Blog de Cyril Di Méo
Comme les scrutins nationaux ressemblent souvent aux scrutins aixois. Je crois que l'on doit tirer quelques leçons pour les prochaines municipales.
Tout d'abord la diabolisation de la droite même lepenisée ou berlusconisée ne suffit pas comme argument pour battre un(e) adversaire. Ce n'est donc pas sur cela que nous battrons Joissains.
La droite berlusconisée, joissinisée, sert au premier tour de repoussoir à une certaine droite et au centre. Mais ce centre n'est pas encore nationalement autonomisé. Pour gagner à Aix il faut donc un centre qui assume clairement la possibilité de faire une alliance à gauche. Un centre courageux et non pas une droite déguisée.
La droite berlusconisée fait un combat sur des valeurs comme la religion, le travail, la famille, quand bien même tout cela n'est que simulacre. Cette contradition semble la délégitimer. Or on ne constate statistiquement rien de tel. Alors qu'aujourd'hui nombreux sont ceux qui à gauche se font les gorges chaudes des frasques des élus de la droite aixoise et pense que cela les décrédibilisera. L'existence de contradictions entre les discours publics et les pratiques réelles des élus de droite aixoise ne suffira pas comme repoussoir.
L'élection se gagne sur une cohésion forte et préalable d'un camp. L'unité semble être une condition claire de la victoire, Sarko a gagné par sa capacité à unifier la droite. Nous ne gagnerons Aix que grace à une unification de la gauche (et du centre). Mais à Aix nous avons déjà 3 candidats chez les socialistes. Autant dire que l'élection est presque perdue...car vu le calendrier il ne restera que quelques mois à la rentrée de septembre pour la campagne. Ce n'est pas faute d'avoir appeller depuis plusieurs mois à des primaires...
La campagne se gagnera sur un programme clair répondant aux préoccupations des aixois... structuré par une cohérence idéologique. A Aix rien de tel la gauche de la gauche (qui se fout des problèmes locaux), la gauche Ps (collaborant avec l'UMP à la CPA et devant donc assumer son bilan sur les transports et le logement), et les Verts n'ont pas beaucoup de points communs en matière d'urbanisme de transport et d'écologie.. or c'est la condition absolue pour gagner...
En clair si l'on ne sort pas de la spirale des querelles de personnes, si on n'accepte pas de travailler sur la longue durée sur un programme écologiste et solidaire sur Aix....ce sera perdu. Avec en plus 57,3 % pour Sarkozy à Aix.. je me demande s'il n'est pas déjà trop tard ? ?
La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.
Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.
«Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ».
Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.
ISBN: 2-296-01224-8
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