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Qui je suis ?

Enseignant de sciences économiques et sociales

 

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Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

 Achat en ligne

http://www.amazon.fr/gp/product/2296012248/ref=sr_11_1/171-1636061-8438610?ie=UTF8

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21965

7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:05
Une tribune percutante de Caroline Fourest

NPA : nouveau parti antiféministe ?, par Caroline Fourest

LE MONDE | 05.02.10 |

 

 

Le paradoxe ne vient pas du fait qu'une jeune femme de 22 ans ne voit aucune contradiction entre la décision de se voiler pour Dieu et celle de militer dans un parti d'inspiration trotskiste luttant contre le sexisme. Le Front national a bien des militants noirs ou d'origine arabe. La nature humaine est ainsi faite : des affinités contradictoires peuvent aisément cohabiter au sein d'un même individu. Sans doute faut-il s'en réjouir. Mais que penser de la cohérence des convictions politiques d'Olivier Besancenot ? Antisexiste et ferme face à l'intégrisme chrétien anti-IVG, mais ému par la réaction religieuse lorsqu'elle porte un voile.

A l'en croire, il ne faudrait y voir qu'un "signe privé", comparable à l'engagement chrétien de l'abbé Pierre. Sauf que le voile n'est pas l'emblème des musulmans progressistes, mais l'équivalent de la messe en latin chez les catholiques... Le drapeau des musulmans traditionalistes et réactionnaires. C'est donc le camp de la réaction que Besancenot choisit de soutenir en présentant une candidate qui le porte. Non sans y voir la preuve que le NPA "s'intègre" dans les quartiers.

Le voile serait-il devenu l'emblème des quartiers populaires ? Les féministes de culture musulmane, qui souhaitent lui résister, ont-elles encore leur place au sein du NPA ? La question se pose en voyant la candidate et son parti leur faire la leçon. Qu'elles se le disent... "On peut être féministe, laïque et voilée !"

La chanson n'est pas nouvelle. Des prédicateurs islamistes bien connus ont écrit les paroles : il existerait un "féminisme islamique", qui, contrairement aux soixante-huitardes débridées du "féminisme occidental", souhaite préserver le corps et la pudeur des femmes. Officiellement, ce féminisme-là n'est pas soumis... Sauf à Dieu et à son ordre patriarcal. Certes, ce féminisme religieux n'est pas incompatible avec le fait de militer contre le capitalisme. En revanche, il l'est avec le féminisme progressiste et laïque, à qui il fait la guerre. Tant pis. L'émancipation sexuelle attendra. Olivier Besancenot a fait ses calculs et il a choisi... de céder à l'adage : "Les ennemis de mes ennemis sont mes amis."


Vieille rengaine

Le NPA n'irait pas jusqu'à déménager son siège à Monaco sous prétexte que Nicolas Sarkozy critique les paradis fiscaux. Mais le "sexisme", c'est autre chose. Plus secondaire. Nicolas Sarkozy critique le voile ? Présentons une femme en voile ! "Léger", nous dit le communiqué. Pourquoi faire dans la demi-mesure ? Une candidate en burqa, voilà qui aurait permis un contre-positionnement "révolutionnaire" !

Même "léger", ce choix marque un tournant. Longtemps, le NPA s'est contenté de délibérément ignorer tout débat sur l'intégrisme et la laïcité pour se concentrer sur ce qu'il appelle les "vrais problèmes" : la lutte des classes. Là aussi, vieille rengaine. Certains marxistes ont toujours un Grand Soir, plus important à faire. En son temps, le combat du MLF a, lui aussi, été jugé "petit-bourgeois" et "secondaire". En 1976, une militante féministe, qui venait de dénoncer le viol commis par un "camarade" immigré, a connu un véritable procès de Moscou. Ses "camarades" gauchistes l'accusaient de stigmatiser les classes populaires. Le réflexe perdure. Olivier Besancenot s'est tu lors de l'affaire des caricatures. Il ne dit jamais mot contre l'intégrisme qui sévit dans les quartiers populaires. A l'entendre, ces débats ne servent qu'à encourager "l'islamophobie".

Toute la gauche de la gauche n'est pas prête à jouer ainsi les "idiots utiles" de l'islamisme. A Lutte ouvrière, au Front de gauche, et même au NPA, dans toutes ces formations, il existe des militants qui refusent de trahir l'esprit de Mai 68 et le MLF sous prétexte d'aller chasser de l'électeur en terres populaires. A eux de se faire entendre. Avant que l'"avant-garde éclairée" ne devienne définitivement une arrière-garde obscurantiste.


Caroline Fourest

 

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Published by Cyril Di Méo - dans Humeurs
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commentaires

Tietie007 23/10/2012 14:03


Une certaine gauche a toujours eu du mal avec l'islam, religion des colonisés, des opprimés, des palestiniens, des travailleurs immigrés, religion, donc, difficile à critiquer !