Blog de Cyril Di Méo
http://www.laprovence.com/articles/2007/03/04/20070304-MARSEILLE-En-ville-les-conducteurs-de-4x4.php
Marseille : en ville, les conducteurs de 4x4 ont vraiment le blues
Taxés de pollueurs ou de parvenus, ils sont de plus en plus la cible des piétons comme des voleurs à Marseille. Malgré les risques de vol et les dégradations des anti, les ventes restent stables. [...]. En haut de la rue Paradis, le ballet qui les distrait concerne les voitures mal garées et les piétons agacés. "C'est la guerre en permanence, sourit Damien. On observe les gens. On les voit mettre les coups de clé en douce. Ceux qui prennent le plus cher, ce sont les 4x4. Avec eux, c'est sans pitié. Insultes, essuie-glaces et rétros retournés, rayures..." Le jeu ne fait pas rire. Propriétaire d'un BMW X5, Pierre Pascali voit rouge quand on évoque le sujet. "Ma voiture est sortie de chez le carrossier le mois dernier. J'ai fait refaire la peinture et installé un système de traçage antivol. Dès que je la gare dans la rue, même bien, je retrouve des rayures. A cela vous ajoutez ceux qui vous traitent de tous les noms parce que vous roulez en 4x4 et ceux qui vous regardent de travers. C'est très pénible." Cible préférée des écolos qui fustigent ses gaz d'échappement et des voleurs qui l'écoule facilement, le 4x4 urbain, également appelé "SUV (Sport utility vehicle) est aussi un défouloir apprécié du Marseillais. "Il ne se passe pas un jour sans que je me prenne une remarque, soupire Christine, habitante du quartier de Samatan (7e) et conductrice d'un 4x4 Nissan dernier cri. Et ce n'est rien. On m'a crevé les pneus à deux reprises. On me traite de pollueuse, de parvenue, j'en passe." Si certains sont revenus à la berline, la diminution de ventes des quatre roues motrices n'est toujours pas d'actualité ici.
Par François Tonneau ( ftonneau@laprovence-presse.fr ) Publié le dimanche 4 mars 2007 à 05H08
Trop dur la vie de riche pollueur marseillais ... On attend avec impatience la même enquête à Aix... Je pourrais balancer quelques noms comme celui de ce responsable économique aixois (qui donne beaucoup de "conseils" pour le "développement" d'aix) que j'ai vu la semaine dernière créer un bouchon et nombre de coups de klaxon après avoir pris un sens interdit avec son gros quatre quatre noir en haut des arts et métiers...On pourrait se moquer aussi de cette personnalité politique de droite d'un village proche d'Aix (au Nord) qui parle beaucoup d'environnement (puisqu'il a cette responsabilité).. mais roule avec un gros 4x4.... A quand l'enquête sur les véhicules des aixois et de leurs élus...dans La Provence...???
Ps Et l'article sur le blues des piétons marseillais qui risquent leur vie dans cette ville de chauffard fou..c'est pour quand ???
La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.
Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.
«Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ».
Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.
ISBN: 2-296-01224-8
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