneurial est, de mon point de vue d’écologiste, le plus efficace.
Je crois à la nécessité d'un Mouvement Démocrate dans ce pays et nous devons continuer à le construire.
L'enjeu pour la suite est de passer d'un système artisanal à une véritable PME avec de nouvelles responsabilités en compagnie des personnes de qualités qui nous entourent.
Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’émission en cliquant sur les liens suivants :
http://www.dailymotion.com/user/FranceInfo/video/x9kc05_parlons-net-benhamias-nentre-pas-au_news
Daniel Cohn-Bendit (Sipa)
Alors que les serviettes des touristes ont commencé à recouvrir les presque 8 km de plage urbaine qui bordent la Promenade des Anglais, la plupart des visiteurs ignorent le petit drame qui se joue sous leurs coups de soleil.
"Sans apport de nouveaux galets, la plage diminue centimètre par centimètre, nous sommes aux première loges pour le constater, ça nous inquiète un peu", observe René Colomban, président du syndicat des plagistes de Nice.
Ce que les professionnels du tourisme constatent empiriquement, des spécialistes l'ont quantifié: chaque année près de 15.000 m3 de matériaux, sable, gravier et essentiellement galets, qui constituent les plages niçoises partent à l'eau, emportés par les assauts de la mer.
Fruit d'une étude sur l'érosion du littoral azuréen rendue ce printemps par un cabinet d'experts, ces données font de Nice la commune du littoral de loin la plus menacée par ce phénomène.
Pour compenser l'absence "d'engraissement" naturel des plages niçoises, la ville a pris l'habitude de réaliser régulièrement des apports de galets prélevés dans le lit du Paillon, à l'Est de Nice. Durant des années, une sélection calibrée de galets lisses, gris et oblongs était déversée au pied de la Promenade des Anglais par camions entiers, avant l'été, pour former la plage qui attire annuellement 4 millions de touristes du monde entier.
Problème: "A force de prélèvements et faute de pluies fortes suffisamment régulières pour faire descendre les sédiments des montagnes, il n'y a plus assez de matériaux à curer dans le lit du Paillon et les prélèvements sont actuellement interdits. Ca fait au moins deux ans que nous n'avons pu effectuer le moindre apport de nouveaux galets sur la plage. Alors, les services de la ville tentent de faire avec. On procède en étalant davantage les galets existants si bien que la plage perd pour l'instant peu en largeur mais surtout en volume", explique Arnaud Bonnin, directeur de l'environnement à la ville de Nice.
Différentes solutions sont actuellement examinées par la ville: la construction d'ouvrages de protection n'apparaît pas comme la plus adaptée compte tenu de son coût, des risques d'atteinte de l'environnement marin, de la configuration peu propice de la baie. Reste l'achat de galets, qui doivent répondre à des normes très strictes: "Nous sommes en train de préparer un dossier en vue de cette procédure, expose Arnaud Bonnin. Ce serait la première fois".
Pour un apport optimal en matériaux, un budget d'environ 700.000 à 800.000 euros par an pourrait être nécessaire. Difficile à avaler pour des galets dont le destin est de finir au fond de l'eau...
(M.S. avec Belga)
Carfree France décerne son bagnolo-trophée 2009 à la ville de Toulon, et plus particulièrement à son maire, Hubert Falco, pour l’ensemble de son œuvre en faveur du tout-automobile et pour avoir fait de Toulon la “ville de la bagnole”.
Le Grenelle de l’Environnement, c’est bon pour les autres ! C’est ce que pense Hubert Falco, Secrétaire d’état à l’aménagement du territoire, membre de l’équipe de Jean-Louis Borloo, Ministre d’état de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire… En effet, à Toulon, ville dont il cumule les mandats de maire et de président d’agglomération, la voiture est reine.
En 2008, la Fédération nationale des usagers des transports (FNAUT) décernait à l’agglomération de Toulon le “Ticket rouge” destiné à “récompenser” la “plus grande agglomération française sans tramway”. Hubert Falco, maire UMP de Toulon et président de Toulon Provence Méditerranée a en effet renoncé à une ligne de tramway décidée en 2000 dans le cadre du plan de déplacements urbains qu’il avait fait adopter, au profit d’un trolleybus guidé de moindre capacité. Puis, il a reporté la construction de la ligne après la réalisation du second tunnel routier qui doit traverser la ville de Toulon en 2012. Enfin il a décidé de ne réaliser d’ici 2015 que la moitié de la ligne prévue. Toulon est désormais la seule grande agglomération française à ne posséder encore ni métro ni tramway.
Récemment, la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUBicy) vient d’attribuer à la ville de Toulon son “Clou Rouillé“, qui “récompense” la ville française faisant le moins d’effort pour la pratique et le développement du vélo en ville : moins de 40 km de voies cyclables à Toulon, aucune continuité d’itinéraires, des pistes servant aussi de trottoirs, du stationnement seulement pour les voitures et les motos et un refus manifeste de concertation avec l’association locale des cyclistes urbains. Bref un mauvais exemple à ne pas suivre !
Pour toutes ces raisons, et au regard des responsabilités nationales d’Hubert Falco dans le domaine de l’aménagement du territoire au sein d’un ministère sensé porter les notions d’écologie et de développement durable, Carfree France décerne son bagnolo-trophée 2009 à la ville de Toulon.
Avec la seule agglomération de plus de 300 000 habitants sans reseau de transports en commun en site propre.. on a nos
chances.
mercredi 15 avril 2009
C’est ce que propose José Bové sur RMC, écoutez
http://www.rmc.fr/blogs/bourdinandc...
Quant au seuil des 40 000 euros par mois c'est vraiment un petit salaire !!!!
La banquise pourrait se réduire de 80% l'été d'ici 2040
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Sauvons Pompon ! |
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Les cirques animaliers génèrent un grand lot de souffrances et particulièrement ceux qui utilisent des animaux ne présentant aucune aptitude au dressage comme c’est le cas des hippopotames. Cette exploitation n’est pas justifiable. Maryse Joissains-Masini saisit Monsieur le Préfet des Bouches-du-Rhône pour que soit mis un terme à l’exploitation de Pompon, esclave du cirque Kerwich.
Lire la lettre de Maryse Joissains Masini à M. le Préfet. Lire la lettre de Maryse Joissains Masini à M. Franck SCHRAFSTETTER. |
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2) |
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Le bouclier fiscal, inscrit dans la loi TEPA d’août 2007, est un système juste qui repose sur un principe au cœur du quinquennat de Nicolas SARKOZY : le travail doit payer.
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UN CADEAU FAIT AUX RICHES?
POURQUOI FAUT-IL LE CONSERVER? |

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Walter Bouvais
Cofondateur et directeur de la publication de (...)
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Pourtant le débat sur la taxe écologique – qui privilégierait les produits verts et pénaliserait les autres – n’avance pas.
N.H. : Au contraire. Il y a quelque temps, cette solution était inenvisageable. A l’heure où nous parlons, des décideurs réfléchissent à basculer notre fiscalité, en taxant davantage les consommations impactant les ressources énergétiques ou naturelles et moins le travail. L’idée de cette taxe n’est pas encore admise, c’est vrai. Mais elle n’est plus écartée. En fait, la crise économique a pris tout le monde de court et c’est finalement sa seule vertu : elle nous fait douter de tout. Du coup, en France comme ailleurs, les esprits s’ouvrent à des idées nouvelles. Sur le sujet de la taxe écologique, je peux vous dire que nous avons des réunions au sommet de l’Etat.
Oui mais la baisse de la TVA pour les restaurateurs va bloquer toute avancée sur la fiscalité verte...
Comme chaque année, avril est marqué par la semaine du développement durable. Qu’en pensez-vous ?
N.H. : Tout cela est sympathique et nécessaire, mais insuffisant. Des responsables politiques ne pourraient pas dire cela. Mais c’est le rôle d’une ONG comme la nôtre. Par exemple, je déplore l’abus que l’on fait du terme « développement durable ». J’ai parfois l’impression qu’il ne s’agit plus que d’une camomille mielleuse destinée à nous faire ingérer nos excès. Quand j’entends qu’on veut installer un circuit de Formule 1 « durable » à proximité de Paris, j’ai un peu la nausée.
On se pince Monsieur shampooing non écolo et petit geste qui vend du temps de cerveau disponible...sur
TF1..
Nous sommes passés en quelques mois d’une crise écologique à une crise économique et sociale. Comme si ces deux extrêmes étaient nos seules alternatives…
N.H. : Nos actions dépassent nos intentions. Notre système nous met dans l’obligation d’une croissance économique, financière et matérielle qui n’est pas tenable dans un monde physiquement clos et limité. On ne peut pas passer son temps à s’endetter pour rembourser la dette, au détriment des enjeux écologiques et sociaux. Il faut revoir le fonctionnement du système financier.
C’est-à-dire ?
N.H. : Le crédit doit devenir une forme de service public. Je ne suis pas contre le crédit mais je suis contre le fait que le dépôt d’argent profite toujours aux mêmes et jamais au plus grand nombre. Nous sommes ici dans une crise de la démocratie : le pouvoir est entre les mains d’intérêts financiers privés. Il ne s’agit pas de faire le procès du passé mais de changer les choses. Le crédit pourrait tout à fait relever des Etats (Il est comme ATTAC pour une nationalisation du système bancaire.. on se pince. On attend avec impatience qu'il le dise sur TF1..) et non plus d’entreprises privées. Bien sûr, la société a son temps d’évolution. Et aucun homme politique ne dirait qu’il faut remettre en cause le système monétaire international – c’est de cela dont il s’agit – car il serait moqué. Mais nous les ONG, qui avons notre liberté de parole, avons le devoir de brûler les étapes.
« Brûler les étapes » : est-ce le but de votre long-métrage Le Syndrome du Titanic ?
N.H. : Ce film sans concession est ma façon de franchir un cap. Le temps des écogestes est révolu. Enfin !!! Il faut fermer le ban et précipiter l’étape
suivante. Le film part de ma conviction que les crises écologique, alimentaire, énergétique et financière, qui se combinent pour former une crise systémique, ont une seule et même
origine : une profonde crise culturelle. Le tour de passe passe est là. Comme nombre d'écologistes décroissant s aujourd'hui..Hulot avance que
c'est une crise culturelle , morale, occidentale et non une crise du capitalisme. Transformer en question identitaire, métaphysique les problèmes
économiques et sociaux. Un classique pour noyer le poisson.
Le plus petit dénominateur commun de ces crises est notre incapacité chronique à nous fixer des limites, c’est-à-dire notre goût absolu pour la démesure. C'est donc un peu notre faute. Revoilà ces conneries de thèses sur la perte du sens des limites. La porte d'entrée dans les discours conservateurs. Voire l'horrible livre de JP Lebrun qui inspire tout ce petit monde de l'écologie. Et nous annonce un retour du souffle glacé du moralisme. Voir un rapide commentaire http://cyril-dimeo.over-blog.com/article-6736471.html link lL n’y a pas besoin d’être prix Nobel d’économie pour le comprendre. Quel mépris. pourquoi se poser trop de questions sur la crise..c'est un problème culturel on vous l'a dit. Par ailleurs, les changements que nous faisons dans nos modes de vie relèvent de l’épaisseur du trait. J'abandonne donc ma fondation Hulot et décide de créer un parti politique..euhhh non je déconne. Ils ne sont pas à l’échelle des enjeux. Ce qui est en cause, c’est bel et bien notre système économique. Les recettes du passé ne fonctionnent plus. Pire, elles sont les poisons d’aujourd’hui.
N.H. : La crise écologique est là. On ne peut plus le nier et ceux qui ne veulent pas recevoir cet argument-là aujourd’hui ne le recevront pas plus demain. Partant de là, mon propos n’est pas de faire le énième film environnemental. Ce qui m’intéresse c’est la suite : ce qui est en cause, de façon positive et négative, ce sont nos modes de production et de consommation individuels. Youpee il a découvert l'écologie politique. Nous assistons à une forme de déni, car l’évidence nous gêne : soit on subit les changements, parce que la nature ne nous demandera pas notre avis et parce qu’elle a déjà entamé une forme de « régulation » ; soit on décide de prendre la main et on anticipe les problèmes. Mais alors, nous devons changer radicalement. Cela ne compromettra ni le fonctionnement de notre monde ni notre bien-être. Mais nous devons agir dans un délai très court. Il faut faire sauter les verrous culturels du nationalisme, du positivisme (En quoi la science est responsable de tout ça ??? ) et de la confiance absolue dans la science et les technologies.
Qui sont les hommes et les femmes capables d’inventer la nouvelle civilisation que vous appelez de vos vœux ?
N.H. : Les solutions ne sortiront pas des moules habituels. Elles ne viendront pas de ceux qui sont obsédés par une croissance économique qui ne vaut que pour elle-même. Il faut chercher ailleurs. C’est cette curiosité qui doit animer nos décideurs. Les personnes qui réfléchissent et qui vont loin ne manquent pas. Tenez, je vois sur mon bureau quelques auteurs qui m’ont inspiré récemment : Richard Heinberg, Thomas d’Ansembourg, François Flahaut, Patrick Viveret, Bernard Lietaer, Hervé Kempf…
Quel regard portez-vous sur le Grenelle de l’environnement ?
N.H. : Je suis heureux de voir ce qui se passe dans notre pays. C'est pas un peu en contradiction avec ce
qui est dit au dessus ?
Mais il va falloir brûler les étapes suivantes Sans rejeter trop de carbone lol car si nous n’avons pas de réponse à la
hauteur de l’emballement, je crains que cela ne suffise pas. L’élection de Barack Obama me donne un grand espoir. Mais notre rôle, en tant qu’ONG, à quelques mois de la conférence sur le climat
de Copenhague, ne se limitera certainement pas à faire des propositions gentillettes. Ce qui était donc dle cas avant..bel aveu
N’est-il pas contradictoire de prôner d’une part un changement de modèle, comme vous le faites, et d’autre part de travailler pour une chaîne de télévision pas uniquement réputée pour ses programmes éducatifs ?
N.H. : Est-ce que le fait de produire les émissions Ushaïa pour TF1 contraint ma parole ? Non. Dans ce film, auquel TF1 participe, je n’ai pas changé un mot, pas une image. J’essaie d’appliquer la théorie du cheval de Troie. On doit combattre le système de l’intérieur, comme de l’éxtérieur. (C'est donc ça..une guerilla interne ) Quand une entreprise comme TF1 donne des millions d’euros d’espaces publicitaires à une fondation comme la mienne, je suis ravi. (ça c'est un vrai argument pour dire que TF1 est écolo..l a vente de produits dérivés n'a rien à voir là dedans. ET puis depuis qu'il prône la nationalisation du système bancaire sur TF 1 il n'a eu aucun souci ) Je pense que vous pouvez nous être gré d’avoir, avec la Fondation, fait bouger les lignes. Si le fait de travailler pour TF1 m’empêchait de m’exprimer, je reverrais ma position. Ma liberté de parole n’est pas inféodée. Dans mon long-métrage, je remets en cause une certaine forme de télévision. J’essaie d’utiliser ce qui peut apparaître comme une forme de handicap. A TF1 il y a la logique d’un système dont je ne suis pas ignorant, mais il y a aussi des hommes et des femmes sur lesquels on peut compter. C’est ma stratégie. Elle a ses limites. Mais je n’ai qu’une règle : jamais ma liberté de parole ne peut être limitée. J’ai cete chance – et je n’en tire d’ailleurs aucun orgueil – de ne pas avoir besoin de TF1 ni pour vivre, ni pour exister.
La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.
Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.
«Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ».
Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.
ISBN: 2-296-01224-8
Achat en ligne
http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8
http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965
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