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Lundi 26 mars 2007

Si Rennes le fait pourquoi pas Aix ???

Le programme Salvatierra est la plus importante réalisation française de l'expérience habitat passif. Implanté à Rennes et dessiné par l'architecte Jean-Yves Barnier, ce remarquable ensemble (40 logements) se démarque radicalement des coutumes énergétiques. Les apports solaires passifs et les très faibles déperditions de l'enveloppe réduisent les apports thermiques actifs.

La logique bioclimatique du label Passivhaus favorise d'importantes économies d'exploitation qui compense, en quelques années, le surcoût à l'investissement.

Vivement qu'à Aix aussi se développent de tels projets!

http://www.eco-sapiens.com/dossier-87-Un+exemple+d_eco-residence+_+Salvatierra.html 

http://www.constructiondurable.com/pages/batimentdurable.php?id=47 

Un exemple d'eco-résidence : Salvatierra

Maison - Energie

par eco-sapiens

La résidence Salvatierra est le seul projet français du programme européen Cepheus, qui promeut, à travers l'Europe, la construction de bâtiments passifs à coût rentable .

Objectif de ce projet : promouvoir la construction de bâtiments passifs à coût rentable dont le surcoût d'investissement sera compensé par les économies de gestion. Les logements doivent être confortables et n'émettre aucune émission de CO2 en fonctionnement.

  • Lieu : Rennes (climat océanique)
  • Maître d'œuvre : Jean-Yves Barrier
  • Maître d'ouvrage : Coop de Construction, promoteur coopératif sur Rennes.
  • Coût de construction : 3 970 000 € TTC pour 3100 m2 (43 logements)
  • Date : 2001
  • Chauffage : appoint relié au réseau urbain. Eau chaude produite par 100 m2 de capteurs solaires.
  • Performance énergétique : 42 kWh/m2.an dont 15 pour le chauffage.

Les performances à atteindre sont une consommation annuelle de chauffage inférieure à 15kWh/m2 et une consommation énergétique totale à 42 kWh/m2. Le projet Cepheus a soutenu la construction d'environ 250 logements dans cinq pays européens (Allemagne, Autriche, France, Suède, Suisse), avec suivi scientifique et évaluation de l'exploitation des habitations.

« Les logements de la résidence ont vite trouvé acquéreur, à un prix très raisonnable, explique Jean-Yves Barrier, architecte de la résidence Salvatierra. Le surcoût de la construction lié à sa performance énergétique n'a été que de 7% par rapport à un logement classique, plus 7% liés à la communication et aux matériaux écologiques. » Ce faible surcoût a été compensé par les aides financières apportées par les principaux partenaires tels que la Communauté Européenne, la Région Bretagne, la Ville de Rennes, l'ADEME, la Semaet aménageur, le CLE.

En outre, les habitants payent des charges réduites, ce qui rend pour eux l'opération financièrement avantageuse.

    Pour atteindre la performance énergétique visée,

  • le bâtiment est évidemment bioclimatique
  • Il a également recourt à des capteurs solaires pour l'eau chaude sanitaire
  • et des équipements ménagers basse consommation dans les logements.
  • La variété des matériaux optimise les avantages de chacun, béton pour la structure porteuse, ossature bois pour la façade nord, les pignons et les attiques.
  • Enveloppant la totalité du bâtiment à l'exception de la façade Sud, cette ossature associée à une isolation en laine de chanvre de seize centimètres assure une meilleure isolation et supprime les ponts thermiques.
  • La façade sud est en bauge, technique locale de construction en blocs de terre crue qui constitue un parfait isolant thermique et acoustique, et apporte une capacité de stockage thermique (inertie) indispensable au concept bioclimatique.

Autre technique intéressante : la ventilation double flux, c'est-à-dire qu'avant de renvoyer l'air vicié à l'extérieur, les calories en sont récupérées pour préchauffer l'air neuf par l'intermédiaire d'un échangeur. C'est un gain formidable d'énergie par rapport à un système de ventilation mécanique classique.

Depuis, dans nos projets les plus récents, nous avons ajouté un puits canadien pour chauffer l'air en hiver et le rafraichir en été, avoue Jean-Yves Barrier. « 
Il faut que les bâtiments, dans leur conception même, prennent en compte le confort d'été au même titre que le confort d'hiver.  » Avec le changement climatique, nous risquons en effet de connaître de plus en plus d'étés caniculaires. Or les climatisations, par les gaz à effet de serre qu'elles produisent ne font qu'accentuer le phénomène. Le puits canadien évite d'y avoir recours.

Au final, la résidence Salvatierra est une réussite, les habitants en sont les meilleurs promoteurs ! Jean-Yves Barrier ne regrette qu'une chose, qu'il ne se construise pas plus de logements collectifs de ce type : « c'est dommage de voir qu'on est capable de construire des bâtiments très économes en énergie et qu'on se contente de constructions très éloignées de ces performances ! L'objectif était ambitieux et nous y sommes presque parvenus. Il faut que cette expérience se transmette. »

Publié dans : Ecologie/ Développement durable - Voir les 1 commentaires
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Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.

 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

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