Blog de Cyril Di Méo
| Décembre 2009 | ||||||||||
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Un numéro d’été « vert épinard » avec une double couverture, qui se promène dans un quadrilatère aux marges de Paris, qui apprend à « booster son développement commercial », qui teste les tests de l’été, qui présente Léon Calippe, qui calcule le prix du bikini divisé par deux, et qui n’est pas avare de pinard...
Couverture en librairies (à gauche) : photo de Jean-Yvon Chassagne, vers 1950
Couverture en kiosques (à droite) : photo de Patrick Imbert, Eure-et-Loir, 2007
LE DOSSIER : Le quadrilatère
De l’Argonne à la Gironde, un quadrilatère déterminé arbitrairement, aux marges de Paris, a été livré au regard de quelques contributeurs réguliers du Tigre. Un dossier à la tonalité littéraire, qui sacrifie à la tradition du récit de voyage en zone non touristique.
REPORTAGE : Commerce
Une conférence-débat au titre alléchant : « Booster son développement commercial. Zoom sur les stratégies gagnantes », en un lieu alléchant : le Fouquet’s. Comment Le Tigre n’aurait-il pas mordu à un si bel hameçon ? Il en est revenu instruit sur « l’infidélité client », la chasse, l’élevage, l’Angleterre, Roland-Garros, l’humanisme, et surtout « la prédisposition génétique à la vente »...
L’INCROYABLE ALMANACH : pinard
Un almanach qui, après un, deux, trois, dix verres de vin, subit les effets de l’alcool : riant, parlant trop vite, trop fort, riant encore, vacillant, titubant, et sombrant. On y trinque, ivre mort, à la santé de Popeye, des épinards, des spinachs, de Spinoza, des épines, de l’épineux concours Lépine, et de l’art des mots en « ard »...
DOCUMENT : littérature
C’était un serrurier du nom de Léon Calippe, habitant en Picardie. Un de nos lecteurs a récupéré, dans une brocante, ses extraordinaires carnets. Ici, annotés pêle-mêle, des chansons, des maximes, des conseils pratiques et des événements politiques, où « Degaule » et « Kénédi » côtoient le petit chaperon rouge et « un veau un veau qui nous montrait son derrière fort beau »
LE MOUTON : le grand test de l’été : les tests de l’été !
Comme son nom l’indique, une parodie du Mouton, qui n’a de cesse de noyauter le Tigre...
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PORTFOLIO PHOTO « Juste la mer » par Patrick Imbert | « Paysages contre nature » par Nicolas Havette | « Le jardin délaissé » par Aude Ben Haim
INTERVIEW GRAPHIQUE ce mois-ci : Isabelle Boinot
LA CHRONIQUE du dessinateur Killoffer
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ET TOUJOURS...les brèves d’Eric Chevillard, le portrait (ce numéro-ci : modèle), le dictionnaire infidèle de L’Amour, le décryptage de publicités (ce numéro-ci : la disjonction exclusive du Bikini et la morale des points fidélité), la chronique judiciaire, l’histoire de la presse, Allô conso, l’énigme policière à résoudre, des jeux, etc...
Bruno Racine, le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), a régalé 200 mécènes potentiels, lundi 15 juin, lors d'un dîner dans le hall des Globes. Les convives étaient incités à donner le plus d'argent possible afin d'acquérir les archives de Guy Debord, le chef de file du situationnisme. Selon M. Racine, ces archives constituent "un fonds unique sur les avant-gardes littéraires".
Mais les mécènes ne se sont pas bousculés. Près de 180 000 euros ont été levés, soit moins du dixième de la somme que la France doit réunir dans les deux ans et demi qui viennent. "C'est un bon début", a néanmoins estimé M. Racine, qui mise sur une conjoncture plus favorable à partir de 2010. La ministre de la culture - Christine Albanel était présente - pourrait faire grimper la cagnotte française en puisant dans le Fonds du Patrimoine. Mais des universités américaines, en particulier celle de Yale, sont en embuscade...
Pour allécher les convives, trois cahiers à spirale, deux à petits carreaux, un à grands carreaux, avec le trait rose qui sépare la marge, étaient exposés durant le dîner. Classés "Trésor national", ils forment le manuscrit de La Société du Spectacle, de Guy Debord. Le texte est surchargé d'annotations à l'encre bleue ou noire et se lit en suivant des paragraphes soigneusement numérotés, qui indiquent les pages du livre à venir.
Jean-Marie Harribey
En ces temps pluvieux. Rien ne vaut une bonne Bd avec un bon thé sur le canapé.
Voilà mes dernières découvertes.
Les Eaux lourdes des frères Larcenet. Où une fable halletante sur la sociét post nucléaire. Entre Bd d'aventure et roman d'anticipation..un objet bizarre qui allie reflexion philosophique et
politique..
Les vaincus de Frantz Duchazeau qui nous raconte l'invasion en pays Inca des éspagnols...avec un trait noir et blanc magnifique.

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.
Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.
«Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ».
Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.
ISBN: 2-296-01224-8
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