Blog de Cyril Di Méo
La grenouille (de bénitier !) voulait se faire plus grosse que le boeuf.
Là où l'article de TPBM qui donne un satisfecit à la ville d'Aix est très discuable c'est qu'il oublie la montée en charge de la CPA. Il oublie de signaler que la CPa a recruté plus de 700 fonctionnaires en 3 ans et va dépenser 75 millions d'euros pour Iter, 60 millions pour l'hotel de communauté etc....et a très fortement accru son budget..
C'est d'ailleurs pour cela que certains maires un peu excédés demandent que soit recalculée la clé de répartition de la taxe professionnelle en enlevant le poids des infrastructures culturelles aixoises....Mais on en est bien loin..car si les impots ne bougent pas à Aix c'est car la facture augmente à la CPA.
PS Le plus surprenant c'est que l'adjoint aux finances de la ville et de la CPA (oui c'est le même ??) Bramoullé est un fervent libéral qui dans nombe de ses bouquins défend les vertus de l'austérité budgétaire et de la limitation de la dépense publique...On voit que le libéralisme c'est bon pour les effets de manche dans les amphis théatres d'université dans la réalité les libéraux sont comme les autres...ils ne rationalisent pas l'action publique.
La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.
Cyril Di Méo, élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.
«Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ».
Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.
ISBN: 2-296-01224-8
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