Présentation

Ouvrage décroissance

La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s’opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c’était l’unique solution. Mais la décroissance n’est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l’anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes, sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C’est cette face cachée de la décroissance qu’explore cet ouvrage.

 Cyril Di Méo, ancien élu écologiste à Aix-en-Provence (2001-2008) et militant écologiste est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales.


 «Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu’il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l’écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s’en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d’ailleurs son ouvrage en indiquant que « l’écologie doit faire le pari de l’intelligence de la raison ». Et c’est bien ce à quoi il s’attelle fort utilement avec ce livre ». 

 Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques.

   ISBN: 2-296-01224-8

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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 22:51

Nous connaitrons en Paca et dans le 13 des seconds tours de cantonales, FN/ PS ou UMP/Ps. On ne pourra qu'être consterné de la position d'Europe Ecologie les Verts. Ainsi cette organisation ne donne pas de consigne de vote pour les candidats PS. Comme si Ps et FN ou UMP et PS pouvaient se valoir. Surtout en ces temps de fusion de la droite et de l'extrême droite.

 

Il faut le voir pour le croire. Par exemple pour le Pays d'Aix. Dans le canton de Peyrolles il n'y aura pas d'appel à voter pour le candidat socialiste qui est quand même face au FN... (une paille...) Et sur le canton Aix Ouest André Guinde n'aura aussi aucun soutien alors que le match sera serré.

 

Ceci alors que les Verts siègent : à Aix dans le groupe d'opposition Modem/ Ps/ Verts présidé par un des candidats gueriniste aux cantonales (soutenu donc aux municipales, dans l'opposition mais pas aux cantonales)..., à la communauté urbaine de marseille présidée par le bras droit de JN Guerini et à la Région Paca dont on a parlé récemment pour quelques affaires... lnstances desquelles leur croisade morale aurait du les pousser à démissionner. Ce qu' ils ont oublié de faire.... ou leur cohérence idéologique ( mais ils continuent par exemple à sièger dans la majorité Modem Ps de la CUM malgré sa construction de l'incinérateur de Fos)... La tartufferie est complète...La morale est bien loin et ce sont donc bien  les municipales marseillaises qui sont en ligne de mire.

 

Ainsi Les Verts pour dénoncer le président du conseil général ne donneront donc pas de consigne de vote. Au risque de faire perdre des cantons à la gauche. Comme s'il était équivalent que l'aide aux personnes âgées, les collèges, le RSA, les transports soient gérés par le Ps, l'UMP ou le FN..... L'irresponsabilité politique est totale. Le tournant politique dangereux. Nous assistons à un  retour du waechtérisme où le ni droite ni gauche est transformé en ni gauche ni extrême droite ....pour des ambitions municipales.  Terrifiant et irresponsable.

guinde2

 

J'ai pour ma part apporté mon soutien à André Guinde dont les aixois connaissent le travail, les valeurs morales et les engagements progressistes. Quand on a quelque mémoire politique à Aix.. comment ne pas appeler à voter pour lui face à un candidat UMP ? En  tant qu'écologiste et ancien candidat écologiste en 2004 sur ce canton d'Aix Ouest j'appelle les écologistes d'Eguilles, du Jas de Bouffan, de Meyreuil à porter leurs suffrages sur la candidature d'André Guinde.

 

 

 

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 20:29

Il y a des fois où l'on a de drôles de sentiments.  

 

En ce moment je suis profondément heureux de la position de la France sur la Lybie. Sur ce quinquennat je serai donc d'accord avec une action de Sarkozy. J'ai dans mon passé politique combattu la guerre en Irak mais défendu le principe d'ingérence et l'intervention au Rwanda avant le génocide, en Bosnie, en Afghanistan ou au Soudan. Je considère qu'on ne peut pas laisser un peuple se faire massacrer par un tyran.  On doit s'indigner de ce qui se passe en Iran, en Tchetchénie, au Tibet, en Israel ou ailleurs et les valeurs universelles des droits de l'homme doivent nous  amener à faire tout notre possible pour défendre les peuples qui veulent s'émanciper ou se libérer quitte à ce que ce soit contre leurs gouvernants. ( Dommage d'ailleurs que l'on ne mette pas autant d'empressement à aider au renversement de ces gouvernements. !!)

 

Mais je sens aussi un profond malaise et une grande angoisse. Non pas pour l'usage de la force armée.. je laisse à l'extrême gauche le ridicule du soutien au peuple lybien avec une condamnation de l'engagement militaire car il serait guidé par l'impérialisme de ceux qui la font. Comme si on devait laisser un peuple se faire massacrer plutot que de voir des pays européens intervenir. Or faute de brigades internationales (que l'extrême gauche étourdie de ses bavardages a oublié de mettre sur pied....) il n'y a pas d'autre solution.

 

 

Non mon malaise vient de ce que j'imagine de la suite des événements.  Et il faut pas trop d'originalité pour le faire. (Même si je n'ai pas lu de chronique en ce sens dans la presse !!!) Kadhafi est un assassin et un spécialiste du soutien au terrorisme international...L'histoire nous l'a déjà montré avec l'attentat de Lockerbie en 1988 (entre autre). Cette  attaque contre un Boeing 747 commanditée par les services Lybiens pour faire pression sur les américains à l'époque avait fait presque 300 morts. L'homme et les méthodes Kadhafi n'ayant pas changé malgré son camping sur le parvis de l'Elysée et sa fréquentation de call girl avec Berlusconi, il y a fort à parier que l'attaque frontale de la France et de l'Angleterre contre son pays va donner lieu à une réponse... Il a déjà annoncé (lui ou son fils) qu'il allait faire payer ses actes à Sarkozy... Ce ne sera pas en divulgant quelques photos choc de bunga bunga ou en donnant l'adresse de quelques comptes dans des paradis fiscaux...trop inoffensif. La riposte ou la vengeance  ne pourra être que  terroriste. Comment Kadhafi pourrait il se priver de ce moyen une fois qu'il sera mis à genoux par les bombardements ? Je crains qu'il  ne faille se préparer au pire.

  lockerbie

 

Quand on voit la situation politique d'extrême droitisation politique de la France avec nos élections cantonales, on peut imaginer le choc que serait un attentat issu du Moyen Orient sur le sol français avant la présidentielle 2012. Il suffit de voir comment Poutine a relégitimé son pouvoir après les attentats tchétchènes de mars 2010 ou comment Georges Bush a regagné en légitimité après le 11 septembre et fait voté un Patriot act totalement liberticide,  pour voir comment les sociétés se droitisent sous la menace de la peur. Or notre société semble déjà au bord de la rupture. Le fantasme du choc des civilisations et d'un pseudo conflit entre l'Occident et l'Islam s'étant totalement répendu dans la société si on en croit l'extrême droitisation du corps éléctoral. Un attentat sur le sol français pourrait faire sauter toutes les digues.... et voir Sarkozy refaire un second mandat ou pire voir Le pen lui soufller le poste... La peur ne rend pas progressiste..et encore moins tolérant....

 

En terme de morale et de valeur je suis donc ravi du soutien français au peuple Lybien mais je reste terrifié par les conséquences en matière de sécurité publique et de rupture  politique que fait courrir cet engagement. Cela est il une raison pour ne pas agir ? Non ! Mais en tout cas cela suffit à le défendre avec beaucoup d'angoisse.

  

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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 21:56

C'est la question que me posent beaaucoup de gens ...après m'avoir dit que finalement ils comprenaient mes  inquiétudes ( avec lesquelels je les gonfle depuis de nombreuses années..) sur le nucléaire. Oui avec la crise japonaise le verrou de la dangerosité et de l'indépendance du nucléaire  a sauté.. Mais le propos qui suit immanquablemnt c'est.." et maintenant on fait quoi ?" ou " Comment peut on faire sans nucléaire ?"

 

Et là je renvoie au scénario NégaWatt .un tiers sobriété (moindre consommation économie d'énergie), un tiers efficacité energétique (amélioration technique de certains produits) et un tiers renuvelables. Scénario où l'on voit qu'effectivement les éoliennes ne remplaceront pas les centrales nucléaire (faux procès fait aux renouvelables) mais seront un bout du nouveau mix energétique.

 

triptyque négaWatt

 Il est expliqué clairement et en détail là. http://www.negawatt.org/V4%20scenario%20nW/scenario.htm

 

Bonne lecture et bonne sortie future du nucléaire

 

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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 20:36

Nous vivons une époque post moderne mais qui hélas anonce la catastrophe...

Dans un article des Dernières Nouvel...mais qui hélas annonles d'Alsace (DNA) un  candidat, FN, qui s'est converti à l'islam (...tout est possible !!!) en épousant une musulmane, déclarait regretter "que les résidents étrangers n'aient pas le droit de vote en France alors qu'ils ont le devoir fiscal". Marcel Collot a "trahi" les idées du mouvement frontiste et "fera probablement l'objet d'une procédure d'exclusion s'il persiste dans ses thèses", avait réagi dans un communiqué sa fédération départementale, en rappelant que "le FN est contre toute forme de droit de vote pour les étrangers y compris aux élections locales".
"Je soutiens les thèses du Front national, je suis contre le vote des étrangers mais il y a eu un quiproquo", a repris Marcel Collot dont c'est la première expérience en politique.
La journaliste des DNA a de son côté maintenu les propos de Marcel Collot: "Je ne l'ai pas manipulé, j'ai même minimisé ses propos", a-t-elle dit.
Le secrétaire départemental du FN, Christian Cotelle, s'est montré plus clément jeudi après s'être entretenu au téléphone avec Marcel Collot. Il a souhaité oublier cette "erreur de communication".

 

Le pire est en train de devenir possible.



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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 20:53

Ils ne manquent pas d'humour ces experts du nucléaire.

 

La dernière en date après la blague de l'eau de mer c'est la blague du....camion citerne pour refoidrir les coeurs des réacteurs en fusion... http://www.dhnet.be/infos/monde/article/346650/catastrophe-nucleaire-nouvelle-nuit-d-angoisse-au-japon.html

 

Rien de moins

 

citernebis

 

Ps Et comme le signale la CRIIRAD plusieurs jours après les incidents, bizarrement les autorités nucléaires japonaises ont oublié de faire des mesures de radioactivité dans les zones peuplées ... et de les communiquer..

http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/communique1603_japon.html

 

Peut être qu'ils ont pas eu le temps car il fallait qu'ils fassent la vidange et regonflent les pneus de leur camion citerne....????

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 17:14

Accident nucléaire au Japon

 

Henri Guaino, conseiller spécial du président Sarkozy  a estimé que " cet accident pourrait favoriser l'industrie nucléaire française, dont la sécurité est une marque de fabrique."

 

Le fameux nucléaire propre et sur contre le nucléaire sale et dangereux. Le plus drôle c'est que j'ai encore à l'oreille les propos du responsable de l'IRSN entendu ce vendredi dans une émission scientifique sur une grande radio nationale...Il indiquait qu'il n'y avait aucun risque nucléaire au Japon (sic)..qui était propre et sur à la différence du nucléaire russe de Tchernobyl... Ils ne manquent pas de culot.

 

sarko2.jpg

 

 

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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 13:07

Les exploits de la Frangine dans Var matin.

Lu dans Var Matin

L'opposition pilonne les positions de la majorité

Ils n'ont rien lâché, ou si peu. Le conseil municipal a été le théâtre, avant-hier, d'une offensive musclée de la part des oppositions, la gauche s'avérant être la plus guerrière. Tout au long de l'interminable réunion, débutée à 9 h 30 et terminée à 18 h 40, le PS a tiré à boulets rouges sur la municipalité et sa politique. En ligne de mire, le maire Élie Brun, un absent qui n'a jamais été aussi présent dans les débats.

Le marathon de l'examen des délibérations a commencé par une salve décochée par Elsa Di Méo, la chef de file du PS local, qui a voulu marquer « sa plus grande indignation. Ce n'est pas acceptable qu'on assiste à cette plaisanterie : le conseil municipal prévu il y a un mois a été annulé au dernier moment, dont acte. Aujourd'hui, le conseil municipal se déroule sans le maire, qui n'est plus disponible pour gérer la ville et aborder des questions fondamentales, comme le débat d'orientation budgétaire ou le plan local d'habitat (1). Si personne ne dirige cette ville, dites-le nous ».

Son ex-épouse au secours !

Poussant le bouchon, la conseillère municipale, a alors abordé les rumeurs faisant état des vacances en Afrique du maire. Ce qui a eu le don d'exaspérer... la directrice générale adjointe des services, Jacqueline Marco, par ailleurs ex-épouse d'Élie Brun, qui, fait inattendu et incongru, a riposté en pleine assemblée à l'élue en exigeant qu'elle cesse de « racler les fonds de tiroir ». Le ton était donné !

Comme réponse, Elsa Di Méo a enfoncé le clou « on perd les pédales. Élie Brun ne dirige plus rien ». Et s'adressant aux conseillers municipaux, « vous êtes complices de ce genre de fonctionnement » ! Ambiance.

Garder le cap et son sang-froid !

Face à cette frénétique déferlante, Francis Tosi, le premier adjoint, a endossé le rôle de capitaine dans la tempête. Ne perdant jamais son sang-froid, celui qui remplace régulièrement le maire a constaté que « les débats commençaient de façon virulente ». Il a rappelé les règles du conseil, afin de tenter de ramener un peu de calme : « je comprends que les groupes d'opposition puissent s'exprimer, mais pour autant, il a estimé qu'il pouvait garder un droit de réserve. Le droit de répondre, mais aussi de ne pas répondre », balayant ainsi d'un revers de main, les premières attaques.

Au fil des heures, celles-ci n'ont pourtant pas cessé. À presque chaque délibération, et il y en a eu 79, le PS a pris un malin plaisir à harceler la majorité. Un grand déballage, où il a été fait état « d'un manque de cohérence dans la politique municipale », de « tripatouillages », de « dérives clientélistes », de « népotisme et de favoritisme », de « navigation à vue »« d'amateurisme, qui vire à l'incompétence », quand est arrivé l'examen d'une délibération évoquant le conseil municipal... du 24 janvier, qui ne s'est pas tenu !

Un florilège auquel le FN a apporté sa contribution. Sylvain Ferrua a qualifié « la gestion du patrimoine de la ville d'opérations à tiroirs allant dans l'intérêt particulier », dénonçant « une urbanisation galopante », et estimant que la majorité n'a pas « fait grand-chose depuis 15 ans ».

Les fonctionnaires se rebiffent !

Tous ces reproches ont soulevé un vent de réprobation dans les rangs de la majorité. Francis Tosi n'a pas cherché à répondre systématiquement à toutes les banderilles plantées, préférant apparemment ne pas mettre de l'huile sur le feu.

Cependant, il a rétorqué que l'opposition ne pouvait parler de « tripatouillage » dans l'élaboration des délibérations. « Vous n'en apportez pas la preuve » a-t-il asséné. Puis, face aux nombreuses invectives, il s'est borné à une cinglante et simple sentence : « vous êtes en campagne électorale » !

Mais ce n'était pas fini ! La séance levée, les nerfs à vif, choqués par leurs mises en cause récurrentes, les administratifs ont pris à partie Elsa Di Méo. Des invectives et de douces amabilités ont été échangées. Chacun affirmant « n'avoir pas de leçon à recevoir » de l'autre. Des hauts fonctionnaires s'adressant ainsi à une élue de la République : du jamais vu !

Dans l'ancienne salle du tribunal épiscopal, la sérénité des débats est bel et bien de l'histoire ancienne.

gpeyrebesse@varmatin.com

Et pour plus d'informations on peut aller sur son site.

http://www.elsadimeo.com/index.php

 

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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 19:57

Après Jean Ziegler et son prix des droits de l'homme initié avec Kadhafi c'est au tour d' une autre idole des anticapitalistes français de défendre son copain...Kadhafi.... Hugo Chavez.  (Vous me direz que c'est pas pire que ses amitiés avec MAHMOUD AHMADINEJAD, Président de la République islamique d'Iran qui lui aussi au nom de l'antiaméricanisme et l'antisionisme a plein de copains...)

 

Pour lui «Les Etats-Unis exagèrent et déforment la situation pour favoriser une invasion», assure le Président du Venezuela Hugo Chàvez. Et la diplomatie du pays socialiste fait pression pour «rassembler une commission de pays amis pour aider la Libye».
Beurkk

 

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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 13:36

La toujours très percutante caroline Fourest sur le blog de Pro Choix rappelait il y a quelques temps le soutientcertains anti-impérialistes  dont Jean Ziegler à Kadhafi. Comme on peut voir aujourd'hui avec Dieudonné et Soral  qui soutiennet l'Iran (car anti Israel).  Certains au nom de l'anti-américanisme soutenaient Kadhafi...Pitoyable.

 

A lire donc c'est là http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2009/04/22/2168-reponse-a-jean-ziegler-par-caroline-fourest

 

C Fourest Préalable : Je n'ai rien contre le fait de dénoncer la situation dramatique dans laquelle se trouvent les enfants de Gaza, ni même contre les critiques de Ziegler concernant certains aspects de la politique américaine ou israélienne. Jean Ziegler sous-entend que mes réserves viennent de là. C'est inexact et malhonnête, mais habituel comme procédé...

1) A propos du Prix Kadhafi


Photo de l'une des rencontres entre Ziegler et Kadhafi, il y en aura d'autres...


Dans cet article, Jean Ziegler revendique avoir eu l'idée du Prix Kadhafi.

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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 14:24

 

Pour les surfeurs féministes et surtout ceux qui se demandent encore pourquoi l'être, un très bon blog de féministes. Chroniques de livres. Réactions à l'actualité et témoignages personnels. Mauvais genre. Tout est dit dans le titre.

 

http://mauvaisgenres.blogueuse.fr/ 

 

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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 13:33

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Voilà un livre choc comme je n'en avais pas lu depuis longtemps. Alors que sur le même thème Bidoche de Nicolino m'avait laissé assez indifférent voilà un ouvrage marquant. Avec un style de roman (et sans passer par les femmes dévétues de Peta), Js Foer nous guide dans les méandres de l'élevage et de la consommation de viande... Et c'est terrifiant. Entre mauvais traitements systématiques des animaux (de l'élevage à l'abattage..un véritable musée des horreurs et de la souffrance généralisée), mutations génétiques des animaux (animaux incapables de tenir debout seuls, espèces séléctionnées et modifiées pour des rapidités de croissance accélérée), intégration complète de l'appareil biopharmaceutique à l'élevage... (50 % des antibiotiques en France sont consommés par l'élevage de porc...), pollutions massives (algues vertes, gaz à effet de serre : l'élevage étant générateur de 18% des gaz à effet de serre, déforestation : 14 000 km2 de forêt amazonnienne étant détruit chaque année pour alimenter les animaux que nous mangeons)..tout y passe. Et l'on en ressort saisi d'effroi.

 

Sans nous faire la leçon, sans enfourcher le ton des moralistes, J S Foer nous met devant les yeux les conséquences de nos actes... et de nos pratiques alimentaires. Avec un style de romancier que l'on a pu apprécier dans Tout est illumnié et Extremement fort en incroyablement près ( à lire absolument) l'auteur nous fait suivre sa propre réflexion suite à la naissance de son enfant et ses découvertes. Avec quelques trouvailles graphiques dont il a le secret et avec une construction des chapitres assez surprenante (alternance de dictionnaire, même mot sur plusieurs pages enquêtes, refléxions personnelles, interview, chronique de son histoire familiale..) c'est un véritable objet de reflexion que nous offre l'auteur.

 

A lire et faire lire.

 

Il n' est pas sur que vous continuiez à mettre les mêmes choses dans votre assiette.  Car on n'en ressort pas indemne.

 

 

 On lira avec intéret cet interview donné aux Inrockuptibles

 

Faut-il manger les animaux?": entretien avec Jonathan Safran Foer

18/01/2011 | 09H02

 

Après de longs mois d’enquête pour écrire son essai choc "Faut-il manger les animaux ?", l’écrivain américain Jonathan Safran Foer est devenu végétarien. Rencontre.

Comment sont traités les animaux avant d'atterrir dans nos assiettes ? Comment sont-ils tués ? Arrivent-ils malades dans nos estomacs ? C'est à une plongée dans un enfer d'autant plus insoutenable qu'il est réel et auquel nous participons tous sans le savoir que nous invite l'écrivain américain Jonathan Safran Foer, 33 ans, connu pour ses romans Tout est illuminé (2002) et Extrêmement fort et incroyablement près (2005).

Son essai tient autant de l'enquête dans des fermes industrielles que de l'autobiographie via son rapport personnel à la nourriture. A la suite de longs mois de découvertes édifiantes pour écrire son livre, Foer est devenu végétarien. En refermant Faut-il manger les animaux ?, petite bombe politique, il se pourrait bien qu'il en soit de même pour nous. Impossible en tout cas de continuer à considérer son steak de la même façon.

 

Entretien > Qu'est-ce qui vous a donné envie d'abandonner le roman pour écrire un livre de non-fiction ?

Jonathan Safran Foer - Je suis avant tout un romancier et je ne pense pas écrire à nouveau de la non-fiction car ce que j'aime le plus, c'est la liberté qu'offre le roman. On peut y inventer tout ce que l'on veut. Sauf qu'avec ce livre, c'était impossible parce que je me sentais investi d'une vraie responsabilité par rapport aux faits. Nous nous trouvons à un tournant important, c'est maintenant qu'il faut corriger nos erreurs. Nous pouvons commencer à manger différemment, à élever les animaux différemment et à sauver ce à quoi nous accordons de la valeur. Ma génération est la dernière à faire encore l'expérience de l'idée du rêve américain, qui n'a peut-être jamais été vraie mais qui reste présente. Après, ce sera trop tard.

 

Quand avez-vous commencé à vous interroger sur la viande ?

Je me suis toujours senti concerné mais, comme la plupart des gens, davantage comme spectateur que comme participant. Je ne suis ni meilleur ni pire que les autres. Je me sens concerné aussi par les guerres mais la question de la nourriture est différente : c'est quelque chose qui m'oblige à prendre des décisions plusieurs fois par jour. Des choix inévitables. Les gens me demandent souvent pourquoi j'ai écrit un livre au sujet des animaux et pas des génocides par exemple, comme si on ne pouvait pas s'intéresser à plusieurs choses à la fois. Bien sûr que je m'intéresse aussi aux génocides ou à la faim dans le monde mais j'ai écrit ce livre autour des animaux et de l'élevage parce qu'il y a un silence très étrange, insoutenable, qui entoure la question de la viande.

 

Il y avait urgence à nous informer ?

Les gens imaginent en savoir plus que ce qu'ils savent vraiment. Instinctivement, ils sentent quelque chose mais ne connaissent pas la vérité dans ses détails. Or, elle peut changer nos vies. Qui se fiche de la qualité de l'air ou de l'eau ? L'élevage industriel est la cause première du réchauffement climatique, peu le savent précisément.

 

Il arrive que les animaux qu'on nous vend soient malades...

Ils le sont tous ! La chose la plus bizarre au sujet de cette industrie n'est pas qu'il puisse arriver des choses exceptionnelles, c'est que l'exception soit la règle. Et c'est délibéré, ce n'est pas accidentel. Il existe une compagnie aux Etats-Unis qui concentre à elle seule 7000 accusations de violations de la propreté de l'eau. Si vous avez dix violations, c'est mal, mais 7000 c'est un plan. Deux poulets élevés sur trois ne peuvent pas marcher. Ce n'est pas un accident, c'est délibéré. Ces animaux sont élevés pour devenir tellement gros qu'ils finissent par ne plus pouvoir marcher. Les fermiers ne sont ni méchants ni sadiques - je les ai rencontrés -, mais la règle de ce business est le profit. Et les animaux malades génèrent plus de profits que les animaux en bonne santé. Les fermes qui détruisent l'environnement gagnent plus d'argent que les fermes qui y font attention.

D'autre part, le lobby des fermes industrielles est extrêmement puissant. Ils ont 2000 lobbyistes à plein temps et dépensent des centaines de millions de dollars en publicité, en congrès. Quand mon livre est sorti, j'ai eu un email de plusieurs groupes industriels me disant qu'ils devaient se protéger du lobby végétarien hyperpuissant (rires). J'ai fait des recherches et une telle chose n'existe pas. Ça en dit long sur leurs mensonges. Quand on voit une étiquette sur les paquets de viande qui dit "happy cow" (vache heureuse), c'est un mensonge. Le marché de la viande est un commerce basé sur le mensonge.

 

Vous démontrez que même les termes "bio" ou "élevées en plein air" sur les boîtes d'oeufs sont faux...

"Elevées en plein air", ça ne veut rien dire. C'est juste une étiquette qui donne aux gens l'envie d'acheter. Pas parce que ces œufs sont meilleurs (ils ne le sont pas) ou parce que c'est meilleur pour leur santé (ça ne l'est pas). Ils achètent parce qu'instinctivement ils pensent que c'est la bonne chose à faire. Parce qu'ils savent que ce n'est pas bien de garder un animal dans une cage de la taille d'un ballon de foot.

 

Vous montrez que même manger du poisson participe d'une destruction de l'environnement. Il n'y a pas d'issue aujourd'hui sinon d'être végétalien ?

Je ne dis pas exactement cela. Moi-même, je ne suis pas parfaitement cohérent. Je ne mange ni viande ni poisson mais il m'arrive de manger des oeufs et de boire du lait. On peut toujours dire aux autres que c'est terrible et qu'il faut devenir végétarien, sauf que le monde ne va pas devenir végétarien du jour au lendemain. Mieux vaut essayer d'être le moins dupe possible du système. Au lieu de déclarer qu'on va devenir végétarien, ce qui est peu vraisemblable, commençons déjà par réduire notre consommation de viande. Si les Américains mangeaient un plat de viande en moins par semaine, en termes de pollution cela reviendrait à supprimer six millions de voitures sur la route. Ça, c'est possible.

Ce qui est formidable avec ce problème, c'est qu'il est très facile à résoudre : on n'a pas besoin d'aller mettre le feu aux fermes industrielles, ni d'élire un nouveau gouvernement, ni de dépenser des millions. Tout ce qu'on a à faire, c'est manger moins de viande.

 

Ne pensez-vous pas que les gens sont de plus en plus indifférents ?

 Au contraire, ils n'ont jamais été autant intéressés par l'éthique. Le problème, c'est l'accès aux informations, très difficile. Pour en obtenir, il a fallu que je me rende dans ces fermes par effraction, au milieu de la nuit, entièrement habillé en noir pour ne pas me faire repérer. Comment blâmer quelqu'un de ne pas savoir ? Dans les collèges américains aujourd'hui, il y a plus de végétariens que de catholiques, c'est devenu un vrai phénomène politique. Quand ces 18% de végétariens vont devenir actifs, vont devenir les journalistes ou les politiciens de demain, le point de vue sur la question de la viande va complètement changer.

Il y a dix ans, quand vous disiez à des amis que vous étiez végétarien, ils vous en demandaient la raison. Aujourd'hui, plus de problème. Dans dix ans, la question sera : "Pourquoi mangez-vous de la viande tout le temps ?". La consommation de la viande va évoluer comme celle du tabac aujourd'hui : légale mais régulée.

 

Comment en arriver à cette régulation ?

Il faut avoir un accès total à l'information. Sur un paquet de cigarettes, on a la composition de la clope et une étiquette prévenant des dangers que fumer représente. Sur un paquet de viande, on trouve l'image d'une ferme heureuse. C'est fou ! Il faudrait une étiquette disant que manger de la viande issue d'animaux élevés en ferme industrielle est la première cause de pollution de l'eau et de l'air, du réchauffement climatique, que cela rend nos antibiotiques moins efficaces (car les animaux en sont bourrés) et que manger de la viande provoque les causes de mort les plus courantes (cancer, crise cardiaque...). Pourquoi ces informations seraient moins importantes que la composition des cigarettes ?

 

Pourquoi écrire cet essai à travers votre rapport personnel à la nourriture ?

Parce que je ne suis pas plus parfait qu'un autre. J'aime la viande, je ne suis pas contre le fait de tuer des animaux mais je me soucie de leur bien-être et je suis conscient de la signification culturelle des aliments. Si vous dites non à un plat, vous faites plus que refuser des calories : vous changez une histoire, celle d'un pays ou celle de votre famille. Mais si le goût et les codes culturels ont de la valeur, il me semble que certaines choses en ont plus aujourd'hui, comme essayer de changer nos idéaux, être éthiques.

Je n'aime pas particulièrement les animaux à part mon chien, je n'ai pas de passion particulière pour les poulets ou les vaches mais il y a certaines choses qu'on ne doit pas leur faire. Si vous prenez une centaine de personnes en France, tous horizons confondus, et que vous leur demandez si ça leur paraît bien de manger de la viande, 98% vont répondre oui. Maintenant, demandez à ces mêmes personnes si c'est bien de garder une truie enceinte dans une cage si petite qu'elle ne peut même pas se retourner pour accoucher : 98% vous répondront non. Ce qu'il faut, c'est poser les bonnes questions. Des questions pragmatiques, pas philosophiques.

 

Quelle est la chose la plus choquante que vous ayez vue au cours de votre enquête ?

A quel point l'horreur est systématique ! En Amérique, 99% des animaux que l'on mange viennent de ces fermes-usines. En France, 93 ou 94%. En Allemagne, 95 ou 96%. En Europe, l'Allemagne et le Danemark sont les pires mais c'est un problème global.

 

Vous évitez constamment la métaphore du camp de concentration alors qu'elle serait facile. Comment, en tant qu'écrivain, écrit-on un tel livre ?

Je n'aime pas ces analogies. On n'en a pas besoin. Il suffit de décrire le fonctionnement de ces fermes pour comprendre, pas besoin d'être redondant. Les statistiques, c'est pratique pour nous impressionner, pas pour nous changer. C'est pourquoi en plus du texte, j'ai fait des croquis. Et pour bien montrer que lors de la pêche d'un certain poisson tous ceux qui se trouvent autour sont détruits, je dis que quand vous mangez des sushis, la masse de poissons qui ont dû mourir pour votre petite assiette équivaut à la surface d'une table. Je voulais avant tout être concret. Et, plutôt que de seulement transmettre l'information, en faire une histoire. La nourriture est tellement imbriquée dans notre vie qu'il faut des histoires pour nous en défaire.

 

Comment ces lobbies ont-ils réagi à la sortie de votre livre ?

J'ai eu deux avocats pour suivre le livre, mon éditeur également car nous étions convaincus que l'industrie allait nous attaquer - c'est habituellement ce qu'ils font. Et là, aucune réaction. Pourtant, ça a été un gros truc aux Etats-Unis, le livre figurait sur la liste des best-sellers du New York Times et a dû se vendre à quelque 300 000 exemplaires. Donc ils savaient. S'ils n'ont pas contesté, est-ce parce qu'ils ne veulent pas poursuivre la discussion ? Ils savent que plus on en parle, plus les gens vont se mettre à penser à la question de la viande. Qu'est-ce qu'un commerce basé sur le fait que les gens ne doivent pas penser ?

 

Nelly Kaprièlian

 

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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 13:25

Kadhafi  fait tirer les avions de chasse sur sa population. Encore un des amis de la France, gavé de subventions européennes (qui encore une fois aura été en dessous de tout) et jusqu'alors soutenu par les gouvernements européens, n'a t'il pas  initié Berlusconi au Bunga Bunga !! et planté sa tente (sic) à l'Elysée !!!  Et dire qu'il fut un temps ou la France et l'Europe pouvaient se vanter d'exporter ses valeurs universelles des droits de l'homme. Nous sommes tombés bien bas. Esperons qu'en 2012 la France retrouvera ses couleurs. 

 

sarkozy kadhafi432

 

 

 

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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 13:23

Le talentueux Docteur Halimi a tchaté pour La Provence. C'est à lire là.

 

http://www.laprovence.com/tchat/pollution-de-lair-des-biberons-des-jardins-posez-vos-questions-au-dr-halimi#postReaction

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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 18:17
Il faut lever la sanction

17 février 2011

Pour avoir manifesté en Egypte, un enseignant français vient d’être suspendu. Le SNUipp-FSU demande solennellement la levée de cette sanction inacceptable. Il doit pouvoir rejoindre sa famille et retrouver sa classe au sein du lycée français du Caire.

Pour avoir brandi, lors d’une manifestation en Egypte, une pancarte reprenant le désormais célèbre «  casse toi, pauv’con », appelant ainsi avec le peuple égyptien au départ d’un dictateur au pouvoir depuis 30 ans, un professeur des écoles du lycée français du Caire a été suspendu et rapatrié en France au motif d’assurer sa sécurité, dans une période où des policiers de l’ancien régime s’en prenaient aux journalistes étrangers. Marié à une égyptienne et père de deux enfants, cet enseignant, est actuellement en France, n’ayant toujours pas été autorisé à rejoindre sa famille et à reprendre son poste.

Si le Quai d’Orsay met aujourd’hui en avant « une obligation de devoir de réserve »en tant que fonctionnaire français, la prolongation forcée du séjour de notre collègue en France s’apparente en réalité à une sanction inacceptable. Au contraire, la France devrait soutenir un enseignant qui n’étant pas dans le cadre de ses fonctions n’a fait que manifester au côté d’un peuple égyptien en quête de démocratie et de liberté. Cette sanction est d’autant plus anormale que le mouvement est aujourd’hui salué par les autorités françaises.

Pour le SNUipp-FSU, notre collègue doit pouvoir aujourd’hui rentrer en Egypte pour rejoindre sa famille et retrouver sa classe au sein du lycée français. Il en fait la demande solennelle à la ministre des affaires étrangères.

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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 21:07

« Dix ans et toutes mes dents » (par Denis Robert)

Le jeudi 3 février 2011, Denis Robert a été blanchi par la Cour de cassation de sa condamnation pour deux de ses livres (Révélation$ et La Boîte noire) et un documentaire (Les Dissimulateurs), diffusé sur Canal +. Une victoire, gagnée contre Clearstream, mais aussi contre ceux qui, à l’instar de Philippe Val et d’Edwy Plenel, avaient tenté de discréditer son travail ou multiplié les soupçons, à l’instar de la presse bien pensante.

Dix ans et toutes mes dents

Note pour mes amis et les amis de mes amis qui ont la mémoire embrouillée et me demandent des détails sur les jugements de la Cour de cassation qui viennent de tomber. D’abord vous dire qu’ils mettent un terme une longue bataille judiciaire et qu’ils m’enchantent.

 

Depuis dix années que Révélation$ est sorti (28 février 2001), de nombreuses plaintes ont été déposées contre mon éditeur, les chaînes qui ont diffusé mes films, de nombreux journaux et contre moi. Une soixantaine en tout, dans plusieurs pays, en comptant les procédures pénales et les constitutions de partie civile.

Parmi ces plaintes, une dizaine émanait de la Banque générale de Luxembourg et une vingtaine a été lancée par la Menatep, une banque russe liée à la mafia. Je peux dire que globalement j’ai gagné tous ces procès.

La chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream a diligenté une grande partie des autres procédures. Leur stratégie a été essentiellement basée sur la calomnie, une extrême mauvaise foi, le harcèlement, l’acharnement et l’intimidation.

Cette stratégie, loin du droit, échoue lamentablement aujourd’hui, pour laisser place à la justice et au journalisme. Une victoire sans tambours ni trompettes. Une victoire gravée dans le marbre. Un souvenir de victoire bientôt. Peu importe. Cette décision ouvre d’intéressantes perspectives. Clearstream ne pourra plus faire comme avant…

Une vingtaine de plaintes ont été déposées par la multinationale en France, en Belgique, au Luxembourg, occasionnant des centaines de visites d’huissiers à mes domiciles. Passé les limites, je ne compte plus.

J’ai perdu quelques procès (en particulier pour des interviews à des journaux, je pense à Sud-Ouest ou VSD). J’en ai gagné (Le Nouvel Obs, Le Point, « Tout le monde en parle » sur France 2). J’aurais pu et j’aurais dû, si j’avais eu les moyens financiers, aller systématiquement pour toutes ces procédures jusqu’à la Cour de cassation. Je ne l’ai fait que pour trois d’entre elles. Les plus importantes à mes yeux, puisque ces procédures concernaient les deux livres originels Révélation$, La Boîte noire et Les Dissimulateurs, mon premier documentaire sur l’affaire.

Passons sur Clearstream l’enquête, qui a occasionné une condamnation symbolique (mais onéreuse en frais de procédure) à Luxembourg, pour nous intéresser au reste…

Pour Révélation$ et Les Dissimulateurs (mon premier documentaire, diffusé en février 2001), j’ai été condamné en diffamation à hauteur d’un euro symbolique de dommages et intérêts en mars 2004, puis (en appel) à 1 500 € en octobre 2008, sans compter les frais de procédure.

Pour La Boîte noire (sorti en octobre 2002), Clearstream a été déboutée et condamnée à me verser 3 500 € de dommages et intérêts en première instance. Devant la cour d’appel (Paris, octobre 2008), j’ai été condamné à 1 500 €, sans compter les frais de procédures et de publication des décisions.

Je me suis pourvu en cassation. J’ai pris cette décision contre l’avis de nombreuses personnes, dont mon éditeur, Les Arènes, et la chaîne Canal +, qui ont refusé de poursuivre les procédures. Je ne les accable pas. De leur place, il leur était sans doute difficile d’aller au bout de la bataille à mes côtés. Certains auraient lâché avant.

Dans les jours qui ont suivi les décisions de la cour d’appel, Clearstream a acheté une page dans Le Monde pour proposer une transaction qui consistait à accepter ces condamnations contre la non-exécution des arrêts. En gros, le non paiement des sommes auxquelles j’étais condamné.

Il était impensable d’accepter un tel compromis, de renier mon travail, mon enquête. Il était indispensable sur les principes qui fondent ce que doit être le journalisme, de me battre jusqu’au bout pour obtenir une décision reconnaissant le droit. J’étais prêt à aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme s’il le fallait.

Je savais ce que j’avais vu et fait. J’avais intégré les enjeux de cette bataille. Un système financier sain au départ a été dévoyé, ouvrant d’incroyables possibilités de dissimulation. Mon enquête était, est, restera fondée. Mes écrits reposent sur des documents, des courriers, des listings, des microfiches, des témoignages filmés. Des éléments suffisamment probants qui ont permis de mettre à jour des comptes non publiés produisant de l’opacité, un système d’effacement de traces de transactions, la probabilité très forte d’une double comptabilité, des liens présumés entre Clearstream et l’Église de scientologie, l’hébergement de banques mafieuses, l’utilisation de Clearstream pour la mise en œuvre d’opérations occultes, l’absence totale de transparence et de contrôle, la complicité des auditeurs, le licenciement du personnel qui refusait de procéder à des manipulations comptables et de publier des bilans de fait maquillés… Mon enquête et la simple lecture de mes documents montraient, montrent que cette firme abritait plus de 6 000 comptes ouverts dans des paradis fiscaux. Parmi ces comptes, des sociétés off shore, mais aussi des filiales de banques respectables. J’ai révélé que des multinationales pétrolières, agroalimentaires ou industrielles avaient également ouvert des comptes discrets à Clearstream. J’en passe et des dizaines.

Au-delà du coup de projecteur sur cette firme, l’ensemble de ce travail explicitait les dérives inquiétantes du système financier international et révélait les contours d’une finance véritablement parallèle.

J’en savais beaucoup et je ne voulais pas me taire. Je restais persuadé que les juges de la cour d’appel ne m’avaient pas jugé comme il le fallait au vu des éléments du dossier.

L’appui de mes amis du comité et des mille huit cent quatre-vingt-six personnes ayant soutenu ce qui devenait un combat de longue haleine ont été déterminants.

Canal + et mon éditeur ont été condamnés à mes côtés, mais Clearstream s’est retournée systématiquement vers moi. Le but n’était pas tant l’argent que la volonté de m’étouffer financièrement, de m’empêcher de poursuivre mes recherches et de me défendre.

Le moment de bascule a été l’affaire pénale dite « Clearteam 2 ». Celle mettant en cause Dominique de Villepin.

Clearstream s’est constituée partie civile dans cette procédure concernant les listings truqués. J’ai été mis en examen pour vol et recel en fin d’année 2006. Dès lors, sans que je m’en rende compte, la suspicion a changé de camp. Les communicants de la firme et leurs avocats ont habilement utilisé cette seconde procédure pour influencer les juridictions dans les procès qui m’étaient faits.

Clearstream me présentait comme le pivot de cette nouvelle affaire qui n’avait aucun lien avec les litiges nous concernant. Tenter de ridiculiser mon travail ne suffisait plus, il fallait pratiquer l’amalgame et la confusion.

Combien de fois ai-je entendu les avocats de la firme ou des journalistes malveillants se moquer de « mes erreurs », m’appeler le « falsificateur » ou le « conspirationniste ». Tout cela a joué. Comme ont dû jouer les articles fielleux écrits par des procureurs à moustache, des éditorialistes à deux balles, des concierges du Net. Je sais, je ne devrais pas. Mais bon. Je pense aussi à certains politiques qui m’avaient épaulé et qui soudainement ont baissé les yeux.

J’ai arrêté mon blog. J’ai arrêté le contact frontal. Je suis resté zen. J’ai attendu que ça passe. J’ai été relaxé en janvier 2010. Cette décision pénale est définitive.

Pour le reste, j’ai attendu que des magistrats jugent, tranquillement. Loin du tumulte. C’est ce qui vient de se passer.

La Cour de cassation est la plus haute instance judiciaire française. Le dernier recours avant la Cour européenne des droits de l’homme. Je l’avais envisagé.

Chacun des trois arrêts qui me libère aujourd’hui et accable Clearstream est rédigé dans des termes clairs, précis et sans ambiguïté. La Cour de cassation « autorise » les propos et les imputations contenues dans mes deux livres et mon documentaire.

La première chambre civile de la Cour de cassation, se fondant sur l’article 10 de la Cour européenne des droits de l’homme, a rendu trois arrêts qui sonnent le glas à mes ennuis et ouvrent des brèches importantes chez ceux qui m’attaquaient.

C’est fondamental. Ça fera jurisprudence.

Les arguments retenus par la Cour de cassation sont intégralement ceux développés par mes défenseurs, Michel Zaoui, Bénédicte Litzler, au cours des dix années de procédure. Ces arguments ont été plaidés par Denis Carbonnier à la Cour de cassation. Il s’agit d’une reconnaissance de la qualité de leur travail et du mien.

La Cour de cassation a annulé mes trois condamnations du 16 octobre 2008 pour diffamation. Elle a explicitement reconnu « l’intérêt général du sujet » et le « sérieux de mon enquête ».

Tout le monde peut maintenant citer partout ce que j’avais écrit.

Dix ans pour mesurer l’aveuglement du dirigeant de Clearstream qui a porté plainte à l’origine contre moi. Ses successeurs n’ont pas démontré plus de clairvoyance puisqu’ils ont régulièrement relayé et encouragé ces plaintes.

Je ne sais pas ce que deviendront les informations contenus dans mes livres et mes films. Je ne sais pas ce que les Allemands qui ont racheté Clearstream en 2002 (suite à mon enquête) et qui ont forcément constaté ces dérives ont fait. La justice luxembourgeoise étant peu équipée pour traiter ces sujets, et la justice européenne encore défaillante, je crains que le combat pour mettre un peu de rationalité et de contrôle dans cette banque des banques soit encore long. Pourtant, ici plus qu’ailleurs, la question de la régulation du capitalisme se pose. Je rappellerai ce chiffre : Clearstream a annoncé en 2010 plus de dix trillions d’euros de valeurs enregistrées dans ses comptes. Dix mille milliards d’euros.

Pour revenir aux arrêts de la Cour de cassation, toutes les demandes de Clearstream à mon encontre sont définitivement rejetées. Ils sont condamnés à me verser la somme de 9 000 € au titre des frais de procédure et à me rembourser le montant de mes précédentes condamnations aujourd’hui annulées.

En ce qui concerne le préjudice financier et moral subi par moi pendant ces années, les trois affaires sont renvoyées devant la cour d’appel de Lyon. Je vais demander réparation aux dirigeants de la firme.

Par leur harcèlement, leur entêtement, leurs mensonges, leur acharnement judiciaire, Clearstream et ses communicants sont responsables de dix années à bien des égards perdues.

La crise financière étant passée par là, on voit bien les raisons politiques et financières qui les ont amenés – par tous les moyens – à me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Au final, toute mon enquête est entièrement validée. Les arrêts sont définitifs et sans recours pour Clearstream.

Merci du fond du cœur à tous ceux qui m’ont soutenu. Et vous êtes nombreux. Je ne me suis jamais senti seul ou angoissé pendant ces années. Et ça je vous le dois.

Denis Robert, Chatel, le 7 février 2011


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